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"Equipement de sûreté pour brûleurs à gaz!!
La présente invention se rapporte à des perfection- nements aux équipements de sécurité pour brûleurs à gaz et elle a pour but de réaliser un dispositif commandé par la chaleur du brûleur et agissant d'une manière sûre et positi- ve pour couper l'arrivée du gaz lorsque la flamme s'éteint ou s'il arrive un accident à une partie quelconque de l'ap- pareil. Il est bien connu qu'il existe plusieurs inventions visant ce but, mais on ne peut en général pas s'y fier ab- solument et ce défaut est grave.
Suivant l'invention on se sert d'une soupape à fermeture automatique pour l'admission de gaz, de telle sorte que si elle est ouverte par un enfant ou accidentellement par d'autres personnes, elle se ferme avant qu'une quantité de gaz dangereuse ne puisse passer.
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Conjointement avec le brûleur et dans la zone de chaleur, on utilise un thermostat, ce qui n'est pas extraordinaire, mais, suivant l'invention on intercale entre la soupape à fermeture automatique et le thermostat un mécanisme d'hor- logerie qu'on peut remonter en faisant tourner la poignée d'une faible quantité et qui, lorsqu'il est remonté, action- ne un dispositif de verrouillage pour maintenir ouverte la soupape à fermeture automatique de manière que le gaz puisse passer.
Ce mécanisme d'horlogerie est verrouillé pour empé- cher le déplacement sous l'action du thermostat, et si ce dernier ou des connexions sont détruits, ou si la flamme du brûleur s'éteint, le train d'engrenagesdu mécanisme se met en marche et après un léger déplacement dégage la soupa- pe de fermeture automatique de manière que celle-ci se fer- me instantanément et intercepte l'admission du brûleur. L'in- vention est également destinée à réaliser une construction de telle nature qu'il n'y a pas de danger à un dérangement, et ainsi qu'on l'a fait remarquer précédemment, si par un accident quelconque il devait se produire un dérangement des organes, l'arrivée de gaz serait alors coupée automatiquement.
Dans la description ci-dessous on se référera aux dessins annexés dans lesquels les mêmes chiffres de référeh-' ce désigne des organes correspondants sur les différentes figures.
Fig. 1 est une vue en plan d'un brûleur pourvu de l'équipement perfectionné.
Fig. 2 est une vue en coupe brisée de l'appareil.
Fig. 3 est une vue en plan de l'appareil.
Fig. 4 est une coupe verticale montrant la disposi- tion de la soupape, le train d'engrenages et la connexion
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entre ces deux dispositifs.
Fig. 5 est une coupe suivant la line 5-5 de la Fig. 4.
Fig. 6 est une élévation de la partie postérieure d'une partie de l'appareil, et
Fig. 7 est une vue en plan dans laquelle le train d'engrenage est enclenché avec la tige de la soupape de fer- meture automatique.
L'invention est représentée dans son application à un brûleur 10, conjointement avec un tube mélangeur 11, un tuyau à gaz 12, un tuyau d'admission principal 13 et une soupape 15 de type conventionnel, étant bien entendu qu'on peut employer d'autres types de ces organes sans sortir du cadre de l'invention. L'enveloppe 15 de la soupape est rac- cordée à une boîte 16 pour le train d'engrenages 29 qui se- ra décrit ci-après, et la soupape proprement dite n'est pas représentée car elle est du type habituel ou de tout type préféré, à l'exception que sa tige 17 est prolongée de haut en bas à travers l'enveloppe comme c'est représente claire- ment sur la Fig. 4.
La tige est pourvue de la poignée de commande conventionnelle 18 et d'une goupille 19 qui se déplace dans un siège 20 pour limiter le déplace.nent de la soupape dans l'un ou l'autre sens.
La soupape 14 est normalement fermée par la tension du ressort 21 (voir Fig. 4) lui est enroulé autour de la partie inférieure de la tige, et est fixé à l'une de ses extrémités à une goupille 22 et à l'autre extrémité à la tige 17, de telle sorte que quand on abandonne la poignée 18 après avoir ouvert la soupape, la tension du ressort 21 ferme
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celle-ci. La tige de la soupape est pourvue à sa partie in- férieure d'un mécanisme à rochet 23 qui sert de disposi- tif de verrouillage pour Maintenir la/soupape ouverte, mais ordinairement le rochet 23 est dégagé comme c'est représen- té sur les Figs. 5'et 4 de sorte que la soupape ne peut pas rester ouverte mais se ferme sous l'action de son ressort.
Le rochet 23 peut être fixé en place par un cliquet 24 qui peut coulisser pour venir en prise:, avec le rochet ou en être dégagé et qui entre en prise: avec celui-ci pour le maintenir malgré l'action de son ressort, mais lui permettre de tourner lorsqu'on actionne la poignée 18 à la main. Le cliquet coulisse dans la douille 25 sur la base de la boîte 16 et il est normalement retiré, par un ressort 25' qui l'écarte du rochet 25. A son extrémité externe il est pourvu d'une tête antifriction 26 qui glisse sur une came 27 portée par un arbre 28 du train d'engrenages 29.
Celui-ci est maintenu dans la boîte 16 et n'est pas décrit en détail car il peut être constitué par tout mécanisme habituel semblable à celui des sonneries d'appel, par exemple.'Il tourne dans un sens sous l'action d'un ressort 30 sur l'ex- trémité rétrécie de la came 27 qui est fixée à l'arbre 28 et à une goupille 30e, et en sens opposé lorsqu'on le remonte à l'aide de la poignée 31.
La came 27 est pourvue d'une saillie 32 entrant en prise avec une goupille 33 pour limiter son mouvement. Toute connexion usuelle entre l'arbre 28 et le train d'engrenages pour remonter celui-ci peut être utilisée, et on a représen- té la roue à rochet conventionnelle 34 (voir Fig. 5) qui entre en prise avec un cliquet 35 sur l'une des roues du train.
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Lorsqu'on fait tourner la poignée 31 dans un sens, le ressort 30 se tend, et lorsqu'on l'abandon.ne, le train a une tendance à revenir en sens opposé. Lorsqu'on fait tourner la poignée de manière à remonter le train d'engre- nages, la came 27 glissant sur l'extrémité 26 du cliquet 24, repousse celui-ci de manière qu'il entre en prise avec le rochet 23 ou vienne se placer dans le chemin de ses dents, pour pouvoir entrer en prise avec celles-ci; le fonctionne- ment des deux organes sera décrit en détail ultérieurement.
Sur l' arbre 28 est montée une roue 36 pourvue de dents qui entrent en prise avec le cliquet oscillant 37 pour empêcher le train d'engrenages de se dérouler. Ce dis- positif particulier est du type usuel et on peut le remplacer par tout mécanisme d'encliquetage approprié, ou bien on peut le disposer de manière différente dans le train d'engrenages.
Le cliquet 37 est articulé en 38 et est actionné de manière à entrer en prise avec la roue 36 par la goupille 59 qui se déplace dans une douille 40 en saillie sur l'enveloppe 16 et est normalement repoussée en arrière par un léger ressort 41 de façon à être dégagée du cliquet.
L'accouplement 42 qui est maintenu par une vis 43 s'ajuste sur la douille 40 et sert à établir la connexion avec le tube flexible 44 qui s'étend jusqu'au voisinage du brûleur 10 et enveloppe un ressort hélicoidal 45 disposé dans le tube et enroulé assez étroitement de manière à se déplacer longitudinalement sous la pression thermostatique dont il va être question maintenant,mais pas suffisamment pour déformer le thermostat lorsqu'il est fortement chauffé, ainsi qu'on le comprendra ci-dessous.
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Le ressort ou l'arbre flexible 45 s'applique à l'une de ses extrémités sur la tête 46 de la broche 39 et à son autre extrémité sur la tête 49 de la broche 50, qui se déplace dans un support creux ou une tubulure 47 du conduit 53 qui porte le thermostat. L'extrémité en sail- lie de la broche 50 se trouve dans le chemin de la plaque de thermostat 51 de construction conventionnelle qui est maintenue à une extrémité 52-où elle est fixée à un prolon- gement du conduit 53 dans lequel le thermostat est guidé.
La construction du thermostat est telle que quand il est chauffé il a tendance à s'enrouler ou se courber vers la broche 50,ce qui a évidemment pour effet de déplacer cette dernière et par l'intermédiaire de l'arbre ou du ressort 45 de déplacer la goupille 39 de manière à repousser le cliquet 37 en prise avec la roue 36 et empêcher le déroule- ment du train d'engrenages 29 aussi longtemps que le ther- mostat est chauffé.
On comprendra, dès lors, que si le ressort 45 n'est pas enroulé trop étroitement, il peut céder quelque peu lorsqu'une pression assez forte y est exercée et empêche toute déformation du thermostat 51 qui pourrait se produire s'il n'y avait pas de jeu dans le mouvement du ressort ou de l'arbre.
Le conduit 53 peut être supporté de toute manière convenable ; on l'a représenté fixé à un support 54 attaché à son tour à tout support convenable.
De la description qui précède on comprendra la cons- truction de l'appareil; le fonctionnement de ce dernier se fait comme suit. Si l'on ouvre la soupape 14 à l'aide de la poignée 18 et qu'on abandonne celle-ci, elle se ferme
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immédiatement et il ne se produit pas de combustion de gaz.
Toutefois si la soupape est ouverte, le gaz allumé et la poignée 31 déplacée de manière à remonter le train d'engre- nages 29, le cliquet 24 est repoussé de manière à venir en prise avec le rochet 23 ou à se placer dans son chemin, et aussitôt que cette prise se produit, la soupape est main- tenue ouverte. Le brûleur étant allumé, il commence à trans- mettre de la chaleur au thermostat 51 et on remarquera par l'examen de la Fig. 1 qu'il existe un logement derrière le thermostat pour permettre à la chaleur de l'entourer, et lorsque le thermostat fonctionne il enclenche le train d'engrenages de la manière déjà décrite de telle sorte qu'aus- si longtemps que le brûleur est allumé le train d'engrenages est verrouillé et la soupape 14 est maintenue ouverte.
Sous ce rapport on remarquera qu'on peut ajuster la soupape à la main pour régler les dimensions de la flamme, exactement comme dans des soupapes ordinaires, parce que sous l'action plus énergique de la main le cliquet 24 glisse sur les dents 23 lorsqu'on fait tourner la tige de la soupape. Toutefois, si la flamme est éteinte au brûleur, le thermostat 51 reprend sa position initiale, la goupille 39 est retirée, le trai d'engrenages 29 commence à se dérouler, et après un certain temps la came 27 est déplacée de manière à dégager le cliquet 24 et la soupape 14 se ferme.
Le mécanisme d'horlogerie n'exécute qu'un faible déplacement et il dégage la soupape 14 avant qu'une quanti- té dangereuse de gaz n'ait pu passer par le brûleur. On re - marquera que si le thermostat est détérioré ou que si les pièces raccordées adjacentes sont brisées par suite d'un accident, la goupille 39 est dégagée et le train d'engrenages se déroule, laissant la soupape 14 se fermer automatique -
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ment.
On remarquera en outre que l'équipement .considéré ne gêne en aucune façon le libre réglage ou le contrôle de la soupape à gaz 14, que le mécanisme peut présenter une lon- gueur donnant à la chaleur du brûleur le temps d'actionner le thermostat de manière à verrouiller le train d'engrenages et maintenir la soupape 14 ouverte avant que celle-ci ne se ferme automatiquement, et que pour cette raison le dispositif n'offre aucun.inconvénient et assure une fermeture positive de la soupape d'admission lorsque le brûleur s'éteint ou qu'il se produit un accident aux organes qui y sont adjacents.
REVENDICATIONS.
1. Equipement de sûreté pour les brûleurs à gaz, comportant une soupape à fermeture automatique contrôlant .,-'arrivée de gaz à un brûleur, un thermostat dans la zone de chaleur de ce brûleur, un train d'engrenagesde minuterie, et un dispositif qui y est combiné pour maintenir ouverte la soupape à fermeture automatique,.et un autre dispositif commandé par ce thermostat . pour verrouiller ce train d'en- grenages.