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Boîtier de blindage pour bobines.
Dans les appareils récepteurs de T.S.F. et dans les appareils amplificateurs construits tant pour les hautes fréquences que pour les basses fréquences, il se produit beaucoup de perturbations gênantes par suite de couplages indésirables entre les différents étages d'amplification.
Des couplages électrostatiques entre deux parties d'un appareil peuvent être évités pratiquement complètement en entourant chacune de ces parties d'une enveloppe métallique, par exemple d'une cage de Faraday, et en reliant ces parties à la terre.
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Toutefois,' des couplages produits par des champs magnétiques, de nature statique et dynamique, ne peuvent pas facilement être rendus inoffensifs. On peut éviter l'effet nuisible du champ magnétostatique d'une bobine traversée par du courant continu en donnant à la paroi en fer du boîtier une épaisseur suffisante, mais un blin- dage parfait, qu'on peut réaliser avec un champ électro- statique, est impossible.
Avec les champs électrodynamiques la situation est un peu plus favorable, étant donné que dans ce cas il n'est pas nécessaire d'utiliser du fer ou une autre matiè- re à perméabilité élevée, surtout s'il s'agit de haute fréquences, avec lesquelles il se produit un autre effet.
En effet., un champ électrodynamique existant à l'intérieur d'un boîtier métallique engendre dans les parois des courants dont l'action vers l'extérieur est contraire à celle du champ primaire.
Plus la fréquence du champ primaire est élevée, meilleur est le blindage que l'on obtient avec la même épaisseur de la paroi métallique, surtout par suite de l'effet pelliculaire (skin-effect).
Avec des fréquences très élevées, un.boîtier de blindage fait en matière bonne conductrice ayant une épais- seur inférieure à un millimètre permet déjà d'obtenir de bons résultats.
La présente invention permet d'obtenir un blindage meilleur avec une paroi métallique de même épaisseur, et consiste en ce qu'au lieu d'un seul boîtier on utilise deux ou plusieurs boîtiers qui s'adaptent l'un dans l'autre et qui sont séparés l'un de l'autre par une couche d'air ou
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par une autre matière non conductrice.
Eventuellement, on peut faire le vide dans les es- paces existant entre les boîtiers, mais pour le blindage ceci ne produit pas d'effet spécial. Il n'est pas absolu- ment nécessaire d'isoler les boîtiers complètement l'un par rapport à l'autre. On a constaté que l'effet n'est pas sensiblement réduit si les boîtiers sont en communi- cation électrique en plusieurs points.
On comprendra mieux l'invention en se référant au dessin annexé qui en représente,, à titre d'exemple, un mode de réalisation.
La figure montre un boîtier constitué par deux boî- tes métalliques complètement étanches 1 et 2 qui s'adaptent l'une dans l'autre et entre lesquelles se trouve un espace d'air 3.
Dans ce mode de réalisation., la boîte intérieure 1 est fixée au couvercle 5 de la boîte extérieure au moyen de pièces d'assemblage 4 faites en métal ou en une autre matière convenable. Sur le dessin, les pièces d'assemblage sont constituées par des chapes métalliques, qui sont soudées d'une part à la boîte intérieure et d'autre part au couvercle de la boîte extérieure.
Naturellement les boîtes peuvent aussi être fi- xées l'une à l'autre à l'aiae de pièces d'assemblage iso- lantes.
Les exemples suivants permettent de se faire une idée de l'effet réalisé en appliquant l'invention.
Pour un blindage comportant deux boîtes en cuivre placées l'une dans l'autre, on a trouvé les valeurs sui- vantes pour le rapport des intensités de champ se produisant à l'extérieur de la boites
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EMI4.1
<tb> espace <SEP> intermédiaire <SEP> 0' <SEP> donc <SEP> épaisseur <SEP> du <SEP> cuivre <SEP> 1 <SEP> mm <SEP> 1
<tb>
<tb> " <SEP> " <SEP> 1 <SEP> mm <SEP> 0,1
<tb>
<tb> " <SEP> " <SEP> 5 <SEP> mm <SEP> 0,02
<tb>
pour 200 000 Hertz.
Pour des fréquences inférieures, l'effet est moins frappant mais toujours très considérable.
Pour 2000 Hertz on a trouvé les rapports suivants :
EMI4.2
<tb> espace <SEP> intermédiaire <SEP> 0, <SEP> 1
<tb>
<tb> n <SEP> " <SEP> 1 <SEP> mm <SEP> 0,7
<tb>
<tb> " <SEP> " <SEP> 5 <SEP> mm <SEP> 0,45
<tb>
Au lieu d'utiliser du cuivre, on peut aussi employer du fer ou tout autre métal magnétique, surtout pour les bas- ses fréquences. Toutefois dans le cas où il importe de ré- duire l'amortissement autant que possible, par exemple dans un circuit accordé d'un appareil récepteur, le cuivre est à préférer. Si besoin est, le cuivre peut être argenté.
Pour les basses fréquences, le fer est à préférer étant donné que dans ce cas l'amortissement ne doit pas né- cessairement être très réduit, sauf dans des cas exception- nels.
De préférence, les ouvertures pour les fils con- ducteurs se trouvent en ligne avec l'axe de la bobine, par- ce que le champ sortant à ces endroits est très faible.
D'une façon connue en soi, on peut disposer des douilles ou tubes métalliques aux endroits où les fils conducteurs sortent des boîtes. Afin de rendre plus difficile la sortie du champ,, les ouvertures dans la boîte intérieure et dans la botte extérieure sont pratiquées de telle façon qu'elles ne se trouvent pas en ligne.