BE353872A - - Google Patents

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BE353872A
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    • A—HUMAN NECESSITIES
    • A43—FOOTWEAR
    • A43B—CHARACTERISTIC FEATURES OF FOOTWEAR; PARTS OF FOOTWEAR
    • A43B21/00—Heels; Top-pieces or top-lifts

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  • Footwear And Its Accessory, Manufacturing Method And Apparatuses (AREA)

Description


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  "Perfectionnements aux talons recouverts et à leur mode de fabrication" 
Cette invention a trait a certains perfectionnements apportés aux talons recouverts,consistant principalement à ménager dans la face antérieure de ces talons, avant ou après leur fixation aux chaussures auxquelles ils sont destinés, une rainure de faible largeur où seront logés les deux bouts de leur enveloppe. Les perfectionnements dont s'agit, applicables à différentes sortes de talons, sont décrits ci-après en rapport avec la fabrication d'un talon Louis XV et d'un talon bottier. 



   Avant de fixer un Louis XV en bois à sa chaussure, on a coutume d'en recouvrir la face arrière et les flancs d'une enveloppe en peau, tissu,   celluloïd, ou   autre matière souple propre à cet usage. De même, une fois le talon posé, sa 

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 gorge est revêtue à son tour d'une mince languette de cuir refendue dans l'emboîtage de la semelle de la chaussure. 



  Cette languette, dite   "montant",   est tout d'abord enduite d'une couche de colle caoutchouc ou autre, puis appliquée sur la gorge du talon, auprès quoi elle est rafraîchie de chaque côté pour l'adapter au contour de ladite gorge. Or, une telle façon de procéder laisse apparaître les parties brutes du montant sur les deux côtés de la gorge, de sorte que les coins de celle-ci n'ont pas l'air d'être aussi bien finis que le reste du talon et de la chaussure. En outre, les bords du montant n'étant retenus en place que par de la colle, il arrive souvent qu'ils se détendent ou se retroussent plus ou moins de la face du talon, même avant la mise en usage de la chaussure quelquefois, ce qui donne   à   cette dernière un aspect disgracieux. 



   La présente invention a pour objet, entre autres, un procédé permettant de couvrir un talon de manière à obvier aux inconvénients dont il vient d'être parlé, la couverture demeurant en effet toujours solidement en place, avant comme après la mise en usage de la chaussure. A cette fin, une première particularité de l'invention comporte l'emploi d'un talon dont la. face de devant est munie d'une ou plusieurs rainures par-dessus les bords de laquelle ou desquelles les bouts d'une enveloppe souple et plastique, appliquée à plat sur le talon, sont repliés pour les encastrer à demeure dans la ou les rainures susdites.

   Or, on verra par la suite de ce mémoire que lorsque la face de devant du talon ne porte qu'une rainure, cette rainure est pratiquée de bas en haut de ladite face et reçoit les deux extrémités d'une enveloppe rabattues par-dessus les bords opposés de la face de devant du talon, cette enveloppe recouvrant ainsi la périphérie   entière   de   celui-là.   Pour faciliter un tel recouvrement d'un talon Louis XV, l'invention comporté encore l'emploi d'un corps 

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 de talon affectant une forme elliptique en section transversale pour que les flancs viennent rejoindre la face de la gorge sans laisser, comme aujourd'hui, une carre vive de chaque cote de ladite gorge.

   L'absence d'arêtes entre les faces latérales et antérieure, du talon permet de le couvrir aisé- ment avec une même enveloppe et de conformer parfaitement   cette enveloppe au contoux du talon ; ellesimplifie aussi   l'adaptation de ladite enveloppe à la courbe mixte (verti- cale'et transversale) que présente un Talon Louis XV aux abords de la queue, l'application d'une telle enveloppe sur la, gorge du talon après en avoir revêtu la face   arrire   et les flancs devenant des lors moins laborieuse. A propos de cette partie de l'invention, il est bon d'expliquer que le mot "elliptique" est pris ici dans son sens général et sous- entend des talons circulaires ou quasi-circulaires en section transversale, attendu qu'un cercle est, à vrai dire, une   espce   d'ellipse. 



   D'autre part, quand la face de devant du talon est munie de plus d'une rainure, ces rainures sont faites parallèlement à et tout   prs   des coins de ladite face pour recevoir chacune l'extrémité' correspondante de l'enveloppe recouvrant la portion arrière et les côtés du talon, et une autre enveloppe est appliquée sur la partie du devant du talon comprise entre lesdites rainures. Cette dernière enveloppe peut être constituée par une languette refendue dans la semelle de la chaussure et rabattue sur la gorge du talon après la fixation de celui-ci à la chaussure, ou encore par un morceau de matière appropriée collé en place avant la pose du talon. 



  De préférence, les bords latéraux de l'enveloppe de la gorge du talon seront encastrés dans les rainures de ladite gorge, cote des bouts de l'enveloppe des flancs y encastrés auparavant. 

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   L'invention a encore pour objet d'obvier autant que possible   à   la nécessité de tirer sur les bouts de l'enveloppe du ta.lon pour les bien faire porter sur celui-ci en recouvrant sa face devant, surtout quand on a affaire à un Louis XV. 



   A cette fin, l'invention prévoit l'utilisation d'un corps de ta.lon dans la gorge duquel sont formées des rainures relativement étroites qui convergent, à partir de chaque coin de ladite gorge, vers un même point au-delà des coins. Dans l'espèce illustrée ci-contre, les rainures en question commencent chacune à un coin de la face de dessus du talon et descendent en convergeant vers un même point   situé à   une certaine distance des bords latéraux de la gorge et à une certaine distance aussi du bord de la face de dessous du talon et, à partir de ce point, elles se rejoignent pour ne former qu'une seule rainure et se prolongent jusqu'en bas de la gorge. On obtient ainsi une rainure tripartite affectant la forme d'un Y dont les branches convergentes sont en haut et la branche commune en bas.

   L'invention n'est cependant pas limitée à une gorge de talon rainée de cette façon particulière. 



   Un corps de talon muni, par devant, d'une rainure tri- partite comme celle dont il vient d'être parlé peut être revêtu   d'une   enveloppe en un seul morceau y appliquée de façon à recouvrir la face de   derrire   et les flancs, comme aussi toute la face de devant du talon, sauf la partie située en dessus de ladite rainure et comprise entre les branches divergentes de l'Y. On verra, en effet, que cette partie présente la forme d'un écusson ou d'un segment. Or, la gorge est préférablement recouverte à cet endroit soit par une languette refendue dans la semelle de la chaussure à laquelle le talon partiellement couvert a été fixé, soit par une pièce distincte colle en place avant la pose du talon. 



   Le procède' perfectionné visé par   l'invention   consiste à former d'abord, dans la gorge du talon, une ou plusieurs 

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 rainures, à appliquer ensuite à plat sur la face arrière et les flancs du talon une enveloppe souple et plastique et à en ra- battre les deux bouts par-dessus les bords de la ou des ra,inures, enfin   à   encastrer ces bouts dans la ou lesdites rainures. 



   Les objets et particularités de l'invention énoncés ci- dessus seront compris'aisément des personnes du métier à la lecture du mémoire descriptif qui va suivre en regard du dessin ci-joint illustrant, à titre d'exemple, différentes sortes de talons nus et recouverts et une façon commode de les obtenir. 



   Fig. 1 et 2 montrent en perspective un talon bois, type Louis XV, muni d'une seule rainure à sa face antérieure avant de le couvrir; 
Fig. 3 est une section suivant la ligne   III--III   de fig. 



  1 ;   Fig .   4, une vue de face du même talon tout recouvert ; 
Fig. 5, une section suivant la ligne V--V de fig. 4 ; 
Fig. 6, une autre section suivant la ligne   VI--VI   de fig. 4; 
Fig. 7, une perspective d'un talon bottier rainé confor- mément   à   la présente invention avant de le couvrir; 
Fig. 8, une vue analogue à la précédente, mais montrant le talon revêtu de son enveloppe;   Fig .   9, une section suivant la ligne   IX--IX   de fig. 8; 
Fig: 10 à 16 inclusivement illustrent en perspective les phases diverses du nouveau procédéde fabrication et de recou- vrement des talons bois; 
Fig. 17 montre, en perspective, un corps de talon Louis XV dont la face de devant est munie de deux rainures avant de le couvrir ;

   
Fig. 18 est une vue analogue du corps de talon de fig. 17 revêtu de son enveloppe; 
Fig. 19, une vue de face du talon recouvert de   f ig.   18; 

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Fig. 20, une coupe par la ligne XX--XX de fig. 19 ; 
Fig. 21 illustre partie d'une chaussure pourvue d'un talon dont la face postérieure et les flancs sont recouverts à peu de chose près comme indiqué fig. 18, 19 et 20, mais dont la gorge est revêtue d'une languette refendue dans la semelle de cette chaussure; 
Fig. 22 montre, en perspective, un corps de talon, genre bottier, dont la face de devant est munie de deux rainures; 
Fig. 23 est une vue analogue d'un talon bottier tout recouvert;

   
Fig. 24 à 27 inclusivement sont des sections transversales de talons recouverts, ces vues illustrant diverses formes de rainures ainsi que la façon particulière dont les bords des enveloppes sont encastrés dans ces différentes rainures; 
Fig. 28 et 29 montrent en perspective un talon Louis XV en bois, lequel n'est pas encore couvert mais porte, à sa face de devant, une rainure tripartite ayant approximativement la forme d'un Y ; 
Fig. 30 est une vue de face du talon illustré fig. 28 et 29 dans l'état qu'il présente après avoir été revêtu d'une enveloppe appliquée sur ses faces de derrière et de côté, ainsi que sur sa face de devant;

   
Fig. 31 est une perspective de partie d'une chaussure munie d'un talon presque entièrement recouvert comme celui de fig. 30, la surface comprise dans l'intervalle des portions divergentes de la rainure tripartite devant être recouverte par une languette refendue dans la semelle de la chaussure, mais cette languette n'ayant pas encore été rabattue sur la gorge du talon ; 
Fig. 32 est une vue analogue   à   la précédente et montre la chaussure après le recouvrement de la gorge du talon par un prolongement de la semelle et après l'encastrement des deux bords de ce prolongement dans la rainure de ladite gorge, le talon ayant été muni aussi de son bonbout; 

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Fig. 33 et 34 sont des coupes suivant les lignes 
XXXIII--XXXIII et   XXXIV--XXXIV   de fig. 32;

   
Fig. 35 est une perspective d'un talon prêt à poser, la face de devant de ce talon portant une rainure en Y dans la- quelle les bords d'une enveloppe qui recouvre la périphérie entière du talon ont été repliés, une pièce distincte ayant été collée aussi dans l'interstice des portions divergentes de la rainure, cette figure illustrant spécialement la façon dont la portion supérieure susdite de la gorge du talon est couverte quand on ne doit pas utiliser un montant de semelle; 
Fig. 36 est une perspective d'un talon, nu, de modéle quelque peu différent et muni d'une rainure d'une autre forme;

   
Fig. 37 est une perspective d'un talon Louis XV en bois, non encore revêtu de son enveloppe et portant une rainure d'une forme encore   différnte;   
Fig. 38 est une perspective de partie d'une chaussure avec talon Louis XV galbé et rainé   comme   celui de   f ig .   37, la gorge de ce talon étant recouverte en partie par l'enveloppe des flancs et de l'arrière et en partie par un montant de semelle écourté. 



   On sait que la face arrière et les flancs du classique Louis XV sont très arrondie en section transversale, tandis que la partie de corps de la gorge est virtuellement plate ou ne décrit qu'une faible courbe dans le sens de sa largeur et se trouve par conséquent presque d'équerre aux portions avoisinantes des flancs qui s'y raccordent en formant avec elle des angles vifs de haut en bas du talon. A raison de cette conformation particulière et vu que le haut du talon est bien plus gros que le bas et la queue (partie   antéro-   supérieure de la gorge) cintrée tant en hauteur qu'en largeur, jusqu'à ce jour l'emploi d'une seule enveloppe pour la péri- phérie entière du   talonm'a   pas été jugé pratique.

   De là l'habitude qu'on a prise de couvrir d'abord la face arrière 

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 et les flancs avec une première enveloppe, puis la gorge avec une deuxième enveloppe constituée, par exemple, par une patte refendue dans la semelle de la chaussure. 



   Le nouveau talon de   fig.   1, 2,4 et 5, tout comme celui de fig. 2g   à   35, diffère du vrai Louis XV en ce que sa gorge ou face de devant B est   trs   convexe en section transversale et se confond graduellement avec les côtés opposés S, S sur toute la hauteur du talon, ce qui fait qu'une section transversale de la partie de corps de celui-ci est approxi- mativement elliptique, comme le montrent clairement les fig. 



  3 et 6. Un tel talon ne présente donc pas d'arêtes aux points de jonction de la face de devant et des côtés, et il est des lors possible de rabattre l'enveloppe des flancs par-dessus chaque bord de la gorge sans avoir à étirer cette enveloppe autant que si les faces adjacentes formaient une   éouerre   entre elles. On pourra donc couvrir avec une seule enveloppe non seulement la face arrière et lesflancs d'un talon Louis   XV,   mais aussi toute sa face de devant. On verra par fig. 4 qu'un seul morceau de cuir 0 est ainsi   appliqua  sur le pourtour du talon H que les deux bouts viennent se rejoindre au milieu de la face de devant de ce talon, supprimant de ce fait les raccords disgracieux qui apparaîtraient sans cela entre ladite face de devant et les flancs du talon. 



   Pour cacher la partie brute de bords fraîchement, rognés ou empêcher les extrémités de l'enveloppe repliées par-dessus la gorge de faire des joints disgracieux à leur point de ren- contre au milieu de ladite gorge, le talon de bois H est muni à cet endroit d'une rainure verticale G, relativement étroite, formée depuis le haut jusqu'en bas du talon, la largeur de cette rainure égalant environ deux fois l'épaisseur de l'enveloppe pour que les deux bouts de celle-ci,une fois introduite comme il faut dans celle-là,   @   remplissent complètement le logement qui leur a   été   ménagé et accotent 

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 fermement l'un sur l'autre. La rainure a aussi une profondeur telle et les bouts de l'enveloppe qu'elle d'oit recevoir sont ainsi rognés qu'ils ne se rendront pas jusqu'au fond de la rainure.

   De cette manière, en refoulant les bouts M des extrémités de l'enveloppe dans la rainure, l'ouvrier sera toujours capable de tirer sur l'enveloppe autant qu'il le faut pour la faire brider sur la gorge et les flancs du talon sans y laisser le moindre pli. L'enveloppe 0 étant enduite d'une couche de colle sur son côté interne avant de l'appliquer au talon, il s'ensuit que les bouts M de l'enveloppe, une fois enfoncés dans la rainure G, y resteront pris de façon à ne pouvoir pas se relâcher. En outre, on obtiendra un beau joint, ce qui rehaussera l'aspect du talon au lieu de le déparer. 



   Fig. 7, 8 et 9 illustrent d'autres perfectionnements appliqués, conformément à la présente invention, à un talon bottier H'. Ce talon,muni d'une rainure verticale G' au milieu de sa face de devant (fig. 7), est recouvert d'une enveloppe unique C' appliquée sur ses faces de derrière et de côté aussi bien que sur toute sa face de devant (fig. 9), les deux bouts M' de cette enveloppe étant encastrés dans ladite rainure. 



   La rainure G peut être faite de toute façon convenable -   l'aide,   par exemple de la scie circulaire indiquée en 20 sur fig. 10. 



   Quant   à   l'enveloppe 0, elle sera prise dans une matière appropriée et découpée assez longue pour pouvoir couvrir avec elle la face arrière, les flancs et la gorge du talon, et en encastrer les bords latéraux dans la rainure G, et assez large aussi pour pouvoir rabattre les bords supérieur et inférieur de ladite enveloppe par-dessus la face d'attache et le pavé du talon. En couvrant le talon, il convient de le mettre debout, gorge en'haut, et de le fixer solidement dans 

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 les mâchoires d'un étau comme celui indiqué en 22 sur ±1 , Il à 16. Apres avoir enduit l'enveloppe d'une couche de colle, sa partie milieu est appliquée sur l'arrière du talon. 



  L'enveloppe est pressée ensuite de bas en haut contre les flancs du talon, tandis aue son extrémité CI est rabattue en tra- vers de la gorge jusque par-dessus la rainure G' (fig. 11). 



  Cette extrémité de l'enveloppe est rognée avant de l'encastrer dans son logement. Afin d'obtenir juste la quantité de débordant dont on aura besoin pour loger ladite extrémité dans la rainure sans lui en faire toucher le fond, il est recommanda de couper ce qui est de trop en prenant la rainure pour guide. 



  Mais comme la rainure se trouve   oachée   ,ici par l'enveloppe, 
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 on pourra p; ssc:e celle-c.i 1 égérement dans celle-!%a avec un outil à lame mousse comme celui indiqué en 24, ce qui laissera une ligne de repère 26 sur l'enveloppe. Cette dernière sera rognée ensuite, comme indiqué en 28 sur fig. 12, à l'aide par exemple du tranchet 30 qui appuie sur la face de la gorge du talon bois en faisant sa coupure tout le long de la ligne de repère 26.

   Et, pour pouvoir continuer la coupure au-delà des faces de dessus et de dessous du talon, où il n'y a rien pour soutenir ou accoter les parties débordantes de   l'enveloppe,   l'ouvrier n'aura   qu'à   saisir ces parties d'une main pour les tenir tendues cependant que, de l'autre main, il effectuera le rognage désiré avec l'outil 30 ou avec une paire de ciseaux, s'il le préfère. Cela fait, le bout rogné de l'enveloppe est refoulé dans la rainure G avec la lame mousse d'une sorte de calfait 32   (fig.   13) qu'il enfonce de pointen point dans la rainure, d'une extrémité à l'autre du talon, pour y encastrer l'enveloppe, ainsi qu'il apparaît au dessin.

   L'autre bout 02 de l'enveloppe est couché ensuite sur la partie encore nue de la gorge, le bord latéral de cette portion de l'enveloppe passant par-dessus la rainure et une portion du côté préalable- ment recouvert de la gorge. Comme indiqué en 34 sur fig, 14, 

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 l'outil 24 est   passe'   maintenant sur le bout C2 de l'enveloppe pour presser ce bout   légèrement   dans la rainure et y faire un pli, après quoi ledit bout est rogné par exemple avec des ciseaux 38, ainsi qu'il est montré en 36 sur fig. 15, tout le long d'une ligne située à la distance voulue du pli 34.

   Une fois rogné ainsi, le bout C2 de l'enveloppe est enfoncé dans la rainure G à   cote*   de la portion y encastrée auparavant, à   l'aide   de l'outil 32(fig.   16).   L'encastrement susdit des bout de l'enveloppe sert aussi à la bien tendre partout sur les flancs du talon, effaçant ainsi tous les plis. Il ne reste plus alors   qu'à   replier et coucher à plat, comme à l'ordinaire, les parties de l'enveloppe qui débordent la face d'attache et le pavé du talon. Ces opérations terminées, le talon est prêt   à   recevoir son bonbout et à être   fixé à   sa chaussure. 



   Il ressort de ce qui précède qu'il est facile d'obtenir un talon, Louis XV ou bottier, dont les faces de derrière et de côté aussi bien que la face de devant sont   recouvertes   parfaitement partout d'une même enveloppe, un seul joint apparaissant comme une ligne ou une faible dépression au milieu de ladite face de devant, de sorte qu'il n'y a rien pour enlever au talon le cachet qui lui a été donné. De plus, le joint en question est ainsi formé, comme on l'a vu   déjà,,   que les bouts de l'enveloppe restent anorés solidement dans la rainure G et n'ont par conséquent aucune chance de se relâcher.

   Enfin, puisque la gorge, tout comme   l'arrière   et les flancs, est entièrement recouverte avant la pose du talon, il n'y a pas lieu de refendre la semelle de la chaussure pour se préparer à couvrir la gorge du talon avec la languette ainsi formée. Encore que l'enveloppe illustrée ci-contre soit supposée   laite   d'un seul morceau de cuir, il est entendu qu'on pourrait aussibien employer un tissu quelconque, comme aussi du celluloïd ou du caoutchouc, ou toute autre matière ayant assez de souplesse ou de prêtant pour se conformer 

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 aisément au contour irrégulier des surfaces du talon pendant   qu'on   l'étire pour la bien tendre dessus. 



   Le talon nu illustré en 112 sur fig. 17 est un Louis XV dont la gorge 114 est munie de deux rainures 116, 116, relativement étroites (voir aussi fig. 20), pratiquées de haut en bas de ladite gorge, à proximité des coins de celle-ci et parallèlement à ces coins. C'est dans ces rainures 116 que seront encastrés les bords latéraux des deux enveloppes (indiquées en 118 et 120 sur fig. 18, 19 et 20) après avoir replié ces bords vers l'intérieur. On verra que l'enveloppe Ils (qui recouvre la face postérieure et les flancs du talon) empiète sur les portions étroites de la gorge du talon qui débordent les rainures 116, tandis que l'enveloppe 120 (appliquée sur la face antérieure du talon) recouvre la partie de ladite face comprise entre les deux rainures. 



  L'enveloppe Ils est découpée assez grande pour qu'on puisse en replier le haut et le bas par-dessus la face d'attache et le pavé du talon, et en encastrer les bords latéraux dans les rainures 116. 



   En couvrant un talon à gorge rainée comme celui de fig. 



  17, les bords latéraux de l'enveloppe sont rognas parallèlement aux coins correspondants de la. gorge, après quoi ces bords sont loges dans les rainures 116. Le rognage en question est effectué de manière à laisser juste assez de débordant pour pouvoir enfoncer les bords de l'enveloppe passablement avant dans les rainures sans leur en faire toucher le fond, ce qui permet d'exercer, durant l'encastrement desdits bords, un surcroît de pression pour faire brider l'enveloppe sur les flancs du talon et en effacer tous les plis, l'enveloppe portant alors parfaitement   à   plat sur toute la surface qu'elle est appelée couvrir. 



   D'autre part, au lieu de coucher l'enveloppe de la gorge du talon par-dessus les bords rabattus de l'enveloppe des flancs, 

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 comme on a l'habitude de le faire pour un talon Louis XV, la première desdites enveloppes est étendue ici sur la gorge, puis ses bords latéraux (qui devraient être rognés tous deux parallèlement aux rainures correspondantes 116) sont enfoncés dans les rainures de la   gorge, à   côté des bords latéraux de l'enveloppe des flancs préalablement logés dans les mêmes rainures.

   Les bords latéraux de l'enveloppe de la gorge, tout comme les bords de l'enveloppe des flancs, peuvent être rognés de telle façon par rapport aux rainures que, en refoulant dans celles-ci les bords de l'enveloppe de la gorge, le reste de cette enveloppe pourra être tendu pour en effacer les plis avant que les bouts ne viennent buter contre le fond des rainures. De même, la largeur des rainures doit être en rapport avec l'épaisseur des deux enveloppes, si l'on veut que les bouts de celles-ci, une fois introduits l'un , côté de l'autre dans les ra.inures, remplissent ces dernières complètement et y restent pris,assez fermement pour ne pas être susceptibles de se relâcher. 



   L'enveloppe 120 recouvrant la gorge 114 peut être de la même couleur et avoir le même fini que la semelle de'la chaussure à laquelle le talon sera fixé, afin de donner l'illusion que la gorge est recouverte par un prolongement de la semelle. De plus, cette enveloppe pourra être consti- tuée, si on le désire, par un montant de semelle, ainsi que le montre la figure 21 où le chiffre 22 désigne une languette refendue dans la semelle 124 d'une chaussure 126. 



   Les talons Louis XV ne sont pas les seuls qu'on puisse couvrir comme on vient de l'expliquer. En effet, on verra par fig. 22 et 23 qu'on peut couvrir de la même manière les talons bottier. Celui montré en 128 est muni, , sa face antérieure, de rainures 130   formées parallèlement   aux coins de ladite face et tout près de ces coins, et les flancs de ce talon sont recouverts d'une enveloppe 132 et sa face 

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 de devant d'une enveloppe 134, les bords latéraux de ces deux enveloppes étant encastrés côte à cote dans les rainures 130. 



  Au lieu de simuler un prolongement de la semelle ou de faire corps avec elle, l'enveloppe de la-gorge peut être choisie de façon soit à apparier l'enveloppe des flancs'et de   l'arriére,   soit à former contraste avec cette enveloppe. 



   Evidemment, il n'est pas essentiel que les rainures soient parallèles aux bords adjacents de la face antérieure   d'un   talon Louis XV ou bottier. Ainsi, on pourrait les faire converger plus que les coins du talon. De plus, dans le cas surtout où l'on voudrait couvrir avec une languette refendue dans la semelle la partie de la gorge comprise entre les rainures, il peut être utile quelquefois de pencher ou de recourber le haut des rainures de dedans en dehors afin de les rapprocher des coins opposés du talon à l'endroit de la queue de celui-ci, c'est-à-dire à l'extrémité antéro-supérieure de la gorge, le montant de cette dernière se rétrécissant petit à petit depuis la partie la plus large de la semelle, au sommet de la gorge, et présentant sa largeur minima au bas du talon (fig.   21).   



   Quand les talons sont couverts de la façon expliquée ci- dessus, non seulement les bords des deux enveloppes restent invisibles et solidement ancrés dans les rainures, mais ils sont ainsi joints ensemble que, loin de gâter d'aucune manière l'aspect du talon, sa fabrication achevée, ils lui donnent au contraire plus de grâce. Ainsi, en se reportant aux figures 18, 19, 21 et 23, on verra que les joints entre lesdites enveloppes n'apparaissent que comme des lignes ou de faibles dépressions dans la surface de la gorge, ainsi qu'il est montré en 136. L'emplacement des joints 136 peut être varié dans un but décoratif ou pour donner au talon un effet plus esthétique.

   Par exemple, en plaçant ces joints tout près des coins de la gorge du talon, on réduira au minimum la largeur des portions empiétantes de l'enveloppe des flancs qu'on 

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 aperçoit en regardant le devant du talon droit en face. Et, pour ne pas exposer le talon à se fendre, chose qui pourrait arriver si les rainures marginales 116 étaient situées trop près des coins, ces rainures ne seront pas faites   perpendi-   culairement à la surface de la gorge comme celles de.fig. 20, mais obliquement cette surface, ainsi qu'il est montré en 
138 sur fig. 24 et 25. En comparant ces figures, on verra que les rainures obliques de fig. 24 sont formées pour ainsi dire dans les coins mêmes de la face antérieure du talon, tandis que les rainures de fig. 25 sont formées un peu en deçà desdits coins.

   A noter aussi'que, à raison de la,largeur et de la position des rainures de fig. 24, et vu l'épaisseur des enveloppes encastrées dans ces rainures, l'enveloppe des flancs ne se rend pas aussi loin en avant que l'enveloppe de la gorge. Il en résulte que si l'on regarde un côté ou l'autre du talon, une portion étroite de l'enveloppe de la gorge sera visible sur toute la hauteur de ladite gorge. Une telle disposition est spécialement avantageuse quand la gorge est recouverte par un montant de la semelle ou par une pièce distincte ayant la même couleur et le même fini que la semelle afin de donner l'illusion que cette pièce fait actuellement partie de la semelle, d'autant plus que la portion qui est visible d'un côté ou talen a l'air d'être le bord de la semelle qui se prolonge de haut en bas le long du bord de la gorge du talon.

   Le talon de fig. 25 produit le même effet parce qu'on a, évidé la gorge à l'extérieur des rainures 13% les bouts de l'enveloppe des flancs, une fois repliés vers l'intérieur, se trouvant alors reportés en arrière du plan de l'enveloppe de la gorge, enveloppe constituée par un prolongement de la semelle de la chaussure ou par une pièce distincte. 



   Fig. 26 représente un talon dont les rainures 140 sont formées d'équerre à la surface de la gorge, et dont les flancs sont ainsi galbés que les portions de leur enveloppe qu'on peut voir en 

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 regardant le talon de face paraissent étroites. En outre, ainsi qu'il est montré en 142, les flancs du talon sont évidés   d'avant''.en   arrière du plan de la gorge pour laisser voir une portion de l'enveloppe de celle-ci (enveloppe constituée par une languette refendue dans la semelle ou une autre pièce) quand on regarde le talon de côté. 



   Dans la variante de fig. 27, les rainures (indiquées en 144) sont faites juste assez larges pour recevoir une seule épaisseur d'enveloppe, et seuls les bords latéraux de la couverture des flancs sont encastrés dans ces rainures. 



  D'autre part, la partie 146 du devant du talon comprise entre les rainures 144 est échancrée pour recevoir une enveloppe telle par exemple qu'une languette refendue dans la semelle à une   @@   bonne épaisseur, et ce de manière que le côté apparent (celui de dessus) de cette enveloppe affleure les portions de la couverture des flancs repliées en dedans de chaque côté de la, gorge, les deux bords de l'enveloppe de celle-ci venant appuyer contre les portions repliées de la couverture des flancs, au lieu d'être introduits'dans les rainures à côté de ladite couverture. 



   Les talons nus et recouverts illustrés fig. 28 à 35 inclusivement ont le même galbe que les talons Louis   XV   de fig. 



  1 à 6, leur partie de corps étant en effet approximativement circulaire ou elliptique en section transversale et leur gorge présentant, dans le sens transversal et en contre-bas de la queue, une forme convexe et venant se confondre graduellement avec la courbe des flancs. 



     A   l'inspection de cette partie du dessin, on verra qu'une rainure G' est formée en Y dans la gorge de chaque talon, cette rainure devant recevoir les parties débordantes de la couverture   et comprenant : portion inférieure verticale 212, qui   constitue le pied de l'Y et descend jusqu'en bas, au milieu   de   

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 la   gorgée   partir d'un point 214 situé approximativement à mi-chemin entre les faces de dessus et de dessous du talon; et deux portions divergentes 216, qui constituent les branches de l'Y et remontent du point 214 en s'écartant l'une de l'autre jusqu'au bord supérieur de la gorge, à proximité des coins 218 du talon.

   A noter que les portions inclinées 216 de la rainure G' ont l'air d'être courbes dans plusieurs figures parce que le haut de la gorge est cintré en hauteur aussi bien qu'en   largeur.   



  Cependant, quand on regarde le devant du talon droit en face (fig. 30), ces portions de la rainure paraissent droites. 



   Pour couvrir un talon comme celui que l'on vient de décrire, on découpera une enveloppe,à la forme voulue et assez grande pour pouvoir en revêtir non seulement la face arrière et les flancs du talon, mais aussi la partie de la gorge située en dessous du point 214 et avoisinant le côté dehors des branches 216 de la rainure, l'enveloppe ayant assez de débordant pour qu'on puisse la rabattre par-dessus la face d'attache et le pavé du talon et en encastrer aussi les bouts dans les portions 212, 216 de la rainure G'. L'enveloppe en question, qui constitue la couverture principale du talon, se voit en 0 sur f ig . 30 à   35.   



   En couvrant le talon, l'enveloppe 0, préalablement enduite de colle, est appliquée comme à l'ordinaire sur la face arrière et les flancs du talon, après quoi les extrémités opposées de l'enveloppe sont rabattues par-dessus la gorge, puis encastrées dans la rainure G', comme indiqué clairement en 220 sur fig. 33 et 34, le bout d'une extrémité de l'enveloppe étant logé dans la portion inférieure 212 et dans une des portions supérieures 216 de la rainure, tandis que le bout de l'extrémité opposée de l'enveloppe est logé dans la portion inférieure 212 de la rainure   (à   côté du bout y introduit auparavant) et dans l'autre portion supérieure 216 de la rainure.

   Cela fait, les bords de dessus et de dessous de l'enveloppe 0 sont rabattus par- 

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 dessus la face d'attache et le pavé du talon, comme à l'ordinaire. 



   Que la portion triangulaire de la gorge comprise entre les deux branches 216 de la rainure G' soit recouverte par un prolongement de la semelle ou doive rester nue la chaus- sure terminée, le talon est maintenant prêt à poser. 



  Toutefois, si on voulait couvrir cette partie en V de la gorge avec une autre pièce qu'une languette refendue dans la semelle, cette opération sera effectuée avant la pose du talon. 



  A cette fin, une pièce de forme triangulaire C' (fig. 35), enduite de colle, est appliquée sur le V de la gorge et les deux bouts encastrés à côté des portionspréalablement assu- jetties de l'enveloppe principale C. Le bord de dessus de l'enveloppe 0' est replié ensuite vers l'intérieur et fixé sur le devant de la face d'attache du talon, ainsi qu'il est montre en 222 sur fig. 35. 



   Quand on doit couvrir le haut de la gorge avec un prolongement de la semelle, le talon, une fois l'enveloppe principale C en place, est fixé à la chaussure S' (fig. 31) dont la semelle a été refendue à sa partie arrière pour former un court montant de gorge F. Ce montant est rogné de   meunière   à le conformer à la portion triangulaire qu'il doit recouvrir et à y laisser assez de débordant pour qu'on puisse l'encastrer dans les portions supérieures 216 de la rainure G'. 



  Ainsi préparé, il est enduit de colle, puis appliqué sur la gorge, après quoi les deux bords sont logés dans les portions supérieures 216 de la rainure, ainsi qu'il est montré en 224 sur fig. 34. Les bords du montant accotent alors sur les bouts 220 de l'enveloppe principale C introduits auparavant dans les portions susdites de la rainure. 



   Quand un talon est rainé de la manière sus indiquée, puis recouvert de deux enveloppes distinctes comme on vient de l'expliquer, l'enveloppe appliquée sur la face arrière et les 

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 flancs du talon peut servir   à   recouvrir aussi presque tout le bas de la gorge, de même qu'une petite portion du haut de celle-ci, sans avoir à surtendre ladite enveloppe en la posant, afin de lui faire épouser également bien partout la face de devant du talon. De plus, les bouts opposes de cette enveloppe peuvent être ancrés fermement dans la rainure, lesdits bouts se raccorda.nt au bas du talon pour y former un joint gracieux et solide.

   Enfin, la ra.inure en Y permet de revêtir le haut de la gorge d'un prolongement de la semelle de la chaussure, lequel recouvre le bord supérieur de la gorge et le rend invisible, tout en renforçant le joint unissant le talon à l'emboîtage de la chaussure. Que l'enveloppe de la partie supérieure de la gorge soit constituée par un prolongement de semelle ou par une pièce distincte de celle-ci, on peut donner à cette enveloppe un ton ou une couleur formant contraste avec le fini de l'enveloppe principale du talon, ce qui produira un bel effet.   @   
Avec des   rainures   comme celles décrites plus haut, il n'est pas essentiel que le corps d'un talon Louis XV soit elliptique en section transversale, comme le montrent les figures   28     à   35.

   En effet, un ta.lon Louis XV de forme classique, tel que celui montré fig. 36, peut être couvert sans surtendre la partie principale de l'enveloppe. Le ta.lon de fig. 36 est muni d'une rainure G2 dont le tracé diffère quelque peu de celui montré dans les autres figures, en ce que les deux portions inclinées de ladite rainure sont légèrement arrondies au bas afin de pouvoir se raccorder plus doucement avec sa portion verticale inférieure. 



   La forme de la rainure G3 du talon de fig. 37 diffère encore de celle du talon de fig. 36 en ce que ses branches supérieures décrivent ici un arc de cercle, cette disposition ayant été reconnue mieux adaptée, à certains égards, à la production en masse, attendu qu'une telle rainure est plus 

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 facile   à   faire à la machine que plusieurs autres formes de rainure. Un talon muni d'une rainure comme celle décrite en dernier lieu est illustré fig. 38 qui le représente tel qu'il apparaît revêtu de son enveloppe principale et fixé à la chaussure, une languette F', en forme de segment, ayant été refendue dans la semelle et rabattue sur le haut de la gorge.

Claims (1)

  1. RESUME! L'invention comprend 1 A titre de nouveaux produits industriels, les articles suivants : a) Une chaussure munie d'un talon dont la face antérieure porte une ou plusieurs rainures par-dessus les bords desquelles les bouts d'une enveloppe souple et plastique, appliquée à plat au talon, sont rabattues pour les fixer à demeure dans la ou lesdites ra.inures; b) Un talon suivant a dont la gorge ou fa.ce de devant présente une seule rainure ayant la largeur voulue pour pouvoir y ancrer solidement les deux bouts d'une enveloppe couvrant tout le talon, ou bien deux rainures assez larges pour recevoir et assujettir fermement en place les bouts correspondants de deux enveloppes,(une pour l'arrière et les flancs du talon, l'autre pour sa face de devant);
    c) Un talon suivant a au milieu de la gorge duquel est formée une rainure qui se prolonge de haut en bas; d) Un talon suivant 9 dont la face de devant est ainsi galbée que chaque côté de ladite face se raccorde insensiblement avec la partie adjacente des flancs; e) Un talon suivant .2 ayant une forme elliptique en section tra.nsversale; f) Une variante par quoi les rainures d'un talon suivant a passent chacune le long et tout près de la ligne raccordant la face de devant avec les flancs; <Desc/Clms Page number 21> g) Un talon suivant f dont les rainures latérales sont formées dans sa face de devant et se dirigent de haut en bas de cette face, le long des coins du talon ou près de là; h) Un talon suivant dont les rainures sont parallèles aux bords latéraux opposés de sa face de devant;
    i) Autre variante du talon suivant a par quoi sa face de devant est munie de deux rainures qui convergent respectivement vers un des coins de ladite face et qui se réunissent en un même point de celle-ci, en deçà de ses bords latéraux; 1) Autre variante du talon suivant 1 par quoi les rainures dans lesquelles seront assujetties les enveloppes suivent trois direct.ions différentes à partir d'un même point distant de tous les bords de la face de devant; k) Autre variante du talon suivant f par quoi les rainures sont obliques à la ou aux surfaces dans lesquelles elles sont formées; 1) Autre variante d'un talon suiva,nt k par quoi la portion de la face de devant comprise entre les rainures dépasse le niveau des parties du talon où vient aboutir le fond desdites rainures ;
    m) Une chaussure munie d'un talon suivant f ou i, dont . la gorge a été revêtue d'une languette refendue dans la semelle de ladite chaussure et appliquée sur la gorge, entre les deux rainures.
    2 Procédé pour la fabrication de talons recouverts, consistant à former d'abord une ou plusieurs rainures dans la gorge ou face de devant du talon, a appliquer ensuite à plat sur l'arrière et les flancs une enveloppe souple et plastique, enfin à rabattre les deux bouts de cette enveloppe par-dessus un bord de la ou des rainures pour y assujettir lesdits bouts fermement en place, ce procédé comportant préférablement les opérations intermédiaires suivantes : <Desc/Clms Page number 22> a) Après avoir ra.battu chaque bout de l'enveloppe par- dessus la ou les rainures, il est rogné de manière à y laisser assez de débordant pour pouvoir l'encastrer dans sa rainure, les deux bouts de l'enveloppe étant rognes ainsi et assujettis en place l'un après l'autre ;
    b) Avant de couper un des bouts de l'enveloppe, ce bout est pressé légèrement dans sa rainure pour y faire un pli qui servira de repère pour la coupure à effectuer;. c) Les bords de l'enveloppe sont assujettis en place en les refoulant petit à petit dans la rainure, d'une extrémité à l'autre de celle-ci ; d) En introduisant les bords de l'enveloppe dans leur logement, celle-là est tirée par-dessus la périphérie du talon pour la faire brider et en effacer tous les plis.
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