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Procède d'obtention de vitamine D.
L'invention a pour objet un procédé permettant d'obtenir de la vitamine D.
On sait que l'ergostérine irradiée à la lumière ultra-violette est convertie en vitamine D, produit qui s'est montré de grande valeur comme remède contre le rachi- tisme.
L'invention concerne un procédé permettant d'obte- nir ainsi de la vitamine D et a pour but d'accroître l'ef- fet utile de l'irradiation.
Les résultats peu satisfaisants obtenus jusqu'à présent ont été attribués entre autres à l'action, sur la
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vitamine D produite, de la lumière utilisée pour l'irradia- tion. En effet, la vitamine est décomposée partiellement par la lumière ultraviolette en d'autres produits désignés dans ce qui suit sous le nom de "produits de démolition!!.
Pour empêcher cette décomposition, on a déjà proposé d'af- faiblir une zône déterminée du spectre ultra-violet qui, on le croyait, provoquait la décomposition et qu'on considé- rait comme la zône d'absorption de la vitamine D, et de pousser cet affaiblissement au point que cette zône, d'après l'opinion accréditée, ne provoquât plus de décomposition appréciable de la vitamine D en produits de démolition.
Contrairement aux opinions accréditées, on a constaté maintenant que la partie du spectre à laquelle on attribuait la décomposition de la vitamine D n'est pas active à cet égard dans une mesure plus grande que le restant de la. partie ultra-violette du spectre. Il est donc plausible que l'affaiblissement auquel on a recouru jusqu'ici ne procurait pas de perfectionnement appréciable.
Il y a cependant une autre cause pour laquelle les procédés connus ne procuraient pas l'effet utile que le procédé décrit plus loin permet d'obtenir. Suivant l'inven- tion on a trouvé, en effet, que lorsqu'on l'irradie l'ergos- térine, il se forme en plus de la vitamine D un certain nombre de produits inconnus jusqu'à présent. Ces matières, qui dans ce qui suit seront désignées sous le nom de "pro- duits accessoires pour les distinguer des produits de dé- composition de la vitamine D produite, n'ont pratiquement aucune valeur, étant donné qu'ils n'ont aucune action anti- rachitique, de sorte qu'elles doivent être considérées comme des impuretés de la vitamine D produite.
On a constaté en outre que le spectre ultra-violet comporte des parties où les rayons lumineux sont essentiel-
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lement actifs au point de vue de la formation de vitamine D et ne forment pas ou à peu près pas de produits accessoires, et qu'il est possible de déterminer une partie voisine de longueur d'onde plus courte qui pratiquement ne donne pas naissance à la production de vitamine D, mais à laquelle la formation de produits accessoires est essentiellement due.
Suivant l'invention, on obtient un effet utile inconnu jusqu'à présent en utilisant pour l'irradiation d'ergostérine de la lumière ultra-violette dans laquelle, à l'opposé des procédés connus, la partie du spectre qui ne contribue pas d'une façon appréciable à la production de vitamine D est absente ou ne s'y trouve que dans une mesure assez faible pour n'exercer aucune action actinique sur l'ergostérine, et en soustrayant la vitamine produite à l'action des rayons lumineux. Bien entendu, on doit consi- dérer cette condition connue déjà remplie, si l'action acti- nique est assez faible pour que les produits accessoires formés par l'effet de cette action n'occasionnent pas de contamination sensible de la vitamine D.
On peut déterminer cette partie du spectre d'une manière expérimentale. On a constaté qu'on peut obtenir de bons résultats, si l'irradiation s'effectue au moyen de lumière ultra-violette dont sont absents les rayons de longueurs d'onde inférieures à 270 , ou dans laquelle tout au moins ces rayons ne se trouvent qu'à une dose assez faible pour qu'ils n'exercent aucune action actinique sur l'ergostérine. Par contre, des rayons dont la longueur d'onde est comprise entre 270 et 300 doivent être considères comme très utiles à cet égard.
On peut réaliser le but de l'invention en utili- sant un filtre absorbant les rayons indésirables et laissant
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passer autant que possible les rayons producteurs de vita- mine D, ou bien une source de lumière n'émettant pas de rayons exerçant une action indésirable sur l'ergostérine.
Dans la plupart des cas, on pourra obtenir un résultat sa- tisfaisant en faisant passer la lumière émise par une sour- ce de lumière convenable telle qu'une lampe à arc au mercu- re, à travers un filtre formé par du benzol dilué ou non.
Une condition à remplir pour le filtre est, d'une part, qu'il doit absorber les rayons actiniques qui n'ont aucune importance au point de vue de la production de vitamine D, dans une mesure assez grande pour que pratiquement ces rayons n'aient aucun effet sur l'ergostérine, et que d'autre part, il ne doit pratiquement pas s'opposer au pas- sage des autres rayons ultra-violets. Il va sans dire que épaisseur du filtre dépend beaucoup de la concentration.
Dans le cas d'une solution de benzol à 5 par exemple, on pourra obtenir de bons résultats, dans des conditions con- venables, si l'épaisseur du filtre est d'environ 10 m/m.
Dans certains cas, par exemple si l'on utilise comme source lumineuse une décharge électrique dans de la vapeur de magnésium, il peut être désirable d'aller plus loin encore et d'arrêter les rayons jusqu'à 282 .
Il est vrai qu'il y a lieu de mentionner que les rayons dont la longueur d'onde est comprise entre 270 et 282 sont absorbés par l'ergostérine dans une mesure re- lativement grande, mais, particulièrement s'iJ. y a dans cette zône de longueurs d'onde de fortes intensités,ces rayons ont aussi une action fâcheuse. C'est pourquoi il vaut mieux ne pas utiliser de la lumière dont les longueurs d'onde sont inférieures à 282 , bien qu'il en résulte une réaction un peu moins rapide.
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Il convient d'utiliser dans le but expose ci-dessus un filtre contenant du paraxylol, particulièrement en com- binaison avec une décharge électrique dans de la vapeut de bismuth ou de mercure ou une autre source lumineuse analogue.
La durée de l'irradiation dépend de l'intensité de la source lumineuse, de la mesure dans laquelle les rayons sont absorbés et de la quantité de préparation à traiter.
Si l'on n'a pas pris de mesures de protection particulières, on ne continuera pas l'irradiation jusqu'à transformation de toute l'ergosterine, parce que peu à peu une partie de la vitamine D produite est décomposée en produits de dé- molition et par suite l'effet utile se trouve diminué. Pour soustraire la vitamine produite à l'action ultérieure de la lumière, on peut, par exemple, arrêter l'opération après la transformation de 60 % de l'ergostérine. Si l'on utilise une lampe à arc au mercure et un filtre pas trop puissant, une irradiation pendant une dizaine de minutes suffit pour le traitement d'une quantité d'ergostérine d'environ 1 m g.
L'ergostérine peut être irradiée à l'état solide mais peut être également dissoute dans l'éther, l'hexane ou d'autres agents convenables.
La description ci-après, faite avec référence au dessin annexé donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment le procédé suivant l'invention peut être réalisé.
La figure 1 montre très schématiquement la disposi- tion des appareils à utiliser.
La figure 2 est une autre vue d'un de ces appareils.
La lumière ultraviolette est émise par une lampe à vapeur de mercure 1 comportant une électrode en mercure 2 et une électrode solide 3. Le tube est alimenté par un transformateur 4 à travers une résistance intercalée en série 5. La paroi du tube est en quartz qui donne passage d'une manière assez uniforme à la lumière émise par l'arc
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au mercure. Cette lumière atteint une cuvette 6, dans laquelle la substance à irradier est enfermée. Les rayons lumineux traversent cependant une cuvette interposée 7 dont la paroi, de même que celle de cuvette 6, est en quartz.
Le récipient 7 est rempli d'un liquide, par exemple d'une solution de benzol, qui arrête la lumière dont la longueur d'onde est inférieure à 270 , ou mieux encore, d'une substance qui absorbe des rayons de longueur d'onde infé- rieure à 282 , mais ne s'oppose presque pas au passage de rayons de longueur d'onde supérieure.
La cuvette 6 contient une solution d'ergostérine dans l'éther, l'hexane ou autres matières analogues. Les tubes 8 et 9 scellés à ce récipient permettent l'entrée et la sortie du liquide de manière à assurer une production continue. La vitesse à laquelle le liquide traverse le récipient 6 peut être réglée de manière à obtenir une ac- tion anti-rachitique maximum de la préparation irradiée.
La figure 2 est une vue en coupe de la cuvette 7.
Elle est formée par un petit cylindre en quartz 10 fermé de chaque côté par une plaquette 11 également en quartz.
Des tubes 12 et 13 scellés au cylindre permettent de faire le vide dans le récipient et d'introduire le liquide..Ceci fait, ces tubes sont fermés par fusion. Les parties restan- tes des tubes peuvent faire office d'attache.