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"PROCEDE D'ELIMINATION DE CORPS EN SUSPENSION DANS LES GAZ AU REDAWENDUSTRIE MOYEN D'ELECTRICITE A HAUTE TENSION."
Dans l'épuration électriquedes gaz il est connu de disposer des électrodes non crépitantes, sur lesquelles est précipité la poussière ( électrodes de précipitation), en face d'électrodes crépitantes ( électrodes émettrices) , desquelles part la déchar- ge électrique sans flammes ou à aigrettes produisant l' ionisation du courant gazeux.
Les électrodes émettrices de l'espèce en- visagée peuvent être soit constituées de corps métalliques (tiges,plaques, chaînes, câbles, tissus en fils métalliques, tamis métalliques ou analogues),qui sont garnis de pointes métalliques,- soit obtenues par le fait, qu'un corps métallique est recouvert d'une matière veloutée, ou à duvet, ou fibreuse, par exemple du
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coton, de l'amiante, ou analogue-. On a aussi proposé de donner aux électrodes les propriétés de crépitement par le fait, qu'on les recouvre de matières possédant une surface irrégulière, poreuse, rugueuse,-par exemple de produits de l'espèce du coke.
L'action crépitante ou de jaillissement part dans tous ces cas des pointes métalliques, ou des poils fins de la matière fibreuse, ou des proéminences aigues des produits rugueux,
De plus, il est connu d'employer des électrodes crépitantes en forme d'un fil métallique lisse,ou analogue, suffisamment mince, l'action crépitante ou de jaillissement étant dans ce cas uniforme sur toute la surface du fil, grâce au faible diamètre de ce dernier. Il est naturel que plus on augmente le diamètre du fil métallique lisse, plus deviennent faibles,-pour la même tenaion,- les décharges crépitantes, ou par jaillissement continu partant du dit fil.
Si le diamètre du fil métallique lisse, et du fait sa surface émettant l'électricité,sont augmentés au delà d'une certaine mesure, l'émanation électrique devient telle- ment faible, à une tension donnée, que pratiquement, elle n'est plus utilisable pour le chargement électrique et la précipitation hors des gaz,des corps suspendus dans ces derniers.
Il est juste que, dans ce cas, on peut renforcer la décharge électrique par une augmentation de la tension, mais il y a des difficultés pra- tiques très importantes qui s'opposent à une augmentation illimi- tée de la tension appliquée en se rvice. Jusqu'ici on était d'avis, qu'en vue de la limitation nécessaire de la tension, la limite jusqu'à laquelle le diamètre du fil peut être augmenté se trouve environ là, où cesse la flexibilité du fil, c'est-à-dire là,où le fil passe à l'état d'un corps rigide (tige). Ainsi,suivant les expériences connues jusqu'ici, les corps de cette espèce ,rigides, essentiellement lisses, à grande surface, ne pouvaient pas être considérés comme électrodes crépitantes ou émettrices utilisables dans l'épuration électrique des gaz.
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Conformément à la présente invention ila été trouvé, que certaines espèces de poussières ou de liquides, réparties dans les gaz industriels en forme de corps en suspension, provoquent une réduction considérable du potentiel de décharge des électrodes à grandes faces, aux endroits, où elles entrent avec ces dernières en un contact peu cohérent ou peu intime. Envertu de cette réduc- tion du potentiel de décharge il devient possible de remplacer les électrodes émettrices à faces relativement petites, ou relati- vement minces et par conséquent sensibles, par des électrodes é- mettrices en matière conductrice, surtout en forme de tiges ou barres, à surface lisse et de sections considérables, en obtenant néanmoins une décharge crépitante uniforme sur la totalité de la surface d'un tel corps émetteur.
Dans les dispositifs pour élimination des gaz,des corps en suspension, on a utilisé jusqu' ici des électrodes émettrices à faces tellement petites, et disposées à des distances tellement grandes des électrodes de polarité contraire, que le potentiel de la décharge crépitante uniforme des électrodes émettrices libres de corps dits de suspension, devient inférieur à la tension disruptive entre les électrodes de polarité contraire. Autrement il aurait été impossible d'obtenir une décharge crépitante au. électrodes émettrices.
Contrairement à cela la disposition ( position et distance en- tre les électrodes) et la forme des électrodes de polarité contraire sont choisies suivant la présente invention de manière, à ce que le potentiel minimum de la décharge crépitante uniforme de l'élec- trode émettrice nue ,-c'est-à-dire non recouverte de corps de sus- pension,-soit supérieur à la tension d'étincelle entre les électrodes correspondantes de polaritécontraire.
Pour obtenir avec cela un travail régulier du dispositif, c'est-à-dire une action de jaillissement continu ou de crépitement, les électrodes émettrices sont maintenues ,suivant la présente invention, dans un état de recouvrement de corps de suspension de manière, à ce que la tension dela décharge crépitante, uniforme
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partant de la couverture en corps de suspension des électrodes émettrices soit et reste abaissée en dessous de la tension d'étincelle disruptive entre les électrodes de polarité contraire.
Par cet abaissement du potentiel de la décharge crépitante uniforme des électrodos émettrices en dessous du potentiel d'étincelle des électrodes, au moyen du dépôt en corps da sus- pension sur les électrodes émettrices, on supprime la cause d'une action de jaillissement ou de crépitement insuffisante des électrodes émettrices.
L'une des bases importantes de la présente invention réside dans le fait, que sur les électrodes émettrices il se produit,- sous l'influence des décharges de haute tension, dans le voisi- nage direct des endroits de leur surface auxquels à lieu la décharge, - une séparation de poussière sous une forme cohérente hors des gaz poussiéreux.
Cette poussière favorise la décharge par un abaissement du potentiel de la décharge. De plus, il s'est montré, qu'aux endroits où la décharge se produit d'une manière trop intense que l'é- limination de poussières se produit à son tour dans une mesure accentuée,jusqu'à ce que la densité excessive locale du courant soit de nouveau abaissée par l'accroissement de la résistance à la décharge.
De cette manière, il se produit un réglage automati- que de la densité du courant de décharge émis d'un endroit bon conducteur de 1' électrode émettrice, jusqu'à établissement d'une égalité pratiquement complète de la décharge crépitante sur toute la dite surface de l'électrode émettrice , et ceci à des conditions qui ne permettent pas au dépôt de se former trop unilatéralement sous l'effet d'autres influences, par exemple celle de la gravité.
L'action de crépitement ou de jaillissement continu est la plus forte dans le cas, où les corps de suspension précipités possèdent une bonne conductibilité électrique.
Mais aussi avec des corps de suspension mauvais conducteurs
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@ ou ne contenant pas assez de quantités conductrices, l'action de crépitaient se produit d'une manière satisfaisante, probable- ment à cause de l'échauffement de ces espèces de poussières aux électrodes émettrices, ce qui les rend plus conductrices, ou parce que la poussière acquiert la conductibilité nécessaire par l'hu- midité et par les électrolytes ( sels) généralement contenus dans les gaz.
En cas de poussières d'une mauvaise conductibilité, l'électrode émettrice est amenée, si nécessaire, dans une chambre ou un milieu dit de "formation " , avant que le gaz à épurer ne passe par l'appareil, ce milieu de "formation" contenant des poussières bonnes conductrices et appropriées, par lesquelles l'é- lectrode émettrice est rendue propre à émettre le courant par dé- charge crépitante uniforme.
En cas de nécessité on peut incorporer au courant gazeux,soit au début du travail, soit par intervalles durant le travail, une poussière bonne conductrice et adhérente,par exemple de la suie, qui se dépose sur les électrodes émettrices. Si,d'autre part, les corps en suspension dans le gaz possèdent une trop forte adhérence ou une trop forte conductibilité, on ajoute un peu de poussière de chaux, ou analogue, finement répartie, pour obte- nir la composition juste du recouvrement de l'électrode.
Si le courant gazeux à épurer contient des corps en suspension qui ont une influence nuisible sur l'action de la décharge crépi- tante, comme par exemple des gouttelettes, on peut protéger les électrodes émettrices contre l'influence de ces éléments nocifs par enrobage des premières dans une couche protectrice ou par l'ajoute de poussières qui annulent ou neutralisent la dite influen- ce nuisible.
On voit par ce qui procède, qu' il s'agit suivant la présente invention, pour ainsi dire, d'une " formation" d'électrodes à fa- ces relativement grandes au moyen de corps suspendus dans les gaz.
Cette "formation" peut se faire le cas échéant par le simple contact des électrodes avec le courant gazeux véhiculant la poussière, sans que les électrodes soient mises sous tension @
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La "formation" se produit toutefois d'une manière plus avantageuse et plus rapide ,si le contact des électrodes émettrices avec le courant gazeux véhiculant les poussières s'effectue sous tension.
Dans ce cas'on laisse l'électrode émettrice se recouvrir sur une grande partie de sa surface, d'une couche mince de la poussière don- née et on règle la tension du courant électrique de manière à ce qu'une décharge crépitante ne se produise, tout d'abord, qu'aux endroits qui sont recouverts de poussière.Ensuite la tension est réglée en sens ascendant jusqu'à une hauteur telle, qu'une décharge disruptive soit encore justementempêchée de se produire.Sous l'influen- ce du courant électrique la formation de la pouche de poussière se poursuit alors dans une mesure telle, qu'à un réglage appropria de la tension, il se produit peu à peu une décharge crépitante uniforme partant de toute la surface de l'électrode .
On a déjà proposé d'arroser les électrodes en fil métallique , qui possèdent par eux-mêmes la tendance à la décharge crépitante, avec un liquide, afin de les maintenir libres de poussières collantes ou de particules liquides collantes.Conformément à la présente invention on peut aussi précipiter des particules liquides,- surtout lorsqu' ils sont bons conducteurs, comme par exemple du goudron,-véhiculées par le courant gazeux, sur les électrodes en forme de tiges ou analogues, qui,comme tels sont inaptes à produire une décharge crépitante suffi- sante en vue de les transformer en électrodes crépitantes efficaces ou au moins pour les préparer à une telle transformation .
Pour la réalisation de la présente invention on choisit des élec- trodes émettrices dont les formes, ainsi que leurs distances et dis- positions par rapport aux électrodes de polarité contraire, sont telles, que'dans un milieu rempli uniquement de gaz sans corps en suspension et setrouvant à la température d' épuration, il ne se produise pas de décharge crépitante uniforme, même pas en cas d'augmentation de la tension au dessus de la limite disruptive, mais qu'une telle décharge se produise aux endroits des électrodes auxquels la poussière, contenue dans le gaz brut, se dépose en une
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couche d'une épaisseur appropriée. Entrent en jeu comme formes appropriées d' électrodes émettrices, surtout des tiges, ou barres, ou tubes, cylindriques, assemblés par exemple sous forme d'une grille à barreaux parallèles.
En disposant les électrodes émettrices, il faut avoir en vue l'uniformité du dépôt de la poussière, les électrodes émettrices entonne de tiges' disposées verticalement étant plus avantageuses que ces mêmes éleptrodes en disposition horizontale.
REVENDICATIONS
I) Procédé d'élimination de corps solides ou liquides suspendus dans les gaz hors de ces dermiers, au moyen d'électricité de haute tension, ..wec utilisation d' électrodes émettrices essentiellement lisses ( 'e l' espèce de tiges),- caractérisé en ce que la forme des électrodes émettrices, ainsi que leur distance par rapport aux électrodes de précipitation de polarité contraire, sont choisies de manière , à ce que le potentiel de la décharge crépitante uniforme des électrodes émettrices lisses ( de l'espèce de tiges),et libres da corps dits de suspension, soit supérieur à la tension d'étincelle entre les électrodes de polarité contraire, et en ce que ces électrodes émettrices sont maintenues recouvertes de corps de suspension de manière,
àce que leur potentiel de décharge en soit abaissé en dessous de leur potentiel d'étincelle, en vue de l' obtention d'une décharge crépitante uniforme.