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Perfectionnements aux filtres à poche
La présente invention est relative à des filtres à poches et plus particulièrement à ceux dont les sacs filtrants sont fermés de tous côtés et présentent seulement une pièce formant manchette, au moyen de laquelle ils sont reliés au tuyau d'écoulement du filtrat qui pénètre dans la poche. Afin d'éviter que les parties de toile qui forment la poche ne se superposent pas, l'on a muni jusqu'à présent le tuyau d'écou- lement qui pénètre dans la poche de chaînes, cordages ou au- tres. éléments de raidissage analogues suspendus librement (voir spécification allemande N 215.048). Une longue pratique a montré que ces éléments de chaines sont parfaitement utili- sables.
Au contraire, l'emploi des éléments de raidissage "élastiques" a montré quelques difficultés lorsque, comme cela arrive depuis quelque temps, l'on filtre avec des adsorbants, tel que du Kieselguhr, des charbons décolorants, des charbons actifs, du gel d'acide silicique, etc, lesquels se déposent sous forme de gâteau sur les parois extérieures de la poche et
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et sont arrosés de temps en temps afin d'être nettoyés.
En faisant cela les chaînes sont secouées de telle manière qu'elles s'entremêlent fréquemment, et les parties de toile qui sont opposées les unes aux autres viennent se placer sans qu'on l'observe les unes sur les autres lors de la mise en marche du filtre, et la surface effective du fil- tre est diminuée.
Cependant, même si les chaînes, ou autres éléments de raidissage, ne sont pas déplacés de leur position verticale lors de l'arrosage des adsorbants, ce déplacement se produit fréquemment lorsqu'on travaille le filtre avec des moyens d'adsorption, cela à cause des courants et contre-courants qui prennent naissance. Avec de tels filtres la liqueur qui pénètre dans le filtre d'en bas, par exemple, mélangée intimement avec du charbon, s'accumule dans un conduit collecteur qui traverse le filtre transversalement, afin de diviser d'abord le courant qui entre de manière égale de tous les côtés et d'éviter qu'il ne se jette sur la poche située près de l'entrée.
Ce conduit collecteur entraîne deux courants opposés lesquels font que les chaînes qui se trouvent aux extrémités extérieures de toutes les poches sont chassées ensemble à leur partie inférieure vers le milieu, et par cela les parties correspondantes de la poche @ sont séparées des chaînes de raidissage et sont même parfois poussées vers le haut.
Afin d'adapter les éléments de raidissage "élastiques" mentionnés ci-dessus également au travail avec adsorbants d'une manière également avantageuse, les chaînes, cordages ou autres éléments de raidissage suivant la présente invention ont leur espacement fixé de telle manière qu'ils ne puissent céder ni aux efforts mécaniques résultant de l'arrosage des sacs filtrants ni aux courants prenant naissance lors du travail et ils restent dans leurs positions parallèles. Ceci peut se faire par exemple en suspendant les chaînes à une barre ou ana- logue se trouvant à la partie inférieure de la poche, ou bien
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également en tendant leurs extrémités inférieures dans un dispositif enforme de cadre, comme montré à titre d'exemple dans les dessins comme mode d'exécution préféré du principe de l'invention.
La fig.l montre un tuyau d'écoulement destiné à être intro- duit dans une poche filtrante, les éléments de raidissage fixés à ce tuyau ayant leurs extrémités inférieures fixées à un cadre pliant*
La fig.2 montre le cadre et les éléments de raidissage dans la position pliée, afin de pouvoir l'introduire à tra- vers la pièce formant manchette de la poche.
Le tuyau d'écoulement d, qui peut être muni d'un ajutage g pour attacher l'élément à l'extrémité d'un tuyau traversant la paroi du récipient et non illustré, est muni d'une manière connue en elle-même, de chaînes, cordages ou au- tres éléments de raidissage analogues i, lesquels par exemple sont suspendus à la partie inférieure du tuyau d convenable- ment fendu. Le cadre m, n, o montré dans l'exemple illustré sert à assurer l'écartement des extrémités de chaîne inférieu- res suivant l'invention, les chaînes i ou analogues étant tendues dans la barre longitudinale inférieure o. Afin de pouvoir introduire le système de raidissage formé par le cadre m, n, o et par les chaînes i tendues dans ce cadre, à travers le col étroit de la poche, le cadre est fait pliant à la manière des ciseaux de Nürnberg, comme montré dans la fig.2.
Le système entier plié est introduit dans le col de la poche et ensuite, par exemple automatiquement sous l'in- fluence de son propre poids, il est introduit à l'intérieur de la poche dans la position d'emploi montrée dans la fig.l.
Afin de plier complètement à plat le cadre, ou de pouvoir te- nir le col de la poche aussi étroit que possible, les char- nières du cadre sont convenablement disposées de la manière spéciale montrée dans les dessins: les deux barres m, n
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parallèles aux éléments de raidissage i sont articulées un peu endessous à quelques centimètres du tuyau d'écoulement d, par exemple en r et s aux colliers p et q fixés à ce tuyau, et notamment la charnière s se trouve un peu au-dessus du point d'articulation r.
Une autre charnière t se trouve exactement dans le coin in- férieur du cadre qui est opposé au côté de l'écoulement du tuyau, tandis que la quatrième charnière u est disposée un peu au-dessus de la barre inférieure de cadre o en forme de - crochet. De cette manière la cadre peut se plier de telle sorte que tous les côtés viennent se placer parallèlement ou presque parallèlement entre eux, et que leur écartement soit nul ou très faible. Il peut être également avantageux de donner au col de la poche une forme convenant spécialement pour l'introduction de ces éléments, comme illustré par exemple dans la fig. 3.
Il a été prouvé qu'avec une coupe de poche semblable les éléments peuvent être introduits dans le sac et en être enlevés facilement et que la manchette peut être bien reliée et de manière certaine sur le tuyau d'écou- lement, sans que la poche soit chiffonnée d'une façon inad- missible.
Les extrémités supérieures des éléments de raidissage ne doivent pas nécessairement être suspendues au tuyau d'écou- lement d; sans sortir de la portée de l'invention l'on peut se servir également d'une barre séparée comme quatrième côté du cadre au lieu de celle montrée dans l'exemple de réalisa- tion, de manière à avoir un dispositif de raidissage entière- ment indépendant du tuyau de filtrage.
De même le matériel dont le cadre est fabriqué ne pré- sente aucune importance au point de vue du principe de l'inven- tion. Il peut être par exemple en cuivre ou en acier ne rouil- lant pas, de même que le tuyau d'écoulement. Dans les fabriques
Où il s'agit de protéger le filtrat contre toute saveur, il est à recommander de faire le cadre en bâtons de bambou -4- @ @
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et les éléments de raidissage en un treillis de cordes ou de tubes. Dans beaucoup de cas le bois peut convenir égale- ment pour la fabrication.
Lorsque l'attache du tuyau horizontal d'écoulement d à l'ajutage de tuyau taillé coniquement de manière appro- priée et traversant la paroi du récipient, se fait par un joint à baïonnette, comme par exemple suivant l'objet du brevet belge N 343.039, et lorsque la fixation en position des éléments de raidissage se fait par.un dispositif rigide, tel que montré par exemple dans les fig. 1 et 2, il serait nécessaire de donner un écartement plus ample entre les di- verses poches, afin de pouvoir effectuer l'oscillation des éléments rigides requise pour fermer et ouvrir le joint à baïonnette. Afin de remédier à l'utilisation d'espace peu économique qui en résulte, l'attache du tuyau d'écoulement 4 du filtrat peut se faire de la manière illustrée dans les figures 4 à 6 ou 7 et 8.
Suivant les fig. 4, 5 et 6 l'ajutage d'écoulement 5 est fixé et rendu étanche de la manière indiquée dans le brevet belge N 343.039 au moyen de l'anneau de connexion 14 et écrou 4 dans un trou de la paroi de récipient 2. Son extrémité antérieure 15 est taillée coniquement et 6'adapte à la surface intérieure taillée d'une manière correspondante de l'élément de tuyau 5, lequel est pourvu d'une échancrure coudée 11, qui forme un joint à baïonnette avec la cheville 10 du tuyau 5. Alors que suivant le brevet belge N 343.039 cette cheville est fixée solidement sur l'ajutage de tuyau 5,suivant la présente invention elle est disposée sur l'anneau 16 con- centrique au tuyau 5, et elle est convenablement rallongée et conformée afin qu'elle puisse servir de poignée.
L'anneau 16 se trouve placé entre un endroit de l'ajutage 5 qui est réduit en diamètre et l'anneau de connexion 14, de telle sor- te qu'il puisse y tourner librement, mais qu'il ne puisse pas
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se déplacer le long de l'axe.
Lorsqu'on effectue la connexion du tuyau on procède de la manière suivante :
Le tuyau d'écoulement d avec son élément rigide illustré dans les fig. 1 et 2 est placé dans le récipient pour une position verticale de la poche de filtre, de telle manière que l'extrémité de tuyau antérieure forée coniquement vient se placer devant le cône 15 de l'ajutage 5. Afin de faire engager maintenant la cheville avec l'échancrure cou- dée, il suffira de saisir cette dernière et de tourner l'an- neau 16 jusqu'à ce que la cheville 10 vienne tomber dans l'échancrure 11 du tuyau d (voir la position illustrée en pointillé dans la fig.5), et alors on tourne de nouveau la cheville, jusqu'à ce qu'elle attrappe l'ouverture de l'échancrure 11 (fig. 5) et commence à courir sur la surface de revêtement antérieure inclinée de l'échancrure (fig. 6).
Pour défaire la connexion l'on procède de la manière inver- se, c'est-à-dire on ne fait pas tourner le tuyau d par rapport à la cheville 10, mais l'on fait tourner la cheville 10 sur l'anneau 16 vers l'arrière, jusqu'à ce que le tuyau d puisse être retiré sans rotation autour de son axe
Au lieu d'avoir une cheville du joint à baïonnette qui puisse tourner, il est'.possible de la faire rigide, mais de rendre la partie du joint à baïonnette qui contient l'é- chancrure coudée, capable de tourner. Un tel arrangement est illustré dans les figures 7: et 8.
Le tuyau 5, dont la connexion avec la paroi du récipient 2 n'est plus illustrée, porte ici'la cheville fixe 10, tandis que l'extrémité antérieure de tuyau d est entourée d'un manchon 17 placé sur lui, qui contient l'échancrure coudée 11 pour le joint à baïonnette. La connexion des parties d et 17 a lieu par exemple au moyen d'une paire ou de plusieurs paires de vis 18 se trouvant opposées l'une à l'autre dans le tuyau d, lesquelles portent le manchon 17 dans des échan-
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crures correspondantes 19 de telle manière que celles-ci tournent dans un coude correspondant à la longueur de l'échancrure 19, mais au contraire ne peuvent pas être déplacées axialement.
La connexion se fait ici aussi, sans devoir faire
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!i1.uouna ""(JIIlul1 lctd.l'urt tannra l'J1ÔJlIOII l'lgltl(l dl11H La position opposée entre la cheville 10 et l'échancrure coudée 11. L'on doit seulement tourner le manchon 17 avec l'échancrure coudée 11 de telle manière ,que l'ouverture vienne se placer devant la cheville 10. L'on déplace alors le tuyau d avec le manchon 17 sur le tuyau 5, jusqu'à ce que les deux surfaces coniques viennent en engagement. L'on fait alors tourner le manchon 17 jusqu'à ce que la cheville 10 se déplace sur la surface inclinée antérieure de la cheville 11 et presse de cette manière les deux surfaces coniques l'une contre l'autre .
L'on voit que, aussi bien d'après le mode de réalisa- tion des fig. 4 à 6 que d'après l'exemple des fig. 7 et 8 le joint à baïonnette peut être fait et défait, sans devoir tourner les deux tuyaux 5 et d qui doivent être reliés en- sembll'un par rapport à l'autre. La construction suivant les fig. 7 et 8 présente cet avantage par rapport aux modes de construction suivant les fig. 4 à 6, que la position précise du coude du tuyau d ou de l'élément de raidissage qui lui est fixé, se règle d'elle-même lorsqu'on place l'élément, en tournant dans les échancrures de guidage 19 du manchon 17 jusqu'à ce que le système ait pris la position du plus bas centre de gravité, laquelle correspond à une position verti- cale de la poche du filtre.