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"RACLETTES METALLIQUES A PIVOT HORIZONTAL POUR LES SOLES DES FOURS DE GRILLAGE DES MINERAIS SULFUREUX OU AUTRES"
Il existe dans l'industrie un grand nombre de fours à raclage mécanique dont les organes servant à faire avancer le minerai sur les soles sont fixés d'une façon rigide, soit dans l'intrados des voûtes, soit à des bras d'un axe ou arbre central vertical.
Cette disposition présente l'inconvénient de laisser sur la sole, sans la remuer, une couche de minerai qui peut attein- dre de 3 à 6 centimètres d'épaisseur et même davantage dans certains cas.
Ce minerai n'étant pas déplacé, s'agglutine et forme une couche qui durcit et que l'ouvrier est.obligé de remuer plusieurs fois par jour pour éviter le bris des racloirs et aussi pour amé- liorer le grillage.
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Dans les fours à soles superposées alternativement fixes et mobiles, du type de Spirlet par exemple, la différence de dilatation provenant de la différence de température entre les voûtes, oblige souvent à augmenter ou à diminuer l'espace entre celles-ci, afin d'éviter le bris des dents rigides fi- zées dans l'intrados de ces voûtes.
On a également préconisé l'emploi de raclettes à oscilla- tion limitée autour d'un pivot vertical scellé dans l'intrados de la voûte des soles mobiles, mais dans ce cas également les pivots sont exposés à rupture et à destruction rapide, tout comme les dents. En outre, le montage des raclettes sur ces pivots fixes s'effectue difficilement. Il en est de même pour les raclettes à crochets de suspension.
Par l'emploi du dispositif préconisé suivant la présen- te invention, cet inconvénient n'existe plus, du fait que les raclettes spécialement agencées sont mobiles autour d'un pi- vot horizontal et sont traînées de manière à suivre les mou- voments de dilatation des voûtes, tout en pénétrant dans l'é- paisseur totale de la couche de minerai.
Les dites raclettes sont formées d'une plaque de métal appropriée, laquelle est munie d'une tige qui s'accroche par pivot à et se trouve guidée dans une pièce fixée de façon ri- gide dans l'intrados de la voûte de la sole.
Dans le cas des fours à bras de raclage, les raclettes sont équipées d'une manière analogue et accrochées de façon similaire à des supports qui, de préférence, sont directement coulés avec le bras mobile.
A simple titre exemplatif, les dessins annexés montrent le mode d'adaptation des raclettes.suivant l'invention, aux voûtes et aux bras mobiles, ainsi que la constitution de ces
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mêmes raclettes.
Sur ces dessina :
La Fig. 1 représente une coupe en élévation d'un four à soles fixes et mobiles à plusieurs étages, par exemple un four du type de Spirlet, montrant les raclettes appliquées à l'une des soles.
La Fig. 2 est une vue en plan montrant la position de ces raclettes.
Les Fige. 3 et 3a sont respectivement une vue en éléva- tion et une vue d'en haut de la râclette.
Les Figs. 4 et 4a sont respectivement une vue en éléva- tion et une vue d'en haut du bloc à fixer dans les voûtes et portant le dispositif d'accrochage de la râclette.
Les Fige. 5 et 5a montrent respectivement, par une vue en élévation et une vue d'en haut, l'ensemble formé par le bloc et la raclette y accrochée, en état de marche.
La Fig. 6 montre une coupe en travers d'un four à soles fixes et à bras mobiles.
La Fig. 7 montre, vue d'en haut, la disposition des râ- clettes fixées aux bras de rablage.
Les Figs. 8 et 8& montrent respectivement une vue en élévation et une vue en plan de la raclette.
Les Figs. 9 et 9& montrent un des supports venus de fonte avec le bras de rablage mobile, pour l'accrochage des râclettes,
Les Figs. 10 et 10a montrent l'ensemble du support et de la raclette y accrochée, en état de marche.
Comme montré à la Fig. 1, chaque voûte 11 porte une série de socles 12 maçonnés dans la voûte et auxquels sont accrochées les râclettes 13.
Comme montré à la Fig. 6, entre deux soles 14 sont prévus
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à l'arbre central 15, deux bras 16 portant les supports d'atta- che 17 auxquels sont accrochées les raclettes 13.
La raclette est constituée par une plaque rectangulaire 13 montée à inclinaison à l'extrémité d'une tige 13a dont l'autre extrémité forme un pivot d'accrochage 13b.
Les socles 12 scellés dans l'intrados de la voûte des soles mobiles se terminent par un pandantif fendu 12a présen- tant, à l'avant, deux jambages droits 12b et, à l'arrière, deux jambages 12c recourbés vers le haut en forme de crochets à évidement 12d.
Pour accrocher la raclette au bloc ou socle 12, on intro- duit la tige 13a dans la fente du pendantif entre les jambages de celui-ci, et on laisse reposer le pivot 13b dans les évide- ments 12d des crochets 12c (Figs. 5 et 5a).
La tige 13a peut ainsi se déplacer dans un plan vertical entre les jambages 12b et 12c en pivotent dans les évidements 12d des crochets.
Dans le cas où les raclettes 13 doivent s'accrocher au bras 16 d'un arbre central vertical 15, les dits bras 16 pré- sentent des projections latérales 17 laissant entre elles un espace en fente 18 et présentant à proximité immédiate de 'ceux-ci, une encoche semi-circulaire 17a.
Pour l'accrochage de la raclette 13, on introduit la tige 13a dans la fente 18 et on laisse reposer le pivot 13b dans l'évidement 17a.
Les râclettes établies et accrochées comme décrit ci- dessus, traînent sur les soles et présentent l'avantage de pouvoir suivre librement les mouvements de dilatation des voûtes, sans que leur pivot ne soit exposé à se briser. De plus,
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elles pénètrent dans toute la profondeur de la couche de mine- rai et déplacent ainsi tout le minerai dont aucune partie n'est laissée sans mouvement, ce qui empêche la formation des croûtes.
Il est entendu que l'invention s'étend à tous dispositifs équivalents à ceux décrits et représentés ci-dessus.