<Desc/Clms Page number 1>
ROBINET A GAZ A FERMETURE AUTOMATIQUE.
Les robinets des réchauds à gaz usuels présentent les inconvé- nients suivants si la flamme s'éteint sous l'action d'un courant d'air, de l'eau en ébullition qui déborde, ou d'un agent similaire, le gaz continue à s'échapper librement. Il en est de même lorsque les enfants ou même les a- dultes ouvrent le robinet par inadvertance ou en jouant. Il en résulte fré- quemment de graves intoxications ou des explosions.
En revanche, le nouveau robinet à gaz à fermeture automatique présente un avantage important. Il ne reste ouvert que si le gaz sortant brûle ou s'il est allumé immédiatement,, Grâce à ce fait, l'utilisation du nouveau dispositif permet d'éviter avec certitude les intoxications et les explosions par les causes précitées.
Le nouveau dispositif est un complément destiné à être monté sur les robinets à gaz usuels sans contrarier en quoi que ce soit leur fonction normale. Le dispositif sera décrit en détail ci-après. Le dessin annexé montre :
Un robinet à gaz de construction usuelle a, une manette b, une tige de manette c, un ressort d., une bague e, des encoches d'encliquetage f pour le cliquet d'arrêt, un cliquet d'arrêt 1, un brûleur h, un thermostat i, une tôle d'écartement j, une paroi de montage k, une tuyère 1, un con- duit adducteur de gaz m, une butée n, une plaque de fond o, une douille B, une languette a, une tige en acier r,une vis de réglage s, un axe t, une palette de cliquet u, une dent d'entraînement v.
On suppose qu'il s'agit d'un robinet à gaz destiné à occuper les positions suivantes : 1. Dirigé vers la droite = fermé (c).2. Dirigé vers le haut = ouvert (1). 3. Dirigé vers la gauche = à moitié ouvert (1/2)=
Le robinet à gaz a de construction connue comporte comme complé- ment un dispositif constitué par les éléments suivants Sur une plaque de
<Desc/Clms Page number 2>
fond o est placée une douille p. Le diamètre de l'ouverture de cette douil- le est choisi tel qu'on puisse l'engager et la centrer sur la partie anté- rieure du robinet sans qu'il en résulte un contact. La douille fait office d'axe pour la bague e. Sur cette bague 2 agit un ressort d. Ce ressort d ressemble à un ressort de montre.
Il est accroché par une extrémité à la ba- gue e et par l'extrémité opposée à la plaque de fond o. L'agencement est tel que la bague e soit rappelée à la position de départ par le ressort d après chaque mouvement de rotation à gauche. Sur la tige c de la manette est pré- vue une languette g qui se prolonge jusqu'à la dent d'entraînement v soli- dement encastrée dans la bague e. En conséquence, lorsque le robinet a est ouvert par un mouvement de rotation à gauche de la manette b, la lan- guette g entraîne la bague e. Dès qu'on libère la manette b, le ressort d rappelle la bague e et ferme ainsi le robinet. Pour 'empêcher la fermeture automatique du robinet tant que le gaz est allumé, on utilise le cliquet d'arrêt g,commandé par la chaleur.
Ce cliquet s'engage par son propre poids avec sa palette u dans les encoches correspondantes f pratiquées dans la face extérieure de la bague e. La bague est ainsi maintenue, et le robinet reste ouvert. Mais le cliquet g ne s'engage dans les encoches que si la flamme du gaz chauffe le thermostat i. Celui-ci est placé à proximité du brûleur h de façon qu'il ne soit pas engagé dans le noyau de la flamme, et qu'il ne soit léché que par la flamme chauffante. Cet agencement est prévu pour ne pas contrarier la combustion du gaz. Le thermostat est constitué par un petit tube en cuivre ou similaire fermé à l'extrémité supérieure.
L'extrémité inférieure est ouverte et munie d'une bride. A l'intérieur du tube est prévue une petite tige en acier r dont l'extrémité inférieure repo- se sur une vis de réglage s du cliquet d'arrêt g. Ce cliquet d'arrêt g, est relié cinématiquement par un axe t à une tôle d'écartement 1 pliée en U.
Dans cette tôle d'écartement est pratiqué un trou dans lequel le petit tube de cuivre est inséré par le bas jusqu'à sa bride. La tôle d'écartement 1 est rigidement reliée à la plaque de fond o. Le cliquet d'arrêt g s'étend de la tige en acier r jusqu'à la palette u de ce cliqueta Cette palette u est la partie du cliquet g qui s'engage dans les encoches f de la bague e. Lorsque la flamme est allumée, on règle le cliquet d'arrêt g à l'aide de la vis s de fagon que les encoches!: de la bague e passent encore de justesse à côté de ce cliqueta Si le thermostat i est ensuite chauffé, il s'allonge plus ra- pidement et plus que la tige en acier r. qu'il contient. Le cliquet d'arrêt g oscille. Grâce à la transmission par levier, l'oscillation est un multiple du changement de longueur du thermostat i.
Le cliquet s'engage donc avec une rapidité surprenante pour maintenir le robinet ouvert.
L'allumage de la flamme produit l'effet suivant : , On ouvre entièrement la manette b et on allume le gazo On main- tient éventuellement la manette après l'allumage (tout au plus pendant 5 secondes). C'est pendant cette période qu'a lieu le chauffage précité du thermostat i. La palette u s'engage dans l'encoche f, placée directement sous la palette IL lorsque le robinet est ouvert. Cet encliquetage bloque le res- sort d et l'empêche de fermer le robinet. Bien entendu, on peut toujours faire tourner le robinet vers la gauche pour le mettre en veilleuse. Le main- tien du ressort d a lieu par le fait que la palette u du cliquet s'engage alors dans une deuxième encoche f.
On peut ensuite régler le robinet à vo- lonté, sans avoir à vaincre la poussée du ressort, pendant toute la durée de la combustion du gaz, et le fermer finalement. En revanche, si la flamme s'éteint intempestivement, le gaz sortant relativement froid refroidit assez rapidement le petit tube en cuivre qui se contracte. La palette u du cliquet se dégage et le ressort d ferme le robinet. Ce fonctionnement a lieu très rapidement, même si le brûleur est resté allumé longtemps et s'il est très chaud. La raison est la suivante
Le cliquet d'arrêt est actionné par le fait que le petit tube en cuivre se dilate plus rapidement et plus que la tige en acier qu'il con- tient. Or si le brûleur reste allumé longtemps, la tige en acier s'échauffe elle-même fortement et se dilate en proportion.
Après l'extinction de la flamme, cette tige se refroidit plus lentement que le tube en cuivre exté- rieur. Sa longueur plus grande, qui résulte alors de la chaleur, intervient
<Desc/Clms Page number 3>
pour libérer rapidement la bague e et pour déclencher la fermeture du robi- net
Le ressort d présente toujours une certaine tension préalableo Pour débarrasser le robinet fermé de toute action du ressort, la bague e pré- sente la butée n qui reçoit le choc de la bague e dès que le cliquet d'arrêt se dégageo
Pour le fonctionnement du dispositif, il est inessentiel que la force de rappel nécessaire à la fermeture du robinet en cas d'extinction ac- cidentelle de la flamme soit fournie par un ressort ou par une autre source magnétique, électrique, pneumatique ou hydraulique.
On peut également faire intervenir la pesanteuro Dans tous les cas, l'organe de sécurité intervenant ultérieurement est "armé" par l'ouverture du robinet, ou la force de rappel est accumulée.
Pour le dispositif qui vient d'être décrit, il est nécessaire de maintenir le robinet ouvert à la main jusqu'à ce que la flamme ait suffisam- ment chauffé le thermostat pour que la modification de sa longueur suffise à son tour pour assurer le blocage du dispositif de déclenchement. On évite avec certitude ce petit inconvénient en utilisant le dispositif complémentai- re suivant
Le dessin montre un étrier 1, des cliquets d'arrêt 2 pour cet étrier, des articulations 3 de l'étrier, un mouvement d'horlogerie 4, un élé- vateur 5, un bouton 60
Le maintien immédiat du robinet est assuré par le cliquet d'é- trier 2 sur la plaque de fond o. On donne pratiquement à l'étrier 1 une lon- gueur telle qu'il s'étende sur tous les robinets d'un réchaud à gaz.
Ses branches sont articulées en 3 de façon que la pesanteur ait tendance à le faire descendre. Mais l'étrier est maintenu par son élévateur 5 dans la po- sition de repos. Dans cette position de repos de l'étrier 1, les cliquets 2 reposant par leur branche postérieure sur cet étrier, laissent encore tout juste passer les bagues e sans les touchero L'élévateur 5 est relié à un mouvement d'horlogerie 4. Avant l'ouverture d'un robinet quelconque, on fait tourner le bouton 6 d'environ 1800 pour armer le petit mouvement d'horloge- rie 4 (comme un déclencheur automatique pour appareil photographique). L'é- lévateur 5 s'élève en même temps, et l'étrier 1 peut s'abaisser de façon que les cliquets d'arrêt de l'étrier puissent s'engager sur les dents d'entraîne- ment v.
Chaque robinet ouvert est ainsi immédiatement maintenu. Le mouvement d'horlogerie 4 se déroule en 30 secondes environ. L'élévateur 5 repousse l'é- trier 1 vers le haut, et les cliquets d'arrêt de l'étrier 2 libèrent toutes les bagues e. Pour les brûleurs allumés dans l'intervalle, le bref maintien des robinets par les cliquets d'arrêt de l'étrier suffit parfaitement pour assurer l'engrènement des cliquets commandés par la chaleur.