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-échine à récolter les pommes de terre et autres tubercules.
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On connaît de nombreuses constructions de machines à ré - colter les tubercules, en particulier les pommes de terre, mais aucune de ces machines n'a, jusqu'à présent, résolu le problè - me, même d'une manière approchante. L'invention décrite ci- après est parvenue à satisfaire complètement aux exigences dé - terminées par les conditions extrêmement variées du sol, la quantité souvent très importante d'herbes qui le recouvre et l' influence des conditions atmosphériques, ce que des essais pra- tiques étendus ont démontré d'une façon parfaite.
Le dessin ci-joint représente un exemple d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig.l montre la machine en vue de côté.
La fig. 2 est une vue de dessus.
La fig.3 est une coupe.
Les figs. 4 et 5 montrent des détails.
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Le mode d'action de la nouvelle machine repose essentielle-
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ment sur l'emploi, connu en soi, de deux roues à dents, dont 1' une a reçoit le plant de pommes de terre arraché par le soc b et l'amène à la seconde roue à dentsc qui rejette sur le champ les pommes de terre débarrassées de la terre.
La nouveauté de l'invention réside, en ordre principal, dans la position des roues à dentspar rapport au soc et l'une par rapport à l'autre; en effet, la première a est disposée derrière le soc, à peu près dans le plan médian de la machine, de manière que ses dents travaillent toujours dans un plan dont l'angle d'inclinaison sur l'horizontale est d'environ 45 , tandis que les dents de la seconde roue à dents c prévue à côté du soc travaillent dans un plan incliné à moins de 30 les roues à dents étant en même temps inclinées à 1350 environ l'une par rapport à l'autre et étant disposées de manière que leurs plans se coupent.
Grâce à la disposition inclinée de la roue à dents a, on obtient une bonne accumulation des plants de pommes de terre sur les dents de cette roue, ce qui a pour résultat un premier tamisage éner- gique des plants de pommes de terre, c'est-à-dire une sépara - tion de la terre d'avec les pommes de terre.
En même temps, l'herbe est aussi détachée des pommes de terre et rejetée sur le champ, et ce par des dents à herbe ±. connues en soi, disposées élastiquement au-dessus des dents de tamisage de la roue a mais guidées, d'après l'invention, dans des fentes inclinées e (figs.4 et 5')se trouvant dans le moyeu de roue f, de telle sorte que, lorsqu'elles s'élancent en avant, donc après que leurs ressorts ont été tendus lors de leur péné - tration dans le plant de pommes de terre, elles exécutent un mouvement dirigé obliquement vers le haut.
Par suite de ce mou- vement saccadé des dents à herbe dirigé à la fois vers l'avant et vers le haut, on obtient tant une désagrégation poussée qu' un enlèvement et un rejet intensifs de l'herbe, et ce aussi de l'herbe qui se place, de la manière connue, autour du porte - soc g et a été, jusqu'ici, la cause d'obstructions constantes
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de ces machines à récolter. Pour permettre l'enlèvement complet de l'herbe entourant le porte-soc g utilement fait en fer plat et disposé du côté de l'arrivée des dents à herbe, ce porte - soc est recourbé vers la roue à dents a de manière que les dents à herbe 1 le touchent presque, et ce sur toute sa lar - geur, lorsqu'elles le dépassent dans leur rotation, et en en - lèvent et rejettent ainsi complètement l'herbe qui se place au- tour du dit porte-soc.
Cet enlèvement complet de l'herbe a com- me cause particulière l'angle d'inclinaison d'environ 45 du plan de la roue à dents par rapport au sol, de sorte que, par suite du passage oblique des dents à herbe près du porte-soc, tous les brins d'herbe qui se superposent autour du porte-soc sont saisis, tandis que des dents à herbe horizontales ou fai- blement inclinées ne peuvent saisir tout au plus que quelques tiges d'herbe, et que des roues à dents verticales ou à incli- naison se rapprochant de la verticale poussent l'herbe vers le bas sur le soc et ne font ainsi précisément que provoquer des obstructions.
La masse ainsi déjà fortement tamisée et débarrassée de l'herbe par la roue à dents postérieure a est maintenant, par suite de l'accélération de mouvement qui lui est communiquée, projetée sur la roue à dents latérale c. Les dents h de cette roue sont, comme le montre la fig.5 , et contrairement à ce qui est le cas pour les formes d'exécution connues, partagées en groupes d'environ 3-5 dents, et chaque groupe est disposé appro- ximativement en forme de filet de vis à pas opposé au sens de la rotation, de sorte que les pommes de terre venant de la roue de tamisage postérieure µ avec la terre qui y adhère encore sont d'abord, par suite de leur inertie, amenées à\ rouler vers le haut, dans une mesure plus ou moins grande, le long des pas de vis formés par les dents,
ce qui a pour résultat que la ter- re adhérant encore aux pommes de terre est enlevée par des se- cousses énergiques. Pour donner maintenant à la terre l'occasion
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de tomber encore entre les dents sous forme de mottes, en un point quelconque de ces dents, les lignes hélicoidales formées sur le pourtour du moyeu par les extrémités intérieures des dents de chaque groupe ont une inclinaison relativement plus grande que les lignes hélicoïdales formées par les extrémités extérieures des dents, de sorte qu'il en résulte, aux extrémi - tés intérieures des dents, un intervalle à peu près aussi grand, entre les dents, qu'aux extrémités extérieures.
Cette disposi - tion des dents a encore pour résultat que les dents saisissent mieux les pommes de terre et les rejettent plus énergiquement sur le champ après le tamisage, de sorte qu'il est absolument impossible que les pommes de terre rejetées sur le sol soient recouvertes par de la terre tombant entre les dents.
Les dents de tamisage i de la roue à dents postérieure a sont aussi disposées d'une manière analogue en tant que les extrémités intérieures des dents forment également, par groupes, des lignes hélicoidales, tandis que les extrémités extérieures des dents sont placées dans un plan unique, de sorte que, ici aussi, les intervalles entre les dents sont à peu près égale - ment larges à l'intérieur et à l'extérieur.
La commande des deux roues à dents a lieu, de la manière la plus simple, au moyen de roues coniques k let k 2 à partir d'un arbre k monté transversalement dans le bâti de la machine et recevant elle-même sa commande, par l'intermédiaire d'une trans- mission à chaîne ou d'une autre manière analogue, de l'essieu des roues arrière .
Mais pour pouvoir mettre complètement à nu tout le contenu d'une ligne de pommes de terre au moyen de ces nouveaux dispo - sitifs, donc pour pouvoir récolter, la machine doit pouvoir être dirigée avec une exactitude telle que le soc soit toujours pous- sé sous le milieu des plants de pommes de terre. Ceci n'est pas rendu possible par la conduite de l'attelage, et ce déjà pour cette raison que les bêtes de l'attelage font elles-mêmes, le .
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plus souvent, sortir la machine de la direction du sillon ; une autre cause réside dans le fait d'un terrain en pente ou valonné.
La présente invention s'étend donc aussi à un dispo - sitif de direction par lequel, en dehors de la direction des roues avant de la machine, on obtient en même temps un déplace- ment latéral de la direction de la force de traction en ce sens que la machine est attirée dans la direction du sillon, de sor- te qu'on peut, par ce seul moyen, ramener immédiatement la machine dans la direction du sillon en cas de déviation.
Le nouveau dispositif de direction est visible dans les figs.l et 2. Les roues avant sont ici montées, de la manière connue, à la façon des roues avant d'automobiles, sur des essieux directeurs pouvant se déplacer angulairement , sur les pivots verticaux desquels sont fixés des leviers de direction 1 dirigés vers l'avant dans la position moyenne, leviers aux extrémités desquels est montée à articulation une tige de liai- son m au milieu de laquelle est monté un bout de timon n pou - vant tourner ; à l'extrémité antérieure de ce timon se trouve le crochet d'attelage o, tandisque son extrémité postérieure présente une fente longitudinale.
Derrière le bout de timon est monté sur le bâti de la machine, de manière à pouvoir tour- ner autour d'un axe vertical, un levier à main de direction n dirigé vers l'arrière, auquel est reliéun levier g dirigévers l'avant, à l'extrémité duquel se trouve une cheville glissant dans la fente du timon.
Si, par exemple, la machine a été écartée de la direction du sillon vers la droite, le conducteur fait également tourner le levier de direction B vers la droite. Ceci a pour résultat que l'extrémité antérieure du bout de timon, avec le crochet d'attelage, tourne également à droite et que, par suite, la direction de la force de traction est déplacée vers la droite.
Il en résulte donc, non seulement que les roues avant tournent à gauche, mais que la machine elle-même est attirée vers la
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gauche, parce que la force de traction attaque maintenant à droite du centre de résistance totale. Au moyen de ce disposi - tif de direction, on ramène donc la machine presque instanta - nément dans la direction du sillon lorsqu'elle s'en est écartée.
Le dispositif peut être employé tout aussi bien pour des machi- nes à une seule roue avant que pour des machines qui en ont deux, de même que pour d'autres machines agricoles, REVENDICATIONS.
1. Machine à récolter les pommes de terre et autres tuber- cules, dans laquelle le plant de pommes de terre arraché par le soc est reçu par une roue à dents qui l'amené à une seconde roue à dents di spo sée latéralement à la première, d'où les pommes de terre sont rejetées sur le champ, oaractérisée en ce que la roue à dents réceptrice est, de la manière connue, disposée à peu près au milieu derrière le soc, tandis que la roue rejeteuse se trouve latéralement au soc, et en ce que, moyennant une inoli - naison du plan de travail des dents de la roue réceptrice d'en- viron 45 par rapport au sol, les plans des dents des deux roues forment entre eux un angle d'environ 135 et se coupent dans la région des dents.