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Couverture pour toits inclinés.
Pour la couverture des toits dont l'inclinaison sur l'horizontale est inférieure à 60 , on utilise fré- quemment les tuiles. Lorsque l'angle d'inclinaison est supérieur, l'emploi de tuiles devient difficile, sinon im- possible, et, le plus souvent, on est obligé de se servir d'une couverture par feuilles d'étain ou ardoises lesquelles sont fixées par soudure ou au moyen de crochets à la char- pente du toit.
Les couvertures de toit connues et employées ac- tuellement présentent toutes plus ou moins les inconvénients suivants : la construction du toit ne peut pas être effectuée @
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de manière suffisamment simple, une incombustibilité abso- lue ne peut pas être atteinte, l'enlèvement du toit par le vent ne peut pas être empêchée en toute sécurité et enfin la construction et l'entretien du toit et de sa couverture sont onéreux.
La présente invention a pour objet une couverture de toit grâce à laquelle les inconvénients indiqués ci- dessus sont éliminés et qui peut être appliquée sans diffi- culté aux toits dont l'inclinaison dépasse 60 .
' La couverture de toit, objet de l'invention, se com- pose de fers profilés, qui sont disposés horizontalement sur les fermes, à une distance telle qu'une tuile puisse reposer sur deux fers profilés successifs, ladite tuile étant appli- quée sur toute sa largeur et par un bord plat sur le fer pro- filé supérieur et comportant, près de son bord inférieur, une rainure ; cette rainure qui s'étend sur toute la largeur, pénètre le bord d'une bride dont est muni le fer profilé inférieur, et la tuile, par sa partie inférieure re- couvre, à la manière connue, le bord supérieur de la tuile suivante ; de même par ses bords latéraux la tuile constitue avec les tuiles les plus proches, comme cela est courant, une surface couvrante sans interstices de nature à permettre le passage de l'eau.
Conformément à l'invention, la tuile se compose de préférence, d'une pièce supérieure qui peut recevoir les formes connues des tuiles actuellement en usage, laquelle pièce fait corps à son bord supérieur, avec une plaque si- tuée au-dessous, et dont le plan fait un angle aigu avec la pièce précitée tandis qu'entre cette dernière et la plaque en question sont placées une ou plusieurs nervures de soutè- nement.
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La description qui va suivre, en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple, fera bien comprendre de quelle manière l'invention peut être réalisée.
La figure 1 est une coupe verticale par 1-1 de la fig. 2 d'une couverture de toit que l'on applique sur les fermes d'une maison.
La figure 2 est une coupe par II-II de la figure 1.
Sur les fermes 1, qui, lorsqu'on fait usage de la construction objet de l'invention, peuvent faire tout angle désiré avec le plan horizontal, sont fixés des fers profilés
2, horizontaux et parallèles et dont les dimensions corres- pondent à celles des tuiles usitées. Dans le cas présent, ces fers sont des doubles cornières (@). Sur ces fers pro- filés 2 sont disposées des tuiles qui se composent d'une pièce 3 en forme de berceau, d'une plaque 4 et de nervures de soutènement 5.
La pièce 3, qui peut avoir toute autre for- me de profil connu, fait corps à son bord supérieur avec la plaque 4, qui se trouve au-dessous ; plaque est, dans l'exemple représenté, à peu près plate et présente à la par- tie supérieure, un bord plat en retrait 6, par lequel la tuile, sur toute sa largeur, repose sur le fer cornière su- périeur 2. A la partie inférieure, la plaque 4 est pourvue d'une rainure 7, qui enserre le bord d'une bride ménagée sur le fer profilé inférieur 2, de sorte que, de ce côté égale- ment la tuile repose sur toute sa largeur, sur le fer profilé.
Le bord 6, la rainure 7 et leur distance mutuelle sont cal- culés par rapport à la distance des deux fers 2 de telle manière que 'la plaque 4 puisse être amenée très facilement dans la position correcte sur les fers profilés. Dans cette position, la partie inférieure de la pièce 5 dépasse le bord inférieur de la plaque et de ce fait garantit contre la pluie @
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le joint entre la tuile et le fer profilé inférieur. Comme, cependant, la tuile qui se trouve plus bas repose aussi, par son bord supérieur en retrait sur le fer profilé inférieur 2, la partie de la pièce 3 qui se trouve par dessous la tuile supérieure suivante doit être à une distance suffisante de l'aile supérieure du fer profilé 2.
Dans la solution adoptée pour l'exemple donné, ceci a été obtenu en disposant la pièce 3 sous un certain angle aigu /3 par rapport à la pla- que 4. Cet angle /3 et les autres dimensions de la tuile peuvent être choisies de manière que les tuiles superposées à ces endroits se touchent presque. Pour le renforcement et en même temps pour l'amélioration de l'action isolante sont prévues les nervures de soutènement 5..Après la mise en pla- ce, on fixe les tuiles avec du mortier.
La couverture de toit ainsi obtenue se distingue de la couverture habituelle par tuiles par un engagement très solide entre la tuile et son support.
Au lieu de lattes, de dosses, de pannes et autres éléments, habituellement en usage, on emploie simplement les fers profilés 2 qui sont fixés directement aux fermes.
Dans les toits ordinaires couverts en tuiles, la tuile est suspendue à un crochet et elle n'est recouverte partielle- ment que par les tuiles supérieures et latérales, tandis que dans la couverture de toit constituée suivant les données de la présente invention, la tuile est pour ainsi dire en- castrée entre les fers profilés et recouverte étroitement par les tuiles supérieures et latérales, avec lesquelles elle est en outre assemblée par du mortier. De plus est réduit au minimum le danger considérable qui est inhérent aux toits recouverts de tuiles selon la méthode habituelle à savoir que le vent décroche et emporte une ou plusieurs tui-
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les et qu'alors, par suite des trous ainsi formés, un vio- lent coup de vent détruise entièrement le toit, ce qui a si souvent lieu pendant des cyclones.
En outre, la construc- tion du toit de la manière exposée ci-dessus conduit à une grande économie, car elle peut avoir lieu plus rapidement avec des frais de main d'oeuvre fort réduits et l'entretien est, lui aussi, beaucoup moins cher.
Tout un groupe d'ouvriers travaillant habituelle- ment à la construction du bâtiment devient inutile, car la carcasse de bois qui servait à supporter les tuiles est sup- primée. Dans le cas où cette couverture du toit est combinée avec des combles en fer, pour lesquels, étant donné, la fa- veur croissante des ossatures métalliques, des poutres de fer à parois minces, de poids léger et de force portante considérable, sont en vente dans le commerce, on obtient une incombustibilité absolue.
La tuile double réalisée conformément à l'inven- tion présente aussi l'avantage considérable suivant : nonseulement la couverture du toit est imperméable à la pluie mais elle possède aussi une action isolante excellente, par suite des masses d'air qui sont presque absolument empri- sonnées entre la pièce supérieure de la tuile, la plaque et les nervures de soutènement.
Enfin on a la possibilité d'employer la couverture pour des toits d'inclinaison quelconque et on peut donner à la pièce supérieure de la tuile toutes formes connues, qui se sont montrées offrir une grande valeur au point de vue architectonique.
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