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" Perfectionnements apportés aux dispositifs de freinage pour pièces susceptibles de se déplacer l'une dans l'autre".
L'invention est relative aux dispositifs de freina- ge pour deux pièces susceptibles de se déplacer l'une dans l'autre ; et elle concerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application parait devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces disposi- tifs, les dispositifs amortisseurs pour trains d'atterrissage des aéroplanes.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, ces dis- positifs, qu'ils soient d'un fonctionnement meilleur et qu'ils offrent une sécurité plus grande que ceux déjà existants.
Elle consiste, principalement, à agencer de manière telle, les dispositifs du genre en question, que le freinage des deux pièces pendant leurs déplacements relatifs, soit assu- ré, d'une part, pour la plus grande partie de ces déplace- ments, par des organes amortisseurs d'un type usuel quelcon- que, et, d'autre part, vers la fin de ces déplacements, par
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des organes de sécurité propres à entrer en jeu lorsque la réaction exercée par les susdits organes amortisseurs a at- teint un maximum qu'on neveut pas lui laisser dépass er.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres' dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des- dites dispositions ; elle vise plus particulièrement enco- re, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dis- positifs du genre en question comportant application des mê- mes dispositions, ainsi que les éléments spéciaux propres à leur établissement, et les ensembles, notamment les véhicu- les et les aéroplanes, comprenant de semblables dispositifs.
Et' elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
La fig. l,de ce dessin, montre, en coupe axiale, un dispasitif amortisseur établi conformément à l'invention, et la fig. 2 montre, à plus grande échelle, en dé- tail, une garniture d'étanchéité comportée par le susdit dis- positif, et établie, elle aussi, conformément à l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ce- lui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exem- ple, d'établir, pour un train d'atterrissage d'aéroplane, un dispositif destiné à permettre d'amortir lessecousses aux- quelles est soumis cet aéroplane au moment où. il touche ter- re, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On fait comprendre, d'abord, essentiellement, à ce dispositif, des moyens amortisseurs d'un type usuel, propres @
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à opposer, aux déplacements relatifs des essieux du train d'at- terrissage par rapport à l'aéroplane, des réactions le plus possible progressives, lesquels moyens on réalise par exemple, soit à l'aide de ressorts appropriés, soit, de préférence, et ainsi que représenté schémati- quement sur le dessin, à l'aide d'un ensemble amortisseur du genre oléopneumatique, que l'on constitue par exemple, de la manière suivante.
Sur une tige a, à l'une des extrémités de laquelle on monte un ou plusieurs essieux de l'aéroplane (voire une partie du train d'atterrissage), on prévoit deux pistons b1 b2, rendus solidaires de ladite tige, et susceptibles de se dé- placer dans un cylindre c, relié à l'aéroplane, par tous mo- yens appropriés.
On remplit d'un fluide tel que de l'huile, l'inter- valle compris entre la tige a, les deux pistons et le cylin- dre, et on divise 'cet intervalle en deux chambres dl d2, par exemple à l'aide d'une cloison e, percée d'un alésage pour le passage de la tige , et on ménage tous orifices appropriés pour assurer le passage de l'huile d'une chambre dans l'autre lors des dépla- cements relatifs de la tige a et du cylindre c.
Et, enfin, on prévoit, dans ce même cylindre, une chambre de compression au-dessus du piston, cette chambre étant, par exemple, préalablement remplie d'air à une certai- ne pression.
Au lieu de se contenter, comme on l'a fait jusqu'à présent, de moyens amortisseurs, tels que celui qui vient d'ê- tre décrit, et qui présente cet inconvénient grave, que, d'une part, l'amortissement devient trop dur, dès l'instant où la pression de l'air comprimé par le piston b 2 devient importan- te (la courbe de compression étant une courbe asymptotique) et que, d'autre part,, si le choc à encaisser est supérieur à ce- lui qui est prévu dans le calcul de l'amortisseur, cette même
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pression peut devenir tellemént importante que le dispositif est mis hors d'usage, on prévoit, conformément à l'invention, des organes de sécurité propres à permettre que la pression dans la chambre de compression du cylindre .± ne dépasse pas une certaine li- mite.
On constitue, par exemple, lesdits organes ou bien par des dispositifs détendeurs propres à' laisser s'échapper une partie de l'air de ladite chambre dès que la pression atteint sa valeur limite, ou bien par des moyens propres à permettre d'augmenter la capacité dudit cylindre, à partir de la pression critique, le fond dudit cylindre étant par exemple mobile, tout en étant soumis à une action antagoniste produite, par exemple, par des ressorts appropriés, ou bien à l'aide de moyens comportant l'utilisation d'un second cylindre f que l'on remplit préalablement d'un fluide (liquide ou gazeux), et à l'intérieur duquel peut se déplacer un piston g soumis, d'autre part, à la pression régnant dans le cylindre c.
Suivant ce dernier mode de réalisation, on peut, par exemple, soit rendre les deux cylindres .± et ± solidaires l'un de l'autre, le piston ± étant monté libre dans son cylindre, soit, comme représenté, monter les deux susdits cylin- dres de manière qu'ils puissent coulisser l'un dans l'autre, le piston ± étant rendu solidaire du cylindre c dont il cons- titue le fond, le fonctionnement étant alors tel que, dès l'instant où la pression dans le cylindre c dépasse la valeur limite, tout l'ensemble du cylindre .± et des pistons, coulisse dans le cylindre f.
Dans ce dernier cas, on prévoit, bien entendu, des moyens propres à assurer le guidage des deux cylindres l'un dans l'autre, moyens que l'on réalise, par exemple, en donnant
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au piston ± une assez grande longueur, et en prévoyant sur la tige a, une bague de guidage h.
Disposant de ce deuxième cylindre, on prévoit des moyens propres à permettre d'obtenir l'échappement du fluide contenu dans ce cylindre, lorsque la pression du cylindre c dépasse la valeur limite, et que le piston ± est, par suite, refoulé, lesquels moyens on réalise, par exemple, à l'aide d'une soupape i, tarde à la susdite pression limite, à l'aide de moyens tels que ressort, de préférence réglable.
Bien entendu, on prévoit encore, dans ce cylindre, une vanne de remplissage j, pour permettre de rétablir la pression, lorsque nécessaire, et un clapet k de rentrée d'air à la partie inférieure; et l'on ménage, en outre, par exemple dans ce même clapet, des orifices d'étranglement pro- pres à exercer une action de freinage lorsque le piston g, après avoir été refoulé, revient à sa position normale.
Enfin on munit le piston de moyens propres à as- surer une parfaite étanchéité entre ledit piston et la paroi du cylindre, de manière à permettre de maintenir à peu près constante la pression dans ce cylindre (pression qui peut ê- tre, par exemple, de l'ordre de 150 kgs), lesquels moyens on réalise,avantageusement, en prévoyant dans un évidement annulaire du piston &, un empilage de gar- nitures @ établies en une matière telle que cuir embouti, et séparées par des rondelles m, le tout baignant, par exemple, dans l'huile;
et, de préférence), on donne à ces garnitures une forme conique telle que la pression du cylindre tende à les appli- quer oontre la paroi de ce cylindre, ce que l'on peut encore faciliter en ayant recours à des moyens élastiques tendant à provoquer directement cet effet, par exemple à des ressorts n exerçant leur action soit directement sur lesdites garnitures, soit sur des pièces intermédiaires telles que p, provoquant
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l'é.cartement des bords de ces mêmes garnitures.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient un ensemble présentant sur les dispo- sitifs du genre en question déjà existants de nombreux avanta- ges, notamment, celui d'assurer une sécurité parfaite lors des chocs dé- terminant sur lesdits dispositifs des efforts critiques, celui, éventuellement, de permettre d'obtenir une progres- sivité meilleure de la réaction exercée vers la fin du d épla- cement relatif des deux pièces pénétrant l'une dans l'autre, effet que l'on peut obtenir, par exemple, dans le mode d'appli- cation représenté, en remplissant le cylindre! d'air à une pression inférieure à la pression limite adoptée, la soupape i étant toujours tarée à cette pression limite,
de sorte qu'elle ne s'ouvre que lorsque le piston ± a déjà pénétré par- tiellement dans le cylindre f, plusieurs cylindres tels que f pouvant d'ailleurs, dans ce cas, être utilisés, chacun d'eux étant rempli préalablement d'air à des pressions différentes, et celui de comporter des organes simples et robustes.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation ayant été indiqués; elle en embrasse, au con- traire, toutes les variantes, notamment: celles où les cylindres ne seraient pas télescopiques, celles où l'invention serait appliquée à toutes sortes de véhicules terrestres.