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Procédé de préparation de la houille.
Dans la préparation de la houille, on a eu en vue, jusqu' ici, de débarrasser la houille autant que possible de ses im - puretés, ce qui a lieu par séparation humide ou sèche, et en outre de partager la houille en diverses sortes selon la gros - seur de grains, et l'on a parfois encore recours, en cela, à certains dispositifs diviseurs (broyeurs' à mâchoires, etc.).
Les diverses grosseurs de grains ont essentiellement, en cela, la même composition pétrographique et chimique. D'après l'es - prit de l'invention, par contre, la préparation de la houille a lieu de manière que celle-ci soit décomposée en ses éléments pétrographiques. D'après des recherches récentes, la houille généralement considérée comme homogène se compose de trois élé - ments essentiellement différents les uns des autres, à savoir :
1 . le charbon luisant (vitrite) ;
2 . le charbon mat ( durite ) ;
3 . le charbon fibreux ( fusite ).
A côté de différences purement physiques, ces trois élé - ments diffèrent considérablement entre eux par leur composition
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chimique et conviennent donc aussi à des usages différents.
Ainsi, le charbon fibreux sert, avec le meilleur avantage éco- nomique, à la chauffe au poussier de charbon, tandis que le charbon luisant est, contrairement à ce qui est le cas pour les éléments ennemis de la carbonisation (fusite et durite), particulièrement approprié à la carbonisation.
Le charbon mat convient le plus avantageusement à la gazéification, à l'ex - traction de l'huile ou à tous autres traitements chimiques, Or, on a déjà reconnu que ces divers éléments pétrographiques de la houille se distinguent aussi les uns des autres par leurs propriétés chimiques, et on a déjà préconisé d'utiliser ces différences à séparer les éléments par voie mécanique, et on a déjà, dans la littérature, exprimé la supposition qu'une division en fragments d'une grosseur déterminée doit conduire à la séparation voulue ; cependant, on ne s'est pas bien rendu compte si une telle division pourrait effectivement conduire à un résultat utilisable, d'autant plus que des essais n'avaient pas eu lieu.
Or, on a reconnu, d'après l'invention, qu'une telle division ordinaire en usage dans la préparation du char - bon ne conduit pas à la résolution du problème, mais qu'il est possible d'arriver à une séparation suffisante des éléments pétrographiques en soumettant la houille à un traitement par coups élastiques. On connaît bien des dispositifs de division qui agissent par des coups élastiques, mais ils n'ont guère été employés, jusqu'ici, dans la préparation de la houille que, tout au plus, dans le but de réaliser une division uniforme en fragments d'une grosseur déterminée.
Si on soumet la houille à un tel traitement élastique d'après l'invention, elle se dé - compose en éléments de grosseur inégale, et la matière la plus fine renferme le charbon fibreux qui, à cause de sa fréabilité, se divise en fractions de parois de cellules extrêmement fines, tandis que les parties de grosseur moyenne renferment le ohar - bon luisant cassant. Les fragments les plus gros sont formés du
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charbon mat dur et élastique qui résiste le plus longtemps aux efforts. Par suite de cette propriété, il est aussi facile, après la séparation de ces trois éléments pétrographiques, de les isoler les uns des autres par tamisage ou d'une manière analogue.
Le traitement élastique peut avoir lieu par des coups élastiques, par projection centrifuge ou lancement, par exem - ple dans des mouline appropriés à mécanisme frappeur. Ainsi, le charbon peut, pour l'obtention de l'action recherchée, être amené dans un tambour de tamisage rotatif, dans lequel est disposé un arbre tournant dans le même sens ou en sens opposé et pourvu de barres frappeuses montées élastiquement. Dans de nombreux cas, il sera nécessaire, pour supprimer l'enchaînement étroit des éléments pétrographiques dans le charbon tout-venant, de soumettre celui-ci à diverses reprises à un traitement élas - tique.
L'élimination des impuretés peut, en cela, avoir lieu avant la séparation des éléments pétrographiques ; il est aussi possible d'effectuer d'abord une séparation prélimi - naire des éléments pétrographiques, puis l'élimination des stériles et, enfin, la séparation définitive des éléments. En cas de houille pure, il suffit, évidemment, d'opérer la sépa - ration voulue simplement par un traitement élastique approprié.
Mais un avantage particulier du procédé doit être vu dans le fait qu'il peut aussi être réalisé entièrement par voie sèche.
Lors de l'élimination de la fusite, il se présente aussi ce phénomène particulier, dans l'application du procédé d'a - près l'invention, qu'on obtient des résultats économiques beau - coup meilleurs par l'aspiration que par le tamisage. Les essais faits ont démontré, à la lumière des analyses pétrographiques, que la fusite peut, dans le cas de la division proposée par l' invention et ayant lieu par des coups élastiques avec forte aspiration dans tous les appareils de préparation, être aspirée et déposée presque intégralement, et ce sans tamisage spécial.
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Des essais ont démontré, en outre, qu'on peut, par une' préparation d'après l'invention, atteindre un enrichissement jusque 85 % du charbon luisant et un enrichissementjusque 80 % de charbon mat.
Le dessin ci-joint représente schématiquement un exemple de réalisation du procédé d'après l'invention. Le charbon arri- ve de la manière connue, par un basculeur a, sur un tambour classeur ou un tamis à secousses b et est ici séparé en trois grosseurs de grains 1,2 et 3. La matière la plus grosse est débarrassée des gros stériles sur des bandes de triage c ou d' une autre manière. Le broyeur d disposé à la suite sert à pro - duire, par traitement élastique, une séparation préliminaire des éléments pétrographiques, et ce de telle manière que le charbon fibreux reste dans la matière la plus fine, le char - bon luisant dans la matière de grosseur moyenne et le charbon mat dans la matière la plus grosse. A cet usage convient, par exemple, un désintégrateur qu'on charge de la matière 1 et 2.
La matière tombant à travers le désintégrateur arrive, avec la matière 3 du tami s b, sur le tamisée établi par exemple comme vibrateur et est partagée en trois grosseurs de fragments dont on charge séparément des tables à air g d'un genre connu. pour éliminer les stériles. Auparavant, la matière la plus fine passe par le cribleur à vent f. La matière pure à grosseur de grains la plus petite provenant de la table contient presque exclusivement du charbon luisant et est évacuée. Les deux frac - tions plus grosses des tables sont amenées à un moulin à méca - nisme frappeur h dans lequel a lieu la séparation complète des éléments pétrographiques par battement élastique du charbon.
Ce moulin à mécanisme frappeur peut être constitué, par exemple, par un arbre à croix frappeuse et une enveloppe de tamisage, lesquels sont commandés séparément et dans le même sens ou en sens contraires, et avec des vitesses accordées entre elles.
La perforation de tamisage dépend de la constitution pétrogra -
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phique de la houille à préparer. L'arbre à croix frappeuse peut être pourvu de barres frappeuses disposées élastiquement, par exemple suspendues, de manière à pouvoir osciller. Le battement du charbon opère une séparation du charbon luisant et du char - bon mat, le premier étant contenu dans la matière traversant le tamis, le second dans le résidu.
Des divers appareils de préparation, en particulier des tables à air et des moulins à mécanisme frappeur, on aspire la poussière la plus fine. Celle-ci est déposée en cyclones, etc., est pratiquement exempte de charbon mat et contient, à côtéde charbon luisant, en particulier le charbon fibreux fin.
Il est possible, de cette manière, d'opérer une séparation à peu près complète des trois éléments du charbon. La réalisa - tion pratique du procédé peut, au surplus, avoir lieu des maniè- res les plus diverses.
Il y a lieu de mentionner encore que le procédé d'après l' invention convient, d'une manière particulièrement avantageuse, à la préparation du charbon à teneur de soufre ; en effet, des essais ont démontré que, par la séparation des éléments pétro - graphiques ayant lieu par des coups élastiques, le soufre s'en- richit principalement dans une fraction et peut être éliminé dans une largo mesure par des dispositions appropriées.
REVENDICATIONS.
1. Procédé pour la décomposition de la houille en ses é - léments pétrographiques (charbon fibreux, charbon mat et char - bon luisant) par division, caractérisé en ce que la houille subit un traitement par coups élastiques, de telle manière que la houille se décompose en ses éléments pétrographiques à grains de grosseurs différentes, lesquels sont alors, de la manière connue, séparés les uns des autres par tamisage, etc.