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Outil de havage à manoeuvrer à la main.
Le havage de la houille a lieu, en général, à l'aide de grandes et lourdes machines haveuses pourvues d'une barre ou chaîne de havage et tirées par la force d'un treuil le long du front de taille de manière à produire une entaille dans la houille. Par suite du peu de maniabilité et du poids élevé de ces machines, celles-ci ne peuvent être utilisées avec avantage que dans des conditions favorables des veines, en particulier dans de longues tailles, tandis que, dans des conditions d'exploitation plus défavorables, on était obligé, jusqu'ici, d'abattre la houille à l'aide de marteaux d' abattage.
Il y a, dans la littérature, une proposition de construc - tion spéciale d'une haveuse plus légère qu'on suspend au boi - sage devant le front de taille et qui doit se déplacer au moyen d'un galet sur un rail de roulement et est dirigée à l'aide d'une poignée ; mais cette haveuse ne convient pas pour les conditions d'exploitation allemandes, d'autant plus que l'organe
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de havage est ici établi uniquement sous la forme d'une barre élastique pourvue d'une denture.
On a également déjà essayé d'employer des haveuses à main, c'est-à-dire des haveuses conduites à la main libre et destinées à être manoeuvrées par un seul homme, et ces outils connus consistaient en une perforatrice rotative à main dans laquelle on montait une barre de havage. Mais ces essais ont échoué, parce qu'il n'était pas possible, de cette manière, d'établir une machine légère ayant une puissance suffisante.
D'après l'invention, il a été reconnu que la cause de cet insuccès réside dans l'emploi de la barre de havage. En effet, comme, contrairement au cas des grandes machines haveu - ses, un mouvement axial de la barre de havage ne peut avoir lieu à cause du manque d'un appui approprié, il subsiste, dans la houille, des nervures qui appuient sur la barre et rendent extraordinairement difficile la rotation de la barre de havage introduite dans la houille. En outre, le diamètre de la barre de havage ne peut guère ëtre, pratiquement, maintenu en-dessous de 50 mm. parce que, autrement, l'introduction des pics ne serait pas possible. Une telle barre épaisse constitue naturellement, dans le havage, une grande résistance.
Lorsqu'on fait pénétrer la barre de havage dans la houille, il se fixe facilement, dans la couronne de havage, un cone de houille qui contrarie également le travail de havage.
Pour toutes ces raisons, il faut donc, pour la manoeuvre d'une telle haveuse à main, une dépense de force dépassant la puissance d'un seul ouvrier.
D'après l'invention, il a été reconnu qu'on peut supprimer ces inconvénients en utilisant, au lieu de la barre de havage, une chaîne de havage telle qu'elle s'emploie, avec des dimen - sions plus grandes, dans les grandes machines haveuses. La chaîne peut, contrairement à ce qui est le cas pour la barre de havage, être établie de manière à produire une entaille de
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très faible hauteur. La solidité du bras à chaîne n'est pas réduite de ce fait, car on peut le faire large sans augmenter la résistance au havage. Des essais ont démontré qu'il ne faut qu'une pression d'appui minime pour faire pénétrer le bras à chaîne dans la houille, car la chaîne s'enfonce en quelque sorte elle-même dans la houille. Il est possible, par exemple, d'établir la chafne de havage de manière que la hauteur de l'entaille soit d'environ 23 mm.
Si l'on emploie du métal léger pour l'enveloppe, le poids d'un outil puissant sera d'environ 20 kg.
Le dessin ci-joint représente un exemple d'exécution de - l'objet de l'invention.
La fig.l est une vue de dessus de l'outil de havage.
La fig. 2 est une vue de coté.
La fig. 3 montre une partie de la machine en coupe trans - versale.
Les figs.4-6 montrent la construction de la chaine de havage.
L'outil comprend essentiellement un moteur de commande d'un genre quelconque non représenté, logé dans un carter 1, ainsi que le bras à chaine 2 et la chaine de havage 3 mise en mouvement par la roue à chaine 4. Sur la partie postérieure du carter 1 est disposé le mécanisme de transmission formé par les roues coniques 5 et 6. Sur l'axe 7 de la roue 6 est prévue la roue à chaîne 4. Il convient particulièrement d'em - ployer, cornue moteur de commande, un moteur rotatif, à savoir, soit un moteur électrique, soit un moteur à piston rotatif ou à roue à chevrons actionné par de l'air comprimé.
Le bras à chaïne 2 est relié au carter du moteur par l'intermédiaire de quatre boulons 8 qui sont guidés dans des fentes ou coulisses 9 du bras à chaîne, afin de permettre de tendre la chaîne par un déplacement du bras. Les dents de havage sont formées par des éléments de chaîne 3' mêmes ; ceux-ci sont
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utilement, ainsi que les autres éléments de la chai'ne, découpés dans de la tôle d'acier et reçoivent, à la pointe, un dépôt d'un métal de haute qualité résistant à l'usure (par exemple des alliages de tungstène, des combinaisons de tungstène et de carbures), produit par exemple par gouttes ou par suintement.
Il est évident que les dents de havage peuvent aussi être faites entièrement en une matière de haute qualité. Les figs.
5 et 6 font voir la, position des diverses dents de havage.
L'outil est pourvu de deux poignées 10 et 11. que l'ouvrier saisit lorsqu'il introduit le bras à chai'ne dans la houille.
L'amenée de l'air comprimé a lieu en même temps à travers la poignée 11. Celle-ci est établie comme soupape rotative, de telle façon que de l'air comprimé ne puisse arriver à la machine que lorsque l'ouvrier fait tourner la poignée, tandis que l'amenée d'air comprimé est arrêtée, lorsque l'ouvrier lâche la poignée, par suite d'une rotation opérée par un res - sort.
Dans l'évidement 23 du bras à chaîne 2 est placé un ré - servoir à huile 24, de sorte que la chaîne de havage 3 est lubrifiée constamment au moyen du petit tube 25 pendant le travail.
REVENDICATIONS.
1. Outil de havage conduit à la main libre, caractérisé en ce qu'il est constitué par un moteur de commande utilement enveloppé et pourvu de poignées et par un bras à chaine de havage relié de façon non permanente à l'enveloppe du moteur.