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"DISPOSITIF POUR LA. COMMANDE D'UN CONTACTEUR DE LIGNE CONJUGUE AVEC UN CCNTROLLER OU UN RHEOSTAT" On sait que les arcs prenant naissance à l'ouverture des contacts d'un controller électrique détériorent les pièces dont ils émanent aux endroits où ils s'amorcent. L'ouverture des contacts se produisant exclusivement pendant le retour du controller vers le cran zéro, on conçoit qu'il est possible de supprimer complètement les arcs-et, par suite, les détério- rations qui en résultent, si on prend la précaution de couper le courant avant de commander le mouvement de retour en arrière du tambour.
A cet effet, il est usité d'intercaler entre le oontroller et la ligne d'alimentation un interrupteur spécial, capable de couper le courant le plus ,intense qui doit par- courir le controller. Cet interrupteur spécial qui est avan- tageusement construit sous la forme d'un contacteur à commande électro-magnétique ou électro-pneumatique sera désigné par la
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'suite, d'une manière générale, sous le nom de contacteur de ligne.
La présente invention a, notamment, pour objet un nouveau dispositif pour la commande d'un contacteur de ligne conjugué avec un controller ou un rhéostat. Ce dispositif est tel qu'il détermine l'alimentation de la bobine du contacteur dès qu'on applique à l'arbre du controller,ou du rhéostat, un couple de sens progressif et qu'il coupe le cou- rant de ladite bobine dès qu'on applique à la commande du controller un couple qui tend à faire tourner son arbre en sens inverse.
La propriété essentielle du nouveau dispositif est de toujours agir sur le circuit de la bobine du contacteur, avant- que le contre lier ait commencé à se mouvoir sous l'ac- tion du couple appliqué à son organe de commande.
Le nouveau dispositif est conçu de telle sorte que son installation soit facile sur tout controller ou rhéostat qui n'en est pas encore muni : pour l'adapter à un controller ou à un rhéostat, il suffit de l'intercaler entre l'arbre de ce lui-ci et la manivelle, la poulie, le pignon ou l'organe quel- -conque qui le commande.
Sur le dessin ci-annexé auquel on se réfère dans la description qui va suivre, on a représenté un exemple de réalisation de l'invention appliqué à un controller : la fig. 1 est une vue en élévation du nouveau disposi- tif; la fig. 2 est le plan correspondant; la fig. 3 est une coupe effectuée par les plans verti- caux AB & CD indiqués sur la fige 2; la fig. 4 est un plan partiel avec coupe par les plans horizontaux GH & EL indiqués sur les fig.l et 3; les fig. 5 à 13 sont des vues de détail se rapportant à différents organes du nouveau dispositif et qui seront définies au cours de la description.
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Sur toutes les figures, les mêmes chiffres de réfé- rence désignent les mêmes éléments ou organes
Dans l'exemple de réalisation en question le controller est commandé par la manivelle 1. Cette manivelle est solidaire d'un barillet 2 (voir fig. 3) qui porte à sa périphérie des nervures 2', tellesque montrées on détail : en élévation fig. 5 et en vue de dessous fig. 6.
Le barillet 2 tourne librement autour du tourillon qui termine l'arbre 19 du tambour 20 du contrôler.
Une vis 3 (voir fig. 3) à filets hélicoïdaux 3", montrée en détail : en élévation fige7 et en plan fig. 8, présente un orifice central rainuré en 3' et est enfilée sur le barillet 2; les nervures 2' de ce dernier étant engagées dans les rainures 3' de forme correspondante de la vis 3, cel- le-ci peut bien coulisser librement dans le sens axial par rapport au barillet 2, mais ne peut pas tourner par rapport à lui.
La vis 3 est logée dans un éorou 6, représenté en détail, respectivement en élévation et en coupe verticale, fig .10 et 11, présentant des rainures hélicoïdales 6" correspondant aux filets 3" de la vis 3. Cet écrou est solidaire de l'arbre 19.
Quand on imprime à la vis 3 une rotation angulaire dans l'un ou l'autre sens elle se visse ou elle se dévisse librement dans l'écrou 6 en prenant un mouvement hélicoïdal dont l'amplitude est limitée par le couvercle et le fond de l'éorou 6.
Trois axes radiaux 4 (voir fig. 4), agencés chacun comme montré en détail fig. 9, sont solidarisés avec la vis 3.
Ces axes 4 traversent la paroi de l'écrou 6 par des lumières 6' ayant une forme qui permet les mouvements que la vis 3 imprime aux axes 4. Ces axes 4 portent, à leur extrémité extérieure des galets 5 emprisonnés entre deux chemins de roulement circulaires et horizontaux réalisés par deux tôles planes réunies par des montants en tôle de façon à constituer une lanterne 7 (fig. 3).
Cette lanterne, représentée en détail, respectivement en éléva- tion et en plan, sur les fig. 12 et 13 peut coulisser librement
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dans le sens axial le long de la surface extérieure de l'é- crou 6. La lanterne 7-porte deux pivots 8 (voir fig. 1, 2,
4 et 13) qui sont radiaux et diamétralement opposés. Les pivots
8 sont engagés dans des logements 9' portés par des bras 9 ju- melés par un axe 10 pouvant pivoter dans des paliers fixes-11 (voir fige 1 à 4).
Ces logements 9'ont une forme telle que les bras 9 puissent tourner d'un certain angle autour de l'axe 10 lors du glissement longitudinal de la lanterne 7 sur l'écrou
6 entraînant la rotation des dits bras sous l'action des pivots
8 qui ne doivent naturellement pas s'échapper de leurs loge- ments 9'. Les logements 9' des pivots 8 sont,par exemple, constitués par des boutonnières ménagées à l'extrémité des bras 9 et allongées dans le sens longitudinal de ces derniers comme montré fig. 1.
A une extrémité de l'axe 10, est monté un levier 12, solidaire de la rotation de l'axe 10 dont l'extrémité libre est pourvue d'une pièce conductrice isolée électriquement du bras
12 et constituée par un cylindre métallique 13 (voir fig. 3) entouré d'un tube isolant 14 et terminé par deux renflements cylindriques conducteurs 15. Quand le bras,, 12 est levé dans la position indiquée en traits pointillés sur les fig. 1 et 3, les renflements 15 viennent en contact avec deux autres pièces conduc trices 16 constituées par deux lames métalliques fixées sur une pièce isolante par des bornes 17 et 18.
A chacune des pièces 16 aboutit un conducteur faisant partie du circuit d'excitation du contacteur de ligne défini précédemment de sorte que le contact de la pièce 15 avec les deux pièces 16 ferme le circuit d'exci- tation dudit contacteur de ligne.
Le dispositif décrit ci-dessus, à titre d'exemple, fonctionne de la manière suivant e ;
Quand on agit sur la manivelle 1 dans le sens des crans de numéros croissants, le barillet 2 tourne et fait tour- ner la vis 3, qui se visse dans l"écrou 6 et y monte d'un mou- vement hélicoïdal ( ses rainures 3' glissant sur les nervures 2'
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du barillet 2). Pendant ce premier mouvement/l'écrou 6 reste immobile parce que les frottements qui s'opposent à la rotation du controller lui appliquent un couple résistant qui est supé- rieur au couple nécessaire pour mouvoir la vis 3. Grâce aux lumières 6', les axes 4 et les galets 5 participent au mouve- ment de la vis 3, sans l'entraver, les galets 5 soulèvent la lanterne 7 qui glisse autour de l'écrou 6.
Les pivots 8 de la lanterne 7 déplacent vers le haut les bras 9 dans les logements 9' desquels ils sont engagés. Les dits bras 9 font tourner l'axe 10 dans les paliers 11 dans le même sens que celui des aiguilles d'une montre de sorte que le levier 12,-participant à cette rotation, détermine le contact des pièces 15 et 16 et, par suite, l'alimentation de la bobine du contacteur de ligne.
A la fin de sa ccurse libre la vis 3 vient buter contre le couvercle de l'écrou 6. A ce moment; les réactions au contact des filets croissent brusquement, leur couple devient capable d'entraîner l'écrou 6 et,par suite, l'arbre 19 et le tambour 20 du controller dans un mouvement de rotation de même sens que celui imprimé à la manivelle 1. Pendant ce mou- vement de rotation, le dispositif se comporte en effet comme une liaison indéformable et la manivelle 1 entraîne le tambour 20 comme celui d'un controller ordinaire.
Si on change alors le sens du couple appliqué à la manivelle 1, la vis mobile 3 commence par descendre dans l'é- crou 6, suivant un mouvement hélicoïdal en entraînant les axes 4 et les galets 5. Il s'ensuit que la lanterne 7 et les pivots 8 descendent dans le sens axial ce qui détermine la rotation des bras 9, de l'axe 10 et du levier 12, en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre et, par suite, la séparation des pièces 15 et 16 de sorte que la bobine du contacteur de ligne est désexcitée.
Le mouvement de retour du controller a seulement lieu après cette action sur la bobine du contacteur de ligne, lorsque la vis 3 vient buter contre le fond de l'écrou 6.
La vis 3 s'installant dans sa position supérieure
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ou inférieure avant que le controller soit entraîné, il en résulte bien que le nouveau dispositifest tel :
1 .- qu'il commande la fermeture des ,contacts auxi- liaires qui contrôlent l'excitation du contacteur de ligne dès qu'on applique à la manivelle du controller un couple de sens progressif et toujours avant que le couple appliqué entraîne le controller vers les crans de numéros croissants;
2 .- qu'il commande l'ouverture des dits contacts dès qu'on applique à la manivelle un couple qui tend à rame- ner le controller vers le cran zéro et toujours avant que le couple appliqué ne ramène le controller en arrière.
Cette coupure de l'excitation du contacteur de ligne fait déclencher ce dernier de sorte que le mouvement de retour en arrière du controller s'effectue sans courant, donc sans arc de rupture.
Il convient de remarquer que, lorsqu'on arrête le controller sur un de ses crans, il suffit, pour maintenir le contacteur de ligne excité,d'appliquer à la manivelle un couple de sens progressif faible -mais. suffisant pour maintenir levées la vis 3 et les différentes pièces qu'elle commande.
Il est naturellement loisible de modifier, simpli- fier ou perfectionner le.dispositif décrit précédemment, sans sortir du cadre de l'invention.
Le nombre des nervures 2', des rainures 3', des axes radiaux 4, etc.., peut naturellement être quelconque.
On' conçoit qu'on pourrait agencer une vis .à la place du barillet 2, mettre un écrou mobile à la place de la vis mobile 3, disposer des nervures verticales à la surface extérieure de cet écrou et faire coulisser les nervures de l'écrou mobile dans des rainures verticales intérieures d'une pièce solidarisée avec l'arbre 19 du tambour 20 et présentant des lumières pour le passage des axes radiaux, faire buter l'écrou mobile contre des butées supérieure et inférieure portées par la nouvelle vis fixée à la manivelle.
En outre, on pourrait remplacer les galets 5 par des coulis-
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La présent,e invention est susceptible d'autres applications que celle visée ci-dessus.
Le nouveau dispositif peut servir à shunter auto- matiquement l'excitation série d'un moteur compound avant d'en commander le ralentissement par accroissement de l'exci- tation shunt, le shuntage des enroulements d'excitation série ayant pour but de favoriser la récupération d'énergie pendant le ralentissement.les contacts du nouveau dispositif peuvent shunter directement l'enroulement d'excitation série ou agir par l'intermédiaire d'un contacteur à commande électrique.
D'une façon générale, le nouveau dispositif peut être employé au contrôle de tout circuit électrique commandant ou contrôlant une manoeuvre connexe à celle du controller, du rhéostat ou de l'appareil qui est entraîné par la transmission mécanique dans laquelle le dispositif objet de l'invention se trouve intercalé.
Les contacts commandés par le présent dispositif peuvent, par exemple, faire partie d'un circuit de signalisation électrique qui avertit à distance qu'on va exécuter une cer- taine manoeuvre. Il n'est pas nécessaire que cette manoeuvre soit commandée par un controller ou un rhéostat, le dispositif pouvant être intercalé dans tout mécanisme qui transmet le couple d'un organe de commande à un appareil commandé.
Le dispositif peut encore servir à exciter un frein électrique, électro-hydraulique ou électro-pneumatique appli- qué à un véhicule ou à un engin de levage.