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De Geyter Georges Séchoir mécanique.
La présente invention a pour objet un séchoir à air chaud pour matières solides, organiques ou minérales,, constitué par un conduit, couloir ou tunnel, dans lequel se déplacent des chariots ou wagonnets supportant des étagères à claire-voie pour les couches de matières à dessécher d'épaisseur appropriée suivant la nature du produite ces étagères étant espacées ver- ticalement les unes au-dessus des autres de manière à éviter la compression et à faciliter le passage vertical de 1;
'air de ventilation qui les traverse successivement, soit de bas en haut, soit de haut en basa Le chariot porte à cet effet un bâ- ti vertical où s'insèrent les supports des étagères à claire- voie, lesquelles étagères sont des treillis en bois, métal ou autre matière, ou bien des toiles métalliques, ou des toiles en textiles,ou des tringles métalliques, ou des batons en bois, etc...; chaque chariot est muni à chaque extrémité lon- gitudinale d'un panneau pleun placé dans un plan vertical pa- rallèle à celui qui passe par l'axe des roues; ces deux pan- neaux ont la largeur du chariot et de son bâti, mais ils lais- sent un vide, l'un au bas, l'autre en haut.
Le tunnel a la
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même largeur que les panneaux et que les chariots, de manière que ceux-ci circulent librement mais avec le minimum de jeu; le haut des panneaux qui ne descendent pas jusqu'au sol rase avec le minimum de jeu le plafond du tunnel, tandis que les panneaux qui n'arrivent pas au plafond ont le bas qui rase le sol avec le minimum de jeu; le bord supérieur de ces panneaux qui n'arrivent pas au plafond laisse avec celui-ci un vide per- mettant le passage des gaz au voisinage dudit plafond.
Lorsque plusieurs chariots sont engagés, jointifs, dans le tunnel, ils y découpent autant de chambres qui ne communi- quent entre elles que par les vides laissées en haut et en bas des panneaux; c'est par ces vides que l'air de ventilation gé- nérale passe d'une chambre à l'autre en suivant un trajet si- nueux.
Les parois du tunnel sont divisées suivant leur longueur en portions de la longueur d'un chariot; deux portions situées en face l'une de l'autre forment une section du tunnel; chacu- ne de ces portions porte, accolée extérieurement, une gaine verticale faisant communiquer le haut avec le bas ¯de la cham- bre, c'est-à-dire le dessus avec le dessous du chariot qui peut s'y trouver. Chaque gaine possède un dispositif intérieur de chauffage et un ventilateur qui y force l'air soit de bas en haut, soit de haut en bas, avec retour en sens inverse à -travers la matière placée sur les étagères du chariot, fermant ainsi le circuit local sur lui-même.
La circulation générale de la ventilation d'ensemble a lieu suivant l'axe du tunnel, mais en parcours sin*euxp et est obtenue, indépendamment des circuits individuels fermés des chambres, par un ventilateur spécial qui, suivant les cas, in- suffle de l'air froid à l'entrée ou aspiré les buées chaudes ' à la sortie.
Chaque portion d'ordre pair, par exemple, est équipée d'un ventilateur de circuit fermé aspirant sur le haut de la section et refoulant à travers les gaines chauffantes vers le bas pour
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que l'air passe en remontant à travers la charge du chariot qui peut venir dans cette section; au contraire;) chaque portion d' ordre impair a son ventilateur aspirant dans le bas de la sec- tion et refoulant vers le haut par les gaines chauffantes, pour que l'air passe en descendant à travers la charge du chariot qui peut venir dans cette section.
En passant ainsi d'une sec- tion à la suivante, chaque chariot et sa charge subissent une inversion du courant d'air qui réchauffe et dessèche les par- ties demeurées jusqu'alors plus froides et plus humides, assu- rant ainsi l'homogénéité de la dessication, tandis que la ven- tilation générale suivant l'axe du tunnel se fait en direction opposée à celle du moùvement des chariots pour assurer le re- nouvellement de l'air.
Il est réservé sur chaque paroi du tunnel,, à la sortie de chaque portion de paroi, un espace dépourvu de gaine chauffante et muni d'une ou plusieurs fenètres obturées par volets mobiles garnis de glaces, par où la matière en dessication est visible et par lesquelles on peut prélever des échantillons des diffé- rentes couohes de cette matière pour surveiller la marche du sèchage.
Les panneaux des chariots peuvent être amovibles lorsque ceux-ci sont destinés à servir occasionnellement au séchage en plein air.
Le plafond du tunnel peut être construit à deux pentes pour que la condensation éventuelle ruisselle vers les parois longitudinales, afin d'éviter qu'elle retombe en gouttes sur la matière en cours de séchage.
Les caractéristiques de l'invention peuvent être employées ensemble, ou séparément, ou en combinaisons.
Les dessins annexés montrent schématiquement et à titre d' exemple non limitatif une forme de réalisation.
Fig.I est une vue en élévation d'un tunnel à cinq sections garnies de cinq chariots, et suivant coupe longitudinale A B sur Fig.2, laquelle est une vue en plan sur FigoI après coupe
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suivant C D,pour montrer l'intérieur; Fig.3 montre de profil également une coupe suivant E F sur Fig.I et 2; Fig;4 montre de profil également une coupe suivant G H sur FIS.1 et 2.
Dans ces dessins, le ou les ventilateurs de circulation générale ne sont pas figurés pour plus de clarté.
Le séchoir est composé d'une sorte de tunnel et d'un nom- bre approprié de chariots. Le tunnel (ou couloir, conduit, etc.. comprend principalement deux parois longitudinales I et 2 sur- montées d'un plafond 3, de préférence à deux pentes comme mon- tré, par exemple, en Fig.3 et 4; le plafond à deux pentes per- met aux condensations éventuelles de ruisseler vers les parois I et 2, au lieu de retomber en gouttes sur la matière en cours de sèchage; les deux parois I et 2 reposent sur une surface plane 4.
Chaque chariot est farcie principalement d'une plate-forme 5 à claire-voie, portée par des roues 6 permettant son roule- ment régulier sur la surface 4, munie ou non de rails; la plate- forme 5 porte un bâti vertical où s'insèrent des supports des- tinés à maintenir des étagères à claire-voie 7; ces étagères sont constituées par des treillis en bois, en métal ou autre matière, ou bien par des toiles métalliques, ou toiles en tex- tiles, ou tringles métalliques, ou batins de bois, etc...; ces étagères 7 sont destinées à porter la matière à dessècher, dis- posée sur elles en couches d'épaisseur appropriée suivant la nature de cette matière;
ces étagères 7 sont espacées verticale- ment les unes au-dessus des autres de manière à éviter la com- pression de la matière à sècher, et à faciliter le passage ver- tical de l'air de ventilation qui les traverse successivement, soit de bas en haut, soit de haut en bas ; chaquechariot a sa plate-forme 5 qui porte à une extrémité longitudinale un pan- neau plein 8 placé dans un plan vertical parallèle à celui qui passe par l'axe des roues 6, et à l'autre extrémité.un panneau plein 9 parallèle au panneau 8;
les panneaux 8 et 9 ont la même largeur que la plate-forme 5 et le bâti des étagères 7, lesquels
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bâti et plate-forme ont la même largeur que le tunnel, (lar- geur prise entre les faces internes des parois I et 2), de manière que les chariots puissent circuler librement entre ces parois I et 2, mais avec le minimum de jeu ; le panneau 8 a son bord supérieur 10 qui n'atteint pas le plafond 3, mais laisse un vide assez grand entre lui et ledit plafond; au contraire, son bord inférieur II rase la surface 4 avec le minimum de jeu- le panneau 9, au contraire du panneau 8, a son bord supérieur 12 qui épouse la forme du plafond 3 et rase la face inférieure de celui-ci avec le minimum de jeu ;
son bord inférieur 13 n' atteint pas la surface 4, arrivant seulement par exemple à la plate-forme 5 pour laisser un vide entre la surface 4 et ledit bord 13.
Si un tel chariot est engagé dans le tunnel construit com- me dit ci-dessus, il y découpe une chambre délimitée en avant par le panneau 8, en arrière par le panneau 9, en haut par le plafond 3, latéralement par les parois I et 2, et en bas par la surface 4; mais cette chambre ne peut communiquer avec les parties restantes du tunnel que, à l'avant par le vide ménagé en haut entre le bord 10 et le plafond 3, et à l'arrière par le vide ménagé en bas entre le bord 13 et la surface 4.
Avant d'engager plusieurs chariots dans le tunnel, on les place à la queue-leu-leu, mais de sens alternés, c'est-à-dire de façon que le panneau 9a du 2 bhariot vienne se plaquer exac- tement contre le panneau 9 du I chariot, et que le panneau 8a dudit 2 chariot ait contre lui le panneau 8b du 3 chariot, et ainsi de suite (voir Fig.I); en un mot, les chariots d'ordre impair ont leur panneau 8 en avant, et ceux d'ordre pair 1' ont en arrière; de cette façon, chaque chariot engagé dans le tunnel y découpant une chambre, ces chambres ne peuvent communia quer entre elles que de la manière suivante: la I chambre (cel- le formée par le I chariot) ne communique avec la partie res- tant en avant du tunnel que par le vide laissé entre le bord 10 et le plafond 3;
cette I chambre ne communique avec la 2 cham-
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bre (celle-ci étant celle formée par le 2 chariot) que par le vide laissé entre le bord 13 et la surface 4, et le vide lais- sé entre le bord 13a du panneau 9a et la surface 4; cette 2 chambre ne communique avec la 3 que par le vide laissé entre le bord 10 a du panneau 8a et le plafond 3, et le vide laissé entre le bord IOb du panneau 8b et le plafond 3 ; etainsi de suite.
De cette façon, si on aspire ou refoule de l'air par une extrémité du tunnel, le courant d'air provoqué dans celui-ci devra suivre un parcours sinueux (parcours avec flèches à che- vrons sur Fig.I), léchant tantôt le plafond 3 et tantôt la sur- face 4p pour se rendre d'une chambre de chariot dans l'autre.
De préférence, le courant d'air provoqué dans le tunnel a un sens opposé à celui de la marche des chariots dans le tunnel( le sens de marche des chariots est figuré en Fig.I et 2 par des flèches pennées). Ce courant d'air général suivant l'axe du tunnel mais en parcours sinueux est provoqué dans le- dit tunnel par un ventilateur approprié et convenablement pla- cé qui, suivant les cas, insuffle l'air froid à l'entrée ou aspire les buées chaudes à la sortie.
Indépendamment de cette circulation générale, on peut ob- tenir en même temps des circulations locales en circuit fermé dans chaque chambre découpée dans le tunnel par chaque chariot pour cela, chacune des parois I et 2 du tunnel est divisée en portions d'une longueur d'un chariot (c'est-à-dire de la lon- gueur d'une chambre); chaque portion de paroi porte, accolée extérieurement, une gaine verticale 14 de même hauteur que la paroi, et faisant communiquer le haut avec le bas de la cham- bre correspondante, ladite portion de paroi étant munie à sa partie supérieure d'une ouverture 15 et à sa partie inférieure d'une ouverture 16; la gaine 14 fait donc communiquer le dessus avec le dessous du chariot placé en face de cette portion de paroi, chariot qui forme cette chambre dans le tunnel;
l'ouver.. ture supérieure 15 est munie d'un ventilateur 17 qui force 1'
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air, par exemple, à passer de la partie supérieure de la gaine
14 dans la partie supérieure de la chambre par cette ouverture
15, et qui force également l'air à passer de la partie infé- rieure de cette chambre dans la partie inférieure de la gaine
14, par l'ouverture 16 de grandeur duffisante, pour former une circulation en circuit fermé local entre la gaine et la cham- bre;
de cette façon, une partie de l'air de la chambre traver- se la matière placée sur les étagères 7 du chariot placé dans cette chambre, la traversant de haut en bas, puis pénètre dans la gaine 14 par l'ouverture 16, puis traverse de bas en haut la gaine 14 pour revenir dans la partie supérieure de la cham- bre par le ventilateur 17; le sens de cette circulation en cir- cuit fermé local entre la gaine 14 et la chambre peut être in- verse, grace à l'axtion du ventilateur dirigée différemment.
Il y a donc dans chaque chambre deux circulations en circuit fermé local, puisque la chambre est close d'un coté par une portion de la paroi I, et de l'autre coté par une portion cor- respondante de la paroi 2, et que chacune de ces deux parois a ses portions munies de ventilateurs 17, gaines 14 et ouver- tures 16 (les deux circuits fermés locaux de chaque 'chambre sont montrés avec flèches simples sur Fig.2, 3 et 4).
Deux portions face à face forment une section du tunnel.
Chaque gaine 14 a un dispositif 18 intérieur de chauffage, de puissance appropriée.
On obtient ainsi, en même temps qu'une circulation géné- rale de la ventilation d'ensemble suivant l'axe du tunnel, deux circuits fermés locaux dans chaque chambre.
Mais il est préférable que le sens des circulations loca- les d'une chambre soit inverse de celui de la chambre suivante, pour les raisons ci-après indiquées. Pour obtenir cela, chaque section d'ordre pair a ses deux ventilateurs 17 qui aspirent sur le haut de sa chambre, et refoulent dans ses gaines 14 vers le bas, pour que 1 air passe en remontant à travers la
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a ses deux ventilateurs 17' qui aspirent dans le bas de sa chambre et refoulent dans ses gaines 14 vers le haut, pour que l'air passe en descendant à travers la charge du chariot (voir flèches simples sur Fig.I et 2 ;
surFig.3, une coupe suivant E F dans une chambre d'ordre impair montre le sens de ses circuits locaux opposé au sens des circuits locaux de la chambre suivante d'ordre pair montrée en Fig.4 en coupe sui- vant G H).
Pour le fonctionnement, les chariots étant placés à la queue-leu-leu (comme dit ci-dessus afin d'obtenir le parcours sinueux de la circulation générale d'ensemble), le I chariot est introduit d'abord dans le tunnel par l'entrée 19, de façon à découper dans ledit tunnel une chambre correspondant à la section munie des ventilateurs 17d et des gaines 14d; les ven- tilateurs sont mis en marche, pour la circulation générale d' ensemble et les circulations locales; dans cette section du tunnel, d'ordre impair en prenant l'exemple montré aux dessins. l'air des circulations locales traverse de haut en bas la ma- tière portée par le l. chariot.
Lorsque la dessioation est au point voulu, on pousse la file des chariots dans le sens des flèches pennées (sens qui de préférence, est contraire à celui de la circulation d'air générale d'ensemble); la poussée est exercée de façon que le 1 chariot avance dans la section sui- vante d'ordre pair, et que le 2 chariot qui jusqu'ici se trou- vait hors du tunnel pénètre dans la section d'entrée de celui- ci (section d'ordre impair); à ce moment, le premier chariot se trouve dans des circulations locales de sens inverse à ce- lai dans lesquelles il s'était trouvé depuis son entrée dans le tunnel, c'est-à-dire que l'air traverse de bas en haut la matière qu'il porte; le 2 chariot se trouve en ce qui le con- cerne dans des circulations locales telles que l'air traverse .sa matière de haut en bas;
au moment approprié, on pousse à nouveau la file des chariots pour que les 1 et 2 chariots avancent d'une section dans le tunnel et que le 3 pénètre
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dans la section d'entrée; ceci fait, la matière du 1 chariot se trouve dans des circulations locales encore inversées; la matière du 2 se trouve aussi dans des circulations locales in- versées; la matière du 3 subit un commencement de traitement dans sa section d'entrée. A nouveau, on pousse la file des cha- riots, et ainsi de suite...
En passant ainsi d'une section à la suivante, qhaque cha- riot et sa charge subissent une inversion du courant d'air qui réchauffe et dessèche les parties demeurées jusqu'alors plus froides et plus humides, assurant ainsi l'homogénéité de la dessication, tandis que la ventilation générale d'ensemble sui- vant l'axe du tunnel (et en trajet sinueux) se fait en direc- tion opposée au mouvement des chariots pour assurer le renou- vellement de l'air dans sa section.
Pour qu'on puisse se rendre compte à l'oeil et au toucher du degré de dessication de la matière de chaque chariot pendant son traitement dans le tunnel, il est réservé sur les parois I et 2, à la sortie de chaque section (c'est-à-dire près de chaque gaine 14), un espace 20 dépourvu de gaine et muni d'une ou plusieurs fenètres obturées par volets mobiles garnis de glaces,par où la matière est visible et par lesquelles fenè- tres on peut prélever des échantillons des différentes couches de cette matière pour surveiller la marche du séchage.
On pourrait utiliser occasionnellement au sèchage en plein air les chariots construits comme dit ci=dessus; dans ce cas, les panneaux 8 et 9 seraient amovibles et simplement accrochés.
L'utilité des inversions du sens des circulations locales dans les sections du tunnel est démontrée ainsi: ai elle n'ex- istait pas le séchage serait forcément inégal dans la charge d'un même chariot; l'air chaud arrivant constamment sur une zone déterminée y provoquerait une dessication plus rapide et plus complète de la. matière que dans les autres zones où il ne parviendrait que partiellement refroidi et déjà humecté par les couches précédemment traversées.
On pourrait,pour opérer les inversions du sens des circu-
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lations locales, utiliser d'autres procédée sans sortir du cadre de l'invention (changement du sens de rotation des ventilateurs, ou disposition de plusieurs ventilateurs actionnés à tour de rôle dans chaque section, etc...), mais le procédé qui semble préférable est celui décrit ci-dessus, qui consiste à opérer simplement le déplacement des chariots d'une section à l'autre, chaque section ayant une circulation locale inverse de la section voisine.
Résumé
L'invention concerne un séchoir à air chaud pour matières solides, organiques ou minérales, constitué par un conduit, coul@ir ou tunnel, dans lequel se déplacent des chariots ou wagonnets supportant des étagères à claire-voie pour les couches de matières à dessècher d'épaisseur appropriée suivant la nature du produit, ces étagères étant espacées verticalement les unes àu-dessus des autres de manière à éviter la compression et à faciliter le passage vertical de l'air de ventilation qui les traverse successivement, soit de bas en haut, soit de haut en bas.
Le chariot porte à cet effet un bâti vertical où s'insèrent les supports des étagères à claire-voie, lesquelles étagères sont.des treillis,en bois, métal ou autres matières, ou des toiles métalliques, ou des toiles en textiles, ou des tringles métalliques, ou des bâtons en bois, etc...; chaque chariot/est muni à chaque extrémité longitudinale d'un panneau plein placé dans un plan vertical parallèle à celui qui passe par l'axe des roues ; deux panneaux ont la lar- geur du chariot et de son bâti, mais ils laissent un vide, 1' un au bas, l'autre en haut.
Le tunnel a la même largeur que les panneaux et que les chariots, de manière que ceux-ci y circulent librement mais avec le minimum de jeu ; haut des panneaux qui ne descendent pas jusqu'au sol rase avec le minimum de jeu le plafond du tunnel, tandis que les pann eaux qui n'arrivent pas au plafond ont le bas qui rase le sol avec le
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minimum de jeu; le bord supérieur de ces panneaux qui n(arri- vent pas au plafond laissent avec celui-ci un vide permettant le passage des gaz au voisinage dudit plafond.
Lorsque plusieurs chariots sont engagés, jointifs, dans le tunnel, ils y découpent autant de chambres qui ne communi- quent entre elles que par les vides laissés en haut et en bas des panneaux; c'est par ces vides que l'air de ventilation ggnérale passe d'une chambre à l'autre en suivant un trajet sinueux.
Les parois du tunnel sont divisées suivant leur longueur en portions de la longueur d'un chariot; deux portions situées en face l'une de l'autre forment une section du tunnel ; cune de ces portions porte, accolée extérieurement, une gaine verticale faisant communiquer le haut avec le bas de la cham- bre, c'est-à-dire le dessus avec le dessous du chariot qui peut s'y trouver. Chaque gaine possède un dispositif intérieur de chauffage et un ventilateur qui y force l'air soit de bas en haut, soit de haut en bas, avec retour en sens inverse à travers la matière placée sur les étagères du chariot, fermant ainsi le circuit local sur lui-même.
La circulation générale de la ventilation d'ensemble a lieu suivant l'axe du tunnel, mais en parcours sinueux, et est obtenue, indépendamment des circuits individuels fermés des chambres, par un ventilateur spécial qui, suivant les cas,in- suffle de l'air froid à l'entrée ou aspire les buées chaudes à la sortie.
Chaque portion'd'ordre pair, par exemple, est équipée d'un ventilateur de circuit fermé aspirant sur le haut de la section et refoulant à travers les gaines chauffantes vers le bas, pour que l'air passe en remontent à travers la charge du chariot qui peut venir dans cette section ; aucontraire, cha- que portion d'ordre impair a son ventilateur aspirant dans le bas de la section et refoulant vers le haut par les gaines chauffantes, pour que l'air passe en descendant à travers la
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charge du chariot qui peut venir dans cette section.
En passant ainsi d'une section à la suivante, chaque cha- riot et sa charge subissent une inversion du courant d'air qui réchauffe.et déssèche les parties demeurées jusqu'alors plus froides et plus humides, assurant ainsi l'homogénéité de la dessication, tandis que la ventilation générale suivant l'axe du tunnel se fait. en direction opposée à celle du mouvement des chariots pour assurer le renouvellement\d'air.
Il est réservé sur chaque paroi du tunnel, à la sortie de chaque portion de paroi, un espace dépourvu de gaine chauf- fante, et muni d'une ou plusieurs fenêtres obturées par volets mobiles garnis de glaces, par où la matière en dessication est visible et par lesquelles on peut prélever des échantil- lons des différentes couches de cette matière pour surveiller la marche du séchage.
Les panneaux des chariots peuvent être amovibles lorsque ceux-ci sont destinés à servir occasionnellement au sèchage en plein air.
Le plafond du tunnel peut être construit à deux pentes pour que la condensation éventuelle ruisselle vers les parois longitudinales, afin d'éviter qu'elle retombe en gouttes sur la matière en cours de sèchage.
Les caractéristiques de l'invention peuvent être emplo- yées ensemble, ou séparément, ou en combinaisons.