<Desc/Clms Page number 1>
"Appareil de contrôle et de réglage des freins pour voitures automobiles et autres" L'invention a pour'objet un appareil permettant d'assurer le contrôle de l'efficacité des freins d'automobiles et le réglage de ces freins, d'une manière systêmatique, dans des conditions absolument iaentiques à celles du freinage du véhicule sur la route.
L'appareil, dans sa forme d'exécution préférée, est caractérisé par la combianison suivante : le) un berceau formé par deux longerons ou flasques entretoisés entre lesquels sont montés des rouleaux fous et un rouleau central, également libre sur son axe, ce rouleau central comportant une denture hélicoïdale par laquelle il engrène,directement, avec une vis sans fin qui peut coulisser longitudinalement, sur arbre de manoeuvre, tput en étant solidaire de celui- i dans sa rotation ;
<Desc/Clms Page number 2>
une
2 ) un cadre (ou cage) entraîné par la vis sans fin dans son mouvement longitudinal, ce cadre étant nor- malement équilibré par deux systèmes de ressorts de rappel réglables, qui tendent à ramener constamment le cadre et la vis sans fin dans une position moyenne, de repos ;
3 ) des moyens pour mesurer l'amplitude des dépla- cements longitudinaux de la vis sans fin ou du cadre.
Le fonctionnement de l'appareil repose sur le fait que, en raison de la résistance qui peut être opposée à la rotation du rouleau-pignon par la roue d'un véhicule reposant sur ce rouleau, la vis sans fin et son équipage mobile peuvent prendre un déplacement longitudinal lorsque l'on fait tourner l'arbre de manoeuvre. ce déplacement s'effectue contre l'action d'un des systèmes de ressorts de rappel, et son amplitude mesure la résistance opposée par la roueaussi bien lorsque celle-ci est libre que lorsqu'elle est freinée par le dispositif de freinage du véhicule.
On verra également que les appareils conformes à l'invention conviennent tout spécialement à l'exécution de reglage d'ensemble pour les quatre roues du véhicule, l'in tensité de freinage étant rigoureusement la même pour chaque roue d'un même essieu et pouvant prendre telle valeur relative désirable d'un essieu à l'autre. sur le dessin annexé: la fig. 1 est une vue schématique, en plan par dessus, de la forme type d'exécution de l'appareil.
La fig. 2 en est une coupe longitudinale selon le plan A-A de le fig. 1.
La fig. 3 montre en plan la partie inférieure de l'ap- pareil, c'est-à-dire la vis sans fin, son équipage mo- bile et l'arbre de manoeuvre.
La fig. 4 est une élévation latérale.
La fig. 5 est une coupe verticale transversale selon le plan B-B de la fig. 1.
<Desc/Clms Page number 3>
Les figs. 6 et 7 sont respectivement une vue en plan par dessus et une élévation latérale (avec partie en coupe) d'une première variante d'exécution.
La fig. 8 est une vue en plan d'une autre variante.
La fig. 9 est une vue en plan de la même avec- le carter supposé coupé.
La fig. 10 est une coupe verticale longitudinale suivant le plan C-C de la fig. 9.
Dans la forme d'exécution la plus simple et la plus pratique représentée sur les figs. 1 à 5, l'appareil comprend un chassis formé de deux flasques ou longerons 1 et la, de préférence métalliques, réunies par des entre- toises 2-2'.
La partie supérieure des flasques est découpée de façon à former un berceau 3, dont la longueur doit être supérieure au plus grand diamètre que peuvent avoir les roues d'un véhicule à contrôler.
Entre les flasques, vers leurs extrémités, sont montés deux rouleaux 4-5, d'axes 6 et 7 et, au milieu des flasques, un rouleau 8 d'axe 9. Les axes 6-7 et 9 forment également entretoises pour les flasques.
La forme de ces rouleaux (fig. 1) est velle des sur- fares de révolution qui seraient engendrées par.la rota- tion, autour des axes 6,7 et 9, d'aras de circonférence ayant un rayon correspondant sensiblement à celui de la section droite des pneumatiques dont sont munies les roues des véhicules (valeur moyenne).
Les rouleaux extrêmes 4-5 sont fous sur leurs axes Ces rouleaux sont lisses.
Le rouleau central 8 est libre aussi sur son axe.
Dans la partie moyenne de ce rouleau est taillée une den- ture de roue hélicoïdale, 10, laquelle engrène aveo une vis sans fin, 11, située au-dessous d'elle et clavetée sur un arbre 12; ce clavetage est coulissant pour permettre à la vis 11 de se déplacer longitudinalement sur l'arbre
<Desc/Clms Page number 4>
12 tout en étant solidaire de ce dernier dans les rota- tions qui peuvent lui être' communiquées en agissant sur un crré terminal 13-13a, par tout moyen approprié, un vile- brequin de cric, par exemple.
La vis sans fin est encadrée, sans jeu latéral, en- tre deux flasques 14-15 qui peuvent coulisser sur l'arbre 12 et qui réunissent deux tiges parallèles 16-16a, la position des flasques sur ces tiges, étant réglée et fi- xée par le moyen d'écrous 17 prenant sur des filetages des tiges.
Celles-ci sont susceptibles de coulisser librement à travers les entretoises 2 et2'.
Des ressorts 18-18a et 19-19 enfilés sur les dites tiges et prenant appui d'une part contre la face externe des entretoises 2, d'autre part contre des écrous 20-20a et 21-21a, tendent à s'opposer, par paires, à ces dépla- cements longitudinaux des tiges.
Des graduations 22-22a, soit conventionnelles, soit en kilogs ou en multiples du kilog, sont établies en bout des tiges et permettent de mesurer l'amplitude de ces déplacements par une lecture directe en face d'index por- tés par une partie fixe de l'appareil, Ces index peuvent être fournis, par exemple, par l'arête de l'entretoise 2 elle-même.
Les ressorts et le caire 14-15-16-16a constituent en somme, un système dynamométrique.
Le fonctionnement de l'appareil repose sur les consi- dérations mécaniques suivantes:
L'appareil étant supposé sans charge, c'est-à-dire à vide, tel qu'il est représenté, le cadre formé par les flasques 14-15 et les tiges 16-16a, est - équilibré sous l'action des ressorts et occupe une position moyenne par rapport à l'arbre 12.
Si, agissant sur le carré 13 ou 13a on fait tourner cet arbre dans un.sens quelconque, la vis 11, engrenant
<Desc/Clms Page number 5>
rouleau- avec le/pignon hélicoïdal 10, entraîne en rotation le rouleau 8.
Aux résistances internes près, la résistance opposée par le rouleau-pignon à la vis est nulle, de sorte que la vis, maintenue par les ressorts, ne se déplace pas sen- siblement le long de l'arbre 12.
En agissant sur les écrous 20 et 20a et 21-21a, on règle la tension de ces ressorts à une valeur rigoureuse,- ment égale de chaque cote du rouleau-pignon 10.
Si l'on fait reposer l'une des roues du véhicule sur le rouleau 8 et l'un des rouleaux 4-5 et si l'on fait tourner alors l'arbre 12 dans un sens ou dans l'autre, le rouleau 8 entraîne par frottement la roue en rotation, la denture de celui-ci formant des cannelures augmentant l'effet de friction. Il est évident que le freinage est proportionnel au poids de la roue et à la fraction du poids du véhicule qui est supportée par cette roue. il se crée ainsi une résistance qui est transmise à la vis sans fin 11, Celle-ci va alors se visser sur le pignon 10 et se dépla-
2 cer vers la gauche, flêche f si le sens de la rotation est celui de la flèche f1.
En se déplaçant, la vis entrai- ne le cadre 14-15-16-16a; la paire de ressorts 19-19a(la paire 18-18a se détendant si elle avait une compression initiale) subit une progression croissante jusqu'à ce que la résistance opposée par ces ressorts compense exacte- ment la résistance que la roue du véhicule oppose à la ro- tation du pignon-rouleau 8.
A partir de cet instant, le système est équilibré, c'est-à-dire que si l'on continue à faire tourner l'ar- hre 12, la vis sans fin 11 s'immobilise longitudinalement sur cet arbre (tout en continuant à tourner avec lui) et, par l'intermédiaire du pignon-rouleau 8, entraîne en ro- tation la roue du véhicule. pour procéder au réglage des freins d'un véhicule, on procède comme suit:
<Desc/Clms Page number 6>
on monte les roues arrières de celui-ci sur deux appareils de contrôle identiques à celui qui vient d'être décrit, ou mieux, on monte le véhicule sur quatre de ces appareils.
Commençant (le préférence par l'essieu arrière, on fait tourner l'arbre 12 d'un des appareils, par exemple à l'aide d'un vilebrequin de cric, en laissant la pédale de frein desserrée. la voiture reposant par ses deux roues arrières sur les rouleaux entraîneurs 8, on peut admettre que le poids par essieu correspondant est également réparti sur chaque appareil. '
Dès que la via sans fin entraine le rouleau-pignon, la roue . réagit en raison directe du poids qu'elle supporte et la vis 11 se déplace, entraînant les tiges 16-16a, puis , s'immobilise longitudinalement, une des paires de ressorts ayant pris une certaine compression.
on lit, sur la graduation 22 ou 22a un certain chiffre qui mesure la sonne du poids de la roue reposant sur l'appareil et de la fraction du poids du véhicule sùppor- tée par cette roue.
Les Demandeurs ont trouvé que le freinage théorique pour les roues d'un certain essieu correspond à un frotte- ment équivalent à celui qu'engendrerait un poids double de celui supporté à vide. Autrement dit, on suppose que le système dynamométrique marque @@ à vide un effort p; pour effectuer le reglage, on appuie sur la pédale de frein et on agit sur les écrous de réglage du frein pour que le dynamomètre s'arrête à la graduation 2P, lorsque l'on fait tourner l'arbre 12. Il est absolument indispensable que la pédale de frein reste calée pendant toute l'opéra- tion.
Si l'indication est inférieure à 2p, la freinage n'est pas assez énergique; il est, par contre, trop énergique,
<Desc/Clms Page number 7>
si 1(indication est supérieure à 2P.
On procède, alors, suivant les procédés usuels, au réglage du dispositif de freinage pour obtenir la lectu- re 2P.
On effectua le même règlage pour l'autre roue arriè- re, en ayant soin d'agir sur l'arbre 12 de l'appareil cor- respondant, jusqu'à ce que l'on arrive au chiffre précé- dent, c'est-à-dire 2P.
Lorsqu'on effectue le règlage des freins avant, on s'aperçoit qu'à vide le dynamomètre dévie davantage que pour une roue arrière et marque, par exemple, P'>P. cela est dû à une plus grande charge sur l'essieu avant que sur l'essieu arrière, on règlera donc le frein pour que, lors de la mesure, on lise le chiffre 2P'. Cette différen- ce de lecture, due à une différence de charge, conduit logiquement à obtenir le freinage sur les roues avnt, avant le freinage sur les roues arrière, puisqu'on est obligé de visser les écrous de règlage sur les tiges des freins pour arriver à la lecture désirée. Comme on le voit, la manoeuvre est très simple et ne nécessite aucune habi- leté professionnelle de la part de l'exécutant.
Il faut observer que lorsque les appareils sont libérés des roues du véhicule, les ressorts se détendent et ramènent le cadre et la vis sans fin à laur position de repos, le zéro des graduations se présentant alors en regard des index.
Grâce aux opérations de contrôle sus-décrites, il est possible de donner au dispositif de ireinage sa position la meilleure pour toutes les roues.
L'appareil est d'une manoeuvre très aisée. Il se place sous les roues, très facilement, suivant le plain desdites roues, qe qui est très avantageux dans le cas où le véhicule n'est pas facilement accessible latéralement En outre, la roue du véhicule est parfaitement stable sur l'appareil, grâce à l'un ou l'autre des deux: rouleaux @
<Desc/Clms Page number 8>
fous auxiliaires 4 ou 5.
Une variant d'exécution, dérivée directement de l'appareil précédent, est représentée aux figs. 6 et 7 sur lesquelles on a conservé les mêmes références pour les organes communs ou ayant une fonction analogue à ceux de la forme type d'exécution.
Dans cette variante, c'est l'arbre 12 qui porte directement les ressorts antagonistes 20 et 21 , ré- duits à deux, et qui, dans ce cas,sont disposés entre les entretoises 2-2; une pièce 23 en forme d'U, interposée entre la vis sans fin 11 et ces ressorts, porte un index 24 qui se déplace en translation devant une gradua- tion 25.
Le fonctionnement repose sur le même principe méca- nique et les opérations de réglage s'exécutent comme précédemment .
Les figs. 8 à 10 du dessin représentent une forme d'exécution plus compliquée dans laquelle l'enregistre- ment des efforts s'effectue par une transmission de mou- vement (au lieu de se faire directement comme dans les ap- pareils ci-dessus décrits grâce au fait que, dans ceux-ci le rouleau 8 forme un élément du mécanisme mesureur); tout le mécanisme est, ici, extérieur aux rouleaux et contenu dans un aarter distinct prévu à l'une des extré., mités des flasques.
Suivant 3.'exemple d'exécution représenté sur ces figures, 1'appareil comporte un châssis formé de deux longerons 1 et la réunis par des entretoises 2. Près de l'une de leurs extrémités entre ces longerons est dispo- sé un carter 25 de mécanisme. Ce carter est fermé par un couvercle 26. une poignée 27, disposée en bout, permet de perler 1'appareil. Les longerons 1 et la sont découpés dais la partie extérieure au carter 25 en forme d'arc de cerole 28 (fig. 10). Entre ces longerons, sont disposés un cer- tain nombre de rouleaux 29-29a; 30-30a.
Ces rouleaux sont
<Desc/Clms Page number 9>
constitués par des surfaces de révolution engendrées par la rotation autour de leurs axes 31-31a et 32-32a d'ares de cercles de rayon correspondant sensiblement ceux dea pneumatiques dont sont munies les roues des véhicules dont on désire contrôler les freins. Les rouleaux 29 et 29a sont, de préférence, cannelés pour augmenter leur adhérence avec la roue du véhicule lors des opérations de contrôle. Les rouleaux 30 et 30a, au contraire, sont lisses. Les rouleaux sont disposés parallèlement les uns aux autres suivant un arc de cercle de rayon sensiblement égal à celui des roues des véhicules à contrôler. Les rouleaux extrêmes 30-30a sont fous sur leurs axes et leur surface est lisse.
Les rouleaux intermédiaires sont clavetés sur leurs axes, A l'une des extrémités de ces axes sont clavetés des pignons dentés 33- 33a réunis par une chaîne sans fin 34. Cette chaîne, ou une deuxième chaîne engrenant avec le pignon 33a, engrène avec un troisième pignon 35 claveté sur un axe transversal 36 lo- gé dans le carter de mécanisme 25. Un carter latéral 37 fi- xé par boulons, soudure ou autrement, sur le longeron 1 pro- tège les pignons 33-33 35 et la on les chaînes sans fin 34.
Sur l'axe 36 est olaveté un pignon 38 (fig. 10). Ce pignon engrène avec une vis sans fin 39 (figs. 8 et 9).
Cette vis sans fin 39 est clavetée coulissante sur un arbre 40. Cet arbre 40 peut tourner dans des bagues 41 et 42 maintenues entre quatre entretoises 43-43a et 44-44a portées par les longerons 1 et la, L'extrémité 45 de l'axe 40 est terminée en forme de carré ou de six-pans, de maniè- re à recevoir un vilebrequin ou autre clé de manoeuvre .
La vis sans fin 39 est logée sans jeu longituinal à l'intérieur d'une cage formée de deux pièces indépendantes 46 et 46a montées coulissantes sur l'arbre 40. Ces pièces prennent appui, dans la position de repos, l'une contre l'autre, par l'intermédiaire des épaulements 47 et 47a. Ces épaulements sont enfilés sur deux tiges de guidage 48 et 48a maintenues à leurs extrémités entre les entretoises @
<Desc/Clms Page number 10>
43-43a et 44-44a.
Des ressorts 49-49a, 50-50a, sont enfi- lés sur les tiges 48-18a entre les épaulements 47-47a et les entretoises, ces épaulements sont, en outre, traversas articulées en.52-58' librement par deux tiges 51 et la / sur un levier 60 oscil lant autour de l'axe 61 porté par l'entretoise 44. Sur la tige 51a est disposé un écrou 62a (ou autre butée) sur lequel prend appui l'épaulement 47a, lorsqu'il se déplace vers la gauche.
La tige 51 porte, de même, un écrou 62 (ou autre butée) sur lequel appui l'épaulement 47 de la pièce 46 de la cage, lorsque cette pièce se déplace vers la droite. le levier oscillant 60 porte une aiguille 63 dont l'extrémité 64 recourbée à 90 passe dans une fente circulaire 65 ménagée dans le couvercle 26 du carter 25 de mécanisme. De part et d'autre de cette fente 65, est portée une graduation 66 en kilogs ou multiples de kilog.
L'appareil, supposé à vide, c'est-à-dire tel qu'il est représenté, est sous l'action des ressorts 49-49.
50-50a; la cage, et, par suite, la vis 39, occupent, sur l'axe 40, une position moyenne.
Le fonctionnement de cet appareil s'opère ootnme précé- demment, par action sur l'arbre 40.
Naturellement, l'invention n'est nullement limitée aux modes d'exécution représentés et décrits qui n'ont été choisis qu'à titre d'exemples. Le nombre des rouleaux clavetés sur leurs axes ou des rouleaux fous peut être, bien, entendu, supérieur à deux.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.