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"Perfectionnements apportés aux enduits désinfectants
L'invention est relative aux enduits désinfectants.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels ces en- duits, qu'étant appliqués sur des articles, 'des objets de toute nature, sur des murs ou des parois, ils détruisent ou tout au moins rendent inoffensifs les microbes qui pour- raient s'y déposer.
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Elle consiste, principalement, à constituer de manière telle les enduits du genre en question, que l'écar- tement des particules antiseptiques qu'ils comportent soit tel que les microbes ne puissent s'y loger, ces particules formant une couche continue antiseptique, c'est-à-dire une solution solide et étant rapprochées les unes des autres, dans le cas où il y a séparation de particules non cohéren- tes, de façon que leur écartement soit moindre que 1/1000 de mm.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin-
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cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il séra plus explicitement parlé ci-après,
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement en- core, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les 'enduits du genre en question comportant application desdi- tes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur constitution, ainsi que les articles et objets sur lesquels on a appliqué de semblables enduits.
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, lequel complément est, bien entendu, donné surtout à titre d'indi- cation.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se pro posant de constituer un enduit désinfectant, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On a constaté que les enduits ordinaires appliqués sur des objets* des murs,etc. n'empêchent nullement les mi- crabes qui s'y déposent d'y demeurer un certain temps en gardant leur pouvoir infectant, ces microbes pouvant même, dans des conditions favorables, y former des cultures.
Il ne peut être question de recouvrir ces enduits d'une couche de matières antiseptiques et cela à cause de la nature même de ces matières, L'inprégnation du bois, par exemple avec des huiles de goudron, est impossible dans le cas où le bois intervient dans la construction d'habita- tions et cette imprégnation a d'ailleurs un tout autre but, notamment celui d'empêcher que le bois soit attaqué par des champignons ou analogues, Parmi les enduits qui sont à écar- ter, on peut ranger également ceux que l'on applique ordi-
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nairement sur les coques de navires pour empêcher que des animaux ou des plantes s'y déposent.
Dans ce dernier cas, les matières sont absolument inefficaces en tant que désin- fectant et agissent véritablement comme des poisons. 'des matières, par exemple des composes métalliques du cuivre ou analogue, sont donc inutilisables dans le cas où il s'agit de recouvrir des objets, d'usage courant.
On a constaté que le but susindiqué peut être at- teint, qu'il s'agisse d'une couche de fond ou aperficielle, en adjoignant à certaines catégories d'enduits --notamment aux vernis obtenus en partant d'huiles ou de résines, des vernis ou couleurs dérivés d'esters cellulosiques, des en- caustiques pâteux ou liquides pénétrant sur une certaine profondeur dans les produits (planchers, parquets, linoléum, etc.) sur lesquels ces encaustiques sont appliqués --, des substances désinfectantes solubles en tout ou en partie dans lesdits enduits mais qui. en outre, doivent satisfaire à certaines conditions. Elles ne peuvent, une fois que la masse a séché, influencer les propriétés de cette masse en tant qu'enduit.
La répartition des substances dans l'enduit séché doit être suffisamment serrée pour qu'il ne puisse exister des parties dépourvues ou pauvres eh substances dé- sinfectantes. L'intervalle entre deux particules voisines doit, de toute façon, être moindre que'1/1000 mm. D'autre part, il est essentiel que les substances désinfectantes u- tilisées soient difficilement solubles dans l'eau pour per- mettre des lavages répétés de l'enduit séché sans que ces substances soient dissoutes dans l'eau de lavage. De même la tension de vaporisation de ces substances ne peut être trop élévée pour que la couche superficielle de l'enduit ne soit appauvrie.
Il va de soi que l'odeur ainsi que la couleur des substances désinfectantes, une fois mises en solution, ne doivent pas prohiber leur usage.
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On a constaté que certains groupes de désinfec- tants remplissent les conditions susindiquées. Parmi ceux-ci il y a lieu de citer, avant tout, les dérivés d'hydroxyl avec caractères phénol qui dérivent des benzols avec chaînes latérales ramifiées ou avec noyaux condensés ou accolés tels que le thymol ou les naphtols. En outre, on peut citer, comme étant appropriés, les dérivés halogénés de ces compo- sés, les dérivés halogènes, tels que le crésol chloré, des phénols à noyau unique avec substituants, ainsi que les dé- rivés chlorés des phénols susdits. Ori peut également utili- ser les dérivés halogénés des hydrocarbures qui, en présen- ce de l'eau, engendrent ou fournissent lentement de l'acide chlorhydrique.
Toutes ces substances présentent comme caractéris- tiques qu'ellex restent cohérentes dans la matière consti- tuant l'enduit ou qu'elles se séparent sous forme de parti- cules réparties d'une manière tellement serrée que l'inter- valle entre deux particules voisines est moindre que 1/1000 de mm. Il va de soi que toutes les substances désinfectan- tes autres que celles citées plus haut, qui remplissent les mêmes conditions, sont également visées par l'invention.
La fabrication d'un tel enduit désinfectant est très simple du fait que l'on peut adjoindre la totalité des substances désinfectantes, dissoutes préalablement Sans de la benzine ou de l'huile de térébenthine, aux matières (ver- nis, etc.) constituant l'enduit ou que l'on peut dissoudre directement dans lesdites matières les substances qui, de toute façon, sont solubles dans les matières organiques.
En ayant recours aux substances citées plus haut, on peut se contenter, d'une façon générale, d'en utiliser une proportion de 3 à 6% selon la quantité de dissolvant qui se trouve dans l'enduit. Il en résulte que la proportion de substances désinfectantes intervenant dans la constitution de l'enduit, après que celui-ci a durci, peut atteindre en-
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viron 20%.
On choisit les pigments, à mélanger à l'enduit, de façon que ceux-ci ne soient pas influencés par la présen- ce des désinfectants et, à cet effet, on adopte, de préfé- rence, non pas des pigments basiques, mais neutres ou aci- des, par exemple de l'acide titanmque, de l'oxyde de zirco- nium, etc.. de En suite quoi, on obtient des enduits désinfec- tants qui répondent parfaitement au but que l'on s'est pro- posé d'atteindre puisque les microbes ne peuvent venir se loger entre les particules antiseptiques sans donner certai- nement lieu à leur destruction.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ceux des modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation ayant plus spécialement été indiqués; elle en' embrasse , au contraire, toutes les variantes.