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Procédé pour le déplacement, exhaussement, abaissement, redres- sement, transport des édifices en bloc.
La présente invention concerne un procédé ayant pour but, de déplacer sans démolition les édifices de toutes catégories, maisons,, châteaux, hôtels, gares, monuments, etc., ce déplace- ment devant se comprendre dans le sens le plus large, c'est-à- dire qu'il peut consister en un exhaussement,un redressement, éventuellement un abaissement, sur une distance aussi grande que l'on veut et peut même être un déplacement complexe, comme par exemple un transport accompagné d'un redressement.
L'utilité d'une semblabie opération se manifeste dans bien des cas, outre les considérations d'esthétique ou les raisons de simple fantaisie. Parfois des bâtiments importants ont été construits sans précautions spéciales sur un terrain dange- reux, un sol meuble, ou sont exposés à des inondations fréquen
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tes ; d'autres sont menacés au bout de quelques années, par exemple par le développement de travaux de mine dans leur voisi- nage. Or la démolition du bâtiment, qui était jusqu'à préseit le seul remède, entraîne des frais et peut constituer une perte importante. Le procédé suivant l'invention évite la destruc- tion et permet de conserver l'édifice, souvent en le déplaçant en bloc sur une petite distance et relativement à peu de frais.
Dans le cas d'un édifice exposé aux inondations un exhaussement de peu d'importance suffit à le protéger ; unédifice bâti sur un mauvais terrain sera sauvé en le transportant en un endroit où le sol est stable. Quoiqu'il en soit l'invention permet le déplacement de l'édifice à toute distance voulue sans risques et sans endommagement.
Le système objet du présent brevet consiste à armer en premier lieu l'édifice à sa base de façon bien rigide par des poutres, poutrelles, en bois, en métal, en béton, en béton armé et en général par tous les moyens connus, et une caractéristi- que essentielle de l'invention consiste en la formation d'un radier ou d'une armature rigide sur laquelle l'édifice trouve son assiette comme sur un radier d'une seule pièce. Le procédé ne transforme donc pas l'édifice en lui-même et celui-ci ne subira aucun changement sauf le cas où il présenterait à l'avan- ce une solidité douteuse (il faudra alors ancrer ou ligaturer l'édifice partout où nécessaire et procéder ensuite à l'exécu- tion normale du procédé).
Une autre caractéristique du procédé selon l'invention est que le dit radier ou armature rigide est établi sur les fondations ou bases de l'édifice et est ensuite transporté, avec l'édifice sur d'autres fondations ou bases, ou simplement exhaussé selon le cas. C'est-à-dire que si l'on respecte inté- gralement le corps principal, ou partie qui se trouve en géné- ral au-dessus du sol, on travaille en creusant le sol à faible
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profondeur tout autour de l'édifice, en éthblissentun radier entre l'édifice et ses fondations quoiqu'elles soient, séparant donc ces deux parties du bâtiment.
Cette façon de procéder pré- sente l'avantage de supprimer le transport de toutes lesparties basses de l'édifice et de rétablir celui-ci sur des fondations rationnelles et adéquates à la nouvel-le position, et parfois au nouveau terrain, qu'il occupe; elle présente encore l'avan- ta,ge que la base de l'édifice fournit une excellente fondation pour l'établissement et le premier déplacement du radier.
Pour le déplacement du radier il faut une pluralité d'ap- pareils de levage et de transport ; suivant 1'invention tous ces appareils seront identiques, autant que possible de mêmes di- mensions, de même force, selont répartis de façon absolument régulière sous le radier, etseront manoeuvres de façon identique.
Les dimensions à donner au radier, de même que la nature et les dimensions des appareils de levage et de transport seront évidemment variables et spéciales à chaque cas,dépendant de la construction, de la configuration de l'édifice et de la, nature du déplacement à lui faire subir. Ces dimensions néces- siteront une étude préalable qui se fera suivant les règles ordinaires de la résistance des matériaux et de la construction.
On a donné un exemple d'exécution de l'invention à titre non limitatif au dessin annexé dans lequel :
Fig.1 représente une coupe schématique d'un édifice,avant son déplacement et sous lequel est établi le radier ou arrature rigide.
Fig.2 et 3 sont respectivement une coupe et un plan d'une partie des murs de soutien montrant à plus grande échelle 1' établissement des poutres de support.
Fig.4 est une vue longitudinale correspondant aux figs.2 et 3 montrant l'établissement du radier.
Par la fig.l on voit qu'il est établi dans les fondations
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de l'édifice, ou dans les murs de caves, de préférence juste au dessous du niveau du sol, un radier ou armature 1, agissant en pratique comme un plateau de support et de transport d'une seu- le pièce, quoiqu'il puisse être constitué d'un grand nombre de pièces distinctes, poutres-, cornières, ou autres selon le cas, assemblées rigidement;' toutefois le meilleur mode d'exécution d'un tel radier consiste à le construire monobloc en béton armé.
L'établissement de ce radier est expliqué en se référant aux figs.2 et 3. la première chose à établir est évidemment la forme et la résistance à donner au futur radier en calculant le poids du bâtiment et la disposition des murs de soutien dans lesquels sera construit le radier.
Dans les figures, 2 désigne le niveau du sol, 3 les murs de caves et 4 les voûtes de celles-ci. On creuse le sol tout autour de l'édifice de façon à avoir une tranchée 5 suffisante pour effectuer le travail suivant :
Le long de tout le développement des murs on établit des poutres de support 7. Ces poutres 7 seront de préférence en chêne et passeront dans des perforations 6 dans les murs 3 en nombre et à l'espacement calculés ; elles reposeront elles-mêmes à l'intérieur sur des chandelles 8, à l'extérieur sur des blocs 9 sur le fond de la tranchée 5 et elles seront calées convena- blement sur ces supports.
L'édifice reposant sur les poutres 7, on démolit toute la tranche horizontale de murs 3 qui se trouve en dessous de ces poutres et on établit le radier 1 (Fig.4) par exemple en éta- blissant un coffrage continu dans lequel on coule le béton. Le radier est supporté par des vérins 10, et le déplacement de l'édifice peut commencer par un soulèvement qui libère les chandelles 8.
Dans le cas d'un édifice préalablement penché on établit le radier semblablement penché, c'est-à-dire parallèle aux plane
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obliques des planchers, et le radier avec l'édifice est ensuite redressé en position d'aplombet de niveau.
Dans le cas d'un édifice dont les murs sont fendus et dont les différentes parties sont différemment affaissées, on relè- vera séparément ces parties de façon à les amener toutes au même niveau et dans leurs positions réciproques normales.
Enfin l'édifice étant amené à reposer d'aplomb sur son radier est transporté sur celui-ci de toute façon connue notam- ment en le faisant avancer sur des ronds ou rouleaux.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé pour le déplacement en bloc de tous édifices sans démolition de ceux-ci caractérisé par l'établissement d'un radier ou armature rigide monobloc en poutres, poutrelles, cornières et/ou analogues en bois, métal, ciment armé ou non, béton armé ou non, et sur lequel l'édifice tout entier se trouve assis pour recevoir le déplacement désiré.