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" Perfectionnements apportés aux procédés pour l'établisse- ment des fléaux de balances ".
@ L'invention est relative aux procédés pour l'éta- blissement des fléaux de balances.
Elle a pour out, surtout, de rendre tels, ces pro- cédés, qu'ils permettent d'obtenir des balances plus précises que jusqu'à présent.
Elle consiste, principalement, à procéder, en vue d'opérer la fixation des couteaux sur le fléau lue l'on veùt établir, en disposant,d'abord, ces couteaux sur un bâti ap- proprié, dans les positions correctes qu'ils doivent occuper définitivement, en venant,ensuite,adapter le fléau sur les aouteaux.
ainsi disposés, et, enfin, en ayant recours à des soudures à l'étain ou semblable pour immoailiser lesdits cou- teaux par rapport au fléau, ces mêmes couteaux étant munis de préférence, à cet efiet, de pieds susceptibles de pénétrer dana des troua ménagés à l'intérieur de pièces solidaires du fléau, lesquels troua sont de section supérieure à celle des-
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dits pieds, de manière que la soudure puisse pénétrer dans l'intervalle laissé libre, et que, de plus, si lesdits trous ne sont pas exactement percés à l'écartement voulu, les cou- teaux puissent,quand même,demeurer dans leurs positions res- pectives convenables.
Elle consiste, mise à part oette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps, et dont il sera parlé plus explici- tement ci-après, notamment, en une deuxième disposition -- relative -au cas où lea couteaux sont fixés sur des supporta rendus solidaires du fléau, ce dernier étant constitué par des longerons réunis par des traverses --, consistant, ladite disposition, à munir certains au moins de ces.
supports de queues de forme conique propres à être introduites par pression dans des logements ménagés à l'intérieur et en bout desdites traverses, de ma- nière que ces dernières puissent gonfler légèrement et que leur fixation sur les longerons soit par le fait même assurée, et en une troisième disposition -- relative au cas où le fléau comporte au moins trois couteaux-, ces derniers étant fixés sur les surfaces dressées de supports rendus solidaires dudit fléau --, consistant, ladite disposition, à avoir re- cours, pour dresser les surfaces des trois supports corres- pondants, à un même outil, par exemple une fraise, propre à travailler sur deux faces parallèles, l'une d'elles étant propre à dresser l'une des surfaces à obtenir, et l'autre étant propre à dresser les deux autres surfaces.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les dispositifs mettant en oeuvre les procédés du genre en question, les élé- ments. spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les ba- lances comprenant de semblables dispositifs.
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Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 et 2, de ces dessins, montrent, respecti- vement, en élévation avec portions arrachées, et en coupe selon 2-2 fig. 1, une balance comportant un fléau établi con-
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formément à l'inventiàn.
La fig. 3 montre, en vue en plan, le fléau que com- porte ladite balance.
La fig. 4 montre,en élévation, à plus grande échelle, l'un des couteaux que comporte ledit fléau.
Les fig. 5 et 6, enfin, montrent,, schématiquement, suivant deux modes. de réalisation différents, un dis usitif pour la mise en place des couteaux, avant leur fixation sur le fléau.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir une ba- lance pour tous usages, par exemple une balance du type Rober- val à ruban et pendulaire (mais il est bien enter.du que l'in- vention s'étendrait à tous autres genres de balances, par exemple à des balances romaines, etc., comportant un nombre quelconque de couteaux), on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On agence de manière telle, ladite oa.lance, cornue d'ordinaire, qu'elle comporte un fléau reposant de façon pivotante, par au moins un couteau, sur un support rendu solidaire cun bâti a, que les plateaux b soient montés eux-mêmes de façon pi- votante sur ledit fléau, à l'aide d'au moins deux couteaux disposés de part et d'autre du premier,
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et que soient prévus des moyens pour conjuguer les dé- placements des plateaux et du fléau avec ceux d'un pendulaire actionnant une aiguille ±. propre à se déplacer devant un ca- dran d.
On sait déjà que, pour qu'une telle balance soit juste, il est nécessaire que les arêtes des couteaux soient parallèles et à égale distance les unes des autres.
Pour réaliser ces conditions, on proaède, pour l'é- tablissement du fléau et des couteaux à lui faire comprendre, de la manière suivante
En ce qui concerne, d'abord, le fléau, on peut le réaliser de toute manière appropriée, mais, de préférence, et afin, notamment, de lui assurer une grande rigidité, on le constitue à l'aide de deux longerons e convenablement entre- toisés, par exemple à l'aide de deux traverses f, avantageuse- ment cylindriques, et venant s'embotter dans des trous ménagés aux extrémités desdita longerons.
Pour ce qui concerne, maintenant, les couteaux, on les agence de manière telle qu'ils soient répartis en deux séries de trois couteaux g1 g2 g3, de part et d'autre du cadre rectangulaire constitué, par les longerons e et les traverses f, on réalise, chacun d'eux, à l'aide d'un élément prismati- que de section par exemple triangulaire, que l'on munit, de préférence, sur la face opposée à son arête vive, d'un pied h, propre à assurer la fixation dudit élément sur le flériu, com- me il va être expliqué, l'ensemble du pied et de l'élément prismatique étant obtenu avantageusement au tour, à partir d'une pièce unique, et on as.sure la fixation deadits éléments sur le flâau, en introduisant leurs pieds h dans des troua i ménagés dans des supports i rendus solidaires dudit fléu, ces.
trous étant de section supérieure à celle desidits pieda,, et en venant couler un joint de soudure dans l'intervalle laissa libre en-
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tre chaque trou et le pied correspondant.
Pour ce qui est de cette opération de soudure, on s'y prend de manière telle, que les couteaux soient d'abord amenés dans la position exacte qu'ils doivent occuper définitivement, et ce en ayant recours, par exemple, à des supports 1 présentant chacun une cavité en forme de V, dans laquelle on puisse mettre en place le couteau correspondant, ainsi que représente sur la.
fige 5, lesquels supports on monte avantageusement sur un bâti compor- tant deux parties mobiles kl k 2 , sur l'une desquelles on vient fixer quatre supports j correspondant aux couteaux extrêmes g1 g3, et sur l'autre desquelles on vient fixer les deux sup- ports correspondant aux couteaux g2, les deux parties k1 k2 étant susceptibles d'être amenées dans des positions relatives toujours identiques, de manière à permettre d'obtenir un écar- teillent rigoureusement constant des supports j, écartèrent de- vant correspondre exactement à celui des coussinets de la ba- lance, ce pour quoi, par exemple, ou bien l'une d es parties est montée de façon coulissante sur des colonnes solidaires de l'autre partie (fig.
5), ou bien, et mieux, ces deux par- ties sont montées sur une charnière 1 (fig. 6), que, les couteaux étant ainsi mis en place sur les sup- porta j on vienne adapter le fléau sur lesdits couteaux, de manière que les pieds h pénètrent dans. les trous i , et qu'enfin, on vienne couler la soudure, d'abord, dans lea quatre trous correspondant aux couteaux extrêmes, puis, en renversant le fléau et le bâti supportant les pièces j, dans les deux trous correspondant aux couteaux médians (ou inversement).
On conçoit qu'en opérant de cette manière, les cou- teaux-, après leur fixation, demeurent dans leurs positions re- latives initiales, et cela quelles que soient les erreurs d'a- justage qui peuvent se produire lors de la fixation des sup- ports 1 sur le fléau, ou les erreurs d'alésage des trous i ,
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De plus, en utilisant un bâti du genre de ceux re- présentés sur les fig. 5 et 6, les positions, des conteaux sont repérées immédiatement, pour chacun, des fléaux à établir, ce qui est particulièrement avantageux pour une fabrication en série.
Enfin, en ce qui concerne les coussinets m propres à aoagir avec les couteaux.., on les monte, comme d'ordinaire, sur des supporta appropriés n, que 1'on fixe, les uns. (ceux- supportant les couteaux médians), au bâti de la balance.et les autres aux.leviers supportant les plateaux-, et on prévoit, en outre, des butées latérales p propres limiter les déplacements latéraux- des couteaux, ces butées étant constituées-, par exemple,, par des plaques:
fixées sur les supports n, et comportant des borda recourbés p1 pour empêcher que les couteaux- ne puissent quitter. leurs causai- nets, lesdites plaquas étant munies d'un grain g, venant se visser de façon réglable, dans lesdits supports à. la hauteur de l'arête des couteaux, lesquels comportent, bien entendu, via- à-vis des plaques p, une face q1 plane ou courbe disposée obliquement par rapport à leur arête, de manière que leadits couteaux ne viennent porter que par un point sur les grains q.
Et, ou bien on se contente de procéder comme il vient d'être dit, ou bien, et mieux-, on a recours aux dispo- sitions supplémentaires suivantes, susceptibles, le cas éché- ant, d'être utilisées isolément.
Suivant l'une de ces dispositions, que l'on suppose appliquée à la balance ci-dessus décrite, on procède, pour ré- aliser les supports 1 et pour les fixer sur le fléau, de la manière suivante.
On établit chacun desdits s-upports,- de préférence en une seule pièce travaillée au tour, cette pièce se compo- sant, d'une part, d'une portion cylindrique ou conique à l'ex- trémité de laquelle on vient dresser une surface r propre à
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servir d'appui à. la base du couteau, et, d'autre part,d'une queue conique s.
Puis, disposant de tels supports, on réalise leur fixation en venant introduire par pression les queues coniques dans des logements s ménagés, les uns, ceux destinés à la fixation des supports extrê- mes, dans les extrémités des traverses f, et les autres dans l'intérieur d'éléments cylindriques t venant s'emmancher dans la partie médiane des longerons.
En procédant de cette manière, on conçoit que, non seulement 1"on obtient une fixation rigide des supports i dans les traverses! et les éléments t, mais on réalise en même temps. la fixation de ces traverses et de ces éléments dans les longerons, par suite du gonflement que subissent ces organes au moment de l'emmanchement des queues s.
Suivant une autre disposition de l'invention, rela- tive atax balances du genre de celles décrites ci-dessus, on fait comporter aux supports i des surfaces dressées r propres à servir d'appui à la base des couteaux, et on a recours, pour dresser lesdites surfaces, à un même outil, par exemple une fraise d'épaisseur c.onvenable, propre à travailler suivant deux facea parallèles, l'une d'elles étant propre à dresser les surfaces, d'appui des supports médians et l'autre étant propre à dresser celles des supports extrêmes, les traverses f et les éléments t étant disposés à cet effet, bien entendu, de façon appropriée par rapport aux longerons e, par exemple de manière telle que les traverses f soient disposées au-des- sous du plan longitudinal médian des traverses, et les élé- ments t au-dessus.
Une telle disposition permet, comme on le conçoit, de réaliser le parallèlisme absolu des susdites surfaces dressées, conditions requises pour obtenir les positions cor- rectes des couteaux.
Quel que soit le mode de réalisation adopté, l'in-
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vention permet de réaliser des fléaux, de balances présentant de nombreux- avantages, par rapport '- ceux. obtenus par les pro- cédés usuels, notamment: celui de permettre d'obtenir des fléaux d'un prix de re- vient très faible, grâce à la simplicité dea opérations exi- gées pour leur établissement, celui de permettre de réaliser la fixation des couteaux dans des conditions optima, puue lesdits couteaux, aprèa la soudure, demeurent dana la même position qu'avant la soudu- re, celui de permettre de supprimer toutes les opérations d'ajustage nécessitées par les procédés: ordinaires., et celui de permettre de changer aisément lea couteaux, lors d'une rupture éventuelle.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non.plus- qu'à ceux- des modes de réalisation de ses diveraea parties ayant plus spécialement été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutea les: variantes-..