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" Perfectionnements apportés aux éléments de construction ".
L'invention est relative aux éléments de construc- tion.
Elle a pour but, surtout, de rendre tels, lesdits éléments, que leur champ d'application soit plus étendu que jusqu'à présent.
Elle consiste, principalement, à faire comprendre, aux éléments du genre en question, sur l'une au moins de leurs faces, des saillies et des rainures agencées de maniè- re telle qu'elles permettent de réaliser un accrochage entre lesdits éléments et un matériau quelconque, ou encore entre lesdits éléments et d 'autres organes ou éléments,
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, et dont il sera plus explicitement .parlée ci-après, notamment,
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en une deuxième disposition -- relative aux éléments du genre en question destinés à être utilisés pour recouvrir certaines pièces en béton armé telles que poutres, poutrel- les, linteaux, piliers, etc.,
en faisant corps avec l'ossa- ture desdites pièces --, consistant, ladite disposition, à agencer de manière telle lesdits éléments, que la section transversale de l'ossature de ces pièces armées soit entourée par au moins deux éléments, lesquels se raccordent l'un à l'autre de façon à recouvrir à peu près complètement ladite ossature, tout au moins sur les faces desdites pièces desti- nées a être apparentes.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement enco- re, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les élé- ments du genre en question comportait application de ces marnes dispositions, les machines ou engins spéciaux propres leur établissement, et les constructions comprenant de sem- blables éléments.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit, et du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin ne sont donnés, bien entendu, qu'à titre d'indication.
Les fig. 1 à 4 de ce dessin montrent, chacune en coupe, un élément de construction établi conformément à qua- tre modes de réalisation différents de l'invention.
La fig. 5 montre, en coupe partielle, un ensemble (solives et plafond) comportant l'utilisation d'éléments du genre de ceux représentés sur les fige 1 à 4, et établi, lui aussi, conformément à l'invention.
La fig. 6 montre, en coupe, un autre ensemble (@o- ligeage), utilisant de semblables éléments, et établi confor- mément à l'invention.
Les fig.7 à 11, montrent, en coupe suivant diffé-
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rente modes de réalisation, une solive (poutre, linteau, @i- li@, etc.)utilisant ces mêmes éléments et établie elle-même conformément à l'invention.
La fig. 12 montre, en coupe partielle, l'ensemble d'un plancher établi conformément à l'invention et utilisant les mêmes éléments.
La fig. 13, enfin, :,.oritre, en coupe partielle, un plancher sur iers à T, utilisant Les éléments conformes à l'invention.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties auxquels il semble que doive être accordée la préférence, se proposant d'établir des élé- ments de construction, destinés à être utilisés pour consti- tuer certaines parties des édifices, telles, par exemple, que des dallages, des revêtements, des solives, des planchers, des coffrages, des plafonds, etc., voire même des cloisons, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On agence de manière telle, lesdits éléments,qu'ils comportent, sur l'une au moins de leurs faces, des saillies ou des rainures de formes telles, qu'elles permettent de réa- liser aisément un accrochage entre lesdits éléments et un matériau quelconque, ou encore entre lesdits éléments, et d'autres organes ou éléments.
@ cet effet, par exemple, on établit lesdits éléments a, en un matériau approprié du genre de ceux généralement utilisés pour la confection des briques, tuiles, etc., par exemple en terre cuite, pierre ar- tificielle, céramique, béton, etc., on leur donne toute forme appropriée, de préférence la forme d'une plaquette de section pleine (mais l'invention s'étendrait également au cas où cette section comporterait certains évidements), les dimensions desdits éléments pouvent être, bien entendu, des plus variables, selon l'usage qu'on
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veut en faire, et on fait comprendre, à ces mêmes éléments, soit seu- lement sur l'une de leurs plus grandes faes (fig. 1, 8,10 et 11), soit sur leurs deux plus grandes faces (autres figu- res), des saillies 6 et des rainures c de formes;
convenables pour réaliser un accrochage, la section des saillies (ou celles des rainures) pouvant présenter, par exemple, soit une forme de queue d'aronde, ainsi que représenté sur différentes figures du dessin, soit une forme de T, ainsi que représenté sur les fig. 3 et 5, pour l'une des 'faces desdits éléments (cette forme pourrait s'étendre aussi, évidemment, à la face opposée), soit @ toute autre forme.
Bien entendu, ces saillies et rainures, tout au moins celles appartenant à une même face peuvent, soit être toutes semblables, soit au contraire présenter des dimensions et formes va.- riables, et, avantageusement, dans le cas de saillies et rainures sur les deux faces, on fait correspondre une saillie sur l'u- ne des faces, à une rainure sur l'autre face, ce qui réduit l'encombrement.
En procédant de l'une des manières qui viennent d'être indiquées, on conçoit que l'on peut, grâce aux accro- chages que permettent d'obtenir les susdites saillies et rainures, utiliser les éléments ainsi établis, pour applica- tions les plus diverses, dont certaines vont être indiquées ci-dessous.
Si on veut établir une dalle destinée à être utili- sée, par exemple, pour un revêtement (parquet, plafond, etc.) on procède, ou bien en jüstaposant lesdits éléments, les bords de ces derniers pouvant être, soit de direction perpendiculaire leurs grandes faces {fige 5), soit de direction oblique par
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rapport à ces dernières (fig. 4), de manière que les bords de deux éléments voisins puissent se recouvrir, ou bien en accrochant lesdits éléments les uns aux au- tres, par leurs extrémités, comme représenté sur la fig. 6.
Pour accrocher la susdite dalle sur la partie des- tinée à la supporter, on peut procéder, par exemple, soit, dans le cas, notamment, où il s'agit de revêtir un sol ou un mur établis en un liant approprié, en utilisant l'adhérence qui résulte de l'introduction du liant dans les rainures c, soit encore, en ayant recours à des crochets d (fig. 4 et 5) que l'un introduit dans lesdites rainures, et qui vien- nent prendre appui sur les flancs des saillies b, lesdits éléments pouvant être ainsi avantageusement utilisés pour constituer un plafond suspendu sous des poutres ou solives e (fig. 5).
Si maintenant on veut établir une dalle destinée à supporter certains efiorts (voligeage, hourdis, etc.), on procède coince il vient d'être dit, mais en utilisant en outre certaines armatures 1 que l'on vient loger dans certaines des rainures c, en les enrobant dans un liant a.pproprié.
Un peut ains comme représenté sur la fige 13, as- sembleà l'avance plusieurs éléments disposés dans le sens de la longueur, de manière à constituer, par exemple, de pe- tites poutres armées qui peuvent avantageusement être dispo- sées sur les ailes inférieures ou supérieures des iers à T, ou en général sur les solives ou les poutres d'un plancher et qui présentent une plus grande résistan-ce que celles obte- nues à l'aide d'éléments de type connu, grâce à la larme par- ticulière des rainures qui iacilite le maintien des armatures dans ces dernières.
Dans le cas où les différents éléments se chevau- chent les uns sur les autres, comme représenté sur la fige 6, certaines des armatures peuvent avantageusement être logées
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dans l'interstice compris entre deux éléments successifs, cette disposition se prêtant particulièrement bien à l'éta- blissement de voligeages, et les susdits éléments étant alors, de préférence, munis de rainures sur les deux faces, de sor- te que certaines de ces rainures puissent servir de point d'appui aux crochets de fixation des ardoises, tuiles, etc.
Les éléments, conformes à l'invention, permettent, en outre, d'établir des poutres, linteaux, solives, etc., dont l'ossature est réalisée en béton ou ciment armé, et on peut procéder, à cet effet, de toute manière appropriée, par exemple, en utilisant soit (fig. 8) des éléments du genre de ceux représentés fig. 1, soit (fig. 7 et 12) des éléments du genre de ceux représentés fig. 2 ou 3, et en ayant recours à des armatures et étriers, l'ensemble obtenu étant tel que lesdits éléments, non seulement jouent un rôle de coffrage, mais contribuent à supporter une partie des efforts grâce à la présence des saillies et rainures qui les solidarisent avec le béton.
De plus, les saillies extérieures peuvent être u- tilisées pour permettre de suspendre des dalles ou sembla- bles fl (fig. 12) entre deux solives successives.
Enfin, dans chacune des susdites applications, on peut, et notamment dans le cas où les éléments sont munis de saillies et rainures sur les deux faces, faire adhérer aisé- ment aux faces apparentes de ces éléments, tous enduits ap- propriés.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on obtient, grâce à l'invention, des éléments de construction possédant de nombreux avantages sur les élé- ments de type connu déjà existants, àont certains comportent des rainures, mais de formes telles qu'elles ne permettent pas de réaliser des accrochages..
Et, ou bien on se contente de procéder comme il Vient d'être dit, ou bien, et mieux, on a recours à certaines
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dispositions supplémentaires telles que la suivante, suscep- tible, le cas échéant, d'être utilisée isolement.
Suivant cette disposition -- applicable au cas ou l'on se propose d'établir des pièces armées (poutres, soliveu, linteaux, piliers, etc. ) comportant une ossature en béton armé recouverte par des éléments en céramique, terre cuite, etc., destinés à faire corps avec ladite ossature--, on agence de manière telle, lesdits éléments, que la section transversale de l'ossature soit entourée par au moins deux é- léménts, lesquels se raccordent l'un à l'autre de façon à recouvrir à peu près complètement cette même ossature, tout au moins sur les faces dcsdites pièces destinées à être ap- parentes.
A cet effet, par exemple, à supposer que l'on ap- plique cette disposition aux éléments tels que décrits ci-des- sus, et que l'on veuille établir une poutre ou une solive, on fait comporter, à ces éléments, des bords ± (fig. 9 à 11) propres à recouvrir la iace inférieure du noyau en bé- ton de cette même poutre, lesdits bords pouvant être de dimensions variables suivant l'épaisseur de ces dernières, et telles que, lorsque deux éléments ou mieux deux séries d'élé- ments (en nombre variable suivant la longueur de la poutre) sont juxtaposés de maniere à pouvoir entourer ledit noyau, les arêtes des bords g appartenant à l'une des deux séries soient à peu près accolés aux arêtes des bords g appartenant à l'autre série, ce que l'on peut ootenir,
soit en utilisant, ainsi que représenté, les mêmes élé- ments pour les deux séries, soit en utilisant respectivement, pour ces deux séries, des éléments ayant des bords de dimensions différentes (les éléments d'une série pouvant même éventuellement, n'en pas posséder, auquel cas les bords de l'autre série recouvrent complètement la face inférieure du noyau de la poutre.
De plus, on peut encore prévoir, si nécessaire,
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des rebords h (fig. 10) à la partie supérieure des éléments a, ces rebords étant tels, toutefois; qu'ils laissent entre les deux séries d'éléments un passage suffisant pour per- mettre l'introduction'des armatures i et du'béton, et le pilonnage de ce dernier.
De préférence, on établit la poutre à l'avance, sur le sol, par exemple, soit en juxtaposant deux séries d'éléments que l'on fait reposer sur le sol par les faces extérieures des bords g, et en coulant le béton dans la cavité demeurant libre à l'inté- rieur de ces deux séries d'éléments, après avoir introduit les armatures, soit en faisant reposer sur le sol, par leurs plus gran- des faces, une première série d'éléments, en coulant sur ces éléments une certaine masse de béton après avoir introduit les armatures et en venant ensuite recouvrir l'ensemble par la deuxième série d'éléments.
Enfin, en ce qui concerne l'établissement desdits éléments, on procède de toute Manière appropriée, par exemple en partant d'un élément creux en terre cuite de section trans- versale rectangulaire, et en le sectionnant en deux éléments symétriques ayant la forme susindiquée.
On conçoit donc qu'on peut ainsi obtenir, à l'aide de ces éléments, une poutre dont les faces apparentes, c'est- à-dire la face inférieure et les faces latérales, recouvrent à peu près complètement le noyau de béton, ce qui améliore l'aspect extérieur, et contribue à obtenir uhe meilleure te- nue du béton à l'intérieur desdits éléments, et empêche la formation de taches d'humidité sur la couche de plâtre des plafonds.
Si, au lieu d'une poutre (il s'agissait d'établir une autre pièce armée quelconque, par exemple un pilier, on proaè- derait d'une façon analogue, les susdits éléments pouvant a- lors recouvrir entièrement le noyau de béton, ainsi que repré-
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monté sur la fig. 11. Dans ce dernier cas on procéderait alors, avantageusement, pour établir le pilier, suivant le second des deux procédés susinaiqués.
Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des mo- des de réalisation de ses diverses parties ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse. au contraire, toutes les variantes, notamment celles où, dans le cas où l'on utilise les susdits éléments pour constituer des planches armées desti- nées à être suspendues sous les poutrelles ou solives (iers à T, etc.
) d'un plancher, lesdites planches auraient une longueur sufiisante pour franchir plusieurs poutrelles à la fois, et seraient fixées, par leurs armatures, non seulement aux poutrelles extrêmes, mais aux poutrelles intermédiaires, à l'aide de ligaments prenant appui sur ces poutrelles inter- médiaires et s'accrochant aux susdites armatures qui peuvent être laissées à nu, par exemple, à l'endroit de ces poutrel- les.
R É S U E É.
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