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Perfectionnement aux plafonds suspendus tels que ceux qui sont employés pour la couverture les foyers, fours, etc...
L'avantage que présentent pour la couverture des foyers, fours etc...les plafonds suspendus sur les voûtes est maintenant universellement reconnu.
Toutefois l'emploi de ces plafonds suspendus, cons- titués par des briques, ou des groupes de briques, indé- pendantes, n'est pas sans présenter quelques difficultés en ce qui concerne l'étanchéité du four. Tous les joints dont on a essayé de garnir l'espace séparant deux briques
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consécutives tiennent mal et se dégarnissent plus ou moins rapidement en service* On a essayé de résoudre la difficulté en s'effcrçant de supprimer, totalement ou presque totalement, les joints par un dressage aussi parfait que possible des faces adjacentes des briques, mais les résultats atteints n'ont pas été aussi bons qu'on l'espérait.
La prééente invention, au contraire, a pour objet un dispositif permettant de réaliser un plafond parfaite- ment étanche et résistant, tout en demeurant souple, sim- ple de construction et de réparation faciles, par le des- sus, sans outillage spécial.
Il consiste à ménager entre les briques des joints assez importants et offrant la particularité de présenter des faces qui ne soient ni planes ni parallèles
Cette disposition peut être réalisée d'un grand nom- bre de manières différentes. En particulier ces joints pourront présenter la forme de coins à flancs curvilignes convexes, les briques présentant à cet effet, sur tout ou partie de leur hauteur, des faces curvilignes concaves et étant plas larges à leur partie inférieure qu'à la partie supérieure. De même les briques pourront présenter sur leurs faces en présence des rainures, des rugosités en creux ou en relief, etc...en un mot toutes dispositions susceptibles de créer des "points de rétention" pour les joints qui les séparent.
Ces différentes dispositions pour= ront être employées soit isolément, soit en combinaison les unes avec les autres.
Les plafonds ainsi constitués sont parfaitement étan- ches tout en demeurant très souples, mais pour qu'ils puis- sent présenter le maxima de souplesse possible et ne com- porter aucune poussée latérale des briques les unes sur les autres, il importe de suspendre toutes ces briques
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d'une façon élastique. Suivant la présente invention, cette suspension est constituée par un dispositif formant articulation dans les deux sens et permettant la libre dilatation dans toutes les directions. Ce dispositif de suspension est formé par des étriers qui s'accrochent à un épaulement ménagé à la partie supérieure de la brique et que des anneaux brisés relient à des triangles ou au- tres organes de suspension appropriés.
En outre, surtout dans les parties inclinées du four, des dispositions sont prévues pour éviter que les anneaux ne glissent le long de leur organe de suspension, ce qui amènerait @ les briques à s'appuyer plus ou moins les unes sur les autres. A cet effet, si l'organe de suspension est constitué par une tringle ou barre, celle-ci présente au droit de chaque brigue, une selle ou pli arrondi empêchant tout glissement de l'anneau tout en permettant de légères oscillations quand le plafond s'échauffe ou se refroidit. L'organe de suspension pour- rait également être constitué par une plaque en tôle min- ce percée de trous convenablement disposés et destinés à recevoir chacun l'anneau de suspension de l'une des bri-- ques.
Tout autre dispositif donnant le même résultat pour- rait également être utilisé, les deux exemples précédents ayant été donnés à titre indicatif mais nullement limita- tif.
Le plafond suspendu faisant l'objet de l'invention présente en outre divers détails de construction qui se- ront décrits ci-après.
Un mode d'exécution de l'invention ainsi que diverses variantes sont représentés à titre d'exemple aux dessins annexés dans lesquels:
La figure 1 est une vue du dispositif montrant les briques de face.
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La figure 2 est une vue à 90 de la précédente, montrant les briques en coupe transversale.
La figure 3 est une vue en coupe transversale d'une brique un peu différente.
La figure 4 est une vue analogue à la figure 2 montrant un mode de suspension par tringles à "selle".
La figure 6 représente une variante du plafond comportant une suspension par tôles minces percées de troue, ainsi qu'une butée élastique spéciale. et la figure 6 représente un joint suspendu
Le plafond (fig.l et 2) est constitué de briques 1 disposées côte à côte en rangées et les unes derrière les autres, en files, et suspendues à des tringles 2, par tout moyen approprié dont l'un sera décrit en détail ultérieu- rement.
Ces briques présentent sur une partie de leur hau- teur des flancs 3 curvilignes concaves et sont plus larges à leur partie inférieure qu'à leur partie supérieure. A leur partie inférieure elles se terminent par une partie verticale 4, les parties verticales de deux briques con- tigües étant sensiblement jointives. Dans l'espace ménagé entre deux briques d'une même file, on dispose un joint 5 (figure 2) qui présente ainsi la forme d'un coin à flancs convexes. De même entre deux briques d'une même rangée (figure 1) on interpose un joint 6, présentant également une forme de soin curviligne mais noins accentuée, ces joints étant d'ailleurs beaucoup moins importants que les précédents.
Pour éviter la présence de tout joint, ou partie de joint qui soit vertical à faces planes, la partie supé- rieure 4 de la brique porte des rainures telles que 7. dans On peut avantageusement disposer ¯'ces rainures
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un cordon en matière fibreuse ; amiante, fils de quartz fondu assemblés en torons, etc...Ce cordon, en ceintu- rant le bas de briques, assure le maintien des joints, quelle que soit la nature de ceux-ci: pulvérulents, gra- nulaires, fibreux etc...Le portage de ces cordons les une sur les autres, ou sur d'autres parties de la construc- tion, assure en outre la flexibilité de l'ensemble du plafond suspendu.
Ces cordons peuvent d'ailleurs dans certains cas constituer à eux seuls le joint, et n'être surmontés que par de l'air, notamment lorsqu'on veut disperser dans l'air ambiant les calories superflues et dangereuses pour la tenue des briques, ce qui représen- te un intérêt particulier pour les fours de verrerie, les fours Martin-siemens et les fours électriques.
On peut également ménager, dans les flancs 3 des briques 1, des rugosités, en creux ou en relief, formant points de rétention pour les joints, constituant par exemple des inscriptions, comme représenté en 8 survie fig.1 De même le fond des rainures 7 peut être rugueux, piqué de points de rétention.
Le joint lui-même, parfaitement maintenu par les dispositifs qui viennent d'être décrits, peut être réa- lisé de toute manière appropriée. On opérera souvent de la manière suivante: les briques une fois mises en place, on coulera entre elles un léger coulis réfractaire aqueux qu'on laissera sécher. Puis, quand le plafond sera ter- miné, on versera dans les interstices entre les briques, pour constituer les joints proprement dits, un bourrage à l'état sec, granuleux, ou toute autre matière fibreuse ou granuleuse, appropriée à la nature du four, suscepti- ble d'immobiliser l'air, ce qui est le meilleur procédé de calorifugation connu.
Lorsque l'invention est appliquée à des fours à bassins de verrerie, on emploiera, si les briques sont
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en silice, de la silioe en grains, ou mieux des fils de quartz fondu. Lorsqu'il s'agit de plafonds pour fours scier Martin dans lesquels les briques sont en silice, il est nécessaire de ne garnir qu'une partie des intersti- ces entre les briques, de manière que celles-ci puissent transmettre à l'air ambiant les calories qui, si la garni- ture s'étendait su toute leur hauteur, les ferait fondée.
En effet, dans ce cas, la température, près des brûleurs notamment, et surtout ei ceux-ci sont alimentés en gaz riche, atteint celle de fusion des briques en silice.
Bien entendu on pourrait, au lieu de combiner tou- tes les dispositions qui viennent d'être décrites comme dans l'exemple représenté, utiliser chacune de celles,ci isolément ou les combiner de toute autre façon, la carac- téristique de l'invention étant de réaliser des joints dont les faces ne soient pas à la fois planes et parallè- les.
Il est à remarquer que la forme des joints en coin à flancs curvilignes facilite grandement la construction de plafonds sinueux, 9 gabarit galbé, aussi bien dans le sens longitudinal que dans le sens transversal et par suite accroît considérablement les avantages de ce genre de plafonds suspendus.
Il peut y avoir intérêt, pour différentes raisons, et notamment pour diminuer le poids du plafond, 9 consti- tuer les briques en deux parties -.comme représentées en figure 3, la partie supérieure 9 étant en béton léger ou autre matière ne résistant pas nécessairement par elle- même auxhautes températures et aux gaz acides tandis que la partie inférieure, formant bloc d'usure 10, enfilée par exemple surla précédente par une glissière à queue d'aronde 11, est établi en matière à haute résistance chimique et thermique telle que silice, zircone, carborundum, graphi-
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quartz fondu etc...
La suspension des briques est, dans les exemples représentés, constituée par des étriers 12, en tôle pliée, dont les extrêmités s'engagent dans des épaulements 13 ménagée à la partie supérieure des briques 1. Ces étriers sont supportés par des anneaux brisée 14 qui sont sus- pendus aux tringles 2 des figures 1 et 2 ou à tout autre organe de suspension. Il faut entendre par anneaux brisés des anneaux constitués par un gros fil d'acier dont la longueur est supérieure à celle de la circonférence inté- rieure sur laquelle ils sont enroulés, de façon que les bouts se chevauchent dans la juxtaposition.
En particulier pour empêcher tout glissement de l'anneau sur cet organe et assurer ainsi une suspension individuelle parfaite sans appuis des briques les unes contre les autres même dans les parties du plafond in- clinées, on peut employer le dispositif représenté en figure 4 dans lequel la tringle 2 présente une série de plis arrondis ou selles 15, dans le fond de chacun des- quels vient se placer l'un des anneaux 14. Ces plis ou selles assoient l'élément dans sa position d'équilibre à froid, sans s'opposer aux légères oscillations de cet élément quand le plafond s'échauffe ou se refroidit.
Le même résultat peut être obtenu avec le dispositif représenté en figure 5, dans lequel l'organe de suspension est constitué par des tôles minces telles que 16 convena- blement disposées entre les poutrelles 17 et percées de trous 18 recevant chacun un anneau 14.
Quand il y a nécessité d'admettre des variations très brusques de température et qu'il y a par suite un grand intérêt à laisser les éléments du plafond jouer librement, il peut être avantageux, par mesure de sécurité de recourir aux joints entièrement suspendus représentés
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en figure 6, dans lesquels sur les fiança curvilignes des briques 1 on laisse prendre appui une ouille de carton, d'amiante ou de toile d'amiante 19, qui est po- sée sur la tringle 20, placée au-dessus du vide existant antre deux briques continues. Cette feuille constitue ainsi une sorte de sac qu'on remplit d'amiante fibreuse ou d'un produit analogue 21 on obtient ainsi un joint suspendu, sans raideur, qui empêche parfaitement les sor- ties des flammes vers le haut et ne risque pas de couler malgré le jeu des divers éléments.
Enfin lorsqu'une partie de la voûte se termine par un nez baigné de flammes par-dessous, par bout et par- dessus,, on peut employer le dispositif représenté en fi- gure 5 En une brique terminale réfractaire en forme de bonnet phrygien 22, librement posée sur un tube de chaudière à parois épaisses 23, à circulation d'air. La partie supérieure arrondie de cette brique forme une butée à rotule avec un bloc fixe 24 dont la partie inférieure épouse la forme de cet arrondi. On réa- lise ainsi une butée élastique lors de l'échauffement et maintenant avec une grande souplesse le contact lors du refroidissement.
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