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" Fabrication de cylindres de laminoirs."
Cette invention concerne un procédé de fabrication de cylindres de laminoirs, galets de dressage ou autres pièces a- nalogues, qui ont à supporter de grandes fatigues tout en é - tant assujettis à une forte usure à des températures différen- tes.
Les cylindres et galets employés jusqu'ici et qui pré- sentent une résistance à l'usure plus ou moins satisfaisante, sont fabriqués d'une seule pièce d'un métal spécial de quali- té, forgé, coulé et trempé.
Le rendement de ces pièces est très peu économique, é- tant donné qu'une petite zone seulement de la cannelure tra- vaillante entre en considération, c'est-à-dire que, de toute lapièce fabriquée d'un métal spécial et assez coûteux, il n'y a qu'une faible partie utilisée pratiquement.
D'après l'invention le corps de cylindre peut être d'une
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matière résistante de qualité ordinaire et peu coûteuse, dont les cannelures qui travaillent sont seules d'un métal de qua - lité, d'une dureté spéciale à l'usure. Ce métal dur est appli- qué sur le corps du cylindre par soudure à l'arc de telle sor- te que la couche en soit uniformément épaisse suivant le tracé de la cannelure.
Le dessin annexé montre plusieurs cylindres réalisés suivant ce mode de fabrication :
Fig.l représente un cylindre à cannelures où la couche dure est hachurée.
Fig.2 représente un cylindre à poutrelles d'un train u- niversel.
Fig. 3 représente un cylindre à table lisse.
Fig.4 représente le trèfle du cylindre de la fig.3.
Fig.5 représente un galet de dressage pour fers corniè- res.
Dans les cylindres, galets de dressage et autres pièces analogues représentés par ces figures et fabriqués d'après l'in- vention, contrairement à la fabrication actuelle où toute la pièce doit être d'un métal de première qualité et coûteux, il n'y a que la zone de la cannelur.e a qui soit faite de matière de toute première qualité, appliquée par soudure au corps de cylindre b.
Ce corps b est d'un métal de qualité ordinaire, assez résistant à la rupture mais d'une dureté moindre que celle de- mandée à la cannelure.
L'application du métal dur de la cannelure s'effectuant à grande vitesse, une augmentation de température au corps b ne se présente guère, de sorte qu'il ne peut y exister des ten- sions amenant la casse.
Les cylindres, galets et autres pièces analogues, réali- sés d'après l'invention sont plus résistants que tout autre cy- lindre, galet, etc'...fabriqué d'une seule pièce et d'un seul mé-
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tal, car, il a été reconnu que ces aciers spéciaux ou fontes @ trempées restent toujours susceptibles ¯,au bris.
Ensuite, les cylindres, galets, etc...fabriqués d'après l'invention donnent une résistance beaucoup plus efficace à l'usure, étant donné qu'on choisit pour la zone de travail, un métal plus dur et plus résistant aux températures, ces duretés étant pratiquement impossibles à réaliser dans la fabrication ordinaire.
Enfin, on peut encore renouveler à volonté cette partie travaillante de la cannelure, fait très important pour la vi- talité et le rendement du cylindre.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé de fabrication de cylindres, galets de dres- sage ou autres pièces analogues, caractérisé par le fait que sur le corps de cylindre en métal ordinaire, non spécialement dur, une couche de métal dur et résistant à l'usure est appli- quée par soudure et formant les cannelures et parties travail- lantes.