<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé et appareil pour utiliser la chaleur des laitiers
Cette invention a pour objet un procédé pour utiliser la chaleur contenue dans les laitiers de hauts fourneaux ou autres appareils métallurgiques ainsi que des appareils pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Suivant cette invention on'amène le laitier sous forme de pains moulés ou de morceaux de forme quel- conque, encore chauds., et dès que l'avancement de la so- lidification les rend manutentionnables dans une enceinte à travers laquelle on fait passer un courant d'air ou au- tre fluide gazeux de façon que ce fluide refroidisse le
<Desc/Clms Page number 2>
laitier et s'échauffe à son contacta
Le fluide ainsi échauffé peut servir par exemple pour la combustion dans les hauts-fourneaux ou pour d'au- tres usages .en particulier pour usage métallurgique,
A titre dexemple on va décrire plus particuliè- rement l'invention dans le cas où l'on utilisera la cha- leur depains de laitier obtenus par coulée et solidifica- tion par tielle dans les moules mobiles d'un appareil du genre qui a fait l'objet du Brevet français n provisoire 253.539 pour "Dispositif pour la coulée du laitier" par la Compagnie des Forges de Chatillon, Commentry et Neuves- Maisons.
Suivant la présente invention on introduit ces pains dans un silo dès que la solidification est suffisam- ment avancée pour cela.
Si par exemple ce silo est vertical, les pains sont versés par le haut pendant un certain temps; pendant le même temps., on'défourne par le bas un tonnage de pains sensiblement équivalent. Puis on ferme les orifices dt entrée et de sortie des pains respectivement en haut et en bas et on souffle de l'air par le bas de 1'appareil cet air s'échauffe en remontant la colonne de pains de bas en haut et s'échappe vers l'appareil d'utilisation tel que foyer de chaudières four métallurgique..
haut-fourneau, etc,\
Au bout d'un certain temps on arrête le vent, on recommence le remplissage du haut en pains chauds en même temps qu'on défourne en bas une quantité sensible*,., ment équivalente de pains qui, par le jeu naturel de ces alternances, lorsque l'appareil et en régime, sortent sensiblement froids.
<Desc/Clms Page number 3>
Pour assurer la continuité de l'opération, on peut tuiliser, comme pour le chauffage de l'air dans les appareils Cowper, deux appareils l'un au vent., l'autre au remplissage et vidange de pains, On peut aussi se ser- vir d'un seul appareil muni de sas d'introduction et de vidange.;
La disposition ci-dessus indiquée convient précisément au chauffage de l'air de combustion des hauts. fourneaux.
Dans ce cas l'appareil de chauffage devant être en pression, il est nécessaire) au moment de la mise au vent., d'obturer d'une façon étanche les orifices d'en- trée et de sortie des pains.:
Au contraire, si l'air à chauffer n'a besoin que d'une très faible pression, ou même peut être en des* pression, comme cela serait le cas des foyers industriels tels que foyer de chaudières, four métallurgique, l'ap- pareil de chauffe peut être encore plus simple et être constitué par le refroidissoir lui-même de la machine à couler les pains, qu'il suffit d'enfermer dans une gaine avec volets mobiles à l'entrée et à la sortie,
Le réchauffeur d'air fonctionne alors comme les appareils connus en métallurgie sous le nom de fours poussants,
A titre d'exemple le dessin ci-annexé représen- te de manière schématique des appareils suivant l'inve.. tion agencés l'un en Cowper, l'autre en four poussant,
La fig, 1 est une coupe verticale de l'appa- reil genre Cowper.
La fig, 2 est une coupe longitudinale de l'ap- pareil genre "fourpoussant",
<Desc/Clms Page number 4>
La fig. 3 est une vue en plan de ce dernier.
En référence à la fig. 1, l'installation com- porte deux silos 1 semblables isolés calorifiquement par un revêtement réfractaire approprié, dont l'un seulement est représenté au dessin.
Ce silo comporte une ouverture 2 avec trémie 3, à la partie supérieure, pour le chargement des pains et une seconde ouverture 4, à la base, pour la vidange.
Les pains de laitier en provenance d'un dispo- sitif à couler suivant le Brevet antérieur précitée arri- vent au droit de l'ouverture supérieure 2, sur des rou- leaux entraîneurs 6 et tombent automatiquement dans le silo, où ils forment une masse 7, dont on se propose de récupérer la chaleur.
A cet effet, cette masse est traversée, de bas en haut, par un courant d'air qui entre froid à la base du silo, sur un côté, par un conduit 8 protégé intérieure- ment par un écran 8a; cet air s'échappe, du côté opposé à la partie supérieure., par un conduit 9, qui le dirige dans un appareil d'utilisation lequel peut fonctionner sous pression, (haut-fourneau, par exemple).
Pour éviter que la pression du courant d'air et par suite celle du haut-fourneau ou autre appareil d'utilisation, ne tombe pendant l'ouverture des orifices de chargement ou de déchargement, les ouvertures 2 et 3 et les conduits 8 et 9 sont munis de vannes 10 qui per mettent d'alterner les opérations de ventilation, d'une part, et de chargement et déchargement des pains dtautre part,'
<Desc/Clms Page number 5>
EMI5.1
De cette façon ltétanchéité de l'ensemble sous pression est assurée,.
Pour obtenir le continuité de la récupération,, on peut alterner le fonctionnement des deux appareils de
EMI5.2
1 i 3,ns tallat i on.
Les pains sont déchargés froids et transportés dans des wagonnets 11 qui se déplacent sur des rails pas-- sant entre les montants métalliques 12 du silo sous l'ou- verture de vidange 4,'
Les fig. 2 et 3, se rapportent à un appareil fonctionnant à la façon d'un four poussant et alimenté par un dispositif à couler le laitier en pains suivant le Bre- vet antérieur précité.
Le courant d'air à réchauffer passe dans une chambre 13 en terre réfractaire renfermant le dispositif
EMI5.3
refroidissoir.
Celui-ci est constitué par une suite de rou- leaux 14 formant un chemin sur lequel sont entraînés les pains suffisamment consistants 5 à leur sortie des augets ou moules 15 portés par la plaque tournante 16, ou
EMI5.4
dispositif mobile anal-oguaii,
Suivant la disposition connue, le fond 15a des augets 15 est solidaire d'une tige 17 qui se déplace verticalement sous l'effet d'un galet 17,,% passant sur une rampe fixe 18; cette rampe soulève à la fois un nom- bre quelconque de pains, par exemple trois, et les présen- te ainsi à Inaction d'un poussoir 19 à mouvement alterna- tif dont les déplacements sont conjugués par un système de bielles avec ceux de la tige 17 t du fond amovible 15a des augets.
<Desc/Clms Page number 6>
Ce poussoir porte une came 20 dont Inutilité sera expliqée plus loin.
Le courant d'air arrive dans la chambre 13 par un conduit 21, passe le long du parcours suivi par les pains, et s'échappe par un conduit collecteur 22, dispo- sé à l'autre extrémité.
Ces conduits peuvent être fermés, à volonté au moyen de volets 23,
La chambre 13 comporte à ses extrémités des chambres auxiliaires ou sas 24 et 25 avec portes ou re- gistres, qui assurent l'étanchéité de cette chambre 13 tout en permettant l'enfournement automatique et régu- lier des pains en 24 et le déchargement en 25 des pains dans les wagonnets 11.
Le sas 25 comporte un registre de vidange 26 et un registre 27 du côté de la chambre 13.
Les pains refroidis s'accumulent dans le sas 25, et il est évident que lorsqu'on veut décharger le contenu de ce sas dans un wagonnet, il est nécessaire de fermer auparavant le registre 27,
Le sas d'enfournement 24 comporte lui aussi deux registres 28 et 29 et un dispositif est prévu pour que le registre dtentrée 28 ne puisse s'ouvrir avant que le registre de sortie du sas 29 ne soit fermé, et réci- proquement.
La. commande de ces registres est obtenue à l'aide de la came 20, portée par le poussoir 19.
Cette came agit sur un rouleau 31 monté au bout d'un bras 32 qui est articulé sur un axe fixe 33 et qui est soumis à'llaction d'un contrepoids 34.
<Desc/Clms Page number 7>
Ce bras 32 est relié par une bielle 35 à une manivelle 36, montée sur un arbre 37,
Sur cet arbre est claveté un balancier 38 dont les extrémités s'engagent respectivement dans des étriers 39 et 40 formés par la partie supérieure de chacun des registres 28 et 29.
La figé ( montre en 41 des pains à introduire dans la chambre 13; ces pains se trouvent à leur posi- tion hante, prêts à être poussés dans le sas 24. Immé- diatement avant l'introduction les 'différents organes se sont déplacés des positions représentées en traits mixtes sur la fig. 2., jusqu'aux positions représentées en traits pleins.'
Au début de la poussée des pains, le registre 28 est fermé et le registre 29 ouvert pour le passage des pains précédents du sas dans la chambre.
Le poussoir s'avance alors sous la commande d'un mécanisme connu, ne faisant pas partie de cette in- vention, de sorte qu'il pousse les pains 41; en même temps le bras 32 est poussé par l'extrémité antérieure de la came 20.
Ce déplacement du bras 32 se traduit par une oscillation du balancier 38 dans le sens de la flèche f; cette oscillation provoque la descente du registre 29 qui'tombe dans sa position de fermeture (l'étrier 40 passe de la position à la position a1),
Les deux registres 28, 29 sont à ce moment fermés,, le bras opposé du balancier n'ayant pas encore atteint la branche supérieure de l'étrier 39; les pains 41 approchent de l'ouverture du sas 24.
<Desc/Clms Page number 8>
Le mouvement du poussoir continuant* le re- gistre 28 est ouvert. A ce moment, le rouleau 31 du bras
32 monte sur le dessus de la came 20 et est ainsi main- tenu soulevé pendant le restant de la course du poussoir, de sorte que le registre 28 reste ouvert tandis que les pains s'avancent sur les rouleaux 14.
Pendant le retour du poussoir) les opérations inverses se produisent : le registre 28 se ferme, puis le registre 29 s'ouvre et laisse passer les pains 41. qui sont entraînes à travers la chambre 13.
Ilest bien entendu que les installations, les appareils et les dispositifs qui viennent d'être décrits ne sont donnés qu'à titre d'exemple et qu'on peut sans s'écarter de l'invention} modifier, de toute façon con- venable, d'une part la suite et la pratique des opéras tions et d'antre part la forme, le nombrela disposition et le montage des différents appareils et organes emplo- yés.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.