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Procédé de fabrication d'un nouveau béton propre à l'obtention ,,,de matériaux de construction tels que, notamment, des briques, dalles, tuiles et analogues.
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Les bétons ordinaires connus consistent en une association de gravier ou de sable avec du ciment, Géologiquement parlant ils représentent une fois durcis des agglomérats ou des grés calcaires artificiels.
Le nouveau béton qui fait l'objet de l'invention consiste en une combinaison du ciment avec l'argile et une fois durci se classe plutôt comme une pierre meulière artificielle, c'est-à- dire une pierre silico-calcaire très solide.
La grande solidité des matériaux produits avec ce nouveau béton résulte des réactions chimiques durant la prise du ci- ment et après cette dernière.
L'argile (hydrosilicate d'alumine) intimement malaxée avec le ciment (mélange de silicate d'alumine anhydre et d'oxyde de calcium) devient un hydrosilicate double d'alumine et de calcium.
L'excès d'oxyde de calcium du ciment se transforme insensible- ment en carbonate, sous l'action de l'air.
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Le durcissement comporte donc deux phases: la, première qui est la plus importante comprenant ce que il on nomme la prise. de ciment (formation de 11 hydrosilicate double d'alumine et calcium), la seconde plus lonte, la. traformation progressive de il oxyde de calcium en carbonate,
Une fois la première phase achevée (5 ou 6 jours) les maté- riaux peuvent être employés, le durcissement se poursuivra.
Les argiles les moins calcaires sont préférables, telles les argiles figulines et les argiles plastiques, Les expériences ont toutefois prouvé que les marnes silicieuses et en générale toutes les argiles donnent de très bons résultats.
Les ciments employés doivent être de préférence, les ci- ments dits "Portland" à mouture très fine et de fabrication récente.
Les proportions des deux matières sont très variables et dépendent essentiellement de leur nature.
Le procédé qui fait l'objet de cette invention consiste es- sentiellement à malaxer les argiles dans un malaxeur et à addi- tionner cette argile en cours de malaxage, d'abord d'eau, en quantité strictement limitée au nécessaire pour l'humecter et 11 amener à la consistance d'une pâte à modeler très ferme, en- suite de ciment hydraulique à il état pulvérulant, les additions se faisant très progressivement, celle de l'eau par arrosages réglés de fagon que cette eau puisse être absorbée au fur et à mesure de son ajoute;
celle du ciment par saupoudrage, la pâte une fois homogène étant moulée avec ou sans pression, mais de préférence sous pression, et les produits moulés étant soumis au durcissement par empilage compact, et éventuellement arrosage à l'eau, les deux dans la mesure compatible avec la forme des produits et les conditions locales.
11 addition d'eau sera plus ou moins importante selon il état hygrométrique de 1 argile employée, et elle pourra même être supprimée dans le cas d'argile très mouillée, mais l'humidifi- cation devra être toujours très progressive et limitée au strict nécessaire pour atteindre par malaxage la consistance
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d'une pâte à modeler très ferme en évitant tout excès même mo- mentané, de nature à produire un état boueux.
Pour les matières fabriquées ne devant subir aucune pression, l'excès d'humidifi- cation ne sera cependant pas nuisible, le durcissement en sera seulement plus lent, pour autant cependant que le ciment n'ait pas été noyé. L'addition de ciment sera aussi réduite que possi- ble en vue d'abaisser le prix de revient des produits, mais tout en restant suffisante pour se répartir dans toute la masse, as- surer un durcissement homogène de celle-ci et donner un produit qui ne soit ni trop poreux ni délinquescent; elle sera réglée en tenant notamment compte:
a) - De la qualité de l'argile employée, une argile trop grasse comme une argile trop calcaire nécessitant une addition de ciment plus grande qu'une argile de qualité moyenne, b) - De la pression disponible pour la fabrication des ma- tériaux, le simple moulage sans pression demandant un dosage de ciment diffèrent dont la proportion pourra décroitre au fur et à mesure qu'augmentera la pression de moulage. Les essais aux- quels il a été procédé ont démontré que l'addition de ciment dans les proportions approximatives de 20 à 30 parties en volume pour 80 à 70 parties en volume d'argile donne de bons résultats.
Bien que tous les ciments hydrauliques puissent en principe servir à la réalisation du procédé, les meilleurs résultats ont été obtenus avec des ciments "Portland" à prise lente, qui per- mettent notamment de travailler de plus grandes masses dont le malaxage doit être plus prolongé pour réaliser l'addition et le mélange progressifs de la quantité utile de ciment.
L'invention porte aussi sur les produits obtenus par ce pro- cédé et est susceptible de modifications comme d'amplifications.
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