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Procédé pour monter le bâti des métiers à filer et machines similaires, et métier mettant en oeuvre ce procédé.
L'invention concerne un procédé servant à monter les éléments structuraux des métiers à filer et machines similaires, l'invention a aussi pour objet le métier à filer ou machine simi- laire qui réalise le procédé en question.
*Etant donné la masse des métiers à filer actuels, le bâti de ces métiers est compliqué parce qu'on les réalise de façon qu'ils s'étendent sur une certaine longueur. Par suite, ces bâtis sont constitués par des éléments qu'il faut relier entre eux de façon appropriée, pour effectuer ensuite le montage des groupes d'étirage ou trains de cylindres, des supports destinés aux broches des porte-anneaux, et es transmissions nécessaires pour actionner ces éléments.
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Tous ces organes doivent être disposés sur le bâti dans des positions exactes et déterminées, propres à assurer le fonctionnement normal du métier à tisser sans donner lieu- aux dilatations et aux concentractions thermiques, afin de résister aux déformations causées de toute façon et habituelle- ment observées dans les éléments structuraux moulés du bâti* Ces inconvénients peuvent être observés très nettement dans le cas où les éléments de conditionnement qui, pour être efficaces, nécessitent en pratique un temps appréciable.
Par suite, si ces traitements permettent d'éliminer les inconvénients déplorés, ils ne peuvent pas être acceptés, vu les conditions pratiques qu'ils nécessitent ainsi que les Investissements appréciables en matériel. Il s'ensuit que, malgré l'adoption des critères de montage,les plus sévères et l'utilisation d'équipements précis, il n'est pas possible d'obtenir pratiquement de façon économique des résultats satisfaisants, surtout en ce qui concerne la disposition exacte des pièces en mouvement du métier à filer, ; particulièrement la forme rectiligne des divers arbres et cylindres d'étirage et leur parallélisme.
Les bâtis actuels de métiers à filer sont compliqués parce qu'ils sont constitués par plusieurs ' châssis verticaux placés côte à Côte et reliés entre eux par des poutres ou longerons, dont une partie retient les supports destinés aux broches et aux groupes d'étirage. La réalisation, le @ montage et la mise au point d'un métier à filer muni d'un tel bâti nécessite des opérations longues et laborieuses qui doivent être faites par des personnes spécialisées afin que la forme linéaire et le parallélisme des axes des pièces en mouvement soient assurés de façon stable qt dans toutes les conditions de travail.
On a cherché à remédier aux inconvénients ci-dessus en simplifiant la structure des métier à filer, par exemple en réalisant les divers châssis verticaux, non pas en seul élément moulé mais en plusieurs pièces convenablement reliées entre elles.
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Cette solution peut être considérée comme satisfaisante sous certains aspects mais elle ne résout pas le problème le plus important qui est de réaliser rapidement et facilement l'alignement et le parallélisme des divers supports destinés aux arbres et aux cylindres du métier à filer, compte tenu aussi du fait que ces métiers doivent être montés et démontés plusieurs fois pour le transport,
Les inconvénients mentionnés, ainsi que d'autres, .
.sont éliminés par l'invention qui permet de disposer les supports destinés aux arbres et aux cylindres du métier à filer dans leur , position exacte qui est toujours maintenue et assurée, même lorsque le métier a été démonté et remonté plusieurs fois. En particulier, l'invention se propose d'assurer à chaque broche du métier à filer une position p@@déterminée, aussi bien relati- vement aux broches contiguës qu'au groupe affecté à la broche considérée.
Le procédé suivant l'invention permet de réaliser un bâti pour métier à filer ou machine similaire constitué par des châssis verticaux reliés entre eux par des longerons, dont une partie supporte les broches, les groupes d'étirage, les plates- bandes porte-anneaux etc..; selon ce procédé, les châssis verti- caux sont au moins pour partie réalisés avec des traverses reliées entre ellespar deux ou plusieurs montants, tandis que, dans les longerons qui relient entre eux les châssis verticaux, on pratique des sièges destinés à loger les montants des châssis, on fixe à ces montants les longerons qui relient entre eux les divers châssis élémentaires de façon telle que l'extrémité des montants dépasse des longerons,
on pratique vers l'extrémité des longerons des encoches que l'on adapte aux extrémités en saillie d'une partie au moins des montants de deux châssis, on loge au moins une des extrémités en saillie des montants des châssis verticaux dans un trou pratiqué dans la base d'appui des groupes. d'étirage, on serre ces pièces entre elles au moyen d'organes à
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vis engagée dans les montants et l'on relie aux montants les longerons restants qui retiennent les broches, les plates-bandes porte-anneaux etc..
La description qui va suivre, en regard des dessins annexes, donnés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre les différentes particularités de @'invention et l'art de les réaliser, toute disposition ressortant tant du texte que des figures, rentrant bien entendu dans le cadre de, la présente invention. ,
La figure 1 est une coupe transversale de la partie supérieure du bâti suivant l'invention, montrant la, liaison entre le bâti et l'une des têtes d'étirage.
Les figures 2 et 3 sont des coupes prises respectivement suivant les lignes II-II et III-III de la figure 1.
La figure 4 est une vue par derrière, certaines parties étant en coupe.
Le bâti du métier à filer est formé d'éléments réunis convenablement entre eux et constitués, en leur quasi- totalité, par des pièces profilées et laminées, de manière à former des pièces pratiquement indéformables. Les pièces moulées sont en nombre limité et leur structure est prévue de façon telle qu'elle soit aussi simple que possible, de manière à, éviter qu'il n'apparaisse dans le bâti des sollicitations dues à des dilatations thermiques ou à d'autre$ causes. Ce bâti comporte des châssis verticaux A reliés entre eux par des longerons B constitués par des pièces métalliques profilées ou laminées.
Ces longerons sont disposés principalement aux extrémités supérieure et inférieure du bâti, tandis que d'autres longerons intermé. diaires sont disposés à l'avant et servent à retenir les broches et les plates-bandes porte-anneaux.
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Chacun des châssis verticaux A est constitué par deux ou plusieurs traverses 10 superposées, dont chacune présente à ses extrémités des têtes 12 munies de trous calibrés 14 destinés à des montants 16 constitués par des barres cylindriques de longueur appropriée. Ces barres présentent, en dessous des têtes 12 des traverses, des gorges périphériques 18 qui logent des segments élastiques 20 dont chacun constitue un organe de retenue avec lequel coopère la face inférieure de la tête 12 déjà mentionnée.
A proximité de la tête 12, la traverse 10 présente . 1 encore, transversalement, des ailettes perforées 22 dont la face supérieure commune est convenablement surélevée par rapport à'l'extrémité supérieure de la tête.
Les montants 16 sont reliés aux traverses corres- pondantes 10 de façon que leurs extrémités supérieures 24 fassent saillie dans une certaine mesure au delà des ailettes 22 pour constituer ainsi des chevilles ou des tenons de repérage pour les autres parties du bâti, et plus précisément, à chacune de ces extrémités 24 s'adaptent deux encoches arquées 2b et 28 pratiquées aux extrémités de deux longerons B1 et B2, comme le montre la figure 3.
Chacune des encoches 26 et 28 est de forme semi-circulaire et; à proximité de leur ouverture, elles présentent une courte portion rectiligne dont la largeur est pratiquement égale au diamètre de l'extrémité 24 du montant 16, de sorte que cette dernière constitue une cheville qui coopère avec les encoches 26 et 28 pour assurer l'alignement des axes longitudinaux des longerons.
Comme on l'a déjà dit, les extrémités 24 font convenablement saillie aussi par rapport à la face supérieure des longerons B et chacune de ces extrémités s'engage, avec une tolérance très limitée, dans un trou 30 pratiqué dans la base 32 d'un châssis C qui, conjointement avec d'autres châssis, supporte
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les cylindres d'étirage. Chacun des ,trous 30 se prolonge par un autre trou 34 de plus petit diamètre, dans lequel passe une vis 36 qui s'engage dans un trou filète 38 pratiqué suivant l'axe de l'extrémité 24 déjà mentionnée.
On bloque les longerons B aux traverses 10 au moyen de boulons 40 qui serrent le longeron sur les ailettes per- forées 22 déjà mentionnées. Par contre, les châssis C des groupes d'étirage sont serrés sur les longerons, à l'avant par les vis 36 déjà mentionnées et à l'arrière pardd'autres boulons non repré- sentés. L'action de serrage des vis 36 se transmet, à travers la base 32, les ailettes 22 et les têtes perforées 12 de la traverse 10, à l'anneau élastique 20 appliqué au montant 16 considéré.
Les longerons intermédiaires et les longerons inférieurs sont fixés aux montants 16 de façon analogue, pour assurer ainsi une ! forme parfaitement linéaire et un parallélisme parfait des supporta des arbres, sans que cela nécessite un équipement particulier, tandis que les opérations de contrôle et de vérification peuvent être effectuées rapidement et avec la précision voulue.
On peut modifier l'invention selon les
Caractéristiques d'utilisation du métier à filer.
, Par exemple, on pourra réaliser à l'aide des vis 36 le serrage des divers longerons coopérant avec un même contact 16, en interposant, entre les têtes 12 des diverses tra- verses 10 qui constituent les châssis verticaux A, des coussinets d'écartement de façon telle qu'en serrant les vis 36, on serre aussi entre elles les diverses parties de chaque châssis élémentaire A... ' @ On pourra modifier de toute façon les détails de réalisation de l'invention sans sortir pour cela du cadre de celle-ci.