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Graisseur pour pompes à eau formée par
La présente invention a trait aux graisseurs à godet desquels le lubrifiant est automatiquement éjecté par une pression exercée sur lui et qui sont d'une application particulièrement heureuse aux paliers des pompes à eau montées sur les automobiles et les camions ou plus généralement sur les instal- lations de moteurs à combustion interne ou autres comportant une pompe à eau et un radiateur destiné à refroidir l'eau.
Les méthodes inefficaces employées à l'heure
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actuelle pour lubrifier les pompes à eau par utilisation des godets à compression ordinaires et des pompes à main qu'on adapte sur les paliers des pompes sont dan- gereuses pour les moteurs par suite de la négligence de maniement du godet ou de la pompe à des intervalles de temps suffisants pour maintenir une pellicule de lubrifiant convenable.,, on encore d'une manipulation maladroitement faite sans connaître la quantité de lubrifiant qu'il faut pour constituer une pellicule convenable. Il en résulte qu'un excès de lubrifiant est souvent refoulé dans le système, ce qui se traduit . par une perte de,surface réfrigérante proportionnelle à l'étendue qui est recouverte de:lubrifiant qui, comme oh le sait, est mauvais conducteur de la chaleur.
Lorsque par contre on utilise une pompe à graisse, l'emploi du lubrifiant spécialement applicable aux pompes à eau dont la densitééà l'état originel ne permet que difficilement de faire pénétrer ce lubrifiant dans le ,palier si la pompe n"est pas à'haute pression engendre une tendance à employer les graisses ordinaires moins denses dont beaucoup sont impropres à ce genre de lubri- fication - Enfin, en vue de prévenir le risque d'un mélange de graisses inappropriées et d'un lubrifiant convenable par utilisation de la même pompe, on se voit contraint de se servir d'une pompe spéciale pour débiter le lubrifiant aux pompes à eau, ce qui entraîne à une dépense supplémentaire qu'il est bon d'éviter.
Les buts de l'invention sont : a) d'éliminer ou de réduire dans une grande mesure le risque de l'absence de la pellicule de lubrifiant
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convenable dans les paliers tel qu'il existe toujours lorsqu'on doit introduire du lubrifiant à la main par intermittence. b) D'encourager l'usage des lubrifiants convenables. c) De maintenir la pellicule de lubrifiant dans tout le graisseur au lieu de la petite quantité que permet l'introduction à la main ou à la pompe, et d'assurer une lubrification convenable et continue pendant plus de 2500 Km pour un seul remplissage au lieu de risquer une interruption de la pellicule au bout de quelques kilomètres, comme c'est le cas avec les appa- reils à commande manuelle.
d) D'entretenir la pellicule de lubrifiant pendant la marche du moteur, par opposition à la création de la pellicule pendant l'arrêt de la voiture ou du camion et à sa diminution ou même sa disparition après que quel- ques kilomètres seulement ont été parcourus.
Le présent graisseur comporte un obturateur-destin é à fermer l'orifice de sortie lorsque son godet est vidé de son contenu en empêchant toute parte d'eau par ce godet et en protégeant la rondelle de cuir de tout raccornissement du fait de la température de l'eau, comme c'est le cas dans les conditions de fonctionne- ment ordinaires. Cet obturateur est de construction sim- ple et robuste et est fermé par le ressort que comporte le piston du graisseur par opposition aux prolongements des godets ordinaires comportant une bille et un ressort petit et faible qui, le plus souvent, ne travaille pas de façon satisfaisante.
En prévenant toute fuite d'eau, l'invention permet
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de maintenir à tout moment l'intégralité du volume de l'eau.
La tige du piston peut être soit d'un seul morceau, soit en plusieurs pièces, celles-ci devant alors travailler à l'unisson.
Par suite de la grande densité des lubrifiants employés dans les pompes à eau, le bon fonctionnement du graisseur est surtout assuré en prévoyant une tolérance de pression conforme à la diminution de densité du lubrifiant du fait de la température moyenne de l'eau de circulation (75 C. environ) qui correspond au rendement cherché.
Divers autres avantages du graisseur objet de l'in- vention, ressortiront de la suite de cette description.
Dans le dessin annexé :
Figure 1 est une vue en perspective de l'ensemble du graisseur placé verticalement.
Figure 2 en est une vue en coupe verticale par la ligne 2-2 de la figure 1.
Figure 3 en est une vue en coupe horizontale prati- quée au niveau de la ligne 3-3 de la figure 2.
Figure 4 est une vue en coupe verticale fragmentaire du godet montrant une variante du système d'évents.
10 désigne le boîtier ou cuvette de type ordinaire du graisseur, dans lequel est engagé le godet 13, 10a désigne des encoches à baïonnette dans lesquelles s'enclanchent des ergots 13a solidaires de ce godet pour maintenir celui- ci dans le boîtier 10.
10b désigne des fenêtres ou éventspratiqués dans le boîtier 10 pour permettre la sortie du lubrifiant em- prisonné au-dessus de la rondelle en métal 14 du piston
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c'est-à-dire dans l'espace réservéau ressort 11 lorsqu'il est comprimé à fond.
Ce ressort à boudin 11 est enroulé autour de la tige
12 du piston de façon à être comprimé entre la paroi in- terne du fond supérieur du boîtier 10 et.;la rondelle en métal 14 qui s'appuie contre cette tige 12 grâce à un ressaut 12g que présente celle-ci. Une ouverture prati- quée dans cette rondelle livre passage à cette tige qui est décolletée à cet effet en 12a.
Une rondelle de cuir 15 est interposée entre la rondelle en métal 14 et une autre rondelle en métal 16 placée en dessous et coupée d'une échancrure (figure 3) pour s'emboîter sur une partie 12b encore plus décolletée de la tige 12, à cette partie décolletée faisant suite la partie plus épaisse 12a destinée à maintenir en place les rondelles assemblées 14, 15 et 16.
La partie 12a de la tige 12 peut se prolonger suffi- samment vers le bas pour que quand le piston achève sa course, le clapet 13b qui est figuré de forme conique ou fuselée, vienne fermer l'orifice de sortie 12c dont le pourtour forme son siège et qui commande la tubulure de départ 13f.
Le clapet 13b dont la paroi travaillante est désignée par 13e se prolonge par une tigelle 12a faisant ici corps avec lui et qui elle-même se termine par un renflement 12d formant bouchon de commande délimité par un bord supérieur 12i et un bord inférieur 12h à profil convenable.
13c désigne la partie hexagonale du corps de la tubulure 13f qui se termine par une partie décolletée et
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filetée 13d servant à l'assujettissementdu graisseur au palier qu'il s'agit de lubrifier et auquel le lubri- fiant parvient ainsi par cette tubulure.
Le calibre de la tige 12 peut être modifié notamment en prévoyant des éléments interchangeables, selon les densités de la graisse employée, lorsqu'on ne désire pas changer le ressort. Des ressorts étalonnés soit prévus d'ailleurs pour correspondre aux diverses densités de graisse.
Dans la figure 4 est représentée une variante du système d'évents qui est ici du type dit à capuchon. Le boîtier 10 du graisseur est ici fendu et la région voisine de son fond déportée en 10c pour constituer un jonc ou bourrelet représentant par exemple une saillie de 3 m/m par rapport à sa paroi externe. L'ouverture ainsi délimitée a la forme d'une demie lune à pointe dirigée vers le bas.
L'invention n'est d'ailleurs aucunement limitée au système d'évents qui est représenté, car les évents peu- vent être placés à n'importe quel endroit du boîtier 10.
Les évents représentés ici sont spécialement étudiés étant donné le mode de verrouillage pour être façonnés par une seule course de la presse emboutisseuse; ils peuvent aussi être venus de fonderie ou placés de façon indé- pendante du mode de verrouillage. Un ou plusieurs évents peuvent être placés sur chaque côté du boîtier 10 ou encore il peut y en avoir autant qu'il est nécessaire pour desservir le godet en vue du but visé. Lorsqu'ils font partie du système de verrouillage, ils permettent aux ergots
13a de. monter verticalement et diminuent le risqué de déblo- cage du boîtier comme cela se produit avec le présent type
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où une poussée excessive de haut en bas fait pivoter le boîtier, le déverrouille et amène sa perte.
Pour se servir de ce graisseur, on remplit le godet
13 de lubrifiant puis on l'engage dans le boîtier 10 et on verrouille ces deux pièces l'une à l'autre au moyen du dispositifà baïonnette 10a - 13a, dispositif qui peut faire partie d'une paire d'évents ou fenêtres d'évacuation lOb communiquant avec le lcg ement du ressort ménagé dans le boîtier pour enserrer la graisse tout en empêchant le blocage de ce boîtier, le godet pouvant comporter tous autres évents convenables.
Comme le godet est verrouillé dans le boîtier 10, le ressort 11 est comprimé entre le fond de celui-ci et la rondelle 14, et le bouchon 12d qui termine la tigelle 12é est amené à sa position supérieure. Le lubrifiant coule alors immédiatement, son écoulement étant toutefois main- tenu au minimum par l'action du bouchon 12d jusqu'à ce que le bord supérieur 12i de ce dernier franchis se en descen- dant le bas de la partie conique 12c. C'est alors que la section de passage s'accroît en passant par le maximum pour l'équiliore de la course. Si on désire utiliser de la graisse tendre, une tubulure de sortie à alésage conique et à clapet d'obturation peut être utilisée auquel cas la section de passage augmentera graduellement de diamètre au fur et à mesure que le bouchon 12d descendra.
Selon l'inventionon utilise une tubulure 13f à alésage uniforme et un bouchon 12d similaire aux bouchons usuels de sorte que dès que ce bouchon franchit l'orifice., à bord droit le plus resserré, la section de passage atteint. immédiatement son maximum. Ceci est nécessaire toutes les
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.bois'qu'il s'agit de lubrifiants lourds si l'on donne au
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dispositif les dimensions lui per:Jlettan t c1travail.
Dès que le bouchon 12d a par sa descente vidé le godet, le clapet 13b obture l'orifice 12c qui commande la tubulure de départ 13f.
Les rondelles 14,15 et 16 forment par leur assem- blage le piston. Quant au clapet 13b, il est figuré comme étant de forme conique mais peut affecter n'importe quelle autre forme analogue et être placé au sommet ou au bas de la tubulure de départ.
Le but visé par la présente invention est en premier lieu de corriger les conditions opératoires régnant dans les paliers des pompes à eau qui, ainsi que l'expérience permet de le constater, travaillent très différemment des . paliers ordinaires au point de vue de leur lubrification.
Tout d'abord,en effet, un palier de pompe à eau est exposé à la chaleur de sorte qu'au lieu d'employer la graisse ordinaire on se voit dans la nécessité d'employer une graisse très lourde et très épaisse ,qui est inutilisa- ble avec le type usuel de godet. En outre, l'eau chaude sous pression reflue dans le godet de sorte que quand ce dernier se vide de sa graisse, l'eau s'échappe par le godet.
Enfin les rondelles de cuir embouti se dessèchent petit à petit sous l'influence de la chaleur, ce qui donne naissan- ce à des fuites d'eau qui finissent par être continues.
Ces divers inconvénients sont évités ici du fait que le godet ne peut se vider complètement de son contenu et que la quantité de graisse résiduelle qui demeure entre le piston plongeur et la sortie du godet forme une couche thermo-isolante qui résoud le problème posé par le dessè-
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ohement des rondelles efr cuir embouti. En mené ternls9les fuites d'eau sont empêchées par la construction perfec- tionnée donnée à la tige de commande et au clapet qui. en venant s'appliquer contre son siège, interrompt l'écoule- ment de lubrifiant à un moment prédéterminé tout en enpê- chant l'eau de refluer.
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1.- Graisseur pour pompes à eau ou autres liquides comprenant un récipient à lubrifiant muni d'une tubulure de sortie, un piston logé dans ce récipient, un ressort pressant sur ce piston pour l'amener vers cette tubulure et y refouler le lubrifiant, une tige reliée à ce pistou, enfin un clapet monté sur cette tige et placé de manière à aveugler cette tubulure avant la fin de la course de refou- lement du piston, de sorte qu'une masse de lubrifiant est constamment emprisonnée entre cette tubulure et ce piston et protège celui-ci du contact direct de la chaleur et de l'eau.