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Procédé et appareil pour la récupération des graisses contenues clans des emuisions renfermant aussi des corps solides.
On sait que pour le tissage de la laine, le fil de laine doit être mouillé d'environ la % d'oléine pour acquérir plus de résistance à la traction et éviter d'être cassé au cours du tissage. Lorsque le tissage est terminé on dégraisse le tissu de laine par lavage à l'eau de soude ou de potasse, ce qui amène la disso- lution d'une petite quantité de laine.
Par traitement à l'acide sulfurique on remet en liberté l'oléine et on précipite à l'état colloïdal la laine, de sorte qu'on obtient des boues qui, après
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décantation, contiennent environ :
EMI2.1
<tb> oléine........... <SEP> 6 <SEP> %
<tb>
<tb> laine............ <SEP> 2 <SEP> % <SEP> à <SEP> l'état <SEP> de <SEP> magma
<tb> Aau"v", <SEP> ."w"e <SEP> colloïdal.
<tb> eau.............. <SEP> 92 <SEP> %
<tb>
Il est intéressant de récupérer l'oléine.
Divers procédés et appareils ont été proposés dans ce but, mais aucun ne donne satisfaction.
L'invention a pour objet un procédé et un appareil qui permet de séparer très simplement, pour le cas ci-dessus et pour les autres cas analogues, des graisses contenues dans des émulsions renfermant aussi des corps solides.
Le procédé est caractérisé par le fait que l'on ajoute à l'émulsion un solvant des graisses dont la densité est plus grande que celle des corps solides et dont le point de distillation est inférieur à celui des graisses, et que l'on centrifuge ce mélange dans un appareil permettant l'évacuation en surface des pro- duits solides et l'écoulement en profondeur du solvant chargé de graisses;
l'épuisement de l'émulsion étant obtenu méthodiquement dans une série à contre-courant de groupes d'appareils comportant chacun un mélangeur et un centrifugeur, chaque mélangeur recevant l'émulsion en partie épuisée sortant du oentrifugeur précédent et le solvant en partie enrichi sortant du centrifugeur suivant, le mélange étant envoyé au centrifugeur qui après séparation répartit au mélangeur suivant l'émul- sion ayant subi un nouveau degré d'épuisement et au mélangeur précédent le solvant ayant subi un nouveau degré d'enrichissement, le solvant qui a traversé en- tièrement l'installation étant distillé pour récupérer les graisses.
Par ce procédé mécanique à marche continue l'émulsion sort de l'installation à peu prés complète¯
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ment débarrassée de ses corps gras et si elle est imprégnée d'un peu de solvant on récupère facile. ment celui-ci par distillation. @ .
La quantité de solvant, par exemple de trichlorure d'éthylène, nécessaire pour ce traite- ment et recueillie à l'autre extrémité de l'installa- tion, n'est pas très importante par rapport à la quantité de graisses dissoutes, de sorte que la distillation de ce solvant pour recueillir les grais- ses dissoutes ne nécessite pas une grande dépense de calories, et comme par ailleurs tout le solvant est récupéré, l'opération est au total très avantageuse par rapport aux anciens prooédés de récupération des graisses des émulsions du genre indiqué.
Toutefois la centrifugation d'émulsions de ce genre mélangées de solvant nécessite un centrifugeur spécial qui fait aussi partie de l'invention.
Dans le cas spécial envisagé les eaux de dégorgeage des laines contiennent, par ordre de densi- té décroissante s
1 - des impuretés lourdes telles que terre, sable...
2 - du solvant, chargé de matières grasses en solution, principalement d'éléine.
3 - une assez grande quantité de poudre de laine précipitée.
4 - une grande quantité d'eau.
Les appareils centrifugeurs dans lesquels l'admission ne trouve du même coté que l'évacuation, par exemple les appareils dite "à bol posé", présen- tent pour la séparation de ce mélange les inconvénients suivants
1 - A l'arrivée du liquide dans le distribu- teur, ou douille intérieure du centrifugeur, qui est
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cylindrique ou presque cylindrique, les impuretés de grande densité, terre, sable etc*,, en raison de la force centrifuge, se collent sur la paroi de ce dis- tributeur et risquent ainsi de provoquer le colmatage et le bouchage de ce conduit.
2 - En ordre de marche de l'appareil, le liquide qui parvient dans le bol forme trois couches qui, en partant de l'extérieur, sont les suivantes:
D'abord une couche épaisse de solvant chargé de matières grasses, ensuite une couche épaisse de poudre de laine, enfin contre la paroi extérieure du distributeur, ou douille intérieure, une couche d'eau, qui est très mince si l'appareil est bien réglé..
Cette eau coule à la surface de la masse de poudre de laine existant dans l'appareil en entraînant la poudre de laine qu'elle apporte elle-même/sans re- nouveler toute la masse de celle qui.se trouve déjà dans l'appareil de sorte que cette masse finit par se feutrer, colmatant partiellement l'appareil et rédui- sant ainsi son débit dans des proportions considéra- bles.
Dans les appareils (à bol suspendu, ou posé) où l'admission se fait du coté opposé à l'évacuation , le premier inconvénient ne se produit pas puisqu'il n'existe pas de tube central tournant de distribution, mais le second existe pleinement car la couche pelli- culaire d'eau chargée de poudre de laine, coulant à la surface de la couche épaisse de poudre de laine exis- tant déjà dans l'appareil, ne peut renouveler celle-ci en l'évacuant, ce qui empêche d'utiliser efficacement l'appareil comme on l'a expliqué ci-dessus,
La présente invention a pour objet un disposi- tif permettant d'éviter ces inconvénients, et carac- térisé par le fait que, à l'intérieur du bol, l'espace occupé par la poudre de laine et l'eau va en s'étran-
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glant et en se rapprochant de l'axe vers la sortie, et que,
si l'appareil est muni d'un tube distributeur par lequel l'amenée se fait en sens inverse de la sor- tie, ce distributeur a une forme évasée dans le sens de l'écoulement, L a description suivante et les figures an- nexées indiquent à titre d'exemple un mode de réalisa- tion de l'invention.
La figure 1 est une coupe schématique d'un appareil à bol posé, par un plan vertical passant par l'axe,
Les figures 2 et 3 sont des coupes par les plans horizontaux A.B, et C.D.
La figure 4 est une coupe schématique d'un appareil à bol suspendu, par un plan vertical passant par l'axe.
Suivant la figure 1, l'appareil comprend un bol rotatif 1 ayant la forme d'un cylindre surmonté d'un cône 2 fixé par un anneau 15; à l'intérieur du cône 2; et suffisamment rapprochée de lui, est fixée une seconde enveloppe conique 3; l'espace compris en- tre les parois 2 et 3 aboutit à un seuil circulaire d'évacuation 4 du liquide lourd, maintenu par un anneau 5, tout ceci selon le dispositif connu.
Au centre de l'appareil se trouve le distributeur formé d'un tube d'amenée 7, raccordé au cône 6, qui pré- sente un angle au sommet d'environ 20 ; ce cône 6 se termine par une autre partie conique 8, d'angle au sommet plus grand. Le cône de raccordement supérieur forme avec la paroi intermédiaire 3 un seuil circulai- re étranglé.
L'espace compris entre les parois du cône 3 et du distributeur 6 aboutit aux orifices de sortie 9.
Le distributeur porte à l'intérieur des ai-
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lettes 11, et le bol porte à sa partie inférieure des ailettes 12.
Tout l'ensemble est supporté par l'arbre 18, et peut tourner autour de l'axe commun des divers cônes indiqués plus haut.
Le fonctionnement se comprend aisément.
L'appareil étant animé d'un mouvement de rota- tion rapide, l'eau de dégorgeage des laines arrive par le tube 7 et pénètre dans le distributeur 6. Les ailet¯ tes II l'obligent participer au mouvement de rotation, et, par suite de la force centrifuge, les parties lour- des, terre, sable etc... tendent à venir s'appliquer contre la paroi interne du distributeur, mais à cause de la forme évasée de celle-ci la force centrifuge même les forcera à descendre jusqu'à ce qu'elles tom- bent contre la paroi du bol I, dont la contenance est assez grande pour qu'elles puissent sans inconvénient grave s'y accumuler jusqu'à l'arrêt et au nettoyage de l'appareil.
Le mélange d'eau, de poudre de laine, et de solvant lourd chargé d'oléine, arrive dans le bol où les ailettes 12 continuent à l'obliger à participer au mouvement de rotation ; sous l'action de la force cen- trifuge, le solvant oléine plus lourd que le reste du mélange s'applique contre la paroi périphérique du bol 1 puis quand la quantité de ce solvant est suffisante, il s'écoule en passant par dessus le seuil circulaire 4, comme connu.
L'eau et la poudre de laine, plus légères que le solvant, restent au centre de l'appareil en 14, et l'eau plus légère que la poudre de laine est chassée vers le centre} par suite de la forme des cônes 8,6 et
3, et de l'étranglement 10 il se produit un renouvelle- ment continu de tote la masse de poudre de laine exis-
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tant dans l'appareil et l'eau l'entraine avec elle au fur et à mesure de l'arrivée de nouvelle poudre, utilisant ainsi le pouvoir séparateur de l'appareil dans les meilleures conditions possibles.
En sortant du centrifugeur la solution oléine- trichlorure par exemple doit avoir une densité voisine de 35 Bé afin d'éviter qu'un pourcentage/relevé d'o- léine ne donne à la solution une légéreté telle que la poudre de laine soit entrainée avec la solution ou précipitée sur la paroi du centrifugeur,
Pour illustrer par une comparaison le fonc- tionnement du dispositif nouveau par rapport aux dis- positifs anciens, on peut remarquer que le dispositif nouveau fonctionne sous l'action de la force centrifu- ge comme fonctionnerait une cheminée dont le foyer serait surmonté d'une hotte conique ou pyramidale dans une telle hotte l'air chaud forme des filets sans remous qui convergent tous vers la sortie et en- trainent toutes les fumées existant dans 1,'espace tra- versé;
au contraire si le foyer était surmonté par une hotte à fond supérieur plat il se formerait dans les angles de la hotte des espaces morts où la fumée s'ac- cumulerait, C'est ce dernier phénomène'qui se produit pour les émulsions envisagées dans les centrifugeurs actuels ayant au centre un corps 6 ou 16 sensiblement cylindrique.
Il serait aisé de concevoir un dispositif à bol suspendu ou posé, à admission du coté opposé à la sortie, basé sur les mêmes principes; il suffirait par exemple (figure 4) de placer à l'intérieur un corps de forme conique 16, dont le sommet serait vers la sortie, pour obliger l'eau à suivre comme précédemment un chemin convenable.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.