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Perfectionnements aux leurs de rusion du verre
L'invention est relative à des tours de melon du verre, en particulier à des fours à régénération ou récupéra- tion.
D'une façon générale, l'invention a pour objet une dis- position nouvelle etperfectionnée permettant d'obtenir dans an tel four, d'une manière Iacile et efficace, une flamme en forme de nappe sensiblement continue recouvrant le verre en cours de fusion et le verre a fondre, d'éviter la formation de zones alternativement chaudes et froides le long du bain de verre et par conséquent d'assurer une fusion et un affina- ge plus parfaits du verre qu'il n'était possible jusqu'à ce jour.
L'invention vise également à réaliser des économies de combustible et à empêcher les pertes qui résultent souvent de la répartition incorrecte de la flamme sur le nain de verre.
Dans les fours de fusion du verre connus antérieurement,
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en particulier ceux qui sont chaafzés aux combustibles liquides et gazeux, telsque des huiles ou gaz naturels, il est courant de prévoir des récupérateurs de chaleur de cha- que côté du laboratoire et diant les carneang entrent par des conduits horizontaux dans les piédroits, au-uessus do. ni- veau du verre. Il est courent de disposer les orifices d'entrée de combustible à des endroits espacés de distances relativement grandes le long des piédroits du laboratoire, et
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les brdleurs sont souvent disposés en des endroits inaccessi- bles ce qui rend difficile le règlage individuel.
Les dispo-
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situions connues sont telles que bien souvent la manipulation des brdleurs à partir d'un poste de règlage du comoustiole, notamment en vue d'obtenir une flamme sensiblement neutre, a pour résultat de ne donner une flamme1 que dans une on plusieurs zones locales dans le sens de .La longueur du nain de verre, de sorte que ce dernier se trouve alternativement dans des zones chaudes et froides.
Il résulte de la pratique antérieare ci-dessus indiquée que le combustible est projeté dans le fonr immédiatement au- dessus des parties extérieures ou latérales du oain de verre et par suite la combustion prend naissance en un point éloi- gné des parois latérales, vers l'extérieur, laissant ainsi
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fréquemment des zones lroides sous les brilenrs eu au voisi- nage des parois latérales.
Ce résultat découle nécessairement
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de la forme des fours antérieurs étant donné que les brdieure ne Peuvent pas être Iacilement éloignés du bord extérieur du bassin, à moins de les faire reculer dans les carneaux des récupérateurs, ce qui est impossible à la fois parce que
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la combustion qui se produit dans les carneaux est ineifi- cace et ensuite parce qu'elle décroît ces carneaux eux-mê- mes.
.Afin de fondre et d'affiner convenablement: le verre dans un four continu, dans lequel la charge est introduite
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ta 1 arrière, de la laou usuelle, et progresse vers l'avant
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à travers une zone de fusion et sous une cloison ou barrage pour passer dans une chambre d'affinage, il estavantageux de maintenir dans chaque section du four des conditions de température sensiblement uniformes, tout en éta.blissant une certaine progression de température dans le sens de la lon- gueux de la chambre de fusion.
La condition la plus favora- ble à réaliser au point de vue température est que cette der- nière ait une valeur appropriée à l'arrière du oassin de fusion, augmente ensuite régulièrement jusqu'a un maximum situé en un point environ au tiers de la distance entre l'appareil de chargement et la cloison ou Barrage, puis dimi- nue graduellement et régulièrement depuis ce point jusqu'à la cloison. Si cette condition est exprimée en quantité d'éner- gie libérée, plutôt qu'en température, la courbe, dans le sens de la longueur du bassin, est quelque peu différente, car la charge froide provenant de l'appareil de chargement ab- sorbe une quantité d'énergie heaucoup plus grande que le verre presque rafliné qui passe au-aessaus de la cloison.
Par conséquent, la plus grande quantité d'énergie doit généralement être fournie au niveau de la charge entrante où se produitla fusion, de aorte que la courbe d'énergie en arrière de la zone de température maximum peut former sensi- blement un palier ou peut monter légèrement. Lorsque la fu- sion est terminée,, ce qui se produit à pea près au point où la température est maximum, l'énergie necessaire décroit rapidement. la courbe formant ensuite un palier inférieur.
Ces caractéristiques avantageuses de la courbe de température et de la courbe d'énergie ne peuvent être mainte- nues efficacement qu'à condition de fournir la chaleur à des intervalles très rapprochés de sorte que la flamme forme sensiblement une nappe continue au-dessus du verre dans le compartiment de fusion. La présence le long du four de zones chantes et froides est un obstacle insurmontable au maintien de ces conditions de température et d'énergie, qui en fait
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sont presque indispensables.
Dans les constructions antérieures, dans lesquelles le combustible est introduit à des intervalles largement
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espacés et dans lesquels les gaz de comoclabioa sont évacués en des points largement espacés, il est apparu nécessaire, afin de se rapprocher des conditions voulues de température et d'énergie, de chauffer le four avec une flamme réductrice ou fumeuse et diffusée. L'emploi d'une telle flamme, tout en permettant an fonctionnement correct des fours antérieure est
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évidemment tout-à-tait dispendieux car le combustible intro- duit n'est pas entièrement brûlé et s'échappa par la cheminée sous forme de famées.
Dans les fours de fusion du verre à régénérateurs atili-
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zée jusqu'alors, il était également ctouxant de construire les régénérateurs entièrement en briques. De telles constrao- tions ne sont pas étanches à l'air, et par conséquent, pendant l'opération, de l'air extérieur tend à être appelé a l'ihté- rieur et à filtrer à travers les parois, cet air tendant à refroidir les gaz et l'air dans les récupérateurs et à réduire leur rendement.
Non seulement ce fait est exact, mais on a même constaté en pratique que jamais deux récupérateurs, même s'ils sont construits exactement suivant les mêmes dessins ne
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"respirent" de la même façon, o'ést-à-dire n'admettent de l'air extérieur en même quantité, et par conséquent deux récupéra- teurs qui "respirent" ainsi diriéremment tendent à désé4.ili- brer les conditions de température dans le four à chaque in- version.
La présente invention a notamment pour but :
1 De réaliser un four de fusion du. verre à récupéra-
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teurs dans lequel les inconvénients des fours connus sus-in- diqaés sont évités ou sont fortement réduits, et qui comporte des organes facilement accessibles pour introdaire le combas- tible et évacuer le.s gaz brûlés par les récupérateurs> et ce
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d'une façon telle qu'on peut obtenir une flamme sensiblement .neutre en nappe sensiblement continaefl combinés à des moyens pour contrôler la nature et l'intensité de cette ilamme dans toute section longitudinale de la nappe de flammes en vue d'assurer une progression convenable de la température et la libération de l'énergie en quantité voulue le long de la chambre de fusion.
2 D'introduire le combustible en an point éloigné des parois du bassin etde faire en sorte qu'il rencontre l'air de combastion de telle manière qu'une combustion suffisante se produise au-dessus des bords du bain de verre, en Vue d'éviter la formation de zones froides sur les bords du bain de verre.
3 De réaliser des récupérateurs construits et blindés de façon à éviter les rentrées d'aire afin d'assurer un meil- leur rendement et d'éviter le déséquilibrage dans les condi- tions de chauffage du four qui résulteraient de rentrées d'air différentes dans les deux récupérateurs d'une même paire.
4 De faire pénétrer les carneaux des récupérateurs dans le four de manière à permettre, non seulement une dis- position convenable des orifices de brûleurs pour réaliser les conditions sus-indiquées, mais à réaliser encore la com- munioation la plus directe possible avec la chambre de fusion pour assurer un meilleur rendement du système de récupérateurs.
5 De prévoir des dispositifs nouveaux et efficaces pour refroidir positivement lesparois des parties da four qui contiennent le verre.
6 De donner au four une forme telle qu'il permet une disposition de brûleurs exigeant le nombre minimum d'ouver- tares dans les parois du. bassin, de façon à ne pas admettre d'air induit aux orifices des brûleurs, autre que celui provenant des récupérateurs. Cette disposition permet d'éviter
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l'introduction de quantités d'air nuisibles et incontrôla- bles.
7 De contrôler l'introduction de chaleur en des points choisis le long du four, non seulement par un règlage du débit de combustible, maispar un réglage de la durée de
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fonctionnement des diverses parties du système de récupéra- bearg. Autrement dit, on prévoit un groupe de deux récupé- rateurs divisés en zones aans le sens de la longueur du four et munis de registres de règlage individuels pour les
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différentes aînés, de laon à pouvoir contrôler sélectivement la denrée de fonctionnement des parties des récupérateurs qui sont associés à une zone quelconque.
8 D'utiliser des montages ou. chariots pouvant supporter
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tous les brtileurs ou un nombre eeloonque d'entre eux de cha- que côté du :four, afin de communiquer à ces brûleurs un dépla-
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cement simultané les amenant dans la position de chauffe auprès des orifices des brâlenrs, ou les écartant de cette position, ces chariots avec leurs brtilears étant amenés dans la posi- tion de chauffe ou écartés de cette position par des organes
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moteuxe.
9 D'établir un réglage commun pour l'alimentation en combustibles de tous les brülears d' an même chariot.
10 De prévoir un mécanisme de réglage conjugué apnàrô- lant d'une part le fonctionnement des organes moteurs servant
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à amener les braie ers dans la position de chauffe ou de repos et d'autre part l'alimentation en combustible des brtilenrs, de taçon dae lorsque les brüleurs reculent à partir de la po- sition de chauffage, l'alimentation en combustible soit néces- sairement arrêtée, et ne reprenne que lorswae les brtilecrs sont à nouveau, dans la position de chauffe convenable par rap-
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port au. four, et seulement lorsque l'alimentation des brûleurs du coté opposé a été coupée.
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D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en se réfé- rant au dessin annexé dans lequel
La figure 1 est une coupe horizontale d'un bassin de four de verrerie suivant l'invention, la coupe étant faite
Suivant la ligne 1-1 de la figure 2, mais certaines parties étant arrachées pour montrer la construction sous-jacente.
La figure 2 est une coupe verticale suivant la ligne 2-2 de la. figure 1.
La. figure 3 est une coupe longitudinale suivant la ligne 3-3 de la figure 1, certaines parties étant arrachées pour montrer la construction en arrière du plan de coupe.
La figure 4 est une vue en bout du dispositif pour sup- porter et déplacer les brûleurset obturer les orifices.
La figure 5 est une vue analogue à la figure 2, montrant une variante dans la disposition des récupérateurs et du four.
Les figures 6 et 7 sont des coupes partielles d'un four du. type de la figure 5,, les brûleurs étant représentés à. la figure 6 dans la position rétractée et à la figure 7 dans la position de dhauffe. La figure 7 montre également en éléva- tion le mécanisme de réglage conjugué pour contrôler les dé- placements des brûleurs par rapport à. la position de chauffe et l'alimentation de ceux-ci en combustible. L'ensemble des figures 6 et 7 montre la position normale de fonctionnement des brûleurs et du mécanisme de contrôle.
La figure 8 est une coupe du robinet de réglage repré- senté à la figure 7, la coupe étant faite à 180 par rapport à la position de la figure 7.
La figure 9 est une vue en plan d'un bloc de brûleurs, ces brûleurs étant représentés dans la position de chauffe; et
Les figures 10 à 13 montrent des détails de la construc- tion des brûleurs et des obturateurs.
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En se référant aux figures 1 à 4, on a représenté l'application de l'invention à un four de fusion, comprenant une chambre de fusion 10 et une chambre d'affinage 11, séparées par une cloison ou barrage 12, mais communiquant entre elles au-dessous de la surface du verre par une rosse 13. Le compartiment de fusion 10 présente des piédroits 14 et une voûte 15, la construction étant maintenue et supportée par les montants habituels 15a. Le bassin 16 contenant le verre, présentant des parois latérales 17 et une sole 18 en blocs réfractaires de type usuel, est contenu à l'intérieur des piédroits 14 et de la vente 15, les parois 17 étant écartées des piédroits 14 pour permettre l'entrée des car- neaux 19 des récupérateurs entre ces parois.
Au-dessous des bords extérieurs de la chambre de fu- sion est disposée une paire de récupérateurs cloisonnés 20, 21, qui communiquent avec la chambre de fusion par les car- neaux 19, dont les parois extérieures constituent la partie inférieure 14 des piédroits de la ou-ambrede fusion. Les pa- rois internes 22 des carneaux 19 sont écartées des parois 17 du bassin contenant le verre/ Ces parois portent un cou- verale réfractaire approprié 23, ayant de préférence la forme représentée à la figure 2. Au-dessus de l'extrémité supérieure des carneaux 19, les piédroits 14 du laboratoire présentent une série d'ouvertures de brûleurs 24, espacées dans le sens de la longueur du laboratoire et sur toute cette longteur.
Ces ouvertures sont de préférence disposées très près les unes des autres, et sont munies de plusieurs brûleurs 25, destinés à projeter le combustible dans le tour.
Les ouvertures 24 peuvent être obturées pour s'opposer à l'admission d'air induit, comme par exemple au moyen de la disposition représentée à la figure 4. Il est avantageux égakement de prévoir des moyens pour éloigner alternativement les brûleurs des deux côtés du four et appliquer des obtura- àeure s les ouvertures, pour éviter ainsi la détérioration
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des brûleurs lorsqu'ils ne sont pas utilisés et assurer en même temps le maintien d'une pression déterminée dans le four :ainsi, les brûleurs 25 peuvent être montés sur des glissières 37 et pourvus alun dispositif, comprenant un levier 38, pour écarter les brûleurs des ouvertures 24.
Une plaque obturatrice 29, de préférence en matière réfractai- re ou présentant une garniture réfractaire, est montée sur un levier 39a, relié au levier 38. Un ressort 39b repousse la plaque en contact avec la paroi du four. Grâce à cette dis- position, le déplacement du levier 38, pour faire basculer les brûleurs 29 des ouvertures, sert également a amener les obturateurs 39 en place pour obturer les ouvertures.
Grâce à la disposition décrite et représentée, il est évident que les brûleurs sont facilement accessibles et peu- vent être répartis aux intervalles désirés le long du four, sans qu'on soit gêné par la disposition des récupérateurs.
Les brûleurs sont pourvus d'organes de reglage appropriés, tels que desrobinets (non représentés) ce qui permetde les régler individuellement de façon à introduire des quantités convenables de combustible aux différents points de la lon- gueur du four.
Comme on le voit plus clairement à la figure 1, les car- neaux 19 des récupérateurs constituent en fait des carneaux sensiblement continus sur toute la longueur du laboratoire, la continuité de ces carneaux étant seulement interrompue par les cloisons servant à compartimenter les récupérateurs, comme décrit ci-après.
Il est évident d'après ce qui précède que, grâce à cette disposition d'un nombre voulu de brûleurs très rapprochés et de carneaux qui occupent sensiblement toute la longueur de la chambre de fusion, il est très tacile de chauf- fer le four avec une flamme sensiblement neutre qui recouvrira la surface entière du verre, et que l'intensité de cette
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flamme peut 'être réglée avec précision pour donner, aans le sens de la longueur, une courbe de température et une courbe d'énergie appropriée± Comme les brûleurs et les car- neaux 19 sont décalés les uns et les autres latéralement au- delà de la paroi 17 du. bassin, et comme le combustible et l'air se rencontrent nettement au-delà des arêtes du oassin contenant le verre,
la combustion peut être su@fisamment com- plète en des points voisins des bords du. bassin pour chautfer convenablement les parties marginales du verre et empêcher la formation de zones iroides dans ces régions.
Les récupérateurs 20 eu 21 occupent sensiblement toute la longueur de la chambre de fusion 10 et sont disposés chacun d'un côte du four et au-dessous de cette chambre. Chacun de ces récupérateurs estdivisé dans le sens de la longueur par des cloisons verticales 26, et constituent ainsi plusieurs récupérateurs pouvant être réglés séparément; mais réunis en un bloc. Ce bloc est de préférence renfermé dans un blindage en acier 27, qui empêche les rentrées d'air, augmentant ainsi le rendement des récupérateurs et assurant l'uniformité de fonctionnement des sections des deux récupérateurs qui coopè- rent entre elles. Chacune des sections des récupérateurs est munie d'empilages habituels 28, d'un carneau 19 communiquant avec la chambre de fusion, et d'un carneau d'entrée et de sor- tie 29.
Le carneau d'entrée et de sortie 29 de chaque section de chaque récupérateur communique par un conduit 30 avec un collecteur 31, à travers lequel les gaz brûlés sont évacués, et de l'air frais admis aans chaque récupérateur, alternative- ment. Chaque conduit 30 est réglé par un registre 32, monté dans un châssis approprié 32a, et pourvu d'un dispositif de règlage par vis et écrous 33, permettant de régler à volonté la section de passage de chaque conduit 30.
Grâce à cette, dis- position, une section quelconque de chacun des récupérateurs 20 et 21 peut être éventuellement mise en service ou hors ser- vice, entièrement ou partiellement, et de cette façon on peut
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obtenir un règlage encore plus efficace des conditions de chauffage local le long de la chambre de r@sion. En dehors du groupement des récupérateurs en bloc compact, du compar- timentage de ces blocs, du contrôle individuel des diffé- rentes sections, de la position relative des récupérateurs et'- de la chambre de fusion, et des moyens pour empêcher les ren- trées d'air les récupérateurs peuvent par ailleurs être d'un type quelconque et d'une construction usuelle.
Dans la forme de réalisation représentée aux figures 1 à 4, les carneaux 19 se rendent verticalement et directement des récupérateurs dans le laboratoire, assurant ainsi un pas- sage court et direct entre le four et les récupérateurs, ce qui tend à augmenter le rendement. Comme, du faitde cette construction, les parois latérales 17 du bassin contenant le verre sont inaccessibles pour des réparations en cours de marche, il est nécessaire de prévoir des moyens etiicaces pour refroidir la surface extérieure de ces parois. Dans ce but, on a prévu une disposition qui, non seulement assure un mode de refroidissement nouveau et efficace, mais sert également de support aux parois elles-mêmes.
Dans les espaces compris en- tre les parois intérieures 22 des carneaux 19 et les parois 17 du bassin sont disposées des boîtes métalliques creuses 34, reliées à une source convenable d'ait comprimé.. Ces boîtes peuvent être accolées contre les parois 22, mais sont écartées dès parois 17 par des nervures ou ailettes verticales formant une série d'espaces 35 débouchant vers le bas entre la face des boîtes et les parois 17.
Les parties supérieures des boîtes sont pourvues d'orifices 26, tournés vers la patoi 17, de sor- te que l'air refoulé dans les boîtes traverse les ouvertures 36 et vient lécher lesparois en descendant à traversles es- paoes 35, ce qui refroidit les parois latérales 17 d'une fa- çon extrêmement efficace, l'air de refroidissement venant d'abord en contact avec la paroi qui a le plus oesoin d'être refroidie, à savoir en regard du niveau du verre dans le bas- sin, puis cet air, à tissure qu'il se réchauffe, se dirigeant
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vers le bas ets'échappant à. l'extrémité inférieure de l'espace 34.
Dans la variante représentée a la figure 5, la cons- truction générale du four est la même que celle décrite précédemment, sauf que les récupérateurs ( dont un seul 20a est représenté), sont décales latéralement par rapport au four etmontent un peu plus haut que dans l'exemple- des figu- res 1 à 3. Cependant, ces récupérateurs ne montent pas sufxi- samment haut pour gêner l'accessibilité des brûleurs 25a ou la disposition du nombre voulu de brûleurs très rapprochés les uns des autres.
Dans cet exemple, les carneaux 19a ne 5= élèvent pas verticalement, comme dans le cas précédent, mais constituent des carneaux inclinés tres courts, pénétrant dans le four suivant un certain angle, comme représenté, au-dessous des orifices des brûleurs. La cinstruction de la ligure b présente l'avantage de rendre les parois 17a du bassin 16a accessibles pour les réparations en cours de marche et permet de les refroidir de la façon habituelle et sans moyens spé- ciaux. De plus, l'introduction d'air des récupératears au moyen des carneaux 19a peut être plus efficace dans ce sys- témé de chauffage du faitque l'air entre dans le four sui- vant un certain angle.
Bien qu'il paisse y avoir tendance à une certaine réduction de rendement du système de récupérateurs en raison de leur décalage latéral et de la légère augmenta- tion de la surface des oarneaux 19a exposée au refroidisse- ment extérieur, comparée à celle des carneaux 19, cette tendance est compensée par la longueur plus xaible du car- neau 19a. L'isolant représenté à la figure 2 et qui entoure le récupérateur n'est pas représenté à la figure b, mais évidemment on peut adjoindre un isolant approprié et le ré- cupérateur de la figure b peut être renfermé dans un @linda- ge d'acier pour empêcher les rentrées d'air, comme dans le cas précédent:.
Cependant., si on le désire, le blindage en a- oier entourant entièrement ou. partiellement le système de
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récupérateurs peut être supprimé et l'on peut appliquer sur sa surface extréieure une peinture ou enduit imperméa- . ble quelconque, résistant aux hautes températures, et s'opposant aux rentrées d'ai dans le système de récupéra- teurs.
Cette peinture peut être formée par un mélange de sulfate de oaryte etde silicate de soude
En se referont maintenant aux figures 6 à 12, on a représenté (figure 9) une série de brûleurs 25, chacun étant monté sur un coulisseau 36, se déplaçant dans une glissière 37, portée par un support 38, aaintenu solidement en place au-dessous de l'orifice 24 du brûleur, comme par exemple au moyen d'une tige 39, d'un fer 40 et de montants 15a. La partie postérieure du coulisseau 36 est reliée par une bielle 42 et un levier 43 à un chariot 44.
Ce chariot 44 se compose d'un bâti s'étendant le long du four et supporté à des intervalles convenables par des barres parallèles 45, pivotant à une extrémité sur le chariot en 46 et à l'autre extrémité sur des pivots fixes 47, portés par un bâti 48 surmontant la strua ture et supporté par les montants 15a. Le chariot 44 supporte un tuyau unique 49 d'alimentation d'huile, pour amener de l'huile aux différents mécanismes de réglage correspondaht aux différents brûleurs du bloc de brûleurs. Ce conduit est relié par un tuyau souple à une canalisation d'huile fixe, en communication avec une source règlable d'huile combusti- ble (non représentée).
La chariot porte également une cana- lisation unique d'air de combustion 50, reliée par un tuyau flexible et par le robinet de règlage 51 à une source d'ait sous une pression Bonstante convenable.Chaque mécanisme de règlage individuel de braies porté par le bâti 44 comprend une cuve d'huile à flotteur 52, reliée par un tube 53 et par l'intermédiaire d'un robinet 54, commandé par le flotteur, à la canalisation d'amenée d'huile 49. Chacune de ces cuves à flotteur se trouve au-dessous du niveau de son brûleur 5 et
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lui estrelies par un tube 55. Chaque brûleur est reliéà la canalisation d'amenée d'air 50 par un tube 56 (figure 7), muni d'un robinet 57, règlable à la main.
Au-dessous de ce robinet, la canalisation d'air de chaque brûleur bifurque, l'une des branches 58 conduisant l'ait de pulvérisation direc- tement au brûleur et l'autre branche 59 servant à t@ansmettre la pression de l'air à la partie supérieure de la cuve à îlot- teur 52. Grâce à cette disposition, l'entrée d'air et de com- bustible par chaque brûleur dépend de la pression existant dans la canalisation 56 en aval du robinet 57, cette pression étant nécessaire, en plus de la charge d'huile existant dans la cuve à flotteur, pour refouler l'huile au brûleur,
En règlent les robinets individuels 57, on peut régler l'entrée d'air et 'huile par chaque brûleur, indépendamment du règlage des autres brûleurs.
Comme l'alimentation en air de tous les brûleurs d'un bloc est contrôlée par le robinet 51, on voit qu'en manoeuvrant ce robinet, on peut contrôler instantanément l'alimentation en huile de tous les brûleurs d'un bloc .
Les chariots 44 de chaque-côté du four, avec leurs divers brûleurs 35, peuvent être déplacés vers la position de chauffe ou hors de la position de chauffe par des moteurs à air comprimé 60a et 60b, respectivement. Chaque moteur com- prend un cylindre muni d'un piston, dent la tige porte une monté crémaillère 61, qui coopère avec un pigeon 62/Sur un arbre 63 dans des paliers portés par des supports 64, fixés aux montants. L'arbre 63 porte des manivelles 64a sur lesquelles pivotent des leviers coudés 65,articulés en 66 sur des oreil- les 67, fixées au chariot 44.
Des canalisations d'air 68 et 69 servent respectivement à l'admission et à l'échappement d'air aux extrémités de chaque cylindre, ces canalisations communiquant par l'intermédiaire d'un robinet 70a ou 70b al- ternativement avec un tube 71a ou 71b, venant d'une source d'air comprimé ( non représentée) et avec un tuyau d'échappe- ment 72a ou 72b.
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Afin d'assurer la mise en place de chaque brûleur 25 sur son siège pratiqué dans l'ouverture 24 et pour éviter toute détérioration des organes, le dispositif reliant chaque brûleur à son chariot 44 comporte le levier 43 et une tige filetée réglable 87, qui traverse un bloc coulis- sant et porte un ressort de compression 88, maintenu en pla- ce par un écrou 89, ce qui permet d'obtenir nue liaison rè- glable et élastique.
Les deux robinets 70a et 70b sont montés près du robinet
51 etde chaque côté de ce robinet, lequel commande l'arrivée d'air dans les conduites d'amenée d'air 50 des deux chariots 44. Ces trois robinets sont munis d'organes de commande montés et conjugués de façon à empêcher qu'un bloc de brûleurs puisse être écarté des ouvertures sans couper font d'abord l'amenée d'huile à ces brûleurs, pour empêcher ainsi que l'arrivée d'huile puisse être établie a un moment quelconque pendant le temps où les brûleurs ne sont pasdans la position de chauffe convenable, et pour empêcher que le s deux blocs de bruleurs ne chauffent en même temps (voir figures 6, 7 et 8).Le robinet 51 comprend un boisseau cylinarique 73, contenant un corps de robinetrotatif 74.
Sur l'extrémité carrée de l'axe de la piè- ce 74 sont montés un levier 75 et une pièce de verrouillage 76, la pièces 76 présentant des pattes 76a et 76b sensiblement à 90 l'une par rapport à l'autre, et portant des chevilles de verrouillage 77a et 77b.
Les robinets 70a et 70b qui contrôlent les moteurs à air comprimé 60a et 60b de chaque coté du toux sont,, d'une façon générale, analogues au robinet 51 et sont respectivement munis d'un système combiné de leviers et de pièces de verrouil- lage 78a et 78b. Chacune de ces pièces comprend deax encoches de verrouillage 79a, 79b et 80a, 80b, destinées à coopérer avec les chevilles de verrouillage 77a et 77b du robinet 51.
Des butées convenables 86a et 86b sont prévues, comme indiqué
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à la figure 6, pour empêcher le (déplacement: de la pièce 78a aans le sans des égailles d'une montre au-delà. de la posi- tion indiquée à la figure 6 et pour empêcher le mouvement de la pièce 78b en sens inverse des aiguilles d'une montre au-delà de la position correspondante.
Comme indiqué à la ligure 7, le mécanisme de contrôle est représenté dans la position dans laquelle les oruleurs de la figure 7 sont dans la position de chauffe,tandis que les brûleurs du coté opposé (ligure 6) sont aans la position ré- tractée ou de repos. Dans cette position, le robinet 51 été%- blitla communication entre la canalisation d'amenée d'air
81 et la canalisation 82a qui est reliée par des liaisons souples avec la canalisation 50 du bloc de brûleurs de la figure 7. Dans cette position, ce robinet 51 établit égale- ment la communication entre la canalisation 82b, venant de la. canalisation 50 du bloc de brûleurs de la figure 6 et le conduit d'échappement 83.
Dans la position représentée, le robinet 70a contrôlant le moteur 60a (figure 7) est tourne de façon à établir la communication entre la conduite d'ame- née d'air 71a, la conduite 69 et l'extrémité inférieure du cylindre pour déplacer la crémaillère 61 vers le haut et faire pivoter le chariot 44 avec ses brûleurs dans la posi- tion de chauffe indiquée à la figure 7. Dans cette position, la cneville de rerrouillage 77b s'engage dans l'encoche 80a de la pièce 78a.
Le robinet 60b qui commande le déplacement du bloc de brûleurs de la figurer est dans la position inverse du robi- net 70a et, pour cette position l'air a été évacué au fond du cylindre 60b et a pénétré au-dessus du piston, ce qui a déplacé la crémaillère vers le bas et a fait reculer le cha- riot 44 avec les brûleurs qu'il commande.
En partant de la position représentée à la figure 7, si l'opérateur désire procéder à une inversion, il déplace le levier 75 en sens inverse des aiguilles d'une montre
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jusque dans la position verticale, ce qui amène le robinet 51 dans cane position neutre,. obturant le tuyau d'alimentation
81. Ceci faite il inverse les positions des registres des ré- cupérateurs qui relient alternativement les carheaux 31 avec l'entrée d'air et avec la cheminée.Il peut déplacer alors la pièce 78b en sens inverse des aiguilles d'une montre pour inverser la position du robinet 70b, amenant ainsi de l'air sons pression sous le piston 60b (figure 6) et déplaçant la crémaillère et le pignon pour amener le bloc de brûleurs correspondant dans la position de chauffe.
Il peut en même temps déplacer la pièce 78a en sens inverse des aiguilles d'une montre pour inverser la position du robinet 70a, comman- dant le déplacement du bloc de brûleurs de le figure 7, ce qui provoque l'échappement du cylindre 60a et actionne la crémail- 1ère 61 pour faire reculer les brûleurs de ce bloc hore de la position de chauffe. A ce moment de l'opération. les brûleurs de la figure 6 tant en position de chauffe et les brûleurs de la figure 7 en étant écartés, l'opérateur déplace le levier 75 en sens inverse des aiguilles d'une montre de façon à re- lier la conauite d'amenée d'air 81 à la canalisation 50 de la figure 6. Ceci provoque l'alimentation en huile des brûleurs du bloc de la figure 6.
D'après cette description, on voit que la disposition ci-dessus rend impossible le màintien des deux séries de brûleurs dans la position de chauffe et leur alimentation simultanée en combustible.
Des moyens automatiques sont prévus pour obturer les orifices des brûleurs lorsque ces derniers sont écartés de la position de chauffe (voir figures Il et 13) et comprennent, pour chaque brûleur, une pièce 90, pivotant dans un bâti 91 immédiatement au-dessus de l'orifice et présentant une queue 92, destinée à coopérer avec un levier coudé 93, pivotant en 94 sur une oreille 95 du sopport 38. Chaqae coulisseau porte- brûleur 36 est muni d'une came ou rampe 96 qui coopère avec *ne rampe 97 à l'une des extremites du levier coudé 93 lorsque
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le brûleur vient dans la position de chauffe, pour déplacer l'extrémité apposée du levier vers l'extérieur par rapport au support 38. Ce levier s'engageant sur la queue 93 écarte par pivotement la pièce obturatrice. 90 de l'orifice 24.
Lorsque le brûleur est écarté et nue la pièce 90 est libre de revenir dans la position de fermeture, elle s'arrête dans cette position lorsque la queue 92 vient en contact avec le côté du support 38.
Les détails du brûleur sont représentés plus clairement aux figures 10, 11 et 12. Le brûleur peut comprendre un ajuta- ge 98, muni d'un canal central 99, débouchant dans une pièce postérieure 100, recevant de l'huile par un tube 55; l'ajutage 98 est entouré par une chemise 102, de l'air étant admis dans celle-ci au moyen d'un tube 58.
L'invention comporte une disposition spéciale permet- tant d'éviter l'encrassement de l'ajutage d'amenée d'huile.
Dans le canal 99 est montée une tige cannelée 101, présentant une partie réduite 105 à son extrémité. L'autre extrémité de la tige traverse la pièce postérieure 100 et se termine au- delà de celle-ci par une tête 106. Entre la tête 106 etl'ex- trémité de la pièce 100 est monté un ressort de compression 107, qui maintient normalement la tige 105 vers l'arrière,ce déplacement etant limité par écrou 107a. Lorsque le coulisseau porte-brûleur 36 s'écarte du four, la tête 106 vient en con- tact avec une vis réglable 108, montée sur un support 109, fixé au support 38. Sous l'effet de ce contact, le ressort 107 se comprime etl'extrémité réduite 105 pénètre dans l'o- rifice de sortie d'huile pour détacher les dépôts de carbone ou autres qui peuvent s'être accumulés pendant la période de chauffe.
Le fonctionnement de l'appareil, quelle que soit la orme de réalisation décrite, est le suivant :un bain de
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verre est maintenu dans le bassin 16 et une charge fraîche est constamment introduite dans le bain par les orifices de chargement 40. Les brûleurs, en nombre voulu, d'un côté du four, sont convenablement réglés pour fournir une quantité donnée de combustible aux différents points le long des carneaux, et les récupérateurs sont réglés de façon à donner le tirage convenable età fournir desquantités appropriées d'air en vue de maintenir de préférence un accroissement très progressif dans l'apport de calories le long du four et à recouvrir ainsi à peu près entièrement; la chambre de fusion d'une nappe de flammes.
On évite ainsi les zonesfroides dans le verre. La fusion de la matière première et l'affinage du verre se produisent à des moments déterminés et dans des zones distinctes et le verre s'écoule vers l'avant au fur et à me- sure qu'il est cueilli dans la chambre d'affinage 11. Au bout d'une période déterminée, on procède à l'inversion suivant la pratique usuelle, les brûleurs et récupérateurs du coté opposé ayant été convenablement réglés pour maintenir les con- ditions de chauffe voulues.
Comme la flamme prend naissance en un point décalé latéralement par rapport au bord du bain, il ne se produit aucune zone froide le lcng des bords et, com- me la flamme recouvre toutes les parties du bain et peut être réglée avec précision, il ne peut se produire aucune zone froide le long du bain. De préférence, la proportion d'air fournie par le système, vis-à-vis de la quantité de combasti- ble, est maintenue de faon a obtenir une flamme neutre, ce qui permet de conduite l'opération avec le maximum de rendement et de fondre le verre avec le maximum d'économie.
grâce aux précautions prises pour empêcher les rentrées d'air dans le système de récupérateurs, non seulement ces derniers 10-ne- tionnent avec leur rendement maximum, mais les conditions opti- ma se maintiennent apres inversion.
Lorsqu'il est question au. cours de cette description
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d'une flamme "neutre", on doit entendre par là une flamme de rendement relativement élevé, ce qui n'est ni une flamme réductrice ni une ilamme oxydante. Cette expression ne se limite pas à une lamme ou a une combustion dans lesquelles les proportions de combustible et d'air sont réglées avec une précision mathématique pour obtenir une flamme qui ne soit ni strictement réductrice ni strictement oxydante, mais ' il est évident que ce terme vise simplement à établir une distinction avec une flamme qui seraitrefroidie de faon appréciable par un excès de combustible;
Bien entendu, l'appareil dcrit et représenté peut ètre modifié dans de nombreux détails sans sortir du cadre de l'in- vention, et on pourra, suivant les circonstances particulières, apporter au procédé diverses modifications, tout en conservant l'essentiel de l'invention.
REVENDICATIONS
1 ) Un procédé pour la fusion du verre dans un tour de fusion continua caractérise en ce qu'il consiste à produire une nappede flamme sur toute la surface du verre en fi usion aans la chambre de fusion
2 ) Un four pour la fusion continue du verre, caractéri- sé en ce que la disposition des brâleurs est telle qu'elle permet de produire une nappe de flammes sur toute la surface du verre en fusion dans la chambre de fusion.
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3 ) Un four suivent 2 cara.cterisé en ce quîun certain nombre d'orifices de brûleurs sont ménages de chaque côté de la chambre de fusion et les brûleurs qui pénètrent dans ces orifices sont disposés en nombre tel et à des distances telles qu'ils produisent sux la surface entière du verre dans la cham- bre de fusion une nappe de flammes sensiblement continue.
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