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Perfectionnements aux chargeurs pour locomotives.
La présente invention est relative aux chargeurs pour locomotives, et son objet principal est de transpor- ter le combustible du tender jusquà un point approprié pour le répandre sur les grilles,ce transport se faisant par le trajet le plus direct compatible avec l'encombrement que l'on peut se permettre de l'espace qui se trouve en arrière de la partie postérieure du foyer et au-dessus de la plateforme de la cabine du chauffeur. De cette façon le combustible est chargé avec un minimum de broyage ou de
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rupture des morceaux qui ont dés dimensions convenables pour le chauffe.
Beaucoup de foyers de locomotives actuellement en usage sont destinés à fonctionner avec l'efficacité la plus grande lorsqu'ils sont alimentés par du charbon en morceaux; le charbon finement broyé ou pulvérisé en mélange avec ces morceaux sort sans avoir été consumé, par la che- minée, dans des proportions fâcheuses.
La manipulation mécanique du charbon tout-venant que l'on prend dans la caisse du tender, que l'oh réduit en morceaux ayant la dimension voulue pour l'alimentation du, feu, et le transport de l'ensemble jusqu'à une ouverture de chargement, à un niveau au-dessus du foyer qui convient pour le répandre sur les grilles par des trajets aériens, ont pour effet inévitable un broyage ou une pulvérisation plus ou moins considérable, et en conséquence la formation d'une quantité plus ou moins grande de charbon pulvérisé additionnel.
Dans un grand nombre de chargeurs pour locomo- tives utilisés juqu'ici dans des locomotives ayant les ca- ractéristiques rappelées, cette production additionnelle de charbon pulvérisé a été par trop considérable, parce que les transporteurs avaient une longueur inutilement grande, ou présentaient des tournants trop raides, ou comportaient des parties à travers lesquelles le charbon devait être pous- sé sous l'action de la pression. Certains de ces appareils présentaient à la fois toutes ces propriétés fâcheuses.
Les défauts des projets réalisés étaient dûs, au moins en partie, à l'insistance que mettaient les Compagnies de chemin de fer à ce que les chargeurs fussent appliqués à la locomotive et au tender tels quels et,sans qu'une
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partie notable du chargeur se trouvât dans la partie de la cabine immédiatement derrière la partie postérieure du foyer et au-dessus de la plateforme de la cabine. Il est particulièrement fâcheux qu'une partie mobile du chargeur se trouve dans cette région, d'une part parce que l'encom- brement d'une pièce mobile est effectivement plus grand que celui d'une pièce fixe, et d'autre part parce que cette mobilité risque de provoquer des blessures du personnel qui se trouve dans la cabine.
La présente invention permet de réaliser un com- promis entre ces exigences contradictoires. Le charbon est amené au point de chargement avec un minimum de manipulation et, par suite, avec un minimum de broyage; en outre l'encom- brement de la cabine est relativement faible et est produit uniquement par un conduit fixe. L'invention prévoit aussi une installation générale qui s'adapte facilement aux con- ditions particulières résultant des dimensions et des pro- portions variables des locomotives et des tenders.
Aux dessins annexés.,
La figure 1 est une coupe verticale longitudinale par le milieu de l'appareil; elle montre un mode d'exécu- tion particulièrement avantageux du mécanisme de chargement ainsi que des fragments d'une locomotive et d'un tender.
La figure 2 est une vue en plan de la figure 1, avec une partie arrachée; la coupe est faite par un plan qui passe par l'ouverture de chargement, afin de montrer clai- rement les organes de distribution. D'autres parties ont été arrachées afin de montrer la transmission de commande. et la figure 3 est une coupe suivant les lignes 3-3 de la figure 1.
Les dessins ainsi que la description correspondante
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n'ont qu'une valeur illustrative, et il est clair que l'invention peut être réalisée sous une autre forme.
La locomotive A, choisie à titre d'exemple, com- porte une botte à feu 10 munie de grilles 11 et présentant une paroi postérieure 12 qui offre une bouche ou ouverture de chargement 15, à un niveau convenable pour répandre le combustible sur la grille; ce niveau est quelque peu arbi- traire, mais dépend cependant en partie des dimensions des grilles. La plateforme 14 de la cabine 15, s'étend vers l'arrière à partir de la paroi postérieure 12, en-dessous de l'ouverture de chargement 13, jusqu'au voisinage de l'attelage 16.
Le tender B choisi à titre d'exemple comporte une caisse 17 ayant un plancher à fente 18 avec des plaques cou- lissantes 19 que l'on déplace pour régler le passage du charbon suivant les conditions particulières recherchées.
Le mécanisme du chargeur comporte une auge, dé- signée d'une manière générale par 20, et placée en dessous de la, caisse, une conduite mobile 21 allant de l'auge à la locomotive, et une conduite fixe 22 portée par la. locomoti- ve et communiquant avec l'ouverture de chargement 13.
L'auge peut être d'une construction quelconque; elle est portée en dessous du tender ou fait partie de ce- lui-ci. Dans le cas représenté on a un bâti 23 présentant un fond arrondi 24. L'auge contient une vis transporteuse hélicoïdale 25 entraînée par une transmission appropriée 26 que commande un moteur 27 placé de préférence sur le tender, comme on le voit en particulier en figure 2.
L'extrémité antérieure de l'auge possède un appen- dice 28 offrant une bride sphérique 29 susceptible de se
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loger dans une partie sphérique de la pièce d'accouplement fendue 30 portée par la, section tubulaire postérieure 31 du conduit 21. La section antérieure 32 de ce conduit glisse télescopiquement par rapport à la section postérieure, et porte à son extrémité avant une rotule sphérique 33 qui coopère avec une bride sphérique 34 fendue horizontalement, à l'extrémité postérieure du conduit fixe 22 ce qui produi une liaison flexible entre les deux conduits.
Le conduit fixe est porté par un bâti 35 monté sur la. traverse 36 que supportent les consoles 37 à la partie inférieure de la pa- roi 12 de la boite à feu. L'extrémité antérieure du conduit fixe 22 débouche directement dans couverture de chargement, et au-dessus dune plaque distributrice 38la matière transportée ayant d'abord passé dans la trajectoire de jets de fluide sous pression qui sortent d'une tuyère 39. Cette extrémité antérieure du conduit fixe est constituée par un chapiteau ou une embouchure amovible 40.
En arrière ce cha- piteau est fixé à la partie principale du conduit fixe, par exemple par des boulons qui traversent les brides 41, 41a A 1?avant le chapiteau est fixé rigidement à la paroi pos- térieure 12 grâce à un dispositif de fixation approprié traversant les brides latérales 42, 42a. De cette façon le chapiteau est en communication avec l'ouverture 13 Les côtés du chapiteau s'élargissent vers l'avant de façon à répandre latéralement le combustible lorsqu'il parvient aux organes de distributiono
La pleque distributrice 38 est reliée d'une ma- nière amovible à une face verticale du chapiteau 40 par des boulons tels que 43.
Elle forme une prolongation du plancher du conduit et elle fait saillie dans l'ouverture de chargement 13 de la paroi postérieure. La tuyère 39 est
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placée verticalement en arrière de la plaque distributrice dans un siège prévu à la base du chapiteau. Elle est main- tenue en position par un nombre quelconque de boulons fixés en 44 à ce chapiteau. La tuyère est alimentée en flui- de sous pression, par exemple en vapeur, par un nombre ap- proprié de tuyaux 45. Cette construction permet le démonta- ge indépendant ou le remplacement de la plaque distributri- ce ou de la tuyère.
L'extrémité antérieure de l'auge 20 présente une machoire de broyage 46 contre laquelle la vis 25 pousse les gros morceaux de charbon a,fin de les réduire à la dimension voulue pour leur transport et pour l'alimentation du feu.
Le conduit 21 contient une vis transporteuse 47 relire d'une manière flexible et avec jeu à l'extrémité antérieure de la vis 25, et aussi à l'extrémité postérieure de la vis 48 qui se trouve dans le conduit fixe 22. Les filets des ex- trémités adjacentes de ces vis sont disposés les uns par rapport aux autres de façon que le combustibles passe d'une vis à l'autre en ne subissant qu'un faible broyage ou une faible pulvérisation, si tant est qu'il en subisse.
Quand l'appareil fonctionne le combustible passe de la caisse dans l'auge 20 et est déplacé vers l'avant par la vis 25, en franchissant l'organe broyeur puis l'appendi- ce 28. Il parvient alors dans le conduit 21, puis passe par le conduit 22 fixe pour arriver à la plaque distribu- trice 38, sur laquelle il est balayé par les jets de va- peur, ce qui le distribue dans la boite à feu.
Le conduit 21 fait avec l'auge un angle assez ob- tus pour qu'il y ait un minimum de broyage quand le combus- tible passe de l'un à l'autre. En même temps, en se dépla- çant dans le conduit 21, le combustible s'élève autant qu'il
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est possible sans que le conduit mobile fasse saillie au- dessus de la plateforme de la cabine.
Le conduit fixe 22 fait aussi avec le conduit mobile 21 un angle assez obtus pour éviter tout broyage fâcheux, et son extrémité antérieu- re délivre le combustible dans l'ouverture de chargement, sans qu'il y ait eu de changement brusque de direction dans le courant de combustibleo
On voit ainsi que le charbon'passe suivant un tra- jet très direct de l'auge à l'ouverture de chargement, et qu'en même temps une partie seulement du conduit fixe fait saillie au-dessus de la plateforme de la cabineo
Dans certaines installations suivant l'invention appliquées à des locomotives., l'angle d'inclinaison du con- duit fixe peut être tel que le combustible aurait tendance à tourner avec la vis transporteuse, d'où résulterait un broyage supplémentaire du combustible alors quil est amené au distributeur.
Cette tendance du combustible à tourner peut être prévenue d'une manière efficace en donnant au con- duit fixe une section non circulaire, comme on le voit en particulier en figure 3. Dans cet exemple la partie inférieu- re du conduit est incurvée et s'adapte dune manière généra- le à l'incurvation du filet de la. viso Les cotés du conduit sont sensiblement verticaux ou parallèles l'un à l'autre, et le dessus est plat ou horizontal. Grâce à cette construction on obtient des recoins longitudinaux 49. 49a à l'intérieur du conduit, ce qui réduit au minimum l'agitation ou la rota- tion du combustible, et favorise l'avancement du combusti- ble dans le conduit sous l'impulsion du transporteur à vis.