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Perfectionnements au traitement de matières végétales fibreuses.
Oette invention a pour objet un procédé permettant d'obtenir à partir de plantes fibreuses telles que le lin le chanvre ou la ramie, des fibres très lustrées susceptibles d'être transformées en fils aussi bien par des machines du type généralement utilisé dans les filatures de coton que par celles du type habituellement employé dans les filatures de lin, et aussi des souss-produits de va.leurs indiques ci après.
On sait que chacune des fibres extérieures du lin, d'une longueur approximative de soixante centimètres, est formée
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d'un certain nombre de parties courtes, d'environ quatre centimètres de longueur, qui sont réunies entre elles par des liens ou noeuds et peuvent être appelées les fibres "finales".
Les noeuds des longues fibres adjacentes n'étant pas en alignement, c'est-à-dire que les courtes fibres finales d'une longue fibre empiètent sur colle de la longue fibre adjacente, si l'on/sectionne ou si l'on déchire un fais - ceau de longues fibres transversalement en un point quel- conque de manière à obtenir des fibres assez courtes pour qu'elles puissent être traitées par des machines à filer le coton, un grand nombre de fibres finales sont brisées en des endroits situés entre les noeuds, de sorte que les extrémi- tés coupées ou brisées ne se lient pas convenablement avec les autres parties lorsqu'on procède au filage, mais font saillie en dehors du fil qui, à cause de cela, devient à la fois inégal et peu résistant.
Suivant l'invention, les liens ou noeuds sont détruits ou affaiblis chimiquement de façon que pratiquement toutes les fibres finales restent intactes après avoir été soumises au cordage ou autre opération appropriée en vue de las sé- parer les unes des autres. Un fil solide et lustré peut de la sorte être obtenu au moyen des fibres ainsi produites.
La paille de lin bu autre plante peut être séchée ou non avant ce traitement, mais dans le cas du lin elle est avan- tageusement non rouie, les résultats obtenus avec une paille de lin roule n'étant pas aussi bons que eaux obtenus avec une paille qui n'a pas subi cette opération. Dans le cas où elle a été séchée, elle peut .alors être teillée, de la façon usuelle afin de séparer la partie ligneuse de la fibre textile, la fibre seule étant traitée afin d'affaiblir et de détruire @
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les liens et noeuds. mais le présent procédé permet de sup- primer le teillage.
La pailla non taillée est d'abord macérée dans un autocla- ve avec da l'eau ordinaire pendant environ une heure à une température de 182 C et à la pression correspondante, le fur- furol est ensuite extrait par distillation, et la matière est alors soumise à l'ébullition pendant quatre à six heures à une température de 150 C à 170 C et à la pression corres- pondante, dans une solution de soude caustique de 3% à 5% et en quantité égale à cinq à huit fois le poids de la ma- tière. Une matière plastifiante appropriée peut être ajoutée à la solution de soude dans l'autoclave et peut consister en 1 1/2% d'huile pour rouge turc et 1/2% d'huile de lin pour cent parties en poids de paille.
Le traitement dans l'auto- clave étant terminé, la pulpe est lavée à l'eau, de préfé- rence de l'eau douce, puis trempée dans un bain acide, de préférence de l'acide chlorhydrique dilué dans de l'eau froide jusqu'a une concentration de 1/2% à 2% puis de nouveau lavée.
Lorsqu'on traite de la paille de lin, la pulpe contient alors des fibres de lin dont les liens ou les noeuds ont déjà été affaiblis ou détruits, et une proportion relativement considérable de fragments ou fibres de très faible longueur, et alla peut être séchée et triée au moyen de cardeuses ou machines analogues d'une part en fibres de lin rie longueur appropriée pour le filage, et d'autre part en fibres très cour- tes composées de cellulose qui, si elle est pure, peut être dissoute pour faire de la soie artificielle, ou si elle con- tient de la cellulose sous-normale -celulose et/), peut être utilisée pour faire du--papier, du carton ou des isolants éloctriques.
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Si le traitement par la soude caustique Indiqué ci-des- sus est continué pendant six heures) on élimine une propor-
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tion c3of11!11l1âro.'blt:\ ae oailuloae soue-norimloi mais si on t1tS- sire un résidu moins pur, par exemple pour faire du papier, un traitement pendant quatre heures'avec de la soude causti- que est suffisant- et même avantageux car il donne une fibre de lin plus solide pour le filage.
Au lieu d'être séchées, les fibres mélangées peuvent âtre triées à leurs dimensions respectives par voie humide, en employant le criblage tel qu'il est utilisé dans les fabriques de papier, les fibres courtes se rendant directe-
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ment du séparateur k la machine à papier'3 tandis que les ft- bras longues sont retenues et séchées en vue du filage,
On remarquera que si l'invention est appliquée dans une fabrique de papier, une seule opération permet de sépatet les produits pour la fabrication du papier de ceux conve- nant pour la filage.
si l'on applique l'invention à des fibres teillées, cellas-ci sont traitée dans un autoclave avec une solution de soude caustique à une température de 130 à 170 C et à des pressions correspondantes, Une matière plastifiantes appropriée est ajoutée à la solution placée initialement dans l'autoclave et peut consister en 1 1/2% d'huile pour rouge turc et 1/2% d'huile de lin pour cent parties en poids de la fibre traitée. La concentration de la solution de soude caustique peut varier de 1% à 5% et la durée du traitement dans l'autoclave de vingt minutes à quatre heures suivant le degré de lustre et la résistance finale de la fibre et le degré de désagrégation désiré.
Les fibres sont d'autant moins lustrées et d'autant plus résistantes que la durée du trai- @
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tement est courte et que la concentration de la solution est fatble mais quoique le maximum de lustre soit toujours atteint après une demi heure de traitement avec une solu- tion ayant une concentration de 1% et plus à 130 C, le lustre ne diminue guère au cours des deux heures suivantes de traitement et la durée de celui-ci au-delà de cette pre- mière demi heure dépend du degré de désagrégation des noeuds de la fibre que l'on désire obtenir, c'est-à-dire que plus le traitement est long;
plus la température est élevée et plus la solution utilisée est forte, tout en n'accédant pas 5%, plus il sera aisé par un traitement subséquent de sub- diviser les longues fibres en fibres minces de longueur égale à celle séparant les noeuds de ces longues fibres.
Généralement, pour les machines à filer le coton qui exigent des fibres très courtes, la durée du traitement et ou la concentration devront être plus élevés que pour les machines à filer le lin. Après avoir été retirée de l'auto- clave, la timbre est lavée à l'eau, de préférence de l'eau douce, puis trompée dans un bain acide qui peut comprendre 1/2% à 1 1/2% d'acide Chlorhydrique dilué dans de l'eau froide. L'acide neutralise tout ce qui pourrait demeurer de
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soude dans la fibre et déshydrolise tout3hydrooellulose qui aurait pu se former, tout en détruisant la cellulose sodique qui pourrait exister. La fibre est alors de nouveau lavée et séchée pour le filage.
L'invention n'est imitée à aucun procédé chimique particulier pour détruire ou affaiblir les noeuds, les pro- cédés ci-dessus décrits étant donnés comme exemples de pro- cédés qui ont été reconnus efficaces..
Un traitement semblable à celui qui a été décrit en
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détails pour le lin peut aussi être appliqué à d'autres ma- tières fibreuses tels que le chanvre, la ramie etc.
REVENDICATIONS.
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1.- Procédé pour obtenir à partir du lin ou d'autres plantes une fibre améliorée susceptible d'être filée par des machines du type utilisé dans les filatures de coton ou de lin, dans lequel les liens ou noeuds de la plante fibreuse
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sont détruits ou affaiolis par une action cll1mlqua. dc façon que pratiquement toutes les fibres finales, ou fibres com- prises entre les noeuds demeurent intactes après avoir été soumises à un traitement mécanique subséquent en vue de les séparer les unes des autres.