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Perfectionnements ayant trait aux appareils pour ltapplica- tion de minces couches uniformes de liquides sur des surfaces
Dans le développement de phototypes modernes (c'est-à dire de diazotypes), on étend souvent et avec grand avantage sur toute la surface une mince couche uniforme d'un r0vélateu liquide, c'est-à-dire une solution d'un alcali, une solution d'alcali et d'un composant de colorant azoïque ou une solution neutre d'un composant de colorant azoiue mélangé ou non avec des sels, sels modérateurs (buffer salts) produits em- pêchant le jaunissement, produits d'encollage. Bans ce procède il est de grande importance que la couche soit uniforme et excessivement mince et qu'elle puisse être appliquée sans frottement.
Il est également important que le révlateu ne porte que sur le côté de l'épreuve qui doit être dxvelopé et
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non sur l'autre côté. On connaît des appareils qui effectue cette opération avec un certain degré de perfection, par exemple celui décrit dans le brevet belge No 353.508 du 14 Août 1928, au nom du même inventeur, et qui sont déjà sur le marché.
De semblables appareils sont cependant assez compli- qués et coûteux et du fait par exemple que le travail est effectué par deux rouleaux pressés l'un l'autre, ils ont cet inconvénient qu'il se forme parfois des plisou autres dé- fectuosités. En outre, le révélateur au début de la feuille à développer vient en contact avec l' envers.
Tous ces défauts sont pratiquement entièrement sup- primés par l'emploi d'un appareil excessivement simple et bon marché.
Le fonctionnement adéquat de ce petit appareil est basé sur le fait qu'il est possible de déposer une couche ex- cessiement minc'e et uniforme de liquide au moyen d'un seul rouleau, et donc absolument sans pression.
La feuille de papier ou autre matière qui doit être développé passe dans l'appareil sur le rouleau qui entraîne le lequide par sa propre rotation.
La feuille à développer suit le rouleau (apparemment appliquée sur sa surface par des force capillaires remarqua- blement :élevées) sur une partie de sa circonférence, par exemple de 1/8 à 1/20 et lorsqu'elle quitte la surface du rou- leau, une couche très mince et parfaitement uniforme de liquide reste sur elle, le liquide n'étant donc pas entraine par elle
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sous forme de gouttes ou de traînées. Il est remarquable @ que pendant le temps de contact relativement court, le li- quide soit si bien entrafné par la surface qui doit être développée et ce sans qu'aucune pression soit exercée dessus.
Il va sans dire que cette surface doit aussi coopérer, c'est- à-dire qu'elle ne puisse pas refouler le liquide parce que trop glissante ou trop dure ou trop fortement collante, ou par manque complet de pouvoir absorbant; le liquide lui-même doit aussi être entraîné plus ou moins facilement. Le liquide par exemple ne doit pas avoir une viscosité' trop élevée:
Il semble que les forces capillaires soient si grandes qu'elles effectuent tout ce qu'on supposait devoir être opé- ré mécaniquement dans les anciens appareils.
La nature de la surface du rouleau joue un grand rôle. Ce rouleau est de préférence choisi en une matière mo- mince dérément dure, insi un rouleau en métal recouvert d'une\couche de caoutchouc mou travaille bien mieux qu'une surface dure en métal, en ébonite ou en verre. Il faut aussi de préférence que la surface soit rugueuse et non glissante: Elle ne doit pas être grasse.
On peut avec avantage rendre % nouveau rugueuse la surface usagée du revêtement mince en caoutchouc mou d'un rou- leau dur, en la traitant par exemple avec du. papier d'émeri fin. La circonférence et le diamètre du rouleau influencent aussi le résultat.
On emploie de préférence des rouleaux d'un diamètre de #à 4 c/m, ce qui est d'une importance particulière pour des feuilles minces et molles. Tour une matière plus épaisse
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et plus grosse, on peut donner aux rouleaux un plus Grand diamètre. On peut régler par exemple le diamètre du rouleau de manière qu'il fonctionne bien pour un certain emploi dans des limites déterminées pour des feuilles minces aussi bien que pour des feuilles épaisses. poru Ces limites sont de 40 à 150 gr. par m2 /des papiers à phototypes et par conséquent, on peut très bien utiliser un rouleau d'un diamètre de 3 à 4 c/m.
L'appareil qui consiste en principe en un seul rouleau, tournant dans un bac, est complété par un dispositif convenable qui rend facile d'amener en contact les feuilles avec le rouleau, un peigne par exemple dont les dents sont écartées l'une de l'autre de 1/2 à 2 c/m et qui appuie obliquement sur le rouleau, ou bien quelque cho- se de similaire. Ce peigne oblige aussi la feuille à venir des le début en étroit contact avec la surface du rouleau de sorte que si on emploie des feuilles pliées ou roulées, il ne se produira pas d'irrégularités. On peut aussi adapter un dis- positif simpl'e pour enlever le papier de sur le rouleau, par exemple sous forme d'un peigne à dents distantes de 5 à 10 c/m.
En outre, il est pratique de relier le bac à un réservoir contenant le liquide révélateur de telle ,lanière que le niveau dans le bac est maintenu automatiquement constant, la connexion étant basée par exemple sur le principe bien connu du vase de Mariette.
L'appareil est représenté dans le dessin ci-joint.
Dans. le dessin, la lettre a désigne le rouleau, b le papier, c un peigne en celluloid qu'on amené en ou hors de contact avec le papier sur le rouleau au moyen de tiges e pivotant sur un axe ±.1 désigne une table sur laquelle est cjnduie le
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papier, ± est un dispositif pour enlever le papier de sur le rouleau et qui peut être par exemple un -peigne en cellu- loid qui empêche le papier d'être entrainé tout autour du. rouleau, h désigne un bac dans lequel tourne le rouleau a et qui est rempl de liquide révélateur, dont la surface est mainteue à un niveau déterminé par le fait que le bac est reliépar un robinet!.
ouvert un vase fermé 1. Quand tout le liquide révélateur a été utilisé, on ferme le robinet!, le vase 1 est ouvert, rempli nouveau, fermé et placé dans sa position primitive, après quoi on ouvre le robinet..On peut aussi.adapter un dispositif de séchage qui consiste en une grille électrique, un rouleau chauffe, un dévidoir chauf- fé ou quelque chose d'analogue de sorte que l'appareil donne des épreuves parfaitement sèches. L'appareil de séchage peut être muni ou non d'un dispositif transporteur particulier.
Le mouvement peut provenir du rouleau, par exemple en l'ac- tionnat à la main ou par un petit électromoteur, mais le mou- vement peut aussi provenir de la feuille à développer qui est alors déplacée 9 la main ou autrement sur le rouleau et qui dans son déplacement entraîne le rouleau avec elle par suite de la grande adhérence et sans frottement. En utilisant une petite table d'evant et derrière,$' le rouleau, on -favorise un travail efficace. Quand on emploie des feuilles minces et mol- les, la feuille est mise de préférence sur le rouleau arrêté faible , et a une/distance sur le dispositif d'enlèvement. A cet effet, le peigne d'alimentation est fait de manière 4 pouvoir bascu- ler vers le haut. Après avoir mis la feuille en place,on fait basculer le peigne vers le bas et l'appareil est mis en marche d'une des manières mentionnées ci-dessus.
Par ne moyen, on empêche les feuilles minces et molles d'adhérer au rouleau et
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de s'enrouler autour ainsi que de passer sous le dispositif d'enlèvement. Une petite bandeau commencement de la, feuille (qui reste sans être développée) est alors sacrifiée. La quantité de liquide qui est déposée dépend de la vitesse de l'appareil. Si celle-ci est faible, la quantité Est petite, en dtautres termes la couche est mince; si la vitesse est élevée, la quantité de liquide est grande, en d'autres ter- mes la couche est épaisse. Elle est cependant partout uni- forme, excepté à de très grandes vitesses. Des vitesses de 1/2 6 mètres la minute (vittese cironférenelle du rouleau) peuvent certainement être utilisées.
Les appareils se font jusqu'à 120 c/m de largeur (longueur du rouleau) c'est-à-dire qu'ils sont appropriés aux plus larges feuilles existantes. La longeur des feuilles qu'on peut y passer est illimitée en prncipe, mais en prait que de 5-10 mètres. Ilfaut que le rouleau soit exactement cy- lindrique mais sans qu'il soit besoin de le finir mieux qu'une pièce de tour normale, des barres étirées ordinaires ou des tubes sont même suffisants. Par exemple,il n'est pas besoin que la couche de caoutchouc mince et mou soit'finie avec plus de précision que par exemple l'enveloppe intérieure d'une bicyclette.
Par suite de l'action particulière de l'ap- pareil qui est largement basée sur l'adhérence,le papier qui passe adhère étroitement, même aux endroits présentant des irrégularités, tels que des trous, des rayures. etc. de sor- te que le résultat n'en est pas défavorablement influencé.
Exemple 1.
Un papier mat ayant une bonne succion et préparé avec une solution de :
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1. 8 % de 1 diéthylamine 4 chlorostannate de diazonium
1 gélatine
1% .acide oxalique
2 % gomme arabique agents de réduction glucose
2 % thiocarbamide (anti-oxygène suivant mureu) est expose sous un dessin transparent et l'épreuve est passée dans l'appareil décrit à une vitesse de 1 m 1/2 à la minute.
Dans le bac se trouve une solution seyant la composition sui- vante : 3 / carbonate de potassium
5s% mijotasse alcali 2,5%potasse 0,3% phlorgucine composants de colorants 0,3% résorcine azoïques 10% phosphate de sodium secondaire (sel modérateur) 5% de sulfate de soude sulfuré 5% De sulfate de soude suflré agents de rédution 105 de citrate de soude
A la sortie de l'appareil, on obtient une umage noire développée d'une manière parfaitement uniforme, peine humide et parfaitement sèche en quelques minutes: Si l'appareil est équipé avec un dispositif supplémentaire de séchage, l'épreuve est immédiatement parfaitement sèche. La vitesse de l'appareil peut varier de 1 à 6 mètres àla minute (vitesse cironféren tielle du rouleau).
Pour tenir compte de la quantité plus considérable de révélateur qui est entraînée à grande vitesse, il est préférable dans ce cas d'employer un révélateur plus pauvre en alcali et en composants de colorants azoïques,mais riche en autres composants.
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Exemple 2.
A l'aide de l'appareil décrit, on développe exactement comme dans- l'exemple 1 des épreuves sur papier ayant une bonne succion et préparé avec une solution de :
EMI8.1
1.8% 1 diméthylamine - 3 méthyibenzène - 4 clzlorostannate de diazonium
3% acide borique 0.5% phloroglucine 0.2% résorcinè 1,3% sulfate d'hydroxylamine
8% glucose 4% citrate de soude agents réducteurs 2% acide tartrique
EMI8.2
3% thiocarbamide anti-oxygènes. thiocarbamide anti-oxygènes.
0.1% hydroquinone anti-oxygènes.
Le révélateur contient : 15% de carbonate de soude
5% thiosulfate de soude et encoreune quantité de sels si les images n'apparaissent pas parfaitement nettes.
On obtient des images positivesà peine humides et parfaitement séches en quelques minutes.
Exemple 3
EMI8.3
L'opération est conduite au. rloyen (je l'<.J!1.'Jarei1 décrit exactement comme dans. les exemples 1 et 2,et avec un papier préparé avec une solution de : 2% 1 diazo- 2 naphtaline oxydée - 4 acide sulfaonqiue 0.3% phloroglucine 1% acide oxalique. tandis qu'on, emploie comme révélateur la solution de l'exemple