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Perfectionnements aux turbines amphibies.
La présente invention se rapporte aux turbines amphibies comportant un nombre quelconque de panneaux ou plans diamétraux montés par plans semi-diamétraux autour d'un arbre ou pylone central, les demi-plans diamétraux étant montés sur des arbres supportés par bâti fixé à l'arbre central, et étant pivotants sur ces arbres. Dans ces turbines, les demi-plans de chaque plan diamétral sont reliée. entre eux de façon que le pivo tement de l'un entraîne forcément un pivotement identique, mais inversé de l'autre, ce qui assure une orientation favora - ble automatique de la turbine par rapport à toute direction de vent.
Le but de la présente invention est de créer une telle turbine, fonctionnant aussi bien sous la force du vent que sous celle des eaux, et qui soit d'une construction telle qu'elle fonctionne automatiquement sous le moindre effort, tout en résistant d'une manière absolument sûre aux ventset
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bourrasques les plus fortes. Un autre but est de créer une telle turbine qui permette un grand rendement énergétique, sous des encombrements relativement réduits.
Enfin un autre but de l'invention est de créer une turbine susceptible d'être construite, soit sous faible diamètre et grande hauteur, soit suivant un grand diamètre, soit sur pointe de pylône, en assurant dans tous les cas une automaticité absolue, un fonc - tionnement certain dans toutes les conditions et une résistance parfaite à tous les efforts du fluide moteur.
Ces divers buts, et d'autres qui apparaîtront au cours de la description, sont réalisés par un ensemble de perfection- nements qui, bien que se rattachant à divers points de la tur - bine, concourrent, par leur combinaison nécessaire, à la résolution pratique et efficace.
Une turbine perfectionnée suivant l'invention doit com - porter : a) un système limitateur de l'ouverture des demi-panneaux diamétraux qui, sous l'effet de la force centrifuge, tendent à pivoter en dehors de la limite d'ouverture normale ; b) un système automatique permettant de conjuguer les alternances de mouvements simultanés des demi-panneaux de chaque plan diamétral ; c) un système de lubrification de tous les organes en frottement, agissant proportionnellement à la vitesse de rotation de la turbine ; d) un système d'entretoisement et de croisillonnage des charpentes de support des axes de pivotement des demi-plans diamétraux, afin de les rendre parfaitement rigides et indé - formables ; e) un système d'amortissement, afin d'empêcher les vibra - tions sonores des panneaux mobiles se fermant brutalement sur leur charpente métallique de support ;
f) pour certaines applications, telles que les turbines
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sur pointes de pylône, un système d'équilibrage entre les panneaux diamétralement opposés.
L'invention couvre donc une turbine amphibie du type mentionné, comportant la combinaison de ces divers points, ainsi que les réalisations préférées de chacun de ces points, prises séparément ou en combinaison, et décrites ci-aprèsen détail, en se référant au dessin annexé à titre d'exemple, dans lequel :
La fig.l représente schématiquement en plan les panneaux d'une turbine aux divers stades de leur développement, mainte - nus par un filin rentrant de longueur appropriée.
La fig.2 est une vue schématique perspective des panneaux en élévation de la fig.l.
La fig.3 est une vue en plan d'une tringlerie assurant par un plateau denté intermédiaire, d'un côté, l'alternance des panneaux extrêmes d'un plan diamétral.
La fig.4 est une vue en plan des panneaux mobiles munis d'un dispositif d'arrêt rigide limitant leur course.
La fig.5 montre, en plan, un perfectionnement permettant de disposer un filin reliant l'extrémité de deux panneaux diamétraux.
La fig.6 est une vue de côté de la fig.5.
La fig.7 est une vue en coupe horizontale d'un appareil permettant la conjugaison des mouvements des panneaux mobiles extrême d'un plan diamétral par l'emploi de bielles liquides.
La fig.8 est une vue en coupe par A-B de la fig.7.
La fig.9 représente un schéma d'installation par plan diamétral de l'appareil, fig.7.
La fig.10 est une vue en élévation avec coupe partielle de la pompe à circulation d'huile, indiquant le fonctionnement des organes de cette pompe sur la crapaudine.
La fig.ll est une vue en plan de la crapaudine et organes de distribution de la pompe fig.10.
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La fig.12 est une vue en coupe''d'un raccord, support de roulement ou butée à billes montrant une phase de la circula - tion d'huile.
La fig.13 est une vue en plan d'un écran de dérivation sur la circulation d'huile de la fig.12.
La fig.14 représente le schéma de charpente support des panneaux mobiles d'une turbine ou d'un "Mât Turbine ".
La fig.15 indique, en plan, un bras de montage pour axes des panneaux mobiles sur les montants extrêmes de la charpente support.
La fig.16 est un schéma de liai son diamétrale pour conju - gai son simultanée des mouvementsdes panneaux mobiles.
La fig.17 représente en élévation la vue perspective en ordre de marche d'un "Mât Turbine ".
La fige 18 est une vue perspective par le dessus de la fig.17.
La fig.19 est un schéma de montage des amortisseurs de choc sur la charpente d'une turbine.
La fig.20 est la coupe d'un amortisseur misen place.
La fig.21 donne, en élévation, le schéma d'une turbine atmosphérique à secteurs développante, montée sur pointe de pylône avec chemin de roulement et équilibrage des panneaux combinés aux secteurs, par plans diamétraux.
La fig.22 montre un détail de construction indiquant le guidage de la turbine sur un chemin circulaire de roulement du pylône.
La fig. 23 indique schématiquement, en plan, les positions respectives des panneaux en conjugaison avec leurs secteurs aux divers stades du développement de ces chemins pendant le travail.
La fig. 24 est une vue en plan du 2eme étage de la fig.21 et enfin : la fig.25 est une vue en plan du 1er étage de la fig.2l.
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comme il a été dit, la turbine de l'invention est essen - tiellement caractérisée par la combinaison de divers points, à savoir : a) un système limitateur d'ouverture des demi-plans dia - métraux ; b) un système automatique de liaison entre les demi - plans d'un plan diamétral, conjugant les alternances de mouvements simultanés ; c ) un système de lubrification proportionnelle à la vitesse de rotation ; d) un système de construction rigide et d'entretoisement des charpentes de support des axes de pivotement des demi - plans diamétraux et e) un système d'amortissement à la fermeture des demi - plans diamétraux.
Chacun de ces points peut recevoir diverses réalisations, la combinaison essentielle, base de l'invention, restant in - dépendante du mode de réalisation envisagé, Pour plus de clarté, on va décrire successivement chacun des points en particulier, dans les divers modes de réalisation prévus et couverts par l'invention, pour donner finalement une représentation schéma - tique de la turbine ainsi obtenue.
La turbine amphibie auquel se rapporte l'invention compor - te, essentiellement (fig.1 et 2) un tambour ou pylone central 7, autour duquel sont symétriquement et concentriquement fixés, par charpentes, les axes 1, 2, 3, 4, .IL 6 de pivotement des demi-plans diamétraux 9, le tambour 7 étant solidaire de l'arbre central 8 qui transmet la puissance développée à des organes récepteurs quelconques.
Sous l'effort du fluide moteur (le vent par exemple) venant dans la direction des flèches 18, les panneaux 9 occu - pent des positions différentes ; lorsque la turbine fonctionne, les panneaux tendent à forcer sur leurs axes par l'effet de la
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force centrifuge, et à prendre une ouverture dépassant l'ouver- ture normale admissible pour le fonctionnement.
L'ouverture maxima de chaque panneau 9 est limitée par un filin 17 attaché par une extrémité en 10 au bord libre de chaque panneau, et, par l'autre extrémité, au tambour 7, en 11. Ce filin règle donc la longueur 10 -11 et empêche ainsi la force centrifuge de donner à chaque panneau considéré une course d'ouverture dépassant la limite fixée par cette lon - gueur.
Ce filin n'est tendu que dans la position d'ouverture complète des panneaux (axes 1 et 6 dans la figure 1 ) et se relâche au fur et à mesure de la fermeture des panneaux ; pour éviter qu'il ne s'enchevêtre, chaque axe de panneau porte un ressort 13 attaché en 12 au filin correspondant ; le filin est ainsi tendu dans la position d'ouverture complète (axes 1 et 6), revient, plié, quand le panneau se referme ( axes 2 et 5) jjusqu'à s'effacer quand le panneau se colle contre la charpente 20 de support des panneaux ( axes 3 et 4).
Dans cette dernière position, comme on peut le voir aux axes 3 et 4, le ressort 13 est complètement détendu alors que sur les axes diamétralement opposés qui sont à la position extrême d'ouverture, les ressorts sont complètement tendus.
La fig.2 montre le même filin 17 mais avec des dérivations à partir de l'attache 12, allant se fixer en 10, sous forme de patte d'oie, en des points symétriquement répartis, dans toute la hauteur du panneau 9.
Au lieu d'un ressort horizontal 13 il peut y en avoir de verticaux fixés le long des axes, tel 14 (fig.2) qui agit alors également sur le filin 17 en 12 en passant sur une poulie 15 ; il peut y avoir plusieurs filins d'attache dans un même panneau tel par exemple 16 et 17' , bien entendu chacun ayant un ressort 13 ou 14. Au lieu de filins, on peut employer des tiges rigides articulées en 12.
Dans la variante de la fig.4, on prévoit un cadre rigide
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s'opposant à l'ouverture trop grande des panneaux. A cet effet, sont disposés, entre les axes - entre 1 et 6 , 3 et 4 - des montants verticaux 26 maintenus à distance convenable par les bras 27 et 28 fixés eux-mêmes à la charpente 20 ; lorsque le panneau 9 de 1$axe 1 est à sa position extrême de développement, son bord vertical extérieur vient reposer contre le montant 26 qui le retient.
La fig.5 représente une autre variante qui consiste en un filin 29 qui, passant par le tambour central au moyen des poulies de renvoi 30 et 31 fixées pour les trois plans diamé - traux dans une monture 32 à trois étages serrée sur l'arbre central $ par la chappe à boulon 33 , fait la jonction des bords extérieurs des panneaux antagonistes d'un même plan diamétral en limitant ainsi la course de chacun d'eux puisque, quand l'un est développé, il est retenu par l'autre qui appuie sur la charpente 20 et réciproquement. Ce dispositif se re - trouve également à la fig.16 montrant l'attache du filin 29 aux extrémités des panneaux 9.
La fig.6 indique les trois étages formés des tôles 34 assemblées sur la monture 32 par les boulons 35 qui servent d'axes aux poulies a gorge 30 disposées deux par étage, comme l'indique la fig. 5. Pour les deux étages libres (sans poulie 30) ces mêmes axes boulons portent des bagues 36 qui forment entretoises entre les tôles 34. Le même dispositif est employé également pour l'arimage sur les boulons 37 des poulies 31.
Pour le perfectionnement dans la conjugaison des mouvements alternatifs de panneaux mobiles aux extrémités des plans diamé - traux, la fig.3 , qui indique la liaison entre les axes 1 et 4, montre l'axe 1 surmonté d'un plateau à denture 21 et l'axe 4 ayant un plateau sans denture 22. Un plateau intermédiaire 23 possédant une denture qui engrène avec celle du plateau 21, est relié, par deux bielles parallèles 24 fixées sur lui en 25, au plateau simple 22. On obtient ainsi le mouvement alternatif
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inversé recherché pour les panneaux extrêmes montés sur les axes en bout de chaque plan diamétral.
Dans la variante de la fig.17, une seule bielle ±@ relie deux manivelles 39 calées a angles égaux inversés sur les axes et permet ainsi d'obtenir le même résultat.
Une autre variante d'obtention de la conjugaison du mou - vement alternatif des panneaux antagonistes d'un plan diamé - tral comporte l'emploi de bielles liquides reliant des inver - seurs à pistons au bout d'une tige à crémaillère circulaire.
Elle réalise une grande facilité d'installation et présente en même temps un énorme avantage pour la commande de longs axes dont il permet d'éviter la flexion et la torsion.
Cet inverseur, représenté en coupe fig.7, comporte une tige à crémaillère circulaire 40 agissant sur la denture d'un plateau 41 claveté en 42 sur l'axe A des panneaux mobiles.
Cette tige 40 est terminée à chaque extrémité par les pistons 43 et 44 à Bi-joint armé 45 et compensé par 46, connu et dé - crit par un brevet antérieur d'un des inventeurs. Le piston 43 reçoit sa pression liquide ou l'évacue par le conduit 47 et le piston 44 évacue la sienne ou la reçoit par le conduit 48. La compensation sur le bi-joint de 43 se fait par le conduit 46 de même que sur le bi-joint 44, ces conduits 46 débouchant dans les conduits 47 et 48. Chaque extrémité des pistons se termine par les bouchons 49 pour permettre le mon - tage des bi-jointset le bâti 50 coulé d'une pièce de cet in - verseur est étanche et possède en 51 (fig.8 et 9) une chappe longitudinale sur toute sa longueur qui permet son installa - tion facile à cheval sur la charpente support 20 des plans dia - métraux de la turbine.
La fig. 9 montre la façon de relier deux inverseurs 50 sur deux axes aux extrémités d'un plan diamétral, par exemple 1 et 4 ; les tubes figurés par les pointillés 51 et 52 sont des bielles liquides qui relient respectivement les conduits 47 et 48. On comprend que lorsque, dans l'un des in -
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verseurs, l'axe actionne la tige¯40. dans un sens, l'autre in- verseur reçoit immédiatement une pression et une aspiration sur sa tige 40 qui communique à l'axe qu'il commande, un mouvement inverse de celui opposé.
Bien entendu, les diamètres de la tige 40 sont en fonction de la puissance des appareils desservis et le liquide qui rem - plit les inverseurs et leur tuyauterie peut être, soit de l'eau, soit de la glycérine, soit de l'huile, soit encore tout autre mélange liquide approprié, voire même du mercure.
Les fig.10 à 12 représentent un système de circulation d'huile donnant une lubrification constante proportionnelle à la vitesse de rotation de l'appareil. Au-dessus de la crapau - dine basse à rotule 53 de 1 appareil installé dans son bâti 54 est montée une pompe à huile aspirante et foulante fixée par la pince 55 sur l'axe central 8. Le corps de la pompe 56 reçoit un piston à bi-joint armé il aspirant par la billet l'huile du réservoir 59 introduite par la tubulure à bouchon 60.
Un chemin circulaire oblique 61 vissé sur le bâti 54 provoque les oscillations d'un levier 62 pivotant en 63 et qui entraîne, par l'axe 8 et suivant le chemin 61, par contact des rouleaux 64 fixés à ses extrémités, le piston 57 dans un mouvement al - ternatif continu par l'intermédiaire des bielles 65 reliant les axes 58.
Le refoulement se fait par la bille 67 et l'huile est envoyée dans le haut de l'appareil dans un godet nourrice (fig.17) d'où, par un conduit spécial à chacun des six axes des plans diamétraux, elle descend et lubrifie tous les frotte - ments, roulements ou butées à billes qui servent à la monture de ces axes pour revenir par six ouvertures latérales 68 au réservoir 59 dans lequel la pompe aspire pour vaindre la ré - sistance de la force centrifuge dans les tubulures. Tout le mécanisme est recouvert d'une cloche étanche 69 sertie sur l'axe 8 par une tête étanche 70 ; les mouvements sont ainsi
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parfaitement à l'abri de l'eau et de la moindre poussière.
La fig.ll indique en plan le schéma de la pompe à huile avec ses conduits. La figure 12 est en coupe le schéma qui montre l'utilisation du creux des axes de pivotement des pan - neaux pour lubrifier les roulements et butées à billes suppor - tant ces axes.
A cet effet, le roulement 71 dans son support 72 serti autour de l'axe tube par le raccord 73 est recouvert d'un chapeau étanché par le feutre 75 et fixé par le raccord 76 également serti étanche. L'huile venant du côté de ce raccord 76 rencontre le petit écran 77 représenté en plan fig.13 qui obture complètement le tube A au passage de l'huile, obligeant celle-ci à venir déborder par la frai sure 78 sur le roulement 71 qu'elle traverse pour reprendre le chemin du creux du tube par la fraisure 79 qui se trouve sous le roulement en-deçà de l'écran 11 et aller ainsi lubrifier d'autres supports, roule - ments ou butées.
Les plombs 80 sont sertis autour de l'axe creux A par les écrous de raccord spéciaux 73 et 76.
La construction et l'entretoisement des supports des axes des demi-panneaux, ainsi que de ceux-ci, est représentée aux fig.4 et 14 à 16.
La fig.16 montre le croisement de troisplans diamétraux de.1. à 4, 2 à 5 et de 3 à 6, supportant par leurs montants extrêmes verticaux, les axes latéraux 1, 2, 3, 4, 5 et 6. Cha - que plan, de 1 à 4 par exemple, constitue par son croisillonna - ge approprié, une poutre armée d'une longueur égale au diamètre de la turbine et d'une hauteur considérable par rapport à cette longueur, conférant a cette poutre une solidité extrême encore augmentée du fait de son assemblage avec les deux autres par leur milieu, fig.16, formant ainsi un faisceau d'une résistance à toute épreuve, ne craignant aucun assaut de la plus forte tempête.
Ces charpentes 20 sont encore reliées par un entretoi - sage indiqué fig. 4 qui ajoute à leur résistance d'ensemble.
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Cet entretoisage établi dans le haut et le bas de la turbine et, suivant nécessité s'il y a lieu sur certains points de sa hauteur, est composé de tendeurs 81 qui relient deux par deux les extrémités 1 et 3, 2 et 4, 3 et 5, 4 et 6, 5 et 1 et enfin 6 et 2. Etant boulonnés à leurs points de jonction en 82, ils constituent une armature indéformable fixant la masse des pan - neaux assemblés et annulant tout effort de torsion de l'appareil.
Le tambour central est alors constitué par des feuilles de tôle 7 fig.16, fixées au fond de chaque secteur formé par l'as- semblage des charpentes se croisant en leur milieu au centre de l'appareil. Cette même fig.16 indique le mouvement des panneaux mobiles 9 reliés par filin 29 et leur bielle et manivelles 39, le vent soufflant dans le sens des flèches 83.
La fig.15 est une vue en plan d'un support des axes des panneaux mobiles pour leur attache latérale à la charpente 20 des plans diamétraux. Ces supports comprennent un bâti 84 pos - sédant à une extrémité, une partie rectangulaire longue for - mant chape pour être fixée à cheval sur une armature 85 hori zon- tale du croisillonnage des charpentes des plans diamétraux 20 ; l'autre extrémité arrondie est légèrement déportée au dehors du plan diamétral.
Elle est généralement constituée par la pièce 72 fig.12 portant roulement ou butée à bille 71 des axes, et ces axes supportent par dessus le support 84 un meneau 86 dans la fraisure duquel repose un des fers horizontaux de charpente 87 du panneau mobile, lequel est entraîné par l'axe des panneaux au moyen des clavettes longues 88 qui pénètrent dans des frai sures 89 ménagées sur cet axe.
Le dernier point essentiel de la combinaison suivant l'in- vention est le dispositif nécessité pour amortir, atténuer les vibrations sonores des armatures des panneaux mobiles 9, quand, poussés brutalement par un coup de vent, ils viennent en con - tact avec l'armature de la charpente-support 20.
La fig.19 donne en position d'ouverture, le schéma d'un
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panneau 9 monté sur sa charpente 20 par les supports 84, et le pointillé 9a indique sa position de fermeture, battant par exemple sur un amortisseur en caoutchouc 99 placé sur la char - pente 20 en autant de points que nécessaire dans la hauteur de chaque panneau pour obtenir un fonctionnement sans bruit de l'appareil. La réalisation indique cet amortisseur placé comme fig.20, maintenu par une bande de feuillard 100 vissée sur la membrure de charpente support 20. La charpente du panneau 9 porte un champignon rond de forme bombée 101 également en caoutchouc ou en matière solide à volonté, s'engageant sur le vide intérieur de la rondelle 99 pour éviter ainsi tout déra - page. Ces amortisseurs se placent comme l'indique la fig.19 aux abords du tambour central.
La turbine complète, dont les divers points caractéristi - ques viennent d'être décrits, peut se présenter sous la forme d'une turbine ordinaire, ou d'un mât-turbine de grande hauteur sous un petit diamètre. Ces mâts-turbines permettent l'établis - sement de postes fixes à grand rendement, ou peuvent être em - ployés comme source d'énergie sur les navires. Ils peuvent aussi être montés sur véhicules pour leur propulsion à travers les sables des déserts ou dans les steppes ou pampas.
La fig.17 est une vue perspective d'une turbine complète - ment montée et portant la crapaudine haute 9/3 sur laquelle peut être fixée une rose des vents 91, indicatrice des préci - sions de la girouette 92, laquelle peut être elle-même surmon - tée d'un anémomètre 93, indiquant la vitesse des vents, si on le désire.
La crapaudine haute est maintenue en un point fixe par les hautbans 94 qui y sont attachés. Sous elle, et fixé sur l'arbre ±, se trouve le godet nourrice graisseur 95 distribu - teur de la circulation d'huile, lequel sert également d'atta - che aux tendeurs 96 qui maintiennent le cadre de charpente 20 des plans diamétraux.
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Dans le bas de l'appareil, et placé sur la crapaudine 54 surmontée de sa cloche 69, se trouve placée la poulie ±± de commande qui termine et complète l'équipement. La fig.18 permet de se rendre compte, en perspective, des éléments supérieurs d'agencement d'une turbine.
L'invention ne se limite cependant pas aux turbines ordi- naires ; la combinaison revendiquée peut également s'appliquer pour l'établissement sur pointe de pyl6ne d'une turbine à grand développement et comporte alors un système d'équilibrage complet des panneaux en mouvement pour opposer à la pression du vent la moindre inertie possible.
A cet effet, la construction par demi-plan diamétral comporte (fig.21 à 25) des panneaux mobiles verticaux 9, en position de fermeture et d'ouverture, 9b. Ces panneaux sont reliés mécaniquement par leurs axes à deux arbres horizontaux, l'un supérieur 102 de toute la longueur du diamètre de la turbine, l'autre inférieur 103 de la même longueur que 102, mais présentant une solution de continuité à 1 endroit de la pénétration de la charpente de pointe du pylone sur laquelle chaque plan diamétral repose sa charpente par la crapaudine 104 et en guidant par le bas chaque élément de cette charpente par un cercle inférieur 105 (vu en coupe fig.22) et comportant des galets 106 qui enserrent - et se reposent sur -un chemin circulaire 107 fixé au pylône.
Les volets de développement 108 supérieurs et 109 inférieurs, sont des secteurs épousant la forme tracée en plan par deux demi-plans diamétraux se sui - vant. Ces secteurs sont fixés respectivement aux arbres 102 et 103 et entraînés par eux, soit par des couples d'engrenages d'angle 111, soit par des inverseurs à bielles liquides (fig.7) les reliant aux axes des panneaux verticaux, de telle manière que les panneaux mobiles 9 étant fermés, les secteurs 108 et 109 occupent une position verticale offrant une très grande surface au vent alors que du côté diamétralement opposé les
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panneaux,[!2,. étant ouverts, les secteurs 108 et 109 de ce côté sont effacés horizontalement pour présenter la moindre résis - tance.
Le vent venant dans le sens des flèches 110 fig.23, les diverses positions des secteurs se comprennent facilement. Sur la partie du plan diamétral supportant les axes 3, les dévelop pements verticaux des secteurs étant complets comme ils le sont également sur 4, il est facile de voir sur 1 et 6 respective - ment opposés les panneaux 9b bien ouverts pendant que les secteurs 108 sont venus de la position verticale à celle horizontale indiquée en plan.
Comme ces panneaux 108 et 109 sont prévus pour de très grandes dimensions pouvant, par demi- plan diamétral, représenter plusieurs centaines de mètres carrés, on conçoit que chaque secteur étant livré à l'inertie de son propre poids, les renvois d'angle 111 ou les inverseurs qui assurent la liaison des axes 102 et 103 avec les axes des panneaux 9 et 9b ne pourraient résister aux efforts formidables qu'ils auraient à supporter, à moins de dimensions prohibiti - ves. Pour y remédier, les quatre panneaux secteurs 108 et 109 peuvent être construits chacun du même poids par plan diamétral, ce qui permet d'assurer un équilibrage parfait de leur fonc - tionnement.
A cet effet, par chaque plan diamétral et comme indiqué fig.21 se trouve édifié au-dessus et dans ce plan une surélé - vation de charpente qui se compose d'un cône fait de deux montants 112 et 113 qui se rejoignent à la pointe 114.
Sur ce cône sont fixés deux bras horizontaux 115 placés légèrement au-dessus de l'extrémité 116 du secteur 108 lorsqu'il occupe la position verticale ; les bras 115 sont maintenus du centre 114 par des liens Il? et soutenus par lesjambes de force 118. Du point 114 également partent des tirants 119 et 120 destinés à soulager la charpente des plans diamétraux. Bien entendu les extrémités externes des bras 115 des trois plans
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diamétraux sont croisillonnées horizontalement de façon à cons - tiquer dans l'ensemble une charpente indéformable formant corps avec la charpente des plans diamétraux des panneaux 9 et 9b.
Au bout extérieur des bras 115 se trouvent fixées deux poulies à gorge combinées l'une verticale et l'autre horizonta - le. Un câble 121 passant derrière la poulie verticale est fixé en 116 sur l'extrémité du secteur 108 vertical. De la poulie verticale, il passe sur celle combinée horizontale en 122 pour aller rejoindre en 125 l'extrémité de l'autre bras sur une même combinaison de poulies à gorge horizontale et verticale. De cette dernière le câble 121 a suivi le secteur qui s'est rabat - tu horizontalement et il occupe par conséquent la position 124.
Les deux panneaux 108 sont déjà ainsi équilibrés puisque le poids de l'un qui se rabat soulage le poids de l'autre qui s'élève. Pour compenser les poids des secteurs 109, le câble 121 se dédouble en passant sur la poulie 125 ; de là, par la poulie 126 il passe derrière les panneaux 9 pour ne pas gêner leur développement et rejoint la poulie 127 qui le ramené horizontalement sur une poulie à gorge verticale fixée au plan précédent à la hauteur de la pointe 128 du secteur 109 lorsque ce secteur occupe la position horizontale, ce qui lui permet d'accompagner ce secteur lorsqu'il va prendre la posi - tion verticale. A ce moment, le câble 121 dédoublé occupera la position 129.
Pendant ce même temps, l'autre secteur 108 s'étant abaissé horizontalement, par son câble dédoublé fai - sant en sens contraire le même chemin que 121, en passant par un même jeu symétrique de poulies à gorge 125, 126 et 127, il a entraîné le secteur correspondant 109 qui va ainsi prendre, comme 108 qui l'équilibre en fonction avec les deux autres secteurs devenus verticaux, la position horizontale.
Ainsi, deux par deux les quatre secteurs s'équilibrent et il suffit de la moindre brise de vent pour obliger le fonction - nement harmonieux et régulier de l'ensemble et obtenir des
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effets dynamiques considérables.
A titre d'indication, on peut, à l'intérieur de la chaxpen- te du pylône qui porte la crapaudine 104 prévoir un chemin d'engrenage 130 sur lequel une poulie dentée 131 montée sur l'axe 132 d'un alternateur 133 dônne le courant. Egalement à l'étage au-dessus, en 134, peuvent se trouver les batteries d'accumulateurs, le tout bien à l'abri des intempéries et hors la main des profanes.
Pour accéder à cette pointe de pylone les figures 24 et 25 donnent les coupes en plan des étages indiqués fig.21 qui permettent d'en apprécier plus facilement un genre de construc - tion.
Dans ce qui précède, on n'a envisagé que le cas des turbines atmosphériques ; comme il a été dit, l'invention s'applique cependant aux turbines aquatiques. Pour celles-ci, on comprend cependant que les panneaux et leurs charpentes immergés sous un ponton ou sous une bouée ne peuvent être constitués par de simples panneaux métalliques. De préférence, ils seront formés, soit de plaques d'agglomérés inaltérables maintenues dans des armatures métalliques inoxydables, soit sous forme de caissons étanches permettant, par leur volume immergé, de soulager la turbine en lui enlevant ainsi une partie de sa pesanteur spécifique. Le tambour central 7 pourra aussi être construit, tout au moins en parties, dans le même ordre d'idée.
REVENDICATIONS.
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