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L'invention vise des briques réfractaires basiques ou neutres comportant une plaque en métal oxydable appliquée contre au moins une des faces de la brique (au cours du moulage de cette brique) et des moyens mé- caniques pour suspendre les briques. L'invention vise en outre un procédé pour la fabrication de ces briques.
Enfin, l'invention vise également les éléments réfractaires de construction de fours industriels tels que ciels, parois, etc.. fabriqués à l'aide des briques précitées.
L'invention a pour but, en premier lieu, d'obtenir des briques neutres réfractaires comportant au moins une plaque de revêtement oxydable) susceptibles d'être suspendues d'une façon simple et sure à des charpentes appropriées et dans lesquelles les organes d'accrochage sont disposés de façon à être protégés suffisamment pour ne pouvoir être endommagés ni pêendant la fabrication des briques ni pendant :Sur transport. La caractéristique del l'invention réside dans le fait qu'une plaque extérieure en métal oxydable est appliquée à la brique et moulée avec elle, de façon à faire corps,, les organes d'accrochage pour la brique, qui affectent de préférence la forme de pattes jetant en une seule pièce avec cette plaque métallique.
La suspension des briques s'effectue par la liaison de 1 organe d'accrochage de la plaque à une charpente, par l'intermédiaire d'un dispositif de suspension, formé de préférence par un fil métallique. De préférence également, l'organe d'accrochage ou la patte d'accrochage, qui est en une seule pièce avec la plaque, est disposé en un point situé à l'intérieur du contour de la brique, de façon que, par pliure ou par tout autre déformation appropriée, on puisse l'amener à une position dans laquelle elle soit facilement saisie par le dispositif de suspension. De préférence, cet organe d'accrochage est amené à sa position d'accrochage par pliage vers l'arrière de sorte qu'il fait saillie hors d'un creux ou logement en forme de coquille et qu'en outre il dépasse l'extrémité de la brique.
Dans ce but, une partie de la plaque métallique peut être repoussée ou enfoncée et l'organe d'accrochage peut être disposé dans la partie en forme de coquille ou enfoncé de façon que, pendant la fabrication et le transport de la brique, l'organe d'accrochage ne fasse pas saillie sur le pourtour de la brique et par suite ne risque pas d'être endommagé.
La brique réfractaire peut n'être munie que sur un coté longitudinal d'une plaque métallique oxydable; mais elle peut aussi en être munie sur deux côtés longitudinaux opposés, auquel cas une seule des plaques métalliques ou les deux peuvent comporter des organes d'accrochage. SI les deux plaques métalliques sont munies d'organes accrochage, ceux-ci se trouvent à la même extrémité de la brique. La plaque métallique oxydable peut également être munie d'une partie coudée s'étendant au moins partiellement' au-delà d'une extrémité de la brique et sur laquelle est formé l'organe d' accrochage, par exemple la patte. L'organe d'accrochage est toujours situé à l'extrémité froide de la brique.
Pour fabriquer une brique réfractaire suivant l'invention, les pattes d'accrochage sont formées dans les plaques métalliques de revêtement superficiel avant le moulage de la brique, après quoi ces plaques sont plaquées sur la brique en appliquant la pression voulue sur la matière réfrao- taire basique ou neutre qui constitue la brique, par l'intermédiaire de la surface de l'une des plaques'ou des deux plaques opposées. De préférence, des saillies prévues sur les plaques sont noyées dans la matière réfractaire et forment ainsi un ancrage.
De pr'éférence également et en même temps, on forme, au cours de cette opération de pression, un évidement ou une dépression en forme de coquille dans la plaque ou dans chacune des plaques et dans la matière réfractaire adjacente, à l'endroit où est formée la patte
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d'accrochage, cet évidement s'étendant de préférence jusqu'à l'extrémité de la brique.
Les éléments de construction, tels que ciels..) parois, etc..., fabriqués à l'aide des briques basiques ou neutres réfractaires, suivant l'invention, sont caractérisés par le fait qu'il existe au moins une rangée de briques qui sont fixées à une poutre disposée au-dessus de la rangée de briques, par l'intermédiaire des organes d'accrochage tels que des pattes en une seule pièce avec pies plaques métalliques appliquées et ancrées sur la brique et d'organes de suspension.
Si l'élément de construction est un ciel de four, ce dernier est constitué, de préférence, par au moins deux rangées de briques relativement longues, basiques ou neutres, et réfractaires, disposées à distance l'une de l'autre, ces briques ayant sur au moins une de leurs faces latérales, une plaque métallique oxydable appliquée et cette plaque est munie, vers la partie supérieure, d'une patte destinée à suspendre la brique à une poutre disposée au-dessus de la rangée de briques le long du ciel. Il existe en outre une rangée ou plusieurs rangées de briques intermédiaires constituées par des briques non suspendues, de préférence plus courtes, de sorte que, à l'extrémité froide, des briques de remplissage peuvent être disposées entre les briques relativement longues.
Les briques relativement longues, suspendues, sont de préférence disposées dans le ciel du four de façon que les plaques métalliques extérieures comportant les organes d'accrochage se trouvent dans les joints transversaux du ciel. De préférence, on utilise pour les briques suspendues longues, des briques qui portent à l'intérieur des plaques en métal oxydable placées radialement par rapport à la courbure du ciel,
Pour servir d'appui aux briques de remplissage on peut prévoir des consoles ou contreforts auxiliaires qui sont placés entre les consoles ou contreforts principaux, dans les rangées de briques relativement courtes.
De préférence, les briques de remplissage portent des saillies latérales destinées à les ancrer dans des évidements latéraux des plaques métalliques.
Les parois réfractaires peuvent, suivant l'invention, comporter une charpente de support pour les briques qui maintient ces briques par en bas et qui s'étend sur toute la longueur de la rangée de briques. Dans un mode particulier de réalisation, la partie de la charpente qui se trouve le long de l'extrémité de la rangée et des pattes correspondantes formées en une seule pièce avec les plaques extérieures des briques présente des oreilles qui sont munies, au voisinage des pattes, de trous et de tiges qui traversent les pattes et les oreilles et réunissent ainsi les briques et la charpente de support.
Sur les dessins annexés, on a représenté schématiquement l'invention suivant un certain nombre de modes de réalisation.
La figure 1 représente un four Siemens-Martin pour la fabrication de l'acier, de type courant, en coupe transversale, avec un ciel suivant l'invention.
La figure 2 est une coupeà plus grande échelle du ciel par la ligne I-I de la figure 1.
La figure 3 montre en élévation la partie supérieure d'une brique suspendue du type utilisé dans l'invention.
La figure 4 est une coupe par II-II de la figure 3.
La figure 5 est une coupe médiane verticale schématique montrant la manière de fabriquer une brique réfractaire suivant l'invention par moulage à la presse.
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La figure 6 montre en perspective une partie d'un ciel suivant l'invention, cette partie étant limitée par des faces dirigées respecti- vement suivant la longueur et suivant la ligne III-III de la figure 7.
La figure 7 est une coupe le long d'un arc d'un ciel conforme à l'invention.
La figure 8 représente en plan une paroi réfractaire suivant l'invention.
La figure 9 représente en élévation une partie de la paroi re- présentée figure 8.
La figure 10 est une coupe longitudinale partielle d'une voûte de four dans laquelle, pour plus de clarté, on n'a pas représenté la poutre de support et les organes de suspension.
La figure 11 montre en élévation une partie d'un autre mode de réalisation d'une brique suspendue du type utilisé dans l'invention.
La figure 12 montre une vue par-dessus de la brique de la figu- re 11.
La figure 13 représente en coupe longitudinale une partie d'un ciel formé de briques suivant les figures 11 et 12.
Dans la construction des fours industriels, tels que les fours Siemens-Martin, on a utilisé jusqi'iei des briques réfractaires basiques ou neutres et des moyens de suspension mécaniques pour ces briques, sur une grande échelle, pour la construction de ciels suspendus, de parois, et d'éléments tels que les têtes de fours suspendues et des chambres de scories.
Des constructions de ces types sont par exemple décrites dans les brevets U.S.A. suivants : 2.154.813 du 18 avril 1939
2.155.165 du 18 avril 1939 2.547.332 du 3 avril 1951.
Jusqu'ici, on a également fait largement usage de types de construction dans lesquels une partie des briques est suspendue mécaniquement tandis que d'autres briques sont encastrées dans la voûte. Les figures 1 et 2 montrent un four 1 avec un foyer 2 et un ciel 3. Ce ciel est formé de rangées courbes, disposées au-dessus du foyer, des briques 4 relativement longues entre lesquelles sont placées des rangées de briques 5 relativement courtes. Les briques longues sont suspendues à une poutre 6 par des supports 7, de préférence indépendamment les unes des autres. Les supports 7 peuvent être formés de câbles ou bandes métalliques et traverser des ouvertures 8 des briques 7, au voisinage de l'extrémité froide des briques. La poutre supérieure 6 est supportée par un bâti en acier 9.
Les briques courtes 5 disposées entre les briques longues sont de préférence placées sous forme d'arcs entre des consoles ou contreforts 10, disposés au voisinage de la paroi antérieure et de la paroi postérieure du four. Sur la figure 2, on a représenté, par des lignes en pointillé, l'usure qui se produit à l'extrémité chaude des briques.
Un avantage du mode de construction suivant les figures 1 et 2 réside dans le fait que l'on peut prolonger les briques courtes 5 par des briques de remplissage placées à l'extrémité froide des briques courtes, lorsque le ciel est partiellement usé, comme le montre la figure 2.
Ces briques de remplissage prolongent la durée du ciel.
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On a trouvé que ces constructions antérieures peuvent être sensiblement améliorées. Les briques longues suivant l'invention sont fabriquées en une matière réfractaire basique ou neutre, telle que la chromite, la magnésie ou des mélanges connus de chromite et de magnésie. Une composition type de matière réfractaire de ce genre est décrite dans le brevet USA 2.087.107 du 13 juillet 1937.
Il est désirable de placer des plaques métalliques dans certains joints entre les diverses briques suspendues, auquel cas il est avantageux que les plaques superficielles métalliques soient disposées dans les joints transversaux.
Les briques réfractaires sont fabriquées, de préférence, en incorporant, par pression au moulage, les plaqués métalliques au mélange réfractaire, la pression s'exerçant sur les plaques. Ce mode de fabrication est représenté figure 5. On voit un moule sous pression constitué par un piston inférieur 11, des parois 12, et un piston supérieur 13, les deux pistons pouvant se déplacer l'un par rapport à l'autre dans le sens des flèches (dans le type de moule représenté, c'est le piston supérieur qui s' abaisse). Une plaque métallique 14 oxydable est disposée sur la face de l'un des pistons et de préférence, comme sur la figure, sur chacune des faces des pistons. Cette plaque est en un métal approprié qui s'oxyde et qui adhère à la matière basique réfractaire 15 de la brique.
Comme métal pour ces plaques, on emploiera, de préférence,de l'acier ou du fer, y compris des aciers simples au carbone et des aciers inoxydables. Dans les fours qui fonctionnent à basses températures, on peut aussi employer l'aluminium et le cuivre. La plaque est constituée par une tôle et a, de préférence, une épaisseur qui dépend du type de four mais qui est comprise entre 0,6 et 6 mm.
Sur la plaque sont formées des languettes 16 réparties, à une certaine distance les unes des autres, sur la surface et dirigées vers la matière réfractaire. Ces languettes sont obtenues généralement par découpage à la presse dans la plaque et elles sont noyées dans la matière réfractaire lors du moulage sous pression.
Dans le mode de réalisation préférable représenté, la plaque superficielle est réunie avec une ou plusieurs plaques intérieures 17 de toutes façons appropriées, par exemple par soudure. Les plaques 17 sont perpendiculaires à la plaque superficielle et sont de préférence de niveau avec la ou les plaques intérieures qui partent, des deux côtés opposés, vers l'intérieur. Chacune des plaques intérieures 17 va, de préférence.. jusqu'à un peu moins de la demi-épaisseur de la brique. Dans les plaques 17, on peut former des trous, des languettes en saillie, ou les deux à la fois.
La plaque supérieure est maintenue contre le piston supérieur de la presse de manière appropriée, de préférence par attraction magnétique (dispositif non représenté).
Les plaques sont coupées aux dimensions voulues et, si on le désire, pliées en U et réunies avec les plaques intérieures, si de telles plaques sont utilisées. Pour obtenir la brique par pression,on place la plaque inférieure sur le fond du moule vide, après quoi on verse en vrac la matière basique réfractaire 15. On met en contact une plaque supérieure au-dessus de cette matière, de préférence contre la face inférieure du piston supérieur. Les pistons sont alors rapprochés l'un de l'autre et exercent sur les plaques la pression nécessaire pour former la brique.
Suivant l'invention, les plaques présentent des éléments en une seule pièce avec les plaques et destinées à constituer, après moulage,
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des organes d'accrochage pour la brique. Un procédé particulièrement com- mode pour usiner ces plaques consiste, lors de la fabrication de la plaque., à découper à la presse, de préférence au voisinage d'une extrémité, une patte d'accrochage 18 autour de laquelle on ménage de préférence, sur trois côtés, un intervalle découpé 20. Cependant, la patte reste attachée à la plaque le long d'un de ses côtés 21, de préférence celui qui est voisin de l'extrémité la plus rapprochée de la brique. Ce côté 21 est destiné à former ultérieurement une ligne de pliure.
La patte 18 est percée d'une ouverture 22, obtenue de préférence par poinçonnage au moment de la fabri- cation de la plaque, et son bord libre est de préférence légèrement rele- vé en 23 pour former une lèvre qui, sur la brique terminée, est facilement accessible de l'extérieur. Cette lèvre sert à saisir la patte pour la plier vers le haut.
La patte 18 est de préférence placée dans un creux ou un logement 24 ménagé dans la matière réfractaire lors du moulage. Ce logement est décalé par rapport au plan de la plaque, au moment de la conformation de la partie 25 de la plaque. Cette opération de conformation constitue de préférence une partie de l'opération de moulage de la brique. A cet effet, les pistons possèdent de préférence des saillies 26 qui, lors de la pression, forment les creux 24, et qui repoussent la patte formée dans la plaque de sorte que cette patte vienne s'-appliquer au moulage contre le fond du creux, à l'intérieur des limites de la brique, et reste dans cette position une fois la brique terminée. On voit que, ainsi, la patte de fixation est protégée contre tous dommages pendant la fabrication et le transport de la brique.
Le creux ou logement 24 se prolonge de préférence jusqu'à l'extrémité 25' de la brique.
Si on le désire, ce creux 24 peut être formé dans les plaques elles-mêmes.
Une fois les briques moulées et lorsqu'il y a lieu de les utiliser pour en construire un ciel, on relève les pattes de suspension d'une plaque ou de deux plaques (mais alors à la même extrémité de la brique) ainsi qu'on l'a représenté. La pliure s'effectue le long de la ligne 21 de la patte ainsi qu'on l'a représenté figure 4 en traits mixtes. La longueur des pattes en tenant compte de la position de la ligne de pliure et de celle du trou 22 est choisie de façon que les pattes dépassent l'extrémité froide et que les trous 22 soient au-delà de cette extrémité, comme on voit figure 6.
L'ensemble du ciel, ainsi qu'on le voit figure 6, est disposé de façon que les rangées de briques 27 relativement longues soient de préférence décalées dans la direction de la courbure de la voûte et que, entre ces rangées de briques, soient disposées une ou plusieurs rangées de briques courtes 28. Toutes ces briques ont leur axe principal vertical ou sensiblement vertical.
Les briques 27 construites suivant l'invention sont supportées ou suspendues individuellement, de façon convenable, par des supports 7 constitués, par exemple, par des boucles de fils métalliques tordus à leurs extrémités. Ces fils traversent les trous 22 des pattes et passent autour de la poutre 6 laquelle, comme on le voit sur la figure 7, est de préférence courbe et est fixée habituellement par des tiges de support 30 au bati supérieur 9 du four.
Les briques réfractaires sont de préférence en forme de coin comme on le voit sur la figure 3 où les côtés 31 sont représentés convergents.
Les briques courtes 28 intermédiaires sont de préférence main-
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tenues entre les consoles 10.
Dans la construction suivant la figure 6, les plaques métalliques sont placées dans les joints transversaux entre les longues briques 27 et les courtes briques 28 et non pas dans les joints radiaux.
Pour construire le ciel, on commence par placer dans le four un coffrage à l'endroit voulu. Les briques sont placées dans la position désirée, entre les consoles de façon à former un arc de la forme voulue.
Une fois la maçonnerie ainsi établie, on place au-dessus des briques munies de dispositifs d'accrochage les poutres de support. Lorsqu'une poutre est mise en position, il suffit de relever, par pliure, la partie des plaques de surface destinée à constituer les pattes d'accrochage, de chaque côté de la poutre, de manière à les amener dans une position dans laquelle elles peuvent recevoir les organes de suspension. Ceci fait, on enfile chacun des fils de suspension à travers les trous de deux pattes opposées, on rabat les extrémités du fil autour de la poutre et on tord les extrémités de façon à tendre le fil. Les briques individuellement suspendues sont de longueur sensiblement plus grande que les briques qui sont entièrement supportées par les consoles.
Par exemple, la brique 27 a 508 mm. de long, tandis que la brique intermédiaire 28 n'a que 305 mm. L'épaisseur de la brique est d'environ 76 mm. et sa largeur d'environ 152 mm. à son extrémité supérieure. La largeur décroit de façon à obtenir la forme en coin dans le sens radial, nécessaire pour donner lieu à la courbure désirée du ciel (dans la figure 6, on n'a pas représenté cette forme en coin afin de rendre la figure plus claire).
Au fur et à mesure que le four fonctionne, le ciel devient de plus en plus mince et, à un moment donné, lorsque l'épaisseur des briques qui ne sont pas soutenues a diminué d'environ 75 mm., on place avantageusement des briques de remplissage 32 au-dessus des briques 28 du ciel, ainsi qu'on le voit sur la figure 6 où elles sont représentées en traits mixtes. Par ce moyen, le contour extérieur du ciel est amené à coïncider sensiblement avec les extrémités froides des briques 27.
L'emploi d'un dispositif de support dans lequel les fils métalliques se trouvent au-delà de l'extrémité froide de la brique permet d'obtenir une plus grande épaisseur pour les briques des rangées secondaires et de tirer le meilleur parti possible de la construction réfractaire.
Les briques de remplissage placées en 32 sont de préférence également en forme de coin, de même forme que celles utilisées dans la section correspondante de la voûte à l'origine et ont, bien entendu, des dimensions qui correspondent à leur adaptation à la courbure de la voûte. Ces briques de remplissage peuvent être munies, dans les joints transversaux, de plaques adhérentes appliquées extérieurement et, à leur intérieur, de plaques radiales noyées dans la brique. Les briques en forme de coin permettent de placer le ciel suivant une certaine inclinaison par rapport à l'horizontale, ce qui permet de l'utiliser comme ciel ou plafond pour des carneaux d'air ou de gaz dans les fours Siemens-Martin et analogues.
-Les rangées d'origine de briques courtes 28 sont maintenues en place par les consoles d'appui principales du four et les briques de remplissage sont également maintenues par ces consoles principales. Cependant il est préférable d'installer dans le ciel des éléments d'appui auxiliaires 33. comme on le voit figure 7, en décalant les briques 34, lesquels éléments auxiliaires dépassent les rangées de briques 28 et s'étendent, à l'extrémi- té froide, sur la même longueur que les briques suspendues individuelles 27 Ceci donne la possibilité de placer les briques de remplissage dans les espaces intermédiaires 35 situés entre une console principale et les éléments d'appui auxiliaires voisins et également dans les intervalles 36 en-
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tre deux éléments d'appui auxiliaires.
On peut disposer le long de la voûte tout nombre voulu d'éléments d'appui auxiliaire. De tourne, lorsqu'on le désire, on peut disposer des briques dans une seule des positions 35 ou 36 sans être obligé d'en placer également dans une autre des positions 35 ou 36 car certaines parties du ciel peuvent s'user plus rapidement que d'autres. Les briques de remplissage placées entre une console principale et un élément d'appui auxiliaire ou entre deux éléments d'appui auxiliaire sont de préférence des briques en forme de coin sur les côtés desquelles formant les joints radiaux sont appliquées des plaques métalliques. Cellesci s'oxydent et se dilatent pendant le fonctionnement du four de façon à maintenir les briques de remplissage étroitement serrées entre les éléments d'appui.
Dans certains cas il peut être désirable de munir le côté d'une br'que 28 de petits éléments saillants de façon à maintenir les briques de remplissage par rapport aux longues briques 27. C'est ainsi que, sur la figure 10, on a représenté une brique de remplissage 32 portant une saillie 37 qui pènètre dans un creux ou un logement 24 ménagé au voisinage de l'extrémité supérieure de la brique 27. Lorsque, en mettant en place la brique de remplissage, la saillie 37 est comprimée de haut en bas, la patte 18 cède légèrement pour permettre l'entrée de la saillie dans le creux de la plaque.
Dans tout ce qui précède, on a supposé que l'on utilisait des briques réfractaires basiques ou neutres munies de plaques métalliques adap- tées. Pour certaines applications,il n'est pas indispensable que les briques de remplissage soient en matière réfractaire basique ou neutre. Entre des rangées de briques réfractaires en matière basique ou neutre, on peut placer des éléments en matière réfractaire acide, telle que la silice. Le ciel primitif peut également être constitué en 28 par des rangées de briques de silice qui sont placées entre les rangées de briques individuelles 27 réfractaires basiques suspendues et qui sont maintenues par les éléments d'appui. Ce mode de réalisation constitue ce qu'on appelle la construction "Zèbre" qui, pour les fours métallurgiques, est bien préférable aux ciels siliceux habituels.
Lorsque les briques courtes 28 d' origine, entièrement soutenues par les consoles, sont en silice, les briques de remplissage peuvent souvent être également en silice. Mais cette disposition peut être changée et les briques d'origine courtes 28, maintenues par les éléments d'appui, peuvent être en matière réfractaire basique ou neutre, tandis que les briques de remplissage 32 sont en silice.
Fréquemment, certaines parties du ciel peuvent être basiques ou neutres et d'autres parties, soumises à des conditions moins dures, être exécutées en construction "Zèbre". On pourra par exemple envisager cette disposition soit pour le ciel d'origine du four, soit pour des prolongements de ce ciel qui sont construits après la mise en service du ciel proprement dit. Les principes de l'invention ne sont pas applicables seulement à des ciels suspendus, mais également à des parois verticales ou d'autres types, telles que celles utilisées dans les têtes de four et dans certaines sections des chambres de scories. Dans les parois verticales, l'axe principal de la brique est horizontal tandis que dans un ciel l'axe principal de la brique est vertical ou radial.
Les figures 8 et 9 montrent une construction supportée par un groupe de briques comprenant dans l'ensemble représenté, huit briques. Un support 38, de préférence en acier, comporte un pied 40 dirigé vers l'intérieur du four et un montant vertical 41, lequel est muni d'oreilles 42 aux endroits qui correspondent à la tête de chaque brique. Ces oreilles sont percées de trous verticaux reliés avec les pattes 18 de support ou de suspension par des goupilles 43 passant dans les trous des pattes et des o-
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reilles. Ce groupe de briques est constitué par exemple par deux piles verticales de briques 27.
La brique inférieure 27' a une forme partis culière et présente, au voisinage de l'extrémité froide, un évidement 44 destiné à recevoir le pied 40 qui s'engage sous chacune des piles de briques.
Dans les rangées horizontales de briques, il suffit généralement de replier simplement la patte d'accrochage supérieure de chaque brique. Mais, si on le désire, il est possible évidemment de fixer à la goupille 43 aussi bien la patte d'accrochage supérieure que la patte d' accrochage inférieure. Le support 38 est fixé à la charpente 9 du four par des boulons ou par tout autre dispositif de fixation mécanique.
L'un des avantages les plus importants de l'invention réside dans le fait que la patte d'accrochage, lorsqu'elle est dans sa position repliée, se trouve à l'intérieur du plan principal des faces extérieures des plaques 14 (figure 6), le long des deux côtés des briques, de sorte qu'elle ne constitue aucun obstacle à la pose exacte des briques jointives.
On peut également 'obtenir des parties courbes de four en utilisant des supports courbes et des briques réfractaires en forme de coin.
Dans la brique représentée figures 11 et 12, des plaques métalliques oxydables 17 sont disposées de part et d'autre du corps 27 de la brique en une matière réfractaire basique ou neutre. Les plaques sont adaptées et adhérentes à la brique. L'une des plaques porte un bord 17', relevé, recouvrant partiellement l'extrémité de la brique et dans lequel est découpée la patte d'accrochage 18' tandis que deux entailles 20' partent du bord de la partie 17' et se prolongent jusqu'au voisinage de l'angle 172. La patte 18' est percée d'un trou permettant l'acccrochage.
En outre, le métal de la patte est aminci à sa base par exemple en y tra- çant une fente 46, ce qui permet de plier plus facilement la patte.
Pour accrocher la brique, on plie la patte en l'écartant de la position pour laquelle elle est appliquée contre la brique et en l' amenant dans une position sensiblement perpendiculaire à l'extrémité de la brique, position représentée figure 11 en traits mixtes. L'accrochage de la brique peut être individuel ou au contraire, comme le montre la figure 13, commun à deux briques voisines . Dans la figure 13 deux briques voisines sont accrochées par un seul support 47 aux côtés d'une poutre en U, 8.
La fabrication des briques des figures 11 et 12 s'opère à la manière représentée figure 5, avec cette seule différence que la plaque 17 est placée sur le piston inférieur 11 avec son rebord 17' vertical et dirigée vers le haut. La deuxième plaque qui lui fait vis-à-vis peut également avoir un bord relevé et, sur ce bord, une patte d'accrochage découpée dans le bord. Dans ce cas, les deux bords relevés ne doivent avoir qu'une largeur telle que leurs parties extrêmes ne provoquent pas de gêne réciproque lorsqu'on replie les pattes vers le haut.
La brique qui vient d'être décrite peut être utilisée tout aussi bien pour construire des parois que pour construire des ciels ou voûtes.
On a déjà proposé d'utiliser des briques supportées mécaniquement et munies d'un revêtement métallique, le revêtement étant muni de parties disposées extérieurement à la brique proprement dite et servant d' organes d'accrochage. Mais ces briques étaient fabriquées soit en plaçant une brique moulée dans le revêtement, soit en moulant une matière réfractaire en vrac dans un revêtement déjà mis à la forme voulue. Mais ce pro-
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cédé donne lieu à des difficultés de fabrication et n'est pas satisfaisant parce que le revêtement, avant que la pression ne commence à s'exercer, possède déjà sa forme définitive de sorte qu'on ne peut exercer aucune pression sur la matière réfractaire qui se trouve à l'intérieur du revêtement depuis l'extérieur du revêtement au moyen d'un piston mobile.
Or, l'expérience a montré qu'il est nécessaire d'obtenir, en une seule opération par moulage, des briques munies de plaques métalliques qui se prêtent à cette fabrication par pression et qui sont telles que la pression soit appliquée par l'intermédiaire de plaques métalliques, au moyen d'un piston mobile tandis que les plaques sont susceptibles, lorsqu'on les place dans le moule, de prendre un mouvement relatif pour obtenir la forme définitive ou pour préparer leur position relative voulue par rapport à leur position initiale. L'invention permet d'utiliser un tel procédé de moulage éminem- ment désirable et elle permet en même temps d'avoir des organes d'accrochage en une seule pièce avec les plaques appliquées sur les faces de la brique.
De cette façon, la brique terminée possède les propriétés désirées, en raison de son moulage précis, et en même temps la plaque métallique est liée intimement avec la brique au moment de la pression par des saillies noyées dans la matière réfractaire. Eventuellement, des plaques intérieures peuvent également, au cours de ce roulage, être incorporées dans la matière réfractaire de la brique.