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Societe pour l'enrichissement et l'Agglomération des
Minerais Soc.Ame. 51, Rue de Namur, Bruxelles.
On connaît les méthodes de grillage et d'aggloméra- tion par aspirât-on d'air. Jusqu'à présent, on employait, dans ce but, un air de température ambiante. A l'allumage du four c'est l'air froid qui servait à la combustion. Apres que le processus de grillage a continué pendant un certain temps, l'air de combustion traverse les couches chaudes de l'aggloméré.
Ceci a pour suite un certain échauffement de l'air de combustion et le combustible des couches inférieures pro- duit par conséquent un plus trand effet calorique. Cet effet est d'autant plus grand que lu couche est située plus près de la sole du four. En conséquence de tout ceci, les couches inférieures ont une plus rande tendance à donner unproduit fondu. Les couches inférieures acquièrent, par cela même,d'au- tres propriétés chimiques et physiques. On obtient, par exemple,
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parfois an produit fondu près de la sole du four et un pro- duit peu aggloméré et friable à la surface de la charge.
On a essayé de remédier à cet inconvénient en distri- buant des quantités différentes de combustible @ ns les dif- férentes couches de la charge, notamment ou donnant moins de combustible aux couches inférieures et plus aux couches de la surface.
Cette manière d'agir entraîne l'emploi de dispositifs spéciaux et ne donne pas pleine satisfaction.
Il a été trouvé qu'on obtient un aggloméré tout à fait homogène en réchauffant préalablement , en sonséquece, l'air de combustion. Ce réchauffement peut se produire d'une manière particulièrement économique en se servant de la cha- leur emmagasinée dans les charges agglomérées précédemment déchargées.
Cette manière d'agir est surtout facile avec les iours qui contiennent une grille mobile pour le chargement et le dé- chargement et fixe pendant l'opération de grillage. par la manière de procéder indiquée, on obtient une série d'autres avantages. Tout d'abord, on a la faculté de re- froidir la charge précédente en même temps qu'on en agglomère une autre en se servant du même courant d'air, ce qui a pour conséquence d'augmenter la capacité de production de l'instal- lation.
En outre , les dégagements de fumée et de poussière sont complètement évités, cer la décnarge se fait dans un ré- cipient fermé et c'est la charge contenue dans ce récipient que traverse l'air employé pour allumer et griller la cnarge suivante. La poussière qui pourrait être entraînée est absor- bée par la couche poreuse du minerai se trouvant dans le four d'agglomération et est rendue inof@ensive.
Il faut voir un avantage tout spécial de cette manière d'agir dans le fait qu'un réglage de température de l'air ser- vant à la combustion est obtenu automatiquement. Au début du
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processus, quand le four est encore/froid, l'air servant à la combustion entre en contact avec la masse incandescente qui vient d'être décnargée. Cet air fortement surchauffé trouve son emploi dans 1'agglomération des couches supérieures de la charge fraîche, Pendant la marche de l'opération, la charge déchargée se refroidit constamment.
En conséquence, l'air qui la traverse sera de moins en moins surcnauffé. Par contre, l'air servant à la combustion traverse maintenant les coucnes supérieures, il s'échauffe en même temps et sert à l'agglomération des couches inférieures de la charge. Un aggloméré nomogène est le résultat obtenu.
Au dessin annexé est représentée, à titre d'exemple, une forme de réalisation de la présente invention: la fig.1estune vue en élévation latérale de l'appareil et la fig.2 est une vue sur la trémie de décharge. la fig.3 en est une vue en plan.
Le four de cet exemple possède des brûleurs à gaz, le fonc- tionnement est tout à fait analogue pour les brûleurs à huile.
Le four de grillage (A) proprement dit possède une sorte de caisse (B) renfermant le charge. Au-dessus est situé le brû- leur 0 E F oui consiste en trois caisses superposées dont cel- le qui repose sur le Four est sans fond. L'une des deux cais- ses supérieures, par exemple celle du milieu (C) sert à faire arriver le gaz venant d'une conduite D et qui entre dans la. chambre de combustion (E) par des trous (T) ménagés dans sa face inférieure. La caisse supérieure (F) sert à l'arrivée de l'air chaud, aistrioué par les chapeaux (G). La face inférieu- re de cette caisse est munie de tuyères I qui traversent la caisse C pour arriver jusqu'à la chambre de combustion au mi- lieu des orifices T. La caisse supérieure (F) est reliée par la conduite (H) à la trémie (K) qui reçoit l'aggloméré.
Cette trémie est fermée de tous côtés, le fond étant constitué par unetrille L. Cette trémie peut contenir un dis-
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positif servant à concasser l'aggloméré.
Pour transférer l'aggloméré dans la trémie, on ouvre le(tiroir (J). Le fond de la trémie consiste' en la grille L à travers laquelle on aspire l'air. Cette grille peut aussi être conçue comme une grille transporteuse.