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Dispositif pour procéder à des mesures électri- ques sur de petites sections dans des lignes à grande dis- tance posées en ordre de marche, notamment sur des parties possédant une petite capacité par rapport à la capacité totale.
Les mesures des propriétés électriques consti- tuent un critérium essentiel pour les qualités de service et le degré de sûreté d'une ligne à grande distance, notam- ment d'une installation de câbles à haute tension. Tandis qu'on peut à l'usine et au laboratoire procéder facilement à des mesures séparées de toutes les diverses parties d'u- ne ligne à grande distance, ou d'une installation de câbles, même s'il s'agit de parties de capacité très faible, telles pu que par exemple des manchons séparés, on n'a pas/jusqu'ici mesurer des parties de ce genre à très faible capacité dans une installation de câbles électriques (posés. On ne pouvait essayer que l'ensemble de l'installation comme unité,
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dans ce cas les valeurs électriques caractéristiques de très petites parties se perdent dais la valeur moyenne de l'ensemble de l'installation, valeur à laquelle, en tant que parties volumétriquement ou capacitivement très peti- tes, elles ne participent pratiquement pas. Mais c'est surtout dans un câble posé qu'il importe de procéder à des mesures électriques sur des parties séparées, notam- ment sur des manchons, des fermetures de bout, etc, car justement les manchons et les fermetures de bout peuvent être des points particulièrement faibles de llinstalla- tion.
Or, la présente invention concerne un dispositif qui permet de mesurer séparément à l'état de pose de ser- vice, des parties de faible capacité de ce genre ou de faibles dimensions volumétriques, à l'intérieur de l'ins- tallation d'ensemble. Dans ce but, on prend, par exemple, pour les mesures de pertes électriques sur ces parties, par exemple l'es manchons, déjà lors du montage de ltins- tallation de câbles des mesures par lesquelles les man- chons peuvent être rendus indépendants pour les mesures requises et peuvent par une simple permutation être de nouveau connectés à l'installation pour le service.
Comme les parties à essayer, telles que les manchons, etc. pas- sent dans les mesures comme dispositifs dans le genre de condensateurs et que les armatures de condensateur sont d'une part les conducteurs de câbles conduisant le courant et d'autre part la gaine du câble ou les parties reliées métalliquement à cette gaine, on peut les sortir soit du côté hm te tension sur le conducteur du câble, soit du. côté terre sur la gaine du câble, en disposant dans le voisinage de ces armatures des couches conductrices qui ne sont que faiblement isolées des armatures, qui possèdent pour les mesures à effectuer une ligne vers l'extérieur et qui pour le service sont connectées de manière simple aux armatures correspondantes.
Ces couches conductrices peuvent être par exemple du papier métallisé,, une mince
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couche d'étain ou d'aluminium, etc. et sont disposées suivant l'étendue désirée pour le mesurage soit sur le conducteur, soit sous l'enveloppe du manchon, en étant faiblement isolées et en étant pourvues d'une sortie.
Dans les fermetures de bout la disposition de la couche métallique sur le conducteur, donc du côté haute tension, est avantageuse, tandis que dans les autres parties de
1 installation de câbles, dans lesquelles la haute ten- sion n'est pas directement accessible de l'extérieur, la disposition de la couche métallique sur le c8té terre est plus avantageuse. Dans ce dernier cas et avec des câbles à conducteurs individuels métallisés, on interrompra de préférence la métallisation aux deux extrémités de la piè- ce à mesurer, de sorte que cette métallisation servira .elle-même d'armature de mesurage. Dans les câbles à con- ducteurs non métallisés, l'enveloppe métallique n'est dis- posée que dans la portée de la section de mesurage.
Dans le mesurage, d'après le procédé du pont, des pertes diélectriques de petites parties situées à l'intérieur de la section de câble posée, la ligne de me- surage peut être très longue, car il est nécessaire de la conduire jusqu'à l'emplacement du pont, près de la borne de haute tension qui forme un coin ou angle du pont.
Comme une ligne de mesurage de ce genre, même en se servant pour cette ligne d'un câble téléphonique de faible capacité spécifique, possède une grande capacité terrestre, et que cette capacité se trouve dans le montage parallèle à une résistance du pont, elle modifiera de manière indésirable la compensation ou équilibrage du pont, D'après l'inven- tion cet inconvénient est évité du fait que l'on détermine sa grandeur et qu'on la compense au moyen d'une inductivi- té ou d'une capacité, calculée d'après elle et située les branches du pont qui entrent en ligne de compte.
La fig. 1 du dessin ci-joint représente schéma- tiquement un exemple d'exécution pour le manchon d'un
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câble simple métallisé, et la fige , 2 montre un exemple du manchon pour un câble simple normal non métallisé. Pour des câbles multiples métallisés, la construction simple correspondante est établie en multiple à l'intérieur de la même enveloppe de manchon, et'pour des câbles multiples non métallisés, la construction correspond à celle d'un câble simple non métallisé. Bien que l'invention ne soit explicitement décrite que dans son application à des man- chonsy il est évident qu'elle peut être employée pour d'autres parties, par exemple des parties courbées ou in- clinées de l'installation de câbles, dans les cas où il sera désirable de contrôler ces parties.
La fig. 1 est une illustration schématique dans laquelle deux parties de câble sont reliées l'une à l'au- tre; 2 dé,signe le point de jonction des conducteurs, 3 l'isolement gradué original du conducteur, 4 la métalli- sation originale du conducteur, 5 l'isolement en papier bobine' lors du montage et 6 la couche de papier bobiné im- prégné, qui recouvre sur une partie la métallisation ini- tiale du conducteur.
On a disposé sur la couche de pa- pier imprégné 6 une couche métallique 7, qui en direc- tion longitudinale est quelque peu plus courte que 6 et qui recouvre sur une petite partie la métallisation origi- nale 4, mais en est isolée par la couche de papier bobinée 6. 7 sert d'armature de mesurage dont le recouvrement ca- pacitif sur 4, empêche des changements brusques de l'in- tensité de champ électrique et' des sollicitations concen- trées. Du papier enroulé imprégné 8 sert à l'isolement de l'armature de mesure 6 contre J'enveloppe de manchon 9, qai est mise à la terre et'est reliée à la gaîne 13 du câble.
Four l'amenée à l'enveloppe de manchon 9 et la {; ortie de cette enveloppe, on se sert d'une ligne fai- blement isolée 12, qui en marche normale est mise à la terre.
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La fig. 2 montre une disposition correspondante pour un câble dont les conducteurs séparés ne sont pas mé- tallisés ; dans cette disposition 22 désigne le point de jonction des conducteurs, 23 l'isolement original gradué du conducteur et 25 l'isolement de papier enroulé au mon- tage. Sur l'isolement de papier 25 on a disposé une douille métallique 27 servant d'armature de mesurage et cette douille recouvre capacitivement la gaine 33 avec le même effet que 7 dans la fig. 1. Le papier d'enrou- lement imprégné 28 isole l'armature de mesurage 27 par rapport à l'enveloppe de manchon 29 mise à la terre et reliée à la gaine du câble. 32 désigne une amenée à l'armature de mesurage, amenée qui est faiblement iso- lée et qui en service normal est mise à la terre.
La fige 3 représente un montage par lequel on peut écarter l'effet perturbateur de la capacité terrestre sur la compensation du pont. Dans cette figure, Ci dési- gne la partie de l'installation de câbles à mesurer, C2 le condensateur de comparaison libre de pertes. CE désigne la capacité terrestre de l'amenée, capacité mesurée sépa- rément. R3 et R4 désignent des résistances de pont, C un condensateur variable pour le règlage de l'angle de perte. Cx désigne une capacité servant à la compensation de CE, capacité qui est calculée d'après CES R3 et R4.
Cette capacité peut éventuellement être remplacée par une inductivité en R3.
Une autre méthode pour rendre la capacité terres- tre CE ineffective pour le mesurage consiste à employer une branche auxiliaire d'après le procédé de K. W. Wagner, et est représentée sur la fig. 4. Dans ce cas la douille métallique de l'amenée de mesurage ne doit pas être connec- tée à la terre, mais doit être portée par la branche auxi- liaire au potentiel de l'amenée de mesurage, de sorte qu'il, ne s'établit pas de courant de déplacement par la capacité de l'amenée de mesurage.