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Appareil à ondulations dites permanentes .
La présente invention se rapporte aux appareils à faire les ondulations dites permanentes, et particulièrement les on- dulations dites " Marcel ".
Les machines de ce type comportent ordinairement une série d'éléments sur lesquels les mèches de cheveux sont enroulées, ainsi qu'un moyen de chauffage - électricité, air chaud ou va - peur - pour traiter ces mèches enroulées de façon à les'mainte- nir dans cet état bouclé, plus ou moins longtemps.
De telles machines doivent être réglables de manière à pou- voir s'adapter à toutes personnes de différentes tailles, et il est désirable que le mécanisme entier soit caché au client, non seulement au point de vue artistique du salon de coiffure, mais encore afin de ne pas attirer l'attention des clients.
De plus, il est,désirable que le réglage de l'appareil soit
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extrêmement simple et rapide, et que, par le réglage, il n'y ait pas de déconnexion ou séparation entre les diverses parties de l'appareil.
Un des buts de l'invention est de créer une machine tra - vaillant à la vapeur et à l'air dans laquelle les parties acti- ves peuvent être réglées en hauteur très aisément et très rapi- dement d'une manière sure, sans craindre de déconnexions, le mécanisme de réglage étant entièrement soustrait à la vue des clients.
Un autre but de l'invention est de créer une boîte à bi- goudi, pour l'enroulement des mèches de cheveux et leur trai - tement par la vapeur d'eau, la dite botte à bigoudi étant com - binée, en nombre quelconque, avec la machine à ondulations permanentes, et présentant des caractéristiques et avantages qui apparaîtront au cours de la description ci-dessous, faite avec l'appui du dessin annexé à titre d'exemple, et dans lequel : fig.l est une vue de face en élévation de la machine, sans bigoudis ; fig. 2 est une vue d'arrière en élévation, partie en coupe ; fig.3 est une coupe suivant 3-3 de la fig.2 ; fig.4 est une coupe transversale de la machine ; fig.5 est une vue en plan de la machine ; fig. 6 est une élévation latérale de la partie réglable de la machine ; fig.7 est une coupe suivant 7-7 de la fig.6 ;
fig.8 donne une vue extérieure de la boîte à bigoudi fer - mée ; fig. 9 est une coupe transversale suivant 9-9 de la fig.8 ; fig.10 représente la botte ouverte,le bigoudi en place ; fig.ll est une vue séparée du bigoudi ouvert ; fig.12 est une coupe transversale de la boite donnant spé- cialement le détail de la fermeture ; fig.l3 est une vue de face du protecteur fermé ;
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fig.14 est une vue de face du protecteur ouvert ; fig.15 est une coupe suivant 15-15 de la fig.13 ; fig.16 donne une variante' du dispositif de fermeture.
La machine proprement dite comporte un pied ornemental ou base 1 , à laquelle est fixé un écran vertical 2, destiné à cacher les parties actives de l'appareil, et comprenant une plaque frontale 3 et des plaques latérales 4 qui sont disposées à angles droits par rapport à la plaque frontale. Aux bords ou arêtes de rencontre de ses faces, l'écran est pourvu de guides 5 en forme d'U dont les ouvertures sont dirigées l'une vers l' autre, comme le montre clairement la fig.3. Ces guides forment les voies pour le réglage de la partie mobile de l'appareil.
Ils pourraient évidemment être faits d'une seule pièce avec l' écran, au lieu d'y être rapportés. Ils sont reliés à leurs ex- trémités supérieures par une barre transversale 6 embrassante, et, à un point situé à une certaine distance sous l'extrémité supérieure, par une barre transversale similaire 7.
La partie mobile ou réglable de l'appareil comprend un bâti qui comporte les barres latérales 8 de préférence faites avec une extrémité supérieure 9 courbe. Comme le montre plus particulièrement la fig.3, ces barres latérales 8 sont de pré- férence en forme d'U creux, dont les ouvertures sont dirigées -vers l'extérieur et dont le contour transversal est tel qu'il permette à ces barres de glisser le long des guides 5. Ainsi , le bâti réglable peut glisser verticalement dans le châssis de l'écran, de façon à pouvoir régler le dit bâti aux diverses hauteurs voulues au-dessus de l'éoran.
Ce bâti coulissant a l'extrémité inférieure de ses barres 8 infléchie vers l'intérieur, en 10, puis prolongée vers le bas, en 11, dans un plan situé derrière les guides 5. L'extrémité inférieure des parties 11 des barres 8 porte une plate forme 12 qui supporte certaines parties de l'appareil. Ces barres 8 sont de plus pourvues près de leurs extrémités supérieures de barres
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transversales 13 et 14. lesquelles servent à raidir le bâti coulissant et en même temps à y relier d'autres parties du dispositif, comme on le verra plus loin.
Pour permettre le réglage vertical du bâti ooulissant par rapport à l'écran, la barre transversale 7 du bâti d'écran est pourvue d'un tambour 15, dont l'arbre 16 s'étend au travers de l'écran2 et est pourvu d'une manivelle 17 de commande. La bar- re transversale supérieure 6 est pourvue d'une poulie 18 , et un câble 19, dont un bout est frappé sur le tambour 15 autour duquel il s'enroule, passe sur la poulie 18 et se fixe, par son autre bout, en 20 à la barre transversale 12' du bâti cou- lissant. Le bâti coulissant peut ainsi, par la manoeuvre de la manivelle 17, être réglé à toute hauteur voulue, dans les limites de la machine.
De préférence, une, des barres transversales du bâti de l' écran, 7 par exemple, peut être pourvue de vis de fixation 21 engagées dans une des branches des U 5, et attaquant les U 8 du bâti coulissant, de façon à fixer sûrement ce dernier dans toute position de réglage désirée.
Un écran auxiliaire 22 est porté par le bâti coulissant au moyen des liaisons 23 ; cet écran 22 est de moindres dimen- sions que l'écran 2 et il est maintenu dans un plan en avant de celui de la partie 3 de l'écran 2, c'est-à-dire que sa face postérieure est à peu près en contact avec la face antérieure de la plaque 3.
Le bâti coulissant porte des tuyaux 24 et 25 parallèles fixés amoviblement par des pinces appropriées 26 aux barres transversales 13 et 14 ; ces tuyaux s'étendent verticalement jusqu'à un point légèrement au-dessus de l'écran auxiliaire 22 où ils sont dirigés vers l'avant et réunis à un tube commun 27 pourvu à son bout inférieur d'une enveloppe creuse 28 communi - quant librement avec ce tube 27, et de laquelle partent les di- vers tubes flexibles 29 susceptibles d'être reliés aux boites
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à bigoudi dont il sera parlé plus loin. L'extrémité supérieure de la boîte 28 est en forme de disque échancré 30 dans lequel les tubes peuvent être supportés par leurs extrémités quand ils ne sont pas utilisés.
Des soupapes ou robinets indépendants 31 et 32 commandent la communication des tubes respectifs 24 et, 25 avec le tube commun 27 de façon à pouvoir à volonté amener de la vapeur ou de l'air chaud aux bottes à bigoudi.
Un générateur de vapeur 33 est monté au-dessus d'un brû- leur 34, à gaz par exemple, lequel est supporté amoviblement par la plate forme 12. Un tube flexible 35 relie le générateur 33 au tube 25. L'autre tube 24 est relié par un tuyau36 à une source d'air comprimé, telle qu'un ventilateur.
L'appareil comporte un nombre quelconque de bottes reliées chacune à celui-ci par une tuyauterie d'amenée de vapeur. Cha- que botte sert à travailler une mèche de cheveux. Elle se com- pose de deux parties identiques, en forme de demi-cylindre creux 41-42 lesquelles sont susceptibles d'être réunies pax serrage, d'une manière étanche. Chaque demi-botte est à double paroi.
Une des demi-boites porte le tube 43 d'amenée de la vapeur ou de l'air provenant du tube 29 correspondant ; le fluide circule entre les parois de cette demi-botte et ne peut en sortir que par l'orifice 44 percé dans la paroi interne. Le fluide ainsi amené dans l'intérieur de la botte peut s'échapper par deux ou plusieurs petits orifices 45 formés dans les parois de l'autre demi-botte.
Les deux demi-boîtes étant assemblées, les deux fonds du cylindre ainsi formé sont percés au centre d'un trou pour le passage des extrémités 46 des bigoudis 47. extrémités conformées de façon à pouvoir être aisément saisies pour faire tourner le bigoudi dans la botte. L'étanchéité de la botte fermée aux bords juxtaposés des deux demi-bottes est réalisée, à ces bords, par des lames de caoutchouc 48 à section transversale en forme de T ; la grande branche du Test emmanchée entre les deux parois
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de chaque demi-boîte, tandis que les deux petites branches re- couvrent les bords et s'appliquent contre les branches corres - pondantes du T de l'autre demi-botte. Ces lames de caoutchouc (ou autre matière similaire) se prolongent à angle droitjusqu' aux trous centraux des fonds de la botte.
Le bigoudi est formé, de la façon connue, d'un corps allon- gé à génératrice courbe, la partie médiane étant la plus mince.
La partie supportant la mèche de cheveux est coupée suivant un plan axial, et les cheveux, enroulés d'abord partiellement au- tour de cette partie, sont ensuite maintenus enroulés par la patte élastique 49 articulée à une extrémité en 50 et munie d' un crochet 51 à l'autre extrémité, qui s'engage dans une enco - che correspondante 52 du corps de bigoudi. Cette patte étant fermée, on continue à enrouler la mèche de cheveux sur tout le corps du bigoudi, et on pose ce dernier dans la botte. A ses deux extrémités, le bigoudi, avant les bouts 46 , est pourvu d' une bague 53 en caoutchouc, destinée à obturer les trous cen - traux des fonds de la botte. Evidemment, le bigoudi, avec sa mèche de cheveux, est d'abord posé dans une demi..boite, puis l'autre demi-botte est ajustée et la boîte fermée.
Cette ferme - ture visible à la fig.12 spécialement, est constituée comme suit : La demi-boîte 41 porte, à son bord extérieur, et près des extrémités, deux crochets 54 situés sous le plan des bandes de caoutchouc, et, au bord diamétralement opposé, deux saillies 55 servant de crochet de fermeture.
L'autre demi-botte 42 porte de même deux oeillets 56 qui peuvent attaquer les crochets 54, formant ainsi une articula - tion amovible entre les deux demi-bottes. A l'autre côté, la demi-boîte porte deux oeillets allongés 57 pivotant en 51, et terminés chacun par une patte 60 pivotante. Ces pattes 60. coa- gissent avec les saillies 55 sous l'effet du rabattement de leur queue 59 contre le plan courbe de la paroi de l'autre demi- boite 41. Ces queues servent également à dégager les pattes pour @
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l'ouverture de-,la botte.
La fermeture peut également être réalisée, comme le montre la fig.16 , en remplaçant les saillies 55 et les agrafes 57-58- 59-60 respectivement par des crochets 55' attaqués par des ver- rous oscillants 57'. ces verrous possédant un nez en saillie 59' pour leur manoeuvre.
La troisième partie de la botte, ou protecteur, représen- tée aux fig.13 à 15 , est formée de deux bras 61-62, dont -l'un 62 est pivoté en 63 à l'extrémité du coude 64 du bras 61. Ces deux bras se referment l'un contre l'autre à la façon de deux mâchoires, et serrent entre eux la mèche de cheveux, à la raci- ne de ceux-ci. La fermeture est assurée par un crochet 65, pi - voté au bout du bras 62, et qui s'emboîte sur le bout corres - pondant de 61. Comme le montre la coupe de la fig.15, le bras 62 est plein ; est recouvert, sur ses deux faces, d'une ban- de 66 de caoutchouc, laquelle est elle-même recouverte, d'un côté, d'une bande 67 de feutre. Ces bandes sont fixées sur le bras 62 par un fil traversant de petits trous pratiqués dans le bras.
L'autre bras est équipé de la même manière, mais il est formé de deux bandes de métal écartées l'une de l'autre au bord intérieur, de manière à permettre éventuellement une cer- taine pénétration du bras 62 afin de serrer les cheveux très fortement. Ce dispositif protecteur s'appuie sur le cuir che- velu, qu'il protège de la chaleur, de la vapeur et éventuelle - ment de l'eau sortant de la botte à bigoudi, laquelle s'appli - que tout contre le protecteur.
On remarquera que la botte complète telle que décrite présente entre autres les avantages précieux suivants :
1 Grâce aux doubles parois de la botte, la vapeur qui se condense reste entre ces parois, et ne se dépose pas sur les cheveux, ni ne sort de la botte pendant le travail.
2 . les cheveux sont travaillés par une chaleur humide,
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ce qui donne une ondulation réellement naturelle, non encore obtenue jusqu'ici avec les appareils connus, ondulation qui tient pendant un temps prolongé.
3 . l'étanchéité est absolue, et la personne qui se fait coiffer ne ressent aucune impression de chaleur ou d'humidité.
4 . tout danger est radicalement écarté.
5 . la mèche de cheveux, préalablement enroulée sur le bigoudi, peut encore être serrée, c'est-à-dire enroulée plus complètement, après fermeture de la boîte; l'ondulation est ainsi poussée jusqu'à la naissance des cheveux.
6 . grâce au dispositif protecteur, le cuir chevelu est isolé de la boîte chauffante et toute impression désagréable est supprimée.
Ces avantages, joints à ceux de l'appareil lui-même, c'est- à-dire réglage immédiat et facile en hauteur suivant les cli - ents, impossibilité de déconnexions entre les sources de sécha- ge et les boîtes, le générateur se déplaçant avec l'appareil en hauteur, aspect extérieur élégant par suite des écrans qui cachent tous les mécanismes, protection et sécurité absolues, légèreté et facilité de déplacement, font de l'appareil complet un ensemble pratique, efficace, supérieur à tous les appareils connus.
REVENDICATIONS. l. Appareil à faire les ondulations permanentes par l'ac- tion de la vapeur et de l'air sur les mèches de cheveux enrou - lées et maintenues serrées dans des bigoudis, caractérisé par un bâti rigide réglable en hauteur en tous points désirés, et portant les bigoudis, les tubes d'amenée de fluides et les gé - nérateurs de fluides, ces générateurs, tubes et mécanismes de réglage étant soustraits, dans toutes les positions, à la vue, par un écran fixe.