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Perfectionnements apportés aux carrosseries pour voitures automobiles.
Les voitures automobiles connues jusqu'à ce jour, comportent une carrosserie fixée au châssis, les éléments de cette carrosserie formant;, après montage, un ensemble qui recouvre complètement; le mécanisme et gêne beaucoup son accessibilité; en par. ticulier, le mécanicien est obligé, pour certaines réparations, soit de démonter toute la carrosserie, soit de se placer sous la voiture dans une position très malcommode.
Par ailleurs les voitures automobiles connues comportent soit une carrosserie rigide? qui ne peut se déformer sous les chocs de la route et par. suite nécessitent l'amploi de matériaux très solides et
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très lourds, soit une carrosserie entièrement souple qui ne peut conserver indéfiniment l'aspect soigné des carrosseries rigides, puisqu'elles exigent l'emploi de cuirs imitation.
La présente invention a pour but d'éviter
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l'un ou l'autre des illeuivc,nicil4:3 p>.àc';do:1,;1, ou ces deux inconvénients: elle concerne d'abord une carros- serie pour voitures automobiles, constituée de plusieurs parties indépendantes fixées sur les supports (tels que montants) portés de façon amovible par les longerons du châssis, cette disposition permettant ainsi de démon- ter rapidement une seule de ces parties, pour avoir accès au mécanisme qu'elle recouvre. Il en résulte évidemment une grande simplification des visites et réparations.
Les diverses parties de la carrosserie sont reliées au châssis par des attaches souples et élasti- . ques, ce qui laisse une certaine liberté aux mouvements relatifs de ces différentes parties, tout en assurant l'amortissement et l'absorption de ces mouvements relatifs.
' Cette disposition évite ainsi les frictions et les ruptures qui se produisent si souvent dans les carrosseries ordinaires ; de ce fait, on peut faire travailler les matériaux à un coefficient de résistance moindre et réaliser par suite une économie notable de poids sur ces matériaux.
L'invention s'étend aussi à d'autres carac- téristiques nombreuses ci-après décrites et à leurs diverses combinaisons :
Une carrosserie pour voiture automobile,
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conforme à l'invention, est représentée à titre d'exemple sur les dessins cisjoints, dans lesquels g
Les fige 1 et 2 sont respectivement une élévation et une vue en plan schématique de cette carrosserie.
Les figo 3, 4 et 5 sont une vue en plan, une élévation et une vue de face d'un exemple de l'assem- blage entre un support de carrosserie et le châssis.
La fige 6 est une élévation du mode'de jonction d'un montant avant du châssis.
La figo 7 est une élévation du dispositif de jonction entre la partie avant de la carrosserie et le capot.
Les fige 8 et 9 sont deux élévations montrâat un exemple de la jonction de la partie arrière de la carrosserie et du châssis.
La fige 10 est une coupe transversale, sul- vant la ligne 10-10 de la fige 80
La fige 11 est une coupe transversale de la carrosserie, cette coupe montrant la jonction entre le toit et les montants..
La figo 12 est,une coupe longitudinale par tielle de l'extrémité avant du toit.
La figo 13 est une élévation d'un organe de jonction entre le toit et un montant.
Les fige 14 et 15 sont respectivement une élé- vation et une coupe longitudinale d'un premier organe de support élastique de la portière.
'Les fig. 16 et 17 montrent, en élévation et en vue de côté un deuxième organe de-ce support,
La fige 18 est une coupe de l'ensemble consti- tué par ces deux organes.
La fige 19 est une coupe du dispositif de réglas ge des ressorts de cet ensemble.
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La fig. 20 est une coupe transversale du couvre jointure, interposé entre deux parties adjacentes de la carrosserie.
La fig. 21 est une élévation de la charnière intervenant dans la constitution de ce couvre-Jointure.
La fig. 22 est une élévation d'une disposition particulière de ce couvre-jointure.
La fig. 23 est une vue arrière d'une carrosse- rie suivant une variante de l'invention montrant l'as- semblage de l'élément arrière sur les longerons du châs- sis.
La fig. 24 est une variante de l'assemblage précédent.
La fig. 25 est une vue de côté d'une autre car- rosserie conforme à l'invention.
La fig. 26 est une vue à plus grande échelle du dispositif d'assemblage du toit sur les montants avants.
La carrosserie de la voiture automobile des fig. de 1 à 22 est constituée par trois parties indé- pendantes l'une. de l'autre : une partie avant 1, une par- tie médiane 2 et une partie arrière 3.
Ces trois parties sont fixées de façon amovi- ble sur des supports, tels que montants 4,5, ou res- sorts 22, 25 fixés eux-mêmes sur les longerons 6 du châssis. La partie arrière étant par ailleurs sans autre contact ou liaison avec le châssis, un soufflet en toile, etc... étant simplement interposé entre les 'longerons de la carrosserie et ceux du châssis.
Les divers éléments de la carrosserie se trou- vent ainsi librement suspendus en porte A faux sur les montants 4,5, de telle sorte quo le chassis 6 puisse librement osciller par rapport à la carrosserie qui reste ainsi indépendante au maximum des vibrations ou déforma- tions de ce châssis 6.
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L'assemblage d'un montant et d'un.' longeron 6 est assuré, par un moyen connu quelconque par exemple..' comme il est indiqué sur les fige 3, 4 et 5, par une équerre 7, rivée en 8 sur le longeron et sur laquel- le vient s'appliquer le montant : des brides 10 entou rent le montant de distance en distance et se fixent par des boulons. Il sur l'aile de l'équerre 7.
Cette équerre s'oppose ainsi aux oscillation des montants 4 transversalement par rapport à l'axe longitudinal x x' de la voiture.
La jonction entre le châssis et les diverses parties de la carrosserie est souple et élastique.
En ce qui concerne la partie avant 1,- les supports 5 sont reliés aux longerons 6 par l'intermédisi- re de ressorts 15 à tendeurs 16 (fige 6 et 7), ces res- sorts exerçant une traction vers l'avant, assurent un contact entre la ceinture avant de 1 auvent -et le tablier du châssis par l'intermédiaire d'une jointure par exemple en caoutchouc 18 ce qui coopère à l'étanchéité et à l'amortissement des vibrations, la ceinture avant et la base de l'auvent n'ayant aucun contact direct avec le ta- blier ou les longerons du châssis, l'étanchéité pouvant'. être encore assurée par un soufflet.
La partie arrière 3 de la carrosserie qui est indépendante des sièges et du plancher, est d'une part fixée au montant 4 et d'autre part reliée au châs- sis 6;, comme il est indiqué à titre d'exemple sur les fige de 8 à 10. Les longerons 21 de la carrosserie sont reliés aux longerons 6 du châssispar l'intermédiaire de ressorts à lame, l'un supérieur 22 et l'autre infé- rieur 25. Le ressort supérieur 22 est d'une part fisse par un boulon 23 au longeron 6 du châssis, et d'autre part engagé sur une vis de réglage 24 à un écrou de blocage 26, cette vis prenant appui par une surface de friction
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sur le longeron 21 de la carrosserie (fig. 12).
Le ressort inférieur 25, présente une disposition symétri- que de celle du ressort 22, ce ressort 25 étant enco- re fixé par le boulon 23 au châssis 6 et relié à la car- rosserie 21 par vis 24, écrou 26 et surface de friction.
On réalise ainsi une double suspension élasti- que de la partie arrière 3 de la carrosserie par rapport au châssis 6, ce qui donne à cette partie arrière une certaine liberté par rapport au châssis 6 ; les mouve- ments relatifs qui prennent ainsi naissance sont très rapidement amortis par l'action combinée des ressorts 24 et 25 agissant en sens ,inverse l'un de l'autre sur les longerons 21 de la carrosserie.
Le toit 30 qui est solidaire de la partie arrière 3 de la carrosserie, participe également aux mouvements relatifs de cette partie arrière par rapport aux longerons 6 ; il est donc nécessaire de prévoir une jonction déformable entre ce toit et la ligne supé- rieure des montants 5.
Un mode de réalisation de cette jonction dé- formable est représenté sur les figures 11 à 13 ; d'abord des ressorts 31 sont fixés sur des cornières 32 en- gagées par des tenons 34 à la partie supérieure des ,montants 5 ; ces ressorts comprimés sont ainsi ménagés entre le toit 30 et la ligne supérieure des montants 5, ces ressorts maintenant un espace libre e entre le toit 30 et la ligne supérieure des montants 5, ce qui donne à ce toit une certaine liberté de mouvements par rapport à ces montants.
De plus le toit 30 est relié au cadre des montants 5 par l'intermédiaire de croisillons en dia- gonale, ces croisillons étant constitués par des câbles terminés par des ressorts à boudin 33.
Par ailleurs les ressorts 31 et 33 peuvent
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être remplacés par des tampons en caoutchouc.
Cette disposition permet évidemment au toit
30 de suivre les mouvements relatifs de la partie ar- rlère 3 de la carrosserie, par rapport aux montants 5 ce qui donne à la carrosserie une certaine liberté de déformation et assure sa souplesse.
Le toit 30 présente aussi à sa partie avant un ressort 35 terminé par un anneau 71 dans lequel peut s'accrocher une patte d'accrochage articulée sur le montant 5, Cette disposition permet ainsi d'exercer une traction élastique sur le toit 30 et d'assurer ainsi le maintien élastique de ce toit.
Un couvre-joint 39 peut être fixé sur le toit 30 et recouvrir l'espace libre e ménagé entre ce toit et la ligne supérieure des montants 5;en outre un soufflet 70 peut être interposé entre ce toit et cette ligner ces deux organes agissant ainsi séparément ou en combinaison empêchant toute entrée de pluie ou de poussière à l'intérieur de la voiture.
La partie médiane 2 de la carrosserie, com- porte une portière qui est reliée par des charnières 40 au montant 4 et se relie d'autre part à la partie 'avant 1 ou au support de cette partie avant de telle sorte que cette portière 2 peut prendre des mouvements relatifs dans un plan vertical par rapport à la partie. avant la
Les. fig. de 14 à 19 représentent une forme de réalisation de cette disposition générale .- la per- tière 2 est munie d'un cylindre 42 fixé sur cette portière par des pattes 43 ce cylindre présente'une fente longitudinale 44, dans laquelle coulissent deux mâchoires 451 452,poussées l'une vers l'autre par deux ressorts 461 462 comprimés dans le cylindre 42;
ces mâchoires sont guidées dans les cylindres par den
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rondelles 701 70 de cuir facilement graissable et as- surent le silence du fonctionnement.
On peut aisément régler la tension des res- . sorts 461 462, comme indiqué sur la fig. 19 à l'aide d'une douille 48 vissée dans le fond du cylindre 42 et sur laquelle prend appui le ressort correspondant
46, ce ressort étant ainsi plus ou moins bandé suivant que la douille 48 est elle-même plus ou moins vissée dans le cylindre 42. La douille 48 est maintenue en place dans sa position de réglage par un contre écrou
50, vissé,dans la surface extérieure de cette douille.
D'autre part, le support avant porte une lan- gue métallique 51 rapportée sur ce support, et qui peut s'engager entre les mâchoires 45 1 45 2 (fig. 18).
Cette disposition assure ainsi la fermeture de la portière 2 (fig. 18). Cette fermeture permet d'ailleurs à cette portière de se déplacer dans son plan vertical suivant 52 et en sens inverse, les mâ- choires 451 452 restant constamment appliquées par les ressorts 461 462 sur la langue métallique 51, ces ressorts se comprimant et se détendant alternativement suivant le sens du mouvement relatif de la portière 2.
Ce dispositif permet donc à la portière de suivre aisément les déformations de la carrosserie, tout en assurant de façon suivie la fermeture de la portière. Ce dispositif assure aussi le freinage des oscillations de la porte et leur amortissement.
Il est nécessaire d'empêcher la pluie et les poussières de pénétrer entre les diverses parties de la carrosserie ; malgré les espaces libres qu'il peut être utile de ménager entre les diverses parties.
Les fig. 20 et 21 représentent une forme de réalisation de ce dispositif, qui assure l'étanchéité du joint entre la glace 55 à cadre 56 et le montant
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5 adjacente Ce dispositif est constitué par un jonc en caoutchouc 57 fixé à l'un des battants d'une charnière 58 1 ce battant est sollicité par des ressorts 60 qui tendent constamment à pousser le jonc 57 suivant 63 sur la glace 55, ce qui assure un joint étanche entre cette glace 55 et son montant 5. Une cornière 52 peut limiter le mouvement de ce jonc 57.
Cette disposition laisse à la glace non coule- ment son entière liberté dans son,propre plan mais aussi une certaine liberté dans le sens perpendiculaire à so plan.
Un dispositif similaire peut évidemment être ménagé non seulement entre la glace 55 et un montant 5, mais aussi entre l'une quelconque des parties 1, 2, 3 de la carrosserie, le montant adjacent ou le chassiso
On peut évidemment constituer la charnière par plusieurs tronçons successifs, sollicités par des @ ressorts qui peuvent se déplacer librement les uns-pas* rapport aux autres (fige 22) le jonc en caoutchoue 37 assurant d'une part l'étanchéité du joint,, quelle que soit la ligne sinueuse prise par l'ensemble des tronqones de charnière.
L'invention s'étend d'ailleurs à cette dispo- sition de charnière à tronçons quelles que soient des applications particulières.
Dans la variante représentée sur la fig. 23, l'élément arrière 3 de la carrosserie est fixé?: en poil- te à faux sur les montants arrières portés par les longe- rons 6 du châssis comme dans la carrosserie précédée. ment décrite..
Cet élément arrière 3 repose d'une part sur des ressorts à boudin 25 fixés sur des pattes '80 se lidaires des longerons 6'du châssis, la tension des res- sorts 15 étant assurée par des vis de réglage 24 à
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écrous de blocage 26.
D'autre part des tendeurs 811 si 2 à ressorts 821 822 disposés en oblique sont fixés à l'une de leurs extrémités sur les longerons 6 du chassis, ces tendeurs 81 étant réunis et fixés en 83 au centre d'une traver- se 84 de l'élément arrière 3 de la carrosserie.
On réalise ainsi une double suspension de l'élément arrière de la carrosserie ; ses mouvements re- latifs verticaux étant amortis et absorbés par les res- sorts 25' et les ressorts 82, tandis que ses mouvements relatifs transversaux suivant la flèche 85 et en sens inverse par rapport à l'axe longitudinal du châssis sont amortis et absorbés successivement par les ressorts 821 822.
Dans la carrosserie représentée sur la fig. 24 la suspension de l'élément arrière 3 sur le châssis 6 ,est réalisée de la manière suivante :
Tandis que les mouvements relatifs verticaux de la partie arrière 3 sont amortis et absorbés par les ressorts à boudin 22,25 agissant en sens inverse l'un de l'autre, les mouvements relatifs transversaux suivant 85 et en sens inverse sont amortis et absorbés par des tendeurs 811 si 2 à ressorts 821 822 disposés en croi- sillon et fixés d'une part aux longerons 6 du châssis et d'autre part sur les longerons 21 de la carrosserie.
La carrosserie représentée sur la fig. 25 comporte un élément avant 1 et un élément arrière 3 suspendus en porte à faux respectivement sur les mon- tants 4 et 5 fixés aux longerons 6 du chassis, tan- dis que l'élément intermédiaire 2 est fixé de façon rigide sans aucun jeu sur ces montants.
Dans cette carrosserie, les éléments avant et arrière 1, 3 peuvent prendre des mouvements relatifs par rapport au châssis de la voiture, tandis que l'élément
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intermédiaire 2 suit les mouvements transmis par le châssis 6 aux montants 4 et 5.
La jonction du toit 30 solidaire de l'élément arrière 3 est assurée par exemple d'une part 1 l'aide des équerres 901 902 sur les montants arrières 4 et d'autres part sur les montants avants 5 par un boulon conique 91 fixé sur le toit 30, ce boulon 91 étant engagé dans une douille conique 92 fixée sur le montant 5; un écron 98 et contre écrou 94 assurent la fixation du boulon 91 @ dans la douille 92.