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Herfectionnements aux écangs pour machines à teiller
Cette invention concerne les écangs utilisés dans les machines à teiller le lin, ou autres matières textiles analogues, réalisant mécaniquement le travail de teillage tel que pratiqué jusqu'ici à la main par l'ouvrier flamand ( voir par exemple les brevets belges N#307. 424- 309.218- 311. 029).
Ainsi que celà est bien connu, ces écahgs sont formes d'une lame d'acier pourvue d'un tranchant émoussé, droit, courbe, ondulé ou en forme de dents de scie etc, destiné à frapper, dans les fibres, une entaille permettant à la lame de s'introduire entre la fibre et la paille et de peler en- , suite, en quelque sorte, la fibre dans le sens de sa longueur.
L'expérience montre que ces lames sont sujettes à forte usure et doivent être remplacées après un temps de travail plus ou moins long; :le plus, il peut être né cessaire ou utile de pouvoir remplacer, à certains moments, suivant la matière travaillée, certaines lames par d'autres afin d'obtenir un
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teillage rationnel plus ou moins énergique.
L'invention actuelle a pour but de permettre le rempla- cement aisé et à volonté de ces écangs par d'autres, tant pour remédier à l'usure normale du tranchant de l'écang que pour, réaliser, éventuellement, d'autres conditions de tra- vail. Dans ce but elle consiste en un système de lames à tranchant amovible comportant un corps d' écang proprement dit et un tranchant indépendant de la masse de ce corps d'é- cang et fixé à celui-ci par un moyen de fixation quelconque approprié*
Dans la réalisation pratique de l'invention, ce moyen de fixation peut consister dans le logement de la lame ou du tranchant proprement dit, dans une rainure du corps de l'écang et son maintien dans cette rainure par glissement au moyen 3' encoches inclinées sur des rivets logés dans le corps de l'écang et.
serrage par vis, ou encore dans le logement dans une rainure semblable et maintien au moyen de trous à bords chanfreinés prenant dans des trous correspondants du corps de l'écang.
L'invention consiste, en outre également, en une cons- truction spéciale 'du corps proprement dit de l'écahg, le corps ordinaire en acier profilé étant remplacé par un corps en tôle d' acier ou feuillard convenablement recourbé ou re- plié sur lui-même de façon à former la rainure servant de logement au tranchant.
Le dessin ci-joint montre, à titre d'exemple, des réa- lisations de l'invention
La figure 1 donne une vue de face et la figure g une cou- pe transversale d'un écang ordinaire tel qu'actuellement em- ployé dans les machines à teiller auxquelles se rapporte 1'invention*
La figure 3 montre, en coupe, un écang établi suivant l'invention*
La figure 4 montre un premier mode de fixation du tran-
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chant amovible au corps de l'écang.
Les figures 5 et 6 donnent deux coupes transversales de l'écang montré par la figure 4, ces coupes étant prises par les lignes V-V et VI-VI dans la figure 4.
La figure 7 montre en coupe transversale un autre mode de fixation du tranchant amovible au corps de l'écang.
La figure 8 montre séparément un tranchant pourvu de trous chanfreinés tel qu' employé dans l'exemple de la fi- gure 7.
La figure 9 donne une coupe transversale d'un é cang dont le corps est formé :l'une tôle d'acier repliée*
Les figures 10, 11 et 12 montrent des variantes de for- mes du dos de l'écang.
La figure 13 montre une autre forme d'exécution du corps de l' é cang.
Si l'on se réfère au x figures 1 et 2 qui montrent un écang ordinaire, tel qu' employé dans les machines à teiller à moulins teilleurs auxquelles se rapporte l'invention, cet écang est formé d'une lame 1 pourvue d'un biseau 2 formant un tranchant émoussé 3.
Conformément à l'invention, et comme le montre la figure 3 cette lame munie d'un tranchant est remplacée par une la- me 4 formant le corps de l'écang, qui est munie d'une rainu- re 5 dans laquelle est encastrée et fixée, par un moyen quelconque, une seconde lame 6 constituant le tranchant pro- prement dit. Cette lame 6 est amovible et peut, par consé- quent, être remplacée aisément soit, en cas d'ausure, par une autre lame semblable, soit, suivant le travail à effec- tuer, par une autre lame, à bord ondulé, ou à profil en dents de scie, etc.
Les figures 4, 5 et 6 montrent, à titre d'exemple, un mode de fixation du tranchant 6. Dans cet exemple, le tran- chant 6 est muni, sur sa longueur, d'un certain nombre d'en- coches ou rainures 7, présentant une certaine inclinaison
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et s'ouvrant dans le bord. 8 du tranchant qui vient se loger dans le fond de la rainure 5.
Dans celle-ci sont fixés, à des écartements, correspondants, des rivets 9 de telle sorte que le tranchant 6,lorsqu'il est glissé par les encoches 7 sur les rivets 9, se trouve dans le fond de la rainure 5 du corps 4 de l' é cang dans laquelle il est maintenu, d'une part, par les rivets 9 et, d'autre part, par des vis 10 de forme conique traversant la rainure 5 et empêchant tout déplacement du tranchant.
Le même résultat peut être obtenu également comme le montrent les figures 7 et 8 en munissant le tranchant 6 de trous chanfreinés 11 ( figure 8) venant se placer, lorsque le tranchant est logé dans la rainure 5 en regard de trous 12 ( figure 7) percés transversalement dans le corps 4 de l'écang travers la rainure 5.
Lorsque le tranchant est à fond dans la rainure, il suffit d'une simple pression exercée sur le fond annulaire des trous chanfreinés 11 pour obliger les bords chanfreinés à faire saillie dans les trous correspon- dants 12( figure 7) et fixer ainsi solidement le tranchant au corps de l'écang. Une manoeuvre inverse, consistant à re- dresser les bords chanfreinés 13( figure 7) permet de retirer le tranchant 6 de la rainure 5 du corps de l'écang. L'opéra- tion peut s'effectuer aisément au moyen d'une petite presse poinçonneuse à main dont il est facile de régler à volonté la -profondeur d'action pour obtenir la saillie 13 désirée.
Dans les exemples ci-dessus décrits, le corps de l'écang est formé d'une lame 4 d'un profil approprié. Conformément à l'invention cette lame peu t être remplacée par une tôle d'a- cier ou un feuillard 14 replié sur lui-même de façon à présen- ter deux branches parallèles réunies par une partie 15 cour- be, arrondie par exemple, formant le dos de l'écang, assu- rant une bonne rigidité et un lustrage convenable du lin.
Dans cette réalisation une extrémité de a tôle repliée sur elle-même est recourbée en 16 par exemple de façon à former
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le logement 17 destiné à recevoir le tranchant proprement dit 6. Les deux parties repliées l'une sur l'autre de la tôle 14 sont en contact sur le restant de leur largeur et sont ser- rées fortement par des vis de pression 18 qui fixent l'écang aux bras 19 des moulins teilleurs. Dans l'exemple de la figu- re 9, le tranchant 6 est maintenu dans le logement 17 par des saillies 20 formées sur la longueur de l'écang et s'encas-. trant dans des trous percés dans le tranchant amovible 6.
Ainsi que le montrent les figures 10,11 et 12, le dos 15 de l'écang peut recevoir toute forme désirée, soit la forme arrondie montrée par la figure 9, soit une forme ovale ( fi- gure 10), rectangulaire allongée ( figure 11.) ou présentant :les ondulations 21 ( figure 12).
Le corps de l'écang peut encore être formé, comme le mon- tre la figure 13, de deux tôles 22 et 23 juxtaposées dont l'une 23 par exemple, présente une encoche 24 dans laquelle est serré le tranchant amovible lorsque les deux tôles sont serrées l'une sur l'autre par les vis 18(figure 9 ) servant fixer l'écang sur les bras du moulin teilleur.
R E S @ M E ----------
L'invention a pour objet :
1) Un é cang pour machine à teiller le lin ou d'autres ma- tières textiles analogues caractérisé en ce qu'il est formé d'une lame constituant le corps de l'écang et d'un tranchant indépendant de la masse de ce corps d'écang et fixé à ce dernier par un moyen quelconque approprié.
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