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Perfectionnements dans la fabrication des pare- ohoos pour automobiles
L'invention est relative aux pare-chocs pour auto- mobiles.
Actuellement$ les pare-chocs sont généralement constituée par des barres d'acier niokelé ou recouvert d'un autre enduit protecteur contre la rouille; mais, d'une part le nickelage ou le chromage par voie électro- lytique est dans le cas envisagé une opération délicate et coûteuse, du fait que les pare-chocs sont constitués par des barres d'acier brutes de laminage et qu'il faut, avant de traiter celles-ci par galvanoplastie, leur donner un poli parfait; d'autre part, l'appareil monté sur une automobile est exposé à des projections violentes de terre et de graviers, auxquelles les revêtements galvanoplasti- ques, même soigneusement exécutés, résistent mal à cause de leur faible épaisseur.
En fait, les pare-chocs se dété- riorent très rapidement et doivent être fréquemment remis en état, ce qui entraîne notamment des frais élevés.
L'invention a pour but de remédier à ces inaonvé- nients et vise notamment à munir les pare-chocs d'un
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revêtement protecteur épais et très résistant, sans avoir à effectuer sur les barres d'acier brutes aucun polissage ni traitement préalable compliqué.
Elle a pour objet un procédé et une machine pour recouvrir la barre d'acier brute sur toute sa longueur d'une enveloppe formée d'une feuille de métal protecteur (tel que nickel ou zinc) d'une épaisseur convenable, la barre d'acier pouvant au besoin être complètement enfer- mée dans une telle enveloppe, de manière que l'appareil ainsi obtenu résiste parfaitement aux projections et conserve malgré le temps son aspect neuf et propre.
On a déjà songé à recouvrir les barres de pare- chocs d'une feuille protectrice, mais, comme la barre est généralement cintrée ou recourbée à ses extrémités, on ne pouvait entourer la barre avec la feuille protec- trice que dans sa partie médiane, et les extrémités recourbées étaient peintes ou émaillées, ce qui n'éli- minait pas les inconvénients cités plus haut, et en outre, donnait un aspect composite peu séduisant à l'appareil ainsi fabriqué.
L'invention permet au. contraire de recouvrir entièrement la barre, même aux extrémités courbées, avec la feuille de métal protecteur, de telle sorte que l'appareil exécuté suivant l'invention offre un aspect uniforme sur toute sa longueur, identique à celui des barres nickelées ou chromées par galvano- plastie.
Le procédé suivant l'invention consiste essen- tiellement à recouvrir la barre d'acier brute reatili- gne d'une gatne en métal protecteur par pliage d'une feuille de ce métal autour de la barre, de manière que les deux bords de la feuille viennent se superposer
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l'un à l'autre, à agrafer ou à souder ensuite ces bords l'un à l'autre (de préférence par soudure autogène), à souder l'enveloppe protectrice à la barre aux deux extré- mités de celle-ci, et enfin à cintrer à froid la barre avec son enveloppe,' ce qui opère un étirage du revête- ment qui est ainsi fortement tendu et se présente finale- ment bien net, sans aucune ondulation sur la face anté- rieure du pare-choc.
On peut avantageusement utiliser, pour l'exécution de ce procédé, la machine qui sera décrite ci-après, en se référant au dessin ci-joint représentant schémati- quement et à titre d'exemple un mode de réalisation d'une telle machine.
La figure 1 est une vue en perspective de l'ensem- ble de la machine; les figures 2, 3 et 4 sont des coupes transver- sales montrant trois phases successives de l'opération; la figure 5 montre en perspective une partie d'un pare-choc suivant l'invention, avec extrémité cintrée.
La machine est constituée essentiellement; par uns presse dont la matrice 1 présente, à sa partie supé- rieure, une gouttiere ou rainure 3 par exemple de sec- tion demi-ronde ou d'une autre forme adaptée à celle en section de la barre d'acier à protéger; la barre de pres- sion 3, guidée à ses extrémités dans des rainures 4 ména- gées dans les montants d'un étrier 5, est actionnée par une vis 6 munie d'un volant de manoeuvre 7 et se vissant dans la partie médiane du dit étrier.
Juste au-dessus de la faoe supérieure de la matrice et des deux côtés de sa rainure longitudinale 2, sont disposées deux plaques cou- lissantes ou mâchoires 8-8 guidées par des moyens quel- conques (non représentés), de façon à se déplacer paral- lèlement à la face supérieure plane de la matrice; ces
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deux mâchoires peuvent ainsi se rapprocher de l'axe de la rainure ou s'en éloigner par la manoeuvre de volants 9 actionnant des vis sans fin 10, tournant sans se visser dans les cotés de la matrice 1 et se vissant dans des pièces 8', solidaires des mâchoires horizontales 8.
Le fonctionnement est le suivant: La presse étant desserrée, on place au-dessus de la gouttière 2 une feuille F de métal protecteur d'épaisseur convenable, légèrement ayant une longueur de préférence/ plus grande que celle de la barre B à revêtir et une largeur telle qu'après pliage autour de la barre, les deux bords de cette feuil- le viennent se superposer l'un à l'autre. On serre la vis 6 de manière à presser fortement la feuille F entre la gorge de la matrice et la barre, ce qui provoque le relè- vement des deux cotes débordants de la feuille F (fi- gure 3).
On approche alors les deux mâchoires 8-8 l'une de l'antre, par la manoeuvre des volants 9: ces mâchoires rabattent les cotes de la feuille de métal autour des arêtes latérales de la barre B et en même temps elles appuient fortement les bords de feuille ainsi rabattus contre le dos de la barre B, maintenue contre le fond de la rainure (figure 4). La barre B étant bloquée en place par les mâchoires 8, il est possible alors de desserrer la vis 6 et de rapprocher ainsi l'une de l'au- tre les deux mâchoires 8 ; les deux bords de la feuille protectrice F se rabattent l'un sur l'autre, comme on le voit bien en 11 (figure 4).
On soude alors, de préférence à la soudure auto- gène, les deux bords superposés de la feuille F. La sou- dure terminée, on enlève de la presse La barre ainsi reoouverte. On soude ensuite l'enveloppe protectrice de la barre aux deux extrémités de cette dernière, de
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re manière à l'enfermer complètement dans son/vêtement.
Enfin, on ointre les extrémités de la barre ainsi revê- tue dans une presse convenable d'un type quelconque connu, pour lui donner la forme représentée à titre d'exemple à la figure 5 ; cette opération doit se faire à froid, en raison des différences de température de fusion et coefficient de dilatation des deux métaux et pour éviter de détériorer le revêtement par un traitement à chaud; ce cintrage à froid opère un étirage du revête- ment, qui se trouve ainsi fortement tendu et se présente bien net, sans aucune ondulation sur la face antérieure du pare-chocs.
Bien entendu., toute autre machine procurant le même résultat pourrait être employée et, d'une façon générale, on peut apporter diverses modifications au procédé et à la machine décrits ci-dessus sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1 - Un procédé de fabrication de pare-chocs, caractérisé en ce qu'il consiste à entourer une barre d'acier reotiligne, éventuellement brute de laminage, d'une feuille de métal protecteur, par pliage de la feuil- le autour de la barre,de manière que les bords de la feuille se superposent l'un à l'autre, à souder ou agra- fer ces bords l'un à l'autre, à souder l'enveloppe protec- trice aux deux extrémités de la barre, et enfin à cintrer la barre ainsi revêtue pour lui donner sa forme définitive et tendre la gaïne protectrice sur la surface antérieure du pare-choc.
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