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Compensateur automatique pour l'usure et pour les déplacements à course perdue
Cette invention se rapporte aux compensateurs pour l'usure'et pour les déplacements à. course perdue, et particulièrement aux dispositifs pour régler automati- quement le jeu entre des pièces mobiles l'une par rapport à l'autre.
Un but de l'invention est de réaliser un dispositif complet en lui-même et très simplifié, destiné à être placé entre deux pièces susceptibles do se séparer l'une de l'autre plus ou moins graduellement par suite d'usure ou d'un autre facteur, ce dispositif comprenant deux organes complémentaires présentant des faces formant
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cames et s'engageant entre elles, et fin ressort reliant ces organes et les poussant l'un par rapportà l'autre le long de ces faces, de'façon à dilater ce dispositif et à empêcher que du jeu se produise entre les dites pièces.
Un autre but de l'invention est de donner aux faces formant cames d'un semblable dispositif la forme de spirales coaxiales et de les soumettre à l'action d'un organe élastique tendant à les faire tourner en sens con- traire autour de leur axe commun afin d'augmenter leur épaisseur totale aussi rapidement que le permet la sépa ration des pièces écartées par ce dispositif.
Un autre but de l'invention est de réaliser un ' compensateur automatique pour l'usur'e et pour lesdéplace- ment à course perdue qui établisse et maintienne entre des pièces en contact avec les faces opposées de ce compensatuer un jeu variant entre des limites maximum et minimum déterminées d'avance.
Un autre but de l'invention est de maintenir les limites de jeu indiquées ci-dessus en munissant l"un des organes complémentaires du compensateur d'une série de butée:::. s'étendant sur une partie de la face formant came du dit organe, et en munissant l'autre organe d'une détente pouvant s'engager successivement dans ces butées sous l'action de moyens plastiques réagissant entre les organes du compensateur de façon à pousser chacun de ces organes pour qu'il s'élève sur la rampe de la came de l'autre organe et agissant en outre de façon à écarter ces organes l'un de l'autre.
Un autre but de l'invention est de munir la détente mentionnée ci-dessus d'une dent pour engager successivement les butées de la dite série, et de permettre à cette détente de céder en s'écartant de l'organe du compensateur portant - ,
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les butées, lorsqu'un grand, effort agit brusquement dans le sens axial du compensateur pendant l'avonce de cette détente d'une butée '. une autre, ce qui évite toute détérioration possible de cette détente ou de ces buttes par suite de la concentration de l'effort sur l'un de ces éléments.
Un autre but de l'invention est de permettre de régler là détente mentionnés ci-dessus en ce qui concerne la distance dont elle fait saillie sur son organe de support, en réglant ainsi le jeu requis entre les organes du compensateur pour dégager la dite détente (le l'une quelconque des butées.
Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif perfectionné pour empêcher la poussière, la saleté ou les liquides de s'introduire entre les faces en coopération des cames du régulateur de jeu mention- né ci...dessus.
Un autre but de l'invention est d'empêcher de façon définie toute rotation relative entre deux organes formant ,cames spirales et rengageant l'un contre l'autre à la suite d'une rotation relative des pièces dont le jeu est réglé par ces organes ou cames.
Un autre but de l'invention est de permettre d'appliquer le dispositif décrit pour le réglage du jeu à des pièces glissant l'une par rapport à l'autre, aussi bien qu'à des pièces tournant l'une par rapport à l'autre.
Un autre but de l'invention est d'envelopper complè- tement tous les éléments du compensateur décrit -'- l'in- térieur des organes formant cames et de maintenir ces derniers organes dans un assemblage permanent qui faci- litera le montage du compensateur et empêchera l'accès non autorisé à son mécanisme.
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Les buts de l'invention indiqués ci-dessus, ainsi que d'autres encore, sont obtenus par la construction décrite ci-après et représentée aux dessins annexés; dans lesquels :
La figure 1 est une coupe verticale axiala d'un coussinet et d'un arbre tourillonnant dans ce coussinet, montrant le compensateur décrit qui y règle le-jeu axial de l'arbre.
La figure 2 est une coupe diamétrale du compensateur représenté dans la figure 1, mais à une échelle forte'.' ment agrandie*
La figure 3 est une coupe radiale partielle du com- pensateur suivant la ligne 3 - 3 de la.figure 2.
La figure'4 est une vue en élévation du compensateur, montrant sa face périphérique ou latérale, oertaines pièces étant arrachées pour montrer des détails placés' sous ces pièces.
La figure 5 est une coupe radiale partielle suivant la ligne 5- 5 de la, figure 4, montrant une détente à lame de ressort montée dans l'un des anneaux formant cames du compensateur et destiner à s'engager dans l'autre anneau.
La figure 6 est une autre coupe partielle de 'Cette détente suivant la ligne 6 - 6 de la figure 5,
La figure 7 est une élévation latérale de l'un des anneaux formant cames spirales et montrant sa face formant came.
La figure 8 est une vue de champ de ce même anneau.
La figure 9 est une élévation latérale de l'autre anneau, montrant sa face formant came.
La figure 10 est une vue de champ de cet autre anneau.
La figure 10 a est une élévation latérale partielle du compensateur, avec arrachements partiels pour montrer
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les moyens d'ancrage d'un ressort sur les organes du compensateur.
La' figure 11 est une élévation latérale, partiel- lement en coupe, d'une variante de l'invention, conve- nant particulièrement pour régler le jeu de glissement entre des pièces animées d'un inouvemeiit de va-et-vient et leurs guides.
La figure 12 est une vue en bout de cette variante, partiellement en coupe.
La figure 13 est une élévation latérale, partielle- ment en coupe, montrant plusieurs dispositifs suivant les figures 11 et 12 appliques à un type courant de palier coulissant.
La figure 14 est une vue en bout de la figure 13.
La figure 15 est une élévation latérale d'une autre variante de compensateur de fore annulaire, destinée à être appliquée entre un arbre et son coussinet, dans laquelle on a supprimé la détente, les butées et cer- tains autres détails du compensateur représenté aux figu- res 1 à 10 a, mais en conservant les faces formant cames spirales.
La figure 16 est une vue de champ de cette variante de compensateur, montrant sa position initiale approxi- mative lors de son montage.
La figure 17 est une vue semblable à la figure 16 montrant le compensateur- tel eu'il se présente lorsqu'il a rattrapé une certaine distance d'usure ou de course perdue.
La figure 18 est une vue de champ de l'un de ces organes formant cames spirales.
La figure 19 est une vue latérale de cet organe.
La figure 20 est une vue montrant le compensateur représenté aux figures 15 à 19 lorsqu'il est monté entre
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un coussinet et un' épaulement de butée d'un arbre ourillonnant dans ce coussinet.
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La ,:figl'tr0 21 est une élévation latérale d'une ," '", ", variante de compensateur utilisable pour l'emballage de marchandises afin d'éviter tout relâchement, et applicable également au rattrapage de jeu entre' des pièces de machines glissant l'une par rapport à l'antre, lorsqu'on n'exige pas que ce jeu soit mainteaiu entre certaines limites.
La figure 22 est une vue en bout de cette.variante*
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La figure 23 est une coupe longitudiriale du. com- pensateur représenté dans les figures 21 et 22, montrant, la position naturelle du ressort et l'écart qui en résulte entre les organes complémentaires, avant dins.. taller le compensateur.
En. se reportant plus en détail aux dessins, et plus particulièrement d'abord à la figure 1- on verra qu'un arbre 1 tourillonnant dans un coussinet 2 porte des collets 3 et 4 aux extrémités opposées du coussinet, le collet 4 étant vissé sur l'arbre et étant verrouillé par friction (ou autrement) contre un épaulement annu- laire 5 de l'arbre.
Entre le ,collet 4 et le coussinet 2 est montée une forme d'exécution préférée du compensateur automa- tique constituant la présente invention, ce compensateur servant, comme on va le voir, à limiter le jeu relatif axial ou longitudinal entre¯cet arbre et ce coussinet.
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Ce compensateur comprend dans la forme (lexécution représentée aux figures 1 à 10 a, deux anneaux 6 et 7 entourant l'arbre 1 et présentant des faces 8 formant cames spirales tout à fait adjacentes (et'à certains moments contigus), chaque came s'étendant diurne façon
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, degrés.
Ces anneaux présentent sur leursfaces formant cames des rainures annulaires 9 se faisant vis-à-vis dans lesquelles on loge un ressort de tension à boudin
10 commun aux deux rainures et dont les extrénités sont attachées à des goujons 11 portés radialement par les anneaux respectifs 6 et 7. Ce ressort tend -il-si à faire tourner ces anneaux en sens contraires, suivant des directions dams lesquelles chaque anneau tend à s'élever sur la surface formant came spirale de l'autre anneau, en tendant ainsi à augmenter l'épaisseur totale de ces anneaux.
Les flèches de la figure 4 indiquent les efforts de rotation de sens contraires exercés par le ressort 10 sur les deux anneaux.
L'une des rainures 9, par exemple celle de l'anneau
7, reçoit en outre un ressort annulaire en tôle 11 a (de préférence fendu) qui tend à écarter les anneaux
6 et 7 l'un de l'autre. Ce ressort est ondulé dans le sens circonférentiel. de façon à se rapprocher et à s'écarter alternativement des faces formant cames des- anneaux, et il est comprimé entre l'anneau 7 et une joue 11 b formée en repliant vers l'extérieur un anneau en tôle 11 CI, qui sert d'appui au ressort 10 et couvre tout intervalle libre pouvant exister entre les deux anneaux.
Dans la face 8 formant came de l'un des anneaux, de l' anneau 6 par exemple, on ménage vers l'extérieur de la rainure 9 une série d'encoches semblables peu profondes 12 allongées dans le sens radial et séparées uniformément. cette série s'étendant de préférence sur la moitié environ du pourtour de l'anneau. Une dent 13 formée par une extrémité d'une détente à lame de ressort allongée 14 peut s'engager au choix dans l'une ou l'autre de ces encoches 12.
Le corps principal de cette détente
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- est logé dans une rainure 15 allongée dans le sens circonférentiel dans la face périphérique extérieure de l'organe en forme de came 7, et ce corps principal est
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plié en forme de 7 peu profond de telle façon quT e,zi i insérant ce corps principal dans la rainure 15, on réduit l'angle entre les branches en V et on soumet ce corps à un effort qui tend à pousser son extrémité 13 en forme de dent vers les faces formant cames des or- ganes 6 et 7.
La dent 13 est à peu prs perpendiculaire au corps principal de la détente et elle peut glisser dans une rainure 16 dirigée transversalement entre-la
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rainure 15 et la face formant came de lo.rgane' 7 et \ s'étendant dans -le sens radial à partir de la périphérie extérieure de cet organe 7, ,1¯
La quantité dont la dent 13 fait saillie au delà
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Ira duantitê dont , dant fait sa3,.I,ie '' 1: de la face formant came de l'organe 7, est réglàb(e','a.1!L moyen d'uns vis 17 qui est vissée dans une ouverture percée dans la face formant came de l'organe 7, est parallle à l'axe de cet organe et appuie sur cette détente près de son extrémité qui forme dent.
On remarque que l'anneau 6 ne présente les encoches
12 que vers l'extérieur de la rainure 9 de cet anneau, en laissant intacte la partie intérieure de la face de l'anneau formant came pour qu'elle coopère avec la face formant came de l'anneau associé 7.
Lorsque l'une des pièces, entre lesquelles on intercale le régulateur perfectionné, tourne normalement par rapport a l'autre (comme dans la construction repré- sentée dans la figure 1) il est préférable d'éviter toute tendance au mouvement do rotationrelatif entre les anneaux
6 et ? qui serait provoquée par le frottement.
On obtient ce résultat en employant un anneau de garde angulaire, de préférence en tôle qui comprend une partie cylindrique 19
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/! ... ,
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intercalée entre l'arbre 1 et les anneaux 6 et 7, et une partie radiale 20 intercalée entre l'un des deux anneaux, 6 par exemple, et le coussinet ou la butée adjacente à cet anneau, 4 par exemple. Une ou -plusieurs languettes 21 qui sont formées sur le bord de la partie
19 de l'anneau de garde le plus éloigne de la prtic 20, sont rabattues vers l'extérieur d'une distance suffisante pour s'engager dans une on plusieursrainures peu pro- fondes 22 dirigées parallèlement à l'axe de l'anneau 7 sur sa face périphérique intérieure.
Par conséquent, si , un frottement s'exerce entre la butée 4 et l'anneau de ,garde 19-20 et produit la rotation de cet anneau, les deux anneaux 6 et 7 tourneront en même temps que cet anneau de garder tandis que si le frottement s'exerçant entre le coussinet 2 et l'anneau 7 empêche celui-ci de tourner, l'anneau de garde 19-20 est également maintenu et par conséquent aussi l'anneau 6.
On remarque que l'emploi de cet @nneau de garde 19-20 ne gêne en aucune façon le mouvement relatif axial des anneaux 6 et 7, puisque les languettes 21 peuventse dé- placer librement dans les rainures 22 parallèles à l'axe desanneaux.
Afin de maintenir assemblés les organes 6 et 7 et les pièces qu'ils contiennent, et d'écarter la coussière, la saleté ou autres matière étrangère d'entre ces organes
6 et 7, un anneau de couverture,en tôle 23 entoure ces deux organes à, leur périphérie et oeuvre l'espace libre entre ces organes, cet anneau de couverture étant fixé d-e préférence sur l'un de ces organes et libre par rapport à l'autre.
Ainsi, l'un des bords de cet anneau de cou- ve:bture 23 est serti dans une rainure périphérique peu profonde 24 de l'organe 6 de façon à @ixer l'anneau 23
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sur cet organe 6, et l'autre bord de l'anneau 23 est replié vers l'intérieur en forme de joue 25, cette joue se trouvant à une telle distance de l'épaulement annulaire 26 de l'organe 7 qu'elle permet aux deux organes formant cames une course maxima déterminée . d'êcartement entre ces organes, tout en les empêchant de se désassembler complètement.
On peut ainsi faire à l'usine un assemblage complet et définitif du compen- sateur et on est assuré que ce compensateur parviendra à l'usager dans l'état convenable pour être monté comme une pièce; on empêche également les manipulations du dispositif ou le réglage non autorisé de la vis 17.
Pendant le service du compensateur perfectionné, tel qu'il vient d'être décrit, le ressort 10 tend à faire tourner les anneaux 6 et 7 en sens il, contraires, tandis que le ressort 11 a tend à les séparer dans le sens axial, et la tendance de ces anneaux à subir cet effort de rotation est entravée par l'introduction de la dent de détente 13 dans l'une des encoches 13.
L'effort axial du ressort 11 a, agissant de façon à séparer les deux anneaux,' tend à retirer la dent 13 de l'encoche 12 qui la reçoit, et les anneaux 6 et 7 ne coderont à cet effort que dans la mesure où l'usure ou une autre action permettra la séparation des pièces entre lesquelles est intercalé le compensateur,' Ces pièces sont le coussinet 3 et le collet 4 à la figure 1. On admettra que primitivement, on a établi entre les faces 8 formant cames un jeu minimum déterminé d'avance de 0, 05 millimètre par exemple.
Ce jeu aug- montera graduellement lorsque se produira l'usure (on d'autres facteurs) Lorsque la distance d'écartement ou le jeu entre les faces '8 formant cames atteindrà un
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maximum déterminé d'avance, de 0, 12 millimètre par exemple, la dent 13 se retirera entièrement de l'en- coche 12 qui la reçoit, pourvu évidemment que cette dent pénètre primitivement de 0,07 millimètre dans cette encoche.Aussitôt ce retrait effectue, le ressort
10 provoque un mouvement de rotation relatif des anneaux 6 et 7, de sorte que la deut 13 glisse sur-la nervure contre laquelle elle s'était butée et s'in- troduit dans l'encoche suivante plus élevée,
dont une paroi radiale arrête de nouveau cette détente. Ce dépla- cement relatif des demi anneaux, par lequel l'un des anneaux avance d'une distance déterminée sur la rampe de l'autre anneau, produit une augmentation de 1'épais- saur totale des anneaux, égale, comme on l'a déterminé d'avance, à la saillie primitive de la dent 13 dans l'encoche 12, cette saillie étant par supposition 0,07 millimètre. Le jeu de 0,12 millimètre existant aupara- vant sera donc réduit de cette quantité, de sorte que le jeu après le réglage automatique décrit est de nouveau 0,05 millimètre, c'est-à-dire le jeu minimum admis par le compensateur.
Ce réglage se répète auto- matiquement chaque fois que l'augmentation de l'usure produit le maximum de jeu déterminé d'avance entre les faces formant cames.
Le jeu minimum admissible établi entre les organes 6 et 7, après chaque compensation automatique de l'usure, est déterminé par le pas des faces spirales formant cames de ces organes et par la distance entre les encoches 12. Le jeu maximum admissible est déterminé par le réglage de la vis 17; suivant que celle-ci est déplacée vers l'intérieur ou. vers l'extérieur, la longueur dont la dent 13 pénètre au début dans l'une des encoches 12 diminue ou augmente en produisant un effet correspondant
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sur le eu maximum. .
En avançant d'une façon intermittente d'une encoche . à l'autre, la détente 14 est obligée de subir un léger mouvement de retrait par suite de l'inclinaison de/la, came existant aussi sur chaque surface de nervure sur laquelle glisse la détente.
La nature élastique de la détente décrite 14 permet de cèder à ce mouvement de retrait et permet en outre à la détente de céder dans le cas où un grand effort agissant axialement se produit brusquement pendant un mouvement de rotation relatif ux entre les organes 6 et 7..Si l'on n'utilisait pas le montage décrit pour, la détente, les tensions impesées par un effort semblable seraient concentrées cersla dent 13 et sur la nervure sur laquelle cette dent avance,: ce qui pourrait eniommager cette dent ou cette nervure.
Lorsque la détente cède dans de semblables conditions. les faces formant cames des deux anneaux peuvent s'enga- ger complètement'l'une sur l'autre et transmettre l'ef- fort anormal de façon sûre.
Le compensateur décrit agit de façon tout-à-fait automatique, et il n'augmente pas de façon appréciable la charge supportée par un coussinet ou par une autre pièce sur laquelle on l'applique). Le sens de rotation d'un arbre quelconque avec lequel ce compensateur peut être combiné n'a pas d'influence sur l'action compensa- trice, puisque l'anneau de garde 19-20 oblige de trans- mettre toute rotation de l'un ou l'autre des anneaux du compensateur provoquée par frottement à l'anneau associé.
Il est important de remarquer qu'on évite positive- ment tout rattrapage dejeu dépassant le minimum voulu et que les surfaces formant cames en coopération des deux anneaux associés ont une étendue amplement suffisante pour
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transmettre de façon sûre les poussées axiales qui pourraient se produire pendant le service.
En se reportant à la forme d'exécution de l'in- vention représentée aux figures 11, 12, 13 et 14, les signes de référence 27 et 28 désignent deux blocs, métalliques de préférence, présentant des faces paral- lèles relativement éloignées et des faces planes ad- jacentes 29 inclinées de façon semblable suivant un angle très aigu par rapport à ces faces parallèles. Ces faces 29 sont pourvues chacune d'une extrémité à l'autre d'une rainure dirigée suivant l'inclinaison, cornue il est indiqué en 30, ces rainures présentant leurs côtés ouverts l'un vers l'autre et recevant un ressort à bou- din commun 31, dont les extrémités sont ancrées de toute façon convenable aux extrémités opposées de ces blocs.
Ce ressort est tendu de façon à pousser chaque bloc pour .qu'il s'élève sur la face inclinée 29 de l'être bloc, en tendant ainsi à augmenter l'épaisseur totale des deux blocs, épaisseur mesurée entre les faces pa- rallèles éloignées. Les spires de ce ressort sont de plus déformées par compression à l'intérieur des rainu- res 30 suivant un angle plus aigu par rapport aux faces
29 des blocs que l'angle qui résulterait de la position naturelle des spires, de sorte que ces spires tendent à se dilater transversalement à l'axe du ressort et tendent par conséquent .. écarter les deux blocs.
Une- série d'encoches peu profondes 32 s'étend dans le sens longitudinal du bloc 27 dans sa face 29, chaque encoche étant transversale par rapport à cette face, et dans le bloc28 peut glisser une détente à plongeur 33 présentant suivant le diamètre de l'une de se.- faces ter- minales une dent 34 destinée à @'engager successivenent dans les encoches. Un logement 35 s'ouvre dansune face a.
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latéraledu bloc 38 et est traversé par la partie médiane de cette détente.
A l'intérieur de ce logement, la détente porte un fil formant ressort 36 la traversant diamétralement et présentant des extrémités arquées s'étendant de part et d'autre de cette détente. La partie centrale de ce ressort s'engage contre la paroi du loge- meut 35 qui est la plus rapprochéede l'extrémitéà dent de le- détente, tandis que les extrémités du ressort s'engagent centre la paroi opposée du logements Cette parci opposée diverge légèrement dans le sens transversal par rapport à la détente afin de s'opposer à une rotation accidentelle de la détente autour de son axe.
Les figures 13 et 14 représentent une application . de la forme d'exécution de l'invention qui vient, d'être décrite à des pièces 37 et 38 animées d'un mouvement de va-et-vient l'une par rapport à l'autre. Dans une ouverture allongée 39 pratiquée entre les parties se recouvrant dé ces pièces, on monte plusieurs compensa*- ' teurs semblables à ceux représentés aux figures 11 et 12, une plaque d'usure 40 étant placée au-dessus de ces compensateurs.
Si l'on suppose qu'un jeu minimum doit exister primitivement entre les faces 29, ce 'jeu augmentera graduellement par suite de l'usure ou d'une autre réaction entre les pièces 37 et 38, et lorsqu'il s'est produit un jeu résultant maximum déterminé d'avance, la dent 34 se sera retirée complètement de l'encoche 32 qu'elle occupait pendant la période d'usure.
Ce retrait permettra au ressort 31 de déplacer chacun des blocs 27,et 28 d'une quantité suffisante pour qu'il s'élève sur la rampe de. l'autre bloc, de façon à faire avancer le. dent'34 dans ' . '
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1 t encoche suivant e plus éievée, II- ea téSqàte1a gnÔ" (f/f ' mentation déterminée de l'épaisseur totale des de'nx"K3iQµsif- l>'t. Î'" ' i ' 'l %
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par suite de Inaction.séparatrice du ressort 31, ainsi qu'une diminution résultante équivalente du jeu entre les faces 29.
Cette augmentation de jeu est égale, courte on l'a détermine d'avance, à la distance dont la¯ dent 34 pénètre au début dans la première encoche engagée, de sorte que le jeu minimum qui existait au début est de riouveau rétabli. Ce réglage automatique se réoète à chaque augmentation successive, d'usure, cornue dans la première construction décrite.
On remarque que le ressort31, touen poussant les blocs 27 et 28 de façon qu'ils se séparent et quelle se déplacent l'un par rapport à l'autre dans le sens longi- tudinal, agit aussi de façon L guider ces blocs et à conserver leurs positions relatives mutuelles- constantes.
Le champ d'emploi du compensateur décrit est Iras étendu, et il est particulièrement recommandable pour régler lejeu entre les pièces actives de machines-outils, telles que perceuses, tours, raboteuses, etc... Il est également d'une application étendue sur les véhicules auto- mobiles, et en fait, il s'applique pratiquement à tous les mécanismes dans lesquels il faut envisager le maintien d'un jeu précis.
L'étendue sur laquelle on dispose la série des encoches sur les.faces adjacentes des organes associé.s du oompensateur, dans l'une ou l'autre des formes d'exécution décrites, d.épend évidemment de la distance maxima voulue pour la course parallèle relative exigée des dits organes. l'amplitude de cette course relative dépend principalement de l'amplitude du jeu maximum que l'on veut établir.
Dans la plupart des installations du compensateur suivant sa forme d'exécution décrite en premier lieu, la rotation relative maximum entre lesdeux anneaux formant cames peut être mesurée par un angle de 120 , mais pour tenir
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compte de cas spéciaux, il est préférable d'étendre les encoches; comme' il a été décrit, suivant à peu près 180 .
La forme d'exécution de l'invention représentée aux figures 15 à 20 comprend deux organes annulaires semblables coaxiaux 40 présentant des faces 41'formant cames spirales et s'engageant entre elles,, un ressort à boudin 42 entourant à la fois ces deux organes et les poussant en sens contraires autour- de leur axe commun. afin d'augmenter l'épaisseur du- compensateur par suite de la coopération de ces faces formant cames.. 'Ces or* ganes présentent tous deux une rainure commune. 43 s'étendant autour de leurs périphéries axtérieures et recevant le ressort 42. Ce dernier est fixé sur les organes 40, de préférence en introduisant ses extrémités recourbées dans des douilles radiales 44 de ces organes (voir figure 15).
Les parois'latérales de la rainure 43 divergent de préférence vers l'extérieur, le ressort s'appuyant contre, ces parois à une certaine distance du fond de la rainure, de façon que sa tendance à se con- tracter provoque la séparation des organes 40.
Sous cette forme, le compensateur peut être monté sur tout arbre, tige ou autre organe cylindrique,afin de rattraper l'usure et la course perdue sans maintenir de limites pour le jeu. Ainsi, la figure 20 montre ce compensateur placé entre un .coussinet 45 et un épaule- meut 46 d'un arbre 47 tourillonnant dans ce coussinet.
Dans la forme d'exécution de l'invention représentée aux figures 21, 22 et 23, le compensateur comprend deux blocs 48 présentant des faces inclinées 49 sTenga-. l'une contre l'autre et pourvues de rainures 50 coïncidant entre elles et dirigées dans le sens.longitu dinal de l'inclinaison. Ces rainures reçoivent un ressort
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à boudin 51 fixé à l'intérieur aux extrémités opposées de ces blocs, comme il est indiqué en 52.
Si on monte ce compensatcur entre deux places quelconques sujettes à se séparer par suite d'usure ou pour une autre cuse, le's blocs 48 montent mutuellement sur les faces 49 formant cames 'sans Inaction du ressort 51, en augmentant l'épaisseur'totale de ces blocs au fur et à mesure que .les places 53 s'écartent et en supprimant ainsi tout jeu qui en résulterait.
La forme d'exécution de l'invention qui vient d'ê- tre décrire est particulièrement utilisable pour embal- ler des articles en vue de leur expédition, de manière à empêcher ces articles de se relâcher dans leurs cais- ses ou autres contenants au cours de l'expédition et de manière à éviter tout dommage qui pourrait en résulter*
Dans toutes les formes d'exécution décrites, le ,compensateur constitue un appareil formant un tout clos par lui-même, pouvant être convenablementassemblé et susceptible de rester assemblé en un seul tout, indé- pendamment des pièces qu'il peut devoir contrôler.
On facilite ainsi la fabrication et la distribution et . on simplifie le montage du dispositif.
Quoiqu'il soit évident que les formes d'exécution représentées de l'invention décrites ci.-dessus sont établies de façon à réaliser de façon adéquate les avan- tages indiqués au début, il est entendu que l'invention est susceptible de variation, de modification et de changement, sans sortir de son esprit ni de son domaine.