<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif d'amorçage pour tubes à décharges électriques à électrode auxiliaire.
La présente invention se rapporte à un dispositif d'amorçage pour des tubes à décharges, plus particulièrement pour des tubas à décharges à arc; en vase clos, comportant au moins une électrode auxiliaire destinée à amorcer l'arc.
Dans ce cas, cette électrode auxiliaire est disposée le plus souvent près de la cathode, de sorte que l'amorçage de la dé- charge auxiliaire qui produit l'ionisation désirée à l'intérieur du tube, ne demande qu'une tension relativement faible, cette ionisation permet d'établir un arc entre la cathode et les anodes situées à plus grande distance.
@
<Desc/Clms Page number 2>
Si les tubes ont de grandes dimensions, il peut ar- river que le fait seul de l'ionisation produite à l'intérieur du tube par une décharge auxiliaire, n'est pas suffisant pour amorcer la décharge principale quand il existe une tension normale entre les électrodes principales. L'invention a pour but de remédier d'une manière simple à cet inconvénient des tubes de longueur considérable.
Conformément , l'invention, l'impulsion d'induction produite par suite de l'interruption ou de la fermeture du cir- cuit de l'électrode auxiliaire, est utilisée pour porter la tension existant entre les électrodes principales,à la va- leur d'amorçage.
Conformément à l'invention, on peut intercaler dans ' le circuit de l'électrode auxiliaire une bobine de réac- tance accouplée magnétiquement à au moins une bobine interca- lée darus un des circuits des électrodes principales.
Un autre mode de réalisation de l'invention est ca- ractérisé par une bobine placée à la fois dans le circuit de 1'électrode auxiliaire et dans un au moins des circuits des électrodes principales. En outre, dans un au moins des circuits des électrodes principales peut être intercalée une seconde bebine de réactance, ces deux bobines pouvant, éventuellement, être accouplées magnétiquement l'une à l'autre, par exemple du fait/qu'elles sont enroulees sur un noyau de fer commun.
L'invention va être décrite en détail avec référence au dessin annexé représentant, à titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention.
L'enroulement primaire 1 d'un transformateur peut être relié à une source quelconque de courant alternatif) par exemple au réseau d'éclairage. Le transformateur comprend deux enroulements secondaires semblables 2 et 3, plus un troisième
<Desc/Clms Page number 3>
écoulement secondaire 13. sur un noyau de fer 4 à trois jam- bages sont enroulées trois bobines 5, 6 et 7; les bobines 5 et 7 sont intercalées chacune dans un des deux circuits des électrodes principales d'un tube à décharges 10 qui va être décrit en détail ci-après, ces deux circuits ayant en commun la bobine 6.
A cet effet, les deux bobines 5 et 7 sont reliées d'un côte. aux deux extrémités libres des enroulements 2 et 3 et de l'autre côté aux deux anodes principales 8 et 9 du tube 10, la bobine 6 étant reliée, d'un côté, au point de cn- nexion des enroulements 2 et 3 et de l'autre côté au point- milieu de l'enroulement 13 du transformateur, ce dernier en- roulement étant destiné à alimenter la cathode à incandescence 11 du tube 10.
A proximité de cette cathode est située l'anode au- xiliaire 12, qui est reliée au moyen d'un interrupteur 14, de préférence à poussoir, l'extrémité libre de l'enroulement 2.
Le dispositif fonctionne comme suit : la tension pro- duite dans les enroulements 2 et 3 est en soi-même trop faible pour amorcer la décharge principale entre les anodes 8 et 9 d'une part et la cathode à incandescence 11 d'autre part.Lors- qu'on ferme l'interrupteur 14, il peut se produire une déchar- 6 'entre l'anode auxiliaire 12 et la cathode 11. Or, l'agence- ment est tel que l'intensité de courant de cette décharge au- xiliaire est très considérable.
Le circuit auxiliaire comprend notamment l'enroulement 6 dans lequel, par suite de la ferme- ture et, particulièrement,' de l'interruption du circuit au- xiliaire. il se produit une forte impulsion d'induction qui s'ajoute à la tension alternative produite à ce moment soit dans l'enroulement 2 soit dans l'enroulement 3, de sorte que la tension entre l'anode 8 et la cathode 11, ou entre l'anode
<Desc/Clms Page number 4>
9 et la cathode 11, atteint une valeur de beaucoup supérieure à. la tension maximum existant dans les enroulements 2 ou 3.En outre, grâce au fait que, par suite de la décharge auxiliaire produite entre l'anode auxiliaire 12 et la cathode 11, l'at- mosphére gazeuse du tube est, tout au moins partiellement, ionisé,
on a la certitude que la décharge principale s'établit lorsqu'on ferme ou interrompt le circuit auxiliaire. Il est évident que l'électrode auxiliaire 12 peut aussi bien être reliée à l'extrémité libre de l'enroulement 3.
Il est aussi possible de supprimer les deux bobines 5 et 7 ou la bobine 6. Toutefois, dans ce dernier cas, on doit intercaler la bobine 5 ou la bobine 7 dans le circuit auxiliaire car autrementl'interruption ou la fermeture de ce circuit ne donnerait pas lieu à la production d'une impulsion d'in- duction suffisamment forte.
Dans le cas de tubes de grandes dimensions avec lesquels, par conséquent, les tensions des enroulements 2 et 3 doivent âtre relativement élevées, il n'est pas à re- commander de supprimer les deux bobines 5 et 7 parceque cela , pourrait donner lieu à l'amorçage d'un arc lumineux directe- ment entre les deux anodes principales, un court-circuit étant empêché dans l'exemple décrit, par la présence des bobines 5 et 7.