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" ASPIRATEUR STATIQUE"
La présente invention concerne l'aspiration des fluides à partir d'un courant de fluide aspirateur.
On a déjà réalisé, notamment pour améliorer le tirage des cheminées ou pour aérer les locaux, de nombreux types d'aspi- rateurs qui entrent en action lorsqu'ils sont frappés par des courants atmosphériques. Des appareils sont surtout efficaces lorsqu'ils sont frappés par des courants atmosphériques dont la direction générale est normale au déplacement du fluide
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aspiré. Il n'en est pas de même lorsque les courants atmosphériques sont nettement obliques par rapport au sens de déplacement du fluide aspiré c'est-à-dire, en pratique, obliques par rapport à l'axe général, de la conduite d'appel du fluide aspiré.
Dans le cas de courants nettement obliques et plongeants,il se produit généralement des refoulements dans la conduite d'appel du fluide aspiré.
L'invention se propose de remédier par des moyens extrê- mement simples, aux inconvénients ci-dessus et, à cet effet, a pour objet un aspirateur statique dénommé "l'Aérodyne" oarao- térisé principalement par la combinaison, avec une ou plusieurs colonnes d'appel du fluide aspiré, d'au moins une enceinte dont la directrice est une ligne polygonale ou une courbe fermée et la génératrice une ligne brisée ou une courbe dont la convexité est tournée vers l'extérieur, cette enceinte étant ouverte au moins à ses parties supérieure et inférieure.
Un aspirateur ainsi défini se prête à des formes de réalisation variables qui peuvent différer entre elles surtout par: a) La forme de la courbe génératrice de le ou des enceintes. b) Le nombre d'enceintes. o) La présence ou l'absence d'ouvertures autres que celles supérieure et inférieure.
Une enceinte ovoïde répond à la définition ci-dessus. Elle est avantageuse dans tous les cas, car elle répond aux conditions suivantes : a) Elle présente toujours un élément de surface normal à la direction du vent qui:, par suite, fait apparaître une défleotion maximum d'où. résulte une zone de dépression maximum. b) Quelle que soit la direction du vent, la déflection, et par suite la zone de dépression restent maxima.
On voit que, dans ces conditions', il est toujours possible de répartir les ouvertures ménagées dans l'enceinte, pour la sortie du fluide aspiré, de telle sote qu'un nombre suffisant d'antre elles soit placé dans la zone @e dépression maxima,
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/ quelle 'que soit l'incidence du vent.
Le dessin annexé représente,à titre d'exemple seulement, diverses formes de réalisation de l'aspirateur objet de l'inven- tion.
La Fig. 1 est une vue en coupe axiale d'une première forme de réalisation de l'aspirateur.
La Fig. 2 est une vue en plan correspondante.
La Fig. 3 est une vue similaire à la fige 1 montrant la répartition des filets d'air dans le cas d'un courant atmosphère que plongeant.
La Fig. 4 est une élévation d'une deuxième forme de réalisation de l'aspirateur.
Les Figs. 5 et 6 sont respectivement une section axiale et une vue extérieure de variantes d'sxéoution.
Les Figs. 7, 8 et 9 sont des sections axiales d'aspirateurs perfectionnés.
La Fig. 10 montre en élévation, un aspirateur-aérateur pour véhicules automobiles ou pour paquebots.
La Fig. 11 montre un aspirateur-aérateur lumineux.
La Fig. 12 représente une forme d'applications de l'invention à une lampe à flamme, en vue de protéger celle-ci contre les courants d'air* '
La Fig. 13 montre une section axiale d'un aspirateur pourvu de moyens d'arrêt des eaux de pluie.
La Fig. 14 est un aspirateur signalisateur pour véhicules automobiles, cet aspirateur étant représenté en section axiale horizontale.
Comme.indiqué plus haut, l'aspirateur est constitué par la combinaison d'au moins une enceinte à génératrioe constituée par une ligne brisée ou conrbe à convexité tournée vers l'extérieur, et d'un ou plus@an@s conduits d'appel du fluide aspiré, la directrice de l'enceinte étant une ligne polygonale ou courbe fermée. ,
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Dans la généralité des cas, il ést avantageux d'admettre une circonférence comme directrice de l'enceinte qui devaient alors une surface de révolution.
Dans l'exemple représenté par les figs. 1 à 3, l'enceinte 1 est en principe constituée par une zone sphérique dont les plans parallèles sécants sont situes de part et d'autre du ce@- tre de la sphère,,ou bien la génératrice peut être un arc de cercle dont le centre n'est pas sur l'axe de génératrice A-A.
Une telle enceinte peut être obtenue en toute matière ap- propriée; en tôle, en métal coule, en céramique, en ciment,etc..
Elle s'adapte sur un conduit d'appel 2 du fluide aspiré et s'y fixe par des languettes 3 qui ménagent entre elles des ouvertures 4 d'accès à l'intérieur de l'enceinte 1, ouverts d'autre part, à sa partie supérieure* La conduire 2 d'aspiration du fluide débouche à l'intérieur de l'enceinte 1 à une hauteur qui n'est pas indifférente aux conditions de fonctionnement; cette hauteur est déterminée expérimentalement pour chaque type d'aspirateur.
Lorsque l'aspirateur ainsi constitué est immergé dans un courant d'air de direction horizontale, ou plus généralement normale à l'axe de génération de l'enceinte 1, les filets d'air frappent cette dernière et sont rejetés suivant les lignes 5 (figs. 1 et 2) en ménageant des zones de dépression dans lesquelles débouchent les ouvertures 6 et les orifices 4. Le fluide aspiré est appelé dans ces zones de dépression suivant les flèches 7.
Lorsque le courant d'air est oblique et plongeant (fig.3) les filets d'air suivant les courbes 5 en pénétrant en partie à l'intérieur de l'enceinte 1 par l'ouverture supérieure 6.
Deux zones de dépression s'établissent en 8 et 9, et le fluide aspiré, seul ou mélangé au courant d'air aspirateur, sort à travers les lumières 4. Pour un courant d'air oblique ascendant, le fonctionnement de l'aspirateur se rapproche de celui exposé
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pour les figs. 1 et 2, à propos du cas d'un courant d'sir horizontal, l'ouverture 6 tout entière débouchant alors dans une zone de dépression ainsi qu'une partie des lumières 4. Dans tous les cas, le fonotionnement de l'appareil est assuré sans refoulement dans la ou les conduites 2 d'appel (la fluide aspiré.
La Fig. 4 montre un aspirateur dont la génératrice est une portion de courbe da genre parabole dont la courbure maximum est au-dessus des orifices 4. La conduite d'appel 2 débouche à l'intérieur de l'enceinte 1 sous forme d'un ajutage conique dont la partie externe est adaptée pour s'emboîter et se fixer sur des conduites d'appel (cheminées on tuyaux d'aération déjà existants).
La fige 5 montre an aérateur dont l'enceinte 1 est pourvue, à sa partie inférieure, d'une jupe la à génératrioe reotiligne ou de courbure opposée à celle de la génératrice de l'enceinte 1 proprement dite. Cette disposition permet d'accentuer, dans le cas de courante d'air dirigés horizontalement, la dépression au voisinage des orifices 4.
Dans l'exemple illustré par la fig. 6, l'enceinte est double. L'enceinte interne 1 qui est en principe analogue à celle des appareils qu'on vient de décrire, est pourvue, sur tout son pourtour, d'orifices ou lumières 4a qui débouchent dans l'espace compris entre l'enceinte 1 et une deuxième enceinte la fixée à la première par des entretoises espacées 9. La génératrioe de cette seconde enceinte la est de préférence une courbe à convexité tournée vers l'extérieur. Avec une telle disposition, les lumières 4a sont toujours placées dans une zone de dépression pour un courant d'air sensiblement horizontal.
Cette forme de réalisation qui n'a pas la simplicité avantageuse des exemples de réalisation à enceinte unique est indiquée pour montrer le, diversité des dispositions auxquelles on peut recourir pour la mise en oeuvre des caractéristiques principales définissant l'invention.
Un avanta,ge- important des aspirateurs établis en
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conformité avec les caractéristiques principales exposées plus haut, réside dans le fait que la pluie ne peut pénétrer dans la ou les conduites d'appel 2. La présence d'un chapeau protégeant complètement l'ouverture supérieure 6 est par conséquent inutile, ce qui constitue un avantage important; o sait en effet que les chapeaux interviennent pour contrarier la répartition utile des filets du fluide aspirateur ,et déplacer, en les réduisant, les zones de dépression essentielles au fonctionne. ment optimum de l'aspirateur.
Il est facile de se rendre compte par l'examen des figs.
1, 2 et 3 que la pluie ayant tendance à pénétrer dans l'enceinte 1, à travers l'ouverture 6, est toujours rejetée contre la face interne de cette enceinte d'oÙ elle s'éooule à l'extérieur, à travers les lumières 4.
Four que les aspirateurs puissent fonctionner avec un vent moteur absolument plongeant, on dispose, intérieurement ou extérieurement à l'enoeinte, un ou plusieurs déffectenre,
Dans l'exemple de la fige 7, on a disposé un déflecteur 10 dont la forme peut âtre, en principe, celle d'une carotte conique, à pointe orientée vers le haut et soutenue par rapport à l'enceinte 1 au moyen de bras étroits 11. Cette carotte peut être de dimensions réduites et constitue un obstacle négligeable aux courants ascendants qui proviennent de la conduite d'appel 2.
Dans le cas d'un vent absolument plongeant, les filets d'air sont rejetée dans le sens des flèches, ménageant une zone centrale d'appel et le mélange vent moteur et fluide aspiré est évacué par les lumières 4.
On peut d'ailleurs augmenter facilement les effets du déflecteur, sans créer d'obstacle appréciable à l'asoension du fluide aspiré, dans le oas de courants moteurs obliques ou horizontaux. Pour ce faire, on peut recourir à l'exemple de réalisation illustré par la fig. 8, et dans lequel le déflecteur est fractionné en au moins deux parties, une partie
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supérieure ou pointe 10, et un on plusieurs anneaux inférieurs' 12 convenablement soutenus par rapport à l'enceinte, ainsi que la pointe ou oarotte 10, au moyen du bras 11 aussi étroits que possible. Les sens respectifs des filets des fluides moteur et aspiré, sont indiques par les flèches dans le cas d'un courant moteur absolument plongeant.
On peut aussi réaliser des aspirateurs dans lesquels le déflecteur fait corps aveo l'enceinte 1 (figs. 9 et 13). Dans ce cas, l'ensemble de l'enceinte 1 est an ovoïde qui répond aux conditions énoncées. L'ovoïde est fermé à sa partie supérieure par une calotte 9) à sa partie inférieure sur la conduite d'appel 2 en ménageant autour de celle-ci des ouvertures 4 de sortie du fluide aspiré. Des ouvertures sont aussi ménagées à la base de la calotte la et cofrospandent à l'ouverture 6 des exemples déjà. décrits. On voit que, aveo un aspirateur ainsi réalisé, un vent plongeant frappe toujours normalement une zone de la calotte la ou de l'enceinte 1; il se produit de ce fait une zone de déflection maximum et, par suite, de déprssion également maximum, dans laquelle zone sont ton- jours situées des ouvertures 48 ainsi que. éventuellement, des ouvertures 4.
Dans l'exemple de la fige 13, la paroi 1 est surmontée par une collerette tronconique lb, au-dessus de laquelle est placée la calotte la, les ouvertures 4a sont constituées par deux ouvertures annulairess. Il est en outre prévu des rsbords ld rabattus vers le bas afin d'empêcher que l'eau de plaie qui mouille les surfaces 1 et lb ne soit entraînée par le vent à l'intérieur de l'appareil.
Les aspirateurs conformes aux caractéristiques qui définis' sent l'invention, peuvent être groupés en nombre quelconque pour aspirer dans une conduite d'appel unique.
En perticulier, on peut réeliser un aérsteur pour véhi- cules (voitures de chemins de fer, automobiles) ou pour
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paquebots. Un tel exemple de réalisation est montré par la fig, 10, et comporte une colonne d'appel verticale 2 fixée sur la toiture d'un véhicule ou sur la paroi de l'enceinte à aérer, et une conduite transversale 2a, en communication avec la pre- mière, et aux extrémités de laquelle sont disposées deux eneein- tes 1 d'un type décrit plus haut. Cet aspirateur constitue un nouveau produit industriel qui est évidemment du domaine de l'invention.
En employant une matière transparente telle que le verre pour constituer l'enceinte 1, on réalise de nouveaux produits industriels qui sont à la fois des aspirateurs et signaux lumi- neux à feux fixes ou intermittents utilisables, en particulier, pour la publicité.
Ainsi, on peut disposer une lampe électrique à la place d'un déflecteur tel que de la de la fige 3. Cette lampe 13 (fig, 11) dont l'ampoule peut affecter toute forme appropriée, se fixe par son culot dans une douille 14 et joue à le fois le rôle de déflecteur et de source lumineuse éclairant l'en- ceinte transparente 1. Les connexions de la lampe avec la ligne d'alimentation en courant peuvent être établies de toute ma- nière appropriée. Dans l'exemple de réalisation d'un aérateur tel que montré par la fig. 14, l'enceinte 1 en tôle reçoit une lampe électrique 17 supportée par une monture fixée à la ca- lotte la et disposée dans un conduit 18 en tôle dont les deux extrémités reçoivent des lentilles ou verres 19 convenablement fixés à la paroi 1 et qui peuvent être colorés pour former signaux lumineux.
La lamp@e 17 est alimentée en courant par une ligne 20. Les enceintes 1 peuvent porter, si on le désire, des indications publicitaires éclairées par la ou les sources lamineuses disposées à l'intérieur des aspirateurs-aérateurs.
Une application intéressante de l'invention est illustrée par la fige 12. L'enceinte 1 est établie en verre et consti- tue le globe d'une lampe 15. La calotte la peut être faite
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de métal et fixée sur l'enceinte de verre 1, par tous moyens appropriés, L'enceinte 1 comporte les ouvertures 4 et 4a de l'enceinte montrée en fige 3 et une cheminée 21 d'appel d'air pour la flammeCette cheminée correspond à la conduite 2 des exemples déjà déorits. L'enceinte 1 est pourvue d'une monture de métal 17 qui permet de la monter sur la lampe 15 et de por- ter celle-ci. L'avantage d'une lampe ainsi perfectionnée est évident.
La flamme est toujours protégée oontre les courants d'air, quelle que soit leur direction. et toujours alimentée en air de combustion*
Les aspirateurs dont on vient de décrire quelques exemples de réalisation peuvent être d'une seule pièce avec le conduit d'appel du fluide aspiré on rapporté sur celui-ci.
L'invention comprend notamment dans son cadre, à titre de nouveaux produits industriels, des enceintes du genre décrit établies pour être posées sur des cheminées en tôle ou en céra- mique déjà existantes, pour activer l'aspiration dans ces der- nières.
L'application des aspirateurs objet de l'invention s'est évidemment pas limitée aux cheminées d'évscustion des famées, ou aux conduits d'aération de locaux. Ces aspirateurs conviens nent, plus généralement, à tous les ces où il est requis d'as- surer l'appel d'un fluide en tirant parti du déplacement, na- turel ou forcé, d'un autre fluide.
REVENDICATIONS.