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Perfectionnements apportés aux mécanismes de distribution,
L'invention est relative aux mécanismes de distribution et elle concerne plus particulièrement parmi ces mécanismes ceux qui sont applicables aux installations pour distribuer des liquides en quantités prédéterminées.
Elle a pour but de permettre d'établir les mécanismes en question d'une façon plus simple, d'un fonctionnement plus sur, et de permettre - quand ils sont appliqués aux susdites installations, - un débit plus précis, que les mécanismes établis jusqu'ici.
Elle consiste principalement, pour oonstituer les méca- nismes en question, en même temps qu'à avoir recours à un unique obturateur pour obturer les orifices de remplissage et de vidange se correspondant, et à utiliser ces obturateurs par paires, en les interreliant par un système approprié, rendant alterna- @
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tivement et successivement ces obturateurs "actif" et "passif". à constituer ce mécanisme de façon telle que Inaction de l'obturateur actif sur l'obturateur passif n'ait d'effet que lorsque l'obturateur actif a déjà accompli une certaine partie de sa course.
Elle consiste, aussi, en vue de permettre de réaliser le mécanisme en question, à le constituer par un fléau, muni d'un système à rupture d'équilibre lui permettant de franchir son point mort, attaquant à l'aide de ses bras les obtura- teurs à interrelier, à interposer entre les bras du fléau et les obturateurs un organe élastique, à munir les obturateurs d'un organe d'enclenchement de ceux-ci avec les bras du fléau leur correspondant respectivement et à prévoir en un point approprié de l'installation des butées disposées respective- ment sur la trajectoire des susdits organes d'enclenchement, butées faisant cesser l'action desdits organes à un moment dé- terminé de la course des obturateurs.
Elle consiste également, toujours en vue de permettre de réaliser le susdit mécanisme en question, à constituer ce fléau à l'aide de deux branches indépendantes articulées sur son axe de basculement, à solidariser relativement ces deux branches par un moyen élastique ; à munir ledit fléau d'un système de rupture d'équilibre constitué par une sorte de fourche ayant l'allure d'une étoile à trois branches, pivo- tée sur un levier articulé sur ledit axe de basculement du- dit fléau, à disposer respectivement les dents de la fourche de façon telle que celle-ci puisse concourir au parachèvement du basculement du fléau et contrebuter au moins l'une des branches de celui-ci, et à utiliser la branche opposée à la fourche comme l'un des éléments du système à rupture d'équi- libre.
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Elle oonsiste également encore, en vue de réuliser un mécanisme de distribution automatique d'un très faible en- combrement, dtune grande simplicité, d'un fonctionnement présentant une grande sécurité et une grande précision, et de plus d'une usure et d'un entretien pratiquement;
nuls, à avoir recours à une disposition constructive caracté- risée principalement par le fait qu'en même temps que les deux obturateurs sont disposés coaxialement, ils sont rendus solidaires par une sorte de biellette à pompe et que le sys- tème à rupture d'équilibre auquel on a recours pour faire franchir son point mort à l'attelage que constituent les deux obturateurs est constitué, comme à l'ordinaire, par deux sys- tèmes élastiques agissant de concert pour chasser l'attelage en question à fin de course, après lui avoir fait franchir son point mort, mais que l'un des systèmes élastiques atta- que ledit attelage non pas directement mais par l'intermé- diaire d'une sorte de basculeur ou de fléau favorisant la rupture d'équilibre au franchissement du point mort de l'en- semble,
et qu'on utilise cette sorte de basculeur pour contre- buter celui des obturateurs qui de passif va devenir actif.
L'invention sera bien comprise à l'aide du complément de description qui suit et du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin ne sont bien entendu, donnés qu'à simple titre dtindication.
Les figures 1 et 8 dudit dessin montrent respectivement très schématiquement en coupe verticale, deux installations pour distribuer des liquides en quantités prédéterminées, comportant un mécanisme de distribution établi selon l'in- vention.
La figure 3 dudit dessin montre schématiquement en coupe verticale longitudinale, un mécanisme de distribution établi selon ltinvention en vue d'être utilisé, par exemple,
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dans un distributeur de carburant en quantités prédéterminées.
Se proposant de munir une installation pour distribuer des liquides en quantités prédéterminées,- comportant deux jaugeurs a et b, dans la;-quelle le liquide à distribuer est puisé dans un réservoir approprié par une pompe 1 qui le re- foule par une conduite 2 dans une tubulure 3 débouchant dans chaque jaugeur par un orifice 4,cet orifice 4 étant disposé concentriquement à l'orifice de vidange 5 du jageur, dans lequel il débouche, un seul obturateur 6 pouvant donc être utilisé dans chaque jaugeur pour obturer alternativement ces orifices 4 et 5,- d'un mécanisme de distribution automatique.
Selon l'invention, pour actionner ces obturateurs, auto- matiquement par exemple, on s'y prend comme suit ou de façon analogue :
On peut munir chaque obturateur d'une tige 7 munie à son extrémité libre d'une sorte de petit plateau 71.
On dispose en un point approprié de l'installation en question un fléau 8 dont les bras se terminent par des four- ches 81 embrassant les tiges 7 des obturateurs 6.
On interpose entre les obturateurs et les fourches 81, sur la tige 7 de ceux-ci par exemple, un ressort 9.
On dispose sur chaque plateau 71 une sorte de crochet articulé 10 établi de façon telle que son bec puisse enclen- cher la fourche correspondante sur ledit plateau 71. On munit ce crochet 10 d'une queue 101.
On dispose en un point approprié de la trajectoire de cette queue 101 une butée 11.
Et à la manière connue : on munit le fléau d'un troisième bras 82
On interpose entre ce bras et un point approprié un ressort 12 travaillant en compression.
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Le fonctionnement de ce mécanisme est très simple : rien qu'en regardant le dessin on comprend que, une fois que le jaugeur b sera plein, le flotteur pointeau disposé dans sa tête obturera l'orifice d'échappement des gaz, et, le pompage continuant, une surpression s'établira dans la con- duite 2, la tubulure 3, le jaugeur b Cette surpression s'exerce sur les deux obturateurs 6, mais si l'obturateur du jaugeur b qui est à fin de course inférieure ne peut cé- der sous l'effet de cette surpression, il n'en est pas de même de l'obturateur 6 du jaugeur a, qui cède effectivement en entraînant le fléau 8 ;
en comprimant le ressort 12 jusqu'à ce que le point de fixation de ce ressort sur le bras 8 passe la droite joignant son autre point de fixation et le point d'articulation du fléaua Pendant cette première phase du basculement du fléau le ressort 9 de l'obturateur 6 du jaugeur b est comprimé et quand cette compression a atteint une valeur suffisante, - on dispose les choses p)ar que cela arrive précisément aussitôt que le fléau franchit son point mort, - pour vaincre la surpression régnnnt dans le jaugeur b, le basculement du fléau s'achève, et l'obturateur du jaugeur b est amené à obturer l'orifice 4 d'arrivée du liquide dans ce jaugeur b et l'obturateur 6 du jaugeur a est amené à ob- turer ltorifice 5 de vidange de ce jaugeur a Cela est d'au- tant plus facile que,
si les choses sont judicieusement dis- posées, l'obturateur 6 du jaugeur a en démarrant puis en ou- vrant l'orifice 4 de ce jaugeur a fait tomber la valeur de la surpression au dessus de l'obturateur 6 du jaugeur b
Lorsque le fléau et partant l'obturateur 6 du jaugeur a arrive à fin de course inférieure la queue 101 de son cro- chet 10 rencontre la butée 11 et, faisant basculer le crochet 10, desenclenche le fléau 8 de la tige de cet obturateur.
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Comme on a pu sten rendre aisément compta, ce mécanis- me de distribution très simple fonctionne tout à fait auto- matiquement et ce tant que le pompage continue.
Un des avantages les plus marquants de ce mécanisme, c' est qu'à rencontre des systèmes connus jusqutici, la masse de liquide utilisée comme cylindrée motrice est absolument in- dépendante du jaugeur puisque n'intervenant pas dans les quantités mesurées (ou plus exactement dans la quantité qui vient d'être mesurée, cette cylindrée motrice passe dans le jaugeur à remplir, - elle pourrait, par un moyen approprié, faire retour au réservoir par exemple, -) ce qui permet de disposer d'un volume à distribuer rigoureusement constant, cet avantage est obtenu aussi grâce au fait que la course de l'obturateur "actif" s'effectue en deux temps et que pen- dant le premier temps de cette course l'obturateur en ques- tion parcourt plus de la moitié de sa course totale, d'où il résulte la capture de la contenance exacte du jaugeur.
On procède comme il vient d'être dit, ou bien et mieux :
On subdivise le fléau 8 en deux bras 20 qu'on relie respectivement directement aux tiges 7 des obturateurs 6 si ces tiges 7 sont articulées sur lesdits obturateurs 6 ou à l'aide de jumelles si lesdites tiges 7 sont fixes, - et qu'on articule en 13 sur l'axe de basculement du fléau.
On dispose sur chaque bras 20 un secteur 14, muni @ d'une encoche 14- . Ces secteurs sont conformés de façon à venir buter l'un sur l'autre tantôt au dessus, tantôt au dessous de leur point d'articulation (13).
On dispose sur chacun de ces secteurs un bras, ou une oreille sur laquelle on accroche l'extrémité d'un ressort 15 travaillant à la traction et tenant constamment à maintenir les choses dans un état tel que les bras 20 du fléau 8 soient sensiblement dans le prolongement l'un de l'autre.
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Sur un bras 16 articulé également sur l'axe 13 on dispo- se une sorte d'étoile 17 à 3 branches (à 120 l'une de l'autre) dont deux branches 171 faites de longueur telle qu' elles peuvent amener un petit galet 1711 à venir se loger dans l'encoche 14 du secteur 14, et dont l'autre branche 17 est soumise à la répulsion d'un ressort 18 qu'elle comprime c contre un point d'appui 19 placé sur une droite passant par l'axe de basculement du fléau 8. Avantageusement à la manière connue, on dispose ce ressort 18 sur une tige ou une biellette coulissant dans un axe fou au point 19.
Le fonctionnement de ce mécanisme est aussi très aisé à comprendre, on peut comprendre en effet que, les choses étant en l'état que montre la figure 2 du dessin, c'est-à-dire le jaugeur b étant plein, si on continue le pompage l'obtura- teur 6 du jaugeur a que rien ne contrebute à sa partie infé- rieure, va céder à la surpression, abaisser le brus 12 lui correspondant, du fléau 8, tendre le ressort 15, en entral- nant simultanément, grâce au secteur 14, l'étoile 17 dont un galet est engagé dans l'encoche 14 dudit secteur. L'obtu- rateur 6 du jaugeux b ne peut bouger, la surpression régnant dans ce jaugeur le bloquant en place. Ce phénomène se déroule jusqu'à ce que l'obturateur 6 du jaugeur b soit sur le point d'ouvrir l'orifice 4.
Un peu avant ce point, le point de pi- votement de l'étoile 17 et partant l'extrémité de sa branche 172 que repousse le ressort 18 ont franchi la droite joi- gnant le point 19 et le centre de l'axe 13 (point de bascule- ment du fléau). Les secteurs 14 sont venus en contact au des- sous de ce point 13. Il y a donc maintenant entraînement des secteurs l'un par l'autre, et partant, des bras 20 du fléau 8 l'un par l'autre.
L'obturateur 6 du jaugeur b va donc passer de sa position basse à sa position haute et cela d'autant plus facilement et plus brusquement que c'est sous l'influence de
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la force vive emmagasinée par l'obturateur 6 du jaugeur a, de la contraction du ressort 15 de la détente du ressort 18 et que la première partie de la course de l'obturateur 6 du jau- geur a a fait tomber la valeur de la surpression régnant dans la zone de refoulement de la pompe (conduite 2, tubulure 3, jau- geur b).
Le pompage continuant, le cycle des mouvements qui vient d'être décrit recommence et s'accomplit avec une grande régu larité.
Ce dernier mécanisme présente, dtune part, tous les avan- tages du premier mécanisme, et d'autre part, celui d'être d'un fonctionnement encore plus rapide que ledit premier mécanisme.
On procède comme il vient d'être dit, ou bien enaote comme suit ou de façon analogue, toujours selon l'invention,
On établit donc l'installation comme à l'ordinaire sauf en ce qui concerne ses moyens de distribution et de ver- rouillage qu'on établit de la façon suivante ou de façon ana- logue :
Dans un bloc, ou la partie d'un bloc 21, on réserve une capacité 22 par exemple, de la forme générale que montre le dessin, cloisonnée de façon à comprendre deux chambres dis- tinctes 3 et 23, et deux groupes coaxiaux de deux cylindres en tandem coaxiaux également situées, comme le montre le des- sin; de part et d'autre et à égale distance du plan de symé- trie du bloc 21. Ces quatre cylindres sont munis chacun d'une chemise en bronze, par exemple y fixée par tout moyen appro- prié et de préférence de façon réglable.
Chaque groupe de cylindres comporte une sorte de chambre annulaire 323 qui est en relation avec le jaugeur auquel correspond ce groupe (groupe de gauche : jaugeur de gauche; groupe de droite, jaugeur de droite; ce regardant l'appareil de face et le dessin).
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Dans chaque groupe de cylindres, on dispose un obtura- teur 6 constitué, dans l'exemple en question, par une sorte de piston creux dont la tête comme le montre le dessin, est conformé en. déflecteur.
On attelle entre eux ces deux pistons 6, par la base de leur jupe, par une sorte de biellette 24 et de deux axes, un pour chaque piston, 25. Les axes 25 coulissent chacun dans une fente allongée correspondante de la biellette 24
La biellette 24 faite avantageusement tubulaire on y loge un ressort 26, de'puissance appropriée, voire de pré- férence réglable, qu'on interpose entre les deux axes 25 de façon qu'il tende constamment à les éloigner l'un de l'autre.
On munit l'attelage dont il vient d'être parlé du dis- positif classique à rupture d'équilibre constitué essentiel- lement par deux ressorts travaillant de concert, les ressorts 18 dans l'exemple en question, travaillant à la compression, et prenant appui sur la biellette 24 d'une part et d'autre part respectivement en des points aporopriés 19 situés dans le même plan, le plan de symétrie du bloc 21 en l'occurence.
Mais selon la disposition constructive en question, l'un de ces ressorts 18 (ressorts 18 qui dans la pratique sont montés chacun sur une biellette comme les biellettes 27 coulissant dans un guide oscillant au point 19), le supé- rieur par exemple, prend appui non pas sur la biellette 4 mais bien sur une sorte de basculeur ou mieux, une sorte de fléau 28 articulé sur la biellette 24 et Avantagea- sement, on fait les extrémités de ce fléau, telles qu'elles puissent venir contrebuter celui des obturateurs qui vient d'être passif et qui va devenir actif.
On munit le fléau 28 de petites butées 29 limitant l'am- plitude de ses oscillations.
Le fonctionnement de ce mécanisme ainsi réalisé, qui est aisé à comprendre, est le suivant :
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supposant le jaugeur de droite (en regardant le dessin, plein, si l'on continue le pompage, la surpression qui stéta- blit dans le jaugeur se propage dans toutes les parties de la chambre 3, l'obturateur du jaugeur de gauche va céder à cette surpression (surpression qui s'exerce aussi, bien entendu, à ce moment sur l'obturateur du jaugeur de droite) et en recu lant vers la droite) va par son axe 25, contrebuté par le bas gauche du fléau 28, repousser tout l'attelage comprimant les deux ressorts 18 et également le ressort 26 (l'obturateur de droite sous l'effet de la surpression ne recule pas);
Ce recul continue jusqutà ce que le point d'articulation du fléau 28 sur la biellette 24 et le point d'appui du ressort inférieur 18 se trouve sur la droite passant par les deux points 19, les ressorts 18 et 26 se détendent et comme la surpression tombe à ce moment l'obturateur de droite cède également à la poussée du ressort 26 et est lancé vers la droite contri- buant par sa masse au changement de position de tout l'atte- lage qui vient alors occuper une position symétrique à elle que représente le dessin. C'est-à-dire que le jaugeur de droite est mis en communication maintenant par la chambre annulaire 323 de droite avec la chambre 23 de gauche avec la chambre 3 et se remplit.
Le pompage continuant, le cycle qui vient d'être décrit recomcence et s'accomplit avec une grande régularité et une grande rapidité.
Comme le montre la figure 3 du dessin, le mécanisme qui vient d'être décrit est complètement enfermé dans la capacité 21 donc mis à l'abri de déterioratins volontaires ou acciden- telle) éventuelles. On peut avantageusement disposer à toutes fins utiles, à chaque extrémité de la capacité 21, des tampons ou des bouchons 30 qu'il est facile de munir d'un moyen de sécurité inviolable approprié.
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Il convient de remarquer que l'obturateur passif ne cède pas immédiatement à la poussée de l'obturateur actif, qu'il existe un décalage sensible entre le changement de position des deux obturateurs;c'est ce qui permet de réaliser surement la condition : V<R (dans laquelle V représente le temps de vidange d'un jaugeur et R le temps de remplissage d'un jaugeur).
Comme il va de soin on peut utiliser l'équipage en ques- tion, ou du moins toute partie appropriée de celui-ci, pour la commande d'un compteur-enregistreur ou de tout autre appa- reil ou organe du distributeur.
La précision des mécanismes de uistribution faisant l'objet de l'invention est telle que l'on peut l'appliquer à des installations, à des appareils débitant des liquides en très petites quantités.
Eaux sécurité de fonctionnement est telle qu'on peut les disposer dans des capacités absolument closes et leur automa- tisme permet d'en étendre considérablement les applications.
. L'invention ne se limite pas, bien entendu, à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réa- lisation de ses diverses parties, qui ont été plus spécialement indiqués, elle en embrasse au contraire toutes les variantes.