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"Procédé pour la fabrication de bandes, lames ou plaoues de tôle d'aluminium ou d'autres métaux oxydables similaires, isolées par une couche d'oxyde"
L'invention concerne des bandes, lames ou plaques de tôle d'aluminium ou d'autres métaux ou alliages métalliques, pour- vues d'un revêtement protecteur constitué par une couche d'oxyde.
Ces métaux comme l'aluminium se recouvrent à leur surface, specia- lement sous l'effet d'un traitement chimique ou électrolytique, d'u- ne couche d'une combinaison métallique, le plus souvent un oxyde, qui les isole électriquement, thermiquement ou contre l'action des agents atmosphériques.
Dans la fabrication de ces bandes de tôle, on a re- marqué l'inconvénient que les bords ou les tranches des tôles, des bandes, etc...., ne sont pas recouverts et protégés aussi bien et aussi
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sûrement par cette couche que les grandes sur.faces. Sous le verre grossissant on voit que la couche présente des interruptions aux bords des tranches, interruptions dans lesquelles apparait le mé- tal clair.
Si l'on emploie une bande de cette espèce par exem- ple comme isolateur électrique ou pour la constitution de condensa- teurs électriques, cette mauvaise isolation des bords se manifeste par des perturbations. Il en est de même pour les autres modes d'em- ploi des plaques de cette espèce protégées par l'oxyde, par exemple dans la construction des aéronefs ou pour les éléments de construc- tion en tôle d'aluminium qui sont pourvus d'un revêtement de ce gen- re.
La corrosion, par exemple sous l'influence des agents atmosphériques, commence, de préférence, sur les bords par lesquels se touchent les plaques de tôle réunies les unes aux autres.
L'invention a pour objet d'écarter cet inconvénient en réalisant, par un traitement particulier des bords ou en éliminant ou empêchant les inégalités à arêtes vives sur les tranches des bor- dures, un recouvrement certain et régulier des bords par la couche d'oxyde.
On peut appliquer le procédé conforme à l'invention en enroulant la bande de tôle ou autre article sous forme de rouleau et en la traitant ainsi enroulée dans le bain qui donne naissance à la couche de protection, par exemple par immersion, de telle sorte que ce sont les bords seuls qui sont d'abord spécialement oxydés ou revêtus de la couche protectrice et que c'est seulement ensuite que le rouleau est déroulé et que la bande ou lame est tirée à travers le bain dans le sens de sa longueur ou enroulée de nouveau et plongée en pièces plus ou moins longues, dans le bain, de manière que les deux faces latérales se recouvrent alors seulement de la couche pro- tectrice, tandis que sur les bords se produit un renforcement de la couche protectrice déjà formée au paravant.
Les bandes ou lames @
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façonnées d'une façon spéciale sur les bords avant d'être traitées dans le bain et ce, par tournage, polissage ou martelage, de sorte que les tranches des bords sont débarrassées de leurs impuretés et égalisées;
On peut encore faire précéder le traitement proprement dit dans le bain par un enlèvement des impuretés et des corps gras, etc., ou un autre traitement chimique préliminaire.
On obtient un résultat encore plus certain si l'on don- ne d'avance, aux bords de la bande de tôle, une formé telle qu'elles ne présentent pas de rebords vifs , d'arêtes ou d'autres inégalités.
On peut y parvenir par exemple, en repliant sur une plus au moins grande largeur les deux bords de la bande de tôle.
Le dessin montre, sur la fig. 1 un repli étroit b aux deux bords de la bande et, dans la fig. 2, un repli plus large c al- lant jusqu'à la ligne mediane de la bande.
Les replis .0 peuvent être encore plus larges de façon à se superposer l'un à l'autre; la bande peut même constituer, en section transversale, une spirale complète qui est plus ou moins apla- tie. Pour que le bord replié qui forme les faces des bordures soit en- core mieux arrondi, de manière que la formation de la couche d'oxyde ou couche protectrice s'opère dans le bain aussi parfaitement que pos- sible, on peut, comme le montrent les figures 3 et 4, renforcer le repli en insérant par exemple un fil métallique d ou une lame e, des deux côtés, de façon que les bords soient complètement arrondis.
Les insertions d ou e peuvent consister, à volonté, en toutes matières isolantes, telles que le cellon, le celluloid, le carton, le papier le fil de papier, le caoutchouc ou encore en métaux, par exemple l'aluminium, lesquels, suivant les circonstances peuvent être au préa- lable munis d'une couche isolante. Quand les insertions sont plus ou moins flexibles, la formation de la couche protectrice peut auss., dans ce cas, suivant le mode connu, s'effectuer de telle sorte que la bande finie est passée dans un bain chimique ou électrolytique appro- prié ou est plongée dans un de ces bains, ou encore est traitée d'une
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autre façon par un liquide approprié sous l'action duquel la couche protectrice se forme sur le métal.
Les bords repliés peuvent, suivant le cas, être réu- nis les uns aux autres à volonté par soudure, brasage ou aussi au mo- yen d'une garniture.
La fige 5 représente un autre mode de réalisation dans lequel la bande métallique a est enroulée en spirale, les bords se recouvrant sur une insertion ou fourrure e. Dans ce cas aussi l'inser- tion e peut consister en un corps isolant ou en un conducteur. La ban- de a peut dans ce cas, être pourvue de la couche protectrice avant d'être enroulée; mais on peut aussi traiter la plaque enroulée, en bloc, dans le bain ou au moyen de liquide qui engendre la couche pro- tectrice. On peut aussi combiner les deux procédés ensembles en oxy- dant d'abord la bande a, en l'enroulant ensuite sur l'insertion e et en traitent finalement le tout, encore une fois par le liquide qui engendre la couche protectrice.
Suivant les circonstances, on peut aussi effectuer l'enroulement de la bande sur l'insertion e, sans recouvrement des bords, c'est-à-dire en spires d'un plus grand pas.
On peut obtenir le même résultat qu'avec le repli repré- senté dans les figures 1 à 4, sans insertions des deux côtés, comme montré fig.6-
Dans ce cas, la bande ¯4 est pourvue, des deux côtés, d'une gaine ou gouttière f. Celle-ci peut être fixée à la bande a par frottement, ou au moyen d'un agglomérant, par exemple un ciment, ou encore par des moyens mécaniques, ou par soudure, brasure etc.
La gouttière f peut encore consister en une bande de largeur appro- priée repliés, avec arête arrondie faite du même métal que la bande a;
Cette gaine peut être préalablement pourvue de la couche protectrice des deux côtés, ou bien la bande tout entière avec les deux gaines la- térales f est pourvue de la couche protectrice avec ou sans traitement préalable. La gaine peut encore consister en feuilles métalliques ou en une matière isolante appropriée.
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Enfin, la fig. 7 represente une forme de réalisation dans la- quelle la bande a porte, préparés d'avance, sur les deux bords, des renforcements g. Ces renforcements peuvent être obtenus lors de la fabrication des bandes étirées en donnant une forme particulière aux filières ou par laminage entre des cylindres profiles, ou par pression, étampage, etc. Finalement, on peut encore constituer des bandes de métal de formes appropriées par fusion ou par électrolyse.Suivant les circonstances il peut suffire que le renforcement ± des bords soit re- lativement petit ; peut même disparaitre complètement quand le bord est arrondi par un traitement mécanique.
Dans les bandes de forte épaisseur on peut obtenir les bords renforcés ou arrondis par un usinage subséquent à l'aide d'outils appropriés.
L'invention concerne les tôles métalliques de différentes épaisseurs et peut s'appliquer aussi bien aux feuilles métalliques de 0,05 mm dépaisseur, par exemple, qu'à des plaques métalliques de plus grandes dimensions. Même les très petites pellicules telles qu'el- les peuvent être obtenues, par exemple, par aspersion ou par apport de couches métalliques galvaniques sur des supports appropriés, peu- vent, conformément à l'invention, être avantageusement poutvues de cou- ches isolantes ou protectrices. Le procédé est précisément particuliè- rement avantageux pour les corps minces, car la difficulté d'isoler les bords augmente avec la minceur des tôles.