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CINTRE DE TUBE A. PAROI'MINCE.
Il est connu de fabriquer des cintres de tubes., en épingle à cheveu, à rayon de courbure interne réduit., c'est-à-dire dont les branches rectilignes sont très rapprochées l'une de l'autre, par compression d'un cin-. tre à grand rayon de courbure entre deux matrices qui s'appliquent sur les branches rectilignes du cintre.
. Le Demandeur a déjà décrit des procédés de fabrication de tels cintres dans lesquels pour éviter le remplissage du cintre pendant.l'opération de pressage, on combine l'opération de compression avec un chauffage judicieux de certaines zones du cintre à comprimer.
Dans le cas d'un tube à paroi mince, c'eat-à-dire d'un tube dont l'épaisseur de paroi est inférieure à 1/10 du diamètre extérieur du tube, il peut arriver que les procédés ci-dessus rappelés ne conduisent pas à des résultats entièrement satisfaisants du fait que la paroi trop mince du tube s'affaisse dans la région -extérieure pendant la compression, ce.qui réduit exagérément la'section interne de passage du cintre.
Pour remédier à cet inconvénient,,le Demandeur a imaginé le pro- cédé objet de la présente invention dont la particularité consiste en ce,que,, avant ou pendant l'opération de compression, on chauffe le cintre à comprimer suivant des régions intéressant totalement ou partiellement deux anneaux ou couronnes situés chacun sur une des deux branches rectilignes du cintre. De la sorte, on supprime les tensions internes dans les régions chauffées ce qui permet à tout le métal situé dans la région cintrée de se plier plus facilement lors de l'opération de compression du fait que ledit métal peut exercer s'il y a lieu une traction légère, ou une compression sur les parties chauffée.
Il en résulte que la courbure que prend la région extérieure du cintre pendant la compression ne présente aucun affaissement et que la région intérieure ne tend pas à remonter en sorte que la -section interne de passage dans le cintre reste sensiblement égale ou même dévient plus grande que celle du tube recti-
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ligne.
Selon l'invention, le chauffage des deux couronnes ou parties de couronne tel qu'il vient d'être dit, peut-être combiné avec un chauffage du cintre dans la région interne de celui-ci, soit de part et d'autre de l'axe de symétrie du dit cintre, soit dans la partie centrale de cette région inter- ne située dans l'axe de symétrie, soit dans les deux, comme décrit dans les brevets antérieurs du Demandeur.
Il est également prévu, selon l'invention, que le chauffage des couronnes dans les parties rectilignes au lieu d'être uniforme peut être gra- dué de façon que le chauffage dans la région externe de chaque couronne soit plus grand que le chauffage dans la région interne de la dite couronne, ou inversement.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
La fig. 1 représente en coupe un cintre de tube à paroi mince, de rayon de courbure relativement grand, et dont on"se propose de réduire le rayon de courbure conformément à la présente invention.
La fig. 2 représente le même cintre, après réduction du rayon de courbure, entre les matrices prenant appui que les branches rectilignes.
La fig. 3 est une coupe par 3-3 de la fig. 2
La fige 4 est une vue analàgue à la fig. 1 montrant diverses combinaisons de zones de chauffage.
On se propose, conformément à la présente invention de réduire le rayon de courbure du cintre de tube, en épingle à cheveu, a de rayon de courbure relativement grand, et de paroi mince, c-est-à-dire d'une épaisseur inférieure à 1/10 du diamètre extérieur du tube.
Selon l'invention; la compression du cintre à grand rayon de courbure représenté fig. 1 entre deux matrices b c se rapprochant dans le sens des flèches Z de la fig. 2, a lieu en combinaison aveq un chauffage judicieux de deux couronnes AB CD d'une')part et A' B' C' D' d'autre part, des branches rectilignes du cintre. Ces couronnes sont situées par exemple au voisinage de:'¯la région où les branches rectilignes du cintre se raccordent avec la par- tie cintrée; mais on peut adopter d'autres régions, par exemple les régions
E F G H et E' F' G' H' qui auront l'avantage de se trouver, comme on le voit fig. 2, en dehors de la portion des parties rectilignes sur lesquelles s'appli- quent les matrices b et c.
Les zones A B C D et A' B' C' D' sont portées à la température convenable qui a pour effet d'annulardans ces zones les tensions internes lors de l'opération de compression. Le cintre est ensuite placé entre les deux plateaux e ï d'une machine à comprimer les cintres schématiquement représentée fig. 2 et 3, et comportant, entre les plateaux e f,deux matrices b,c, qui peuvent être rapprochées dans le sens des flèches Z. On amène ainsi le cintre a à un rayon de courbure réduit, comme représenté sur les fig. 2 et 3. les branches interns pouvant venir buter contre des butées fixes g g1 prévues entre les plateaux e, f.
Au cours de l'opération de compression, la région extérieure du cintre a peut exercer une traction légère sur les portions AB, A' B' des deux couronnes chauffées, de façon que la paroi externe du cintre se courbe sans affaissement, ce qui maintient la section interne de passage dans le cintre. De même, dans la-'région interne du cintre, le métal peut se plier plus aisément en comprimant les régions chauffées CD, C', D' ce. qui facilite égale- . ment l'opération de réduction du rayon de courbure. En d'autres termes; on soustrait en quelque sorte aux efforts de tension :Ou de compression, toutes les parties des tubes rectilignes situées au-dessous des deux couronnes 'de chauffage.
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Il est prévu, conformément à l'invention, que le chauffage--,des cpuronnes qui vien t d'être dit peut être combiné,avec ,un chauffage dans la région interne du cintre a dans le régions K, K' situées de part et d'autre de l'axe de symétrie X X du cintre comme représente fig. 4, comme indiqué dans les brevets antérieurs du Demandeur. On peut chauffer également au lieu'des zones K, K' la zone L de la région interne du cintre située dans l'axe de symétrie X X. Enfin. on peut combiner simultanément,.le chauffage des trois régions K, L,K, avec celui des deux couronnes.
Le choix entre ces diverses mesures dépend de l'épaisseur de paroi du tube, de la nature du métal que l'on traite et également de l'effort de compression auquel on soumet le tube pour obtenir la diminution souhaitée du rayon de courbure*.
Le chauffage dans les deux couronnes A B C D, A' B' C' D' peut être uniforme. Mais il est aussi prévu que l'on crée, à l'intérieur de ces couronnes, un chauffage différentiel ; c'est-à-dire que, par exemple, les ré@- gions externes AB, A' B' desdites couronnes seront portées à une température supérieure au reste de¯la couronne; ou encore, inversement, que.les régions internes CD, C' D'seront portées à une température supérieure au reste des couronnes.
Plus simplement encore, au lieu de chauffer le deux couronnes sur tout le pourtour du tube, on peut n'en chauffer qu'une partie , par exemple celle qui correspond aux régions situées à l'extérieure, soitvers AB, A' B'.
Le procédé qui vient d'être décrit est applicable dans la cas représenté sur les figures où la compression est exercée par deux matrices b et c à faces parallèles s'appliquant symétriquement sur les brances rectilignes du cintre. Mais il est également applicable au procédé décrit dans un brevet antérieur du Demandeur où les faces des matrices b et c sont obliques, ou arti- culées de façon à exercer sur le cintre une compression oblique, soit que le cintre de départ, au lieu d'être cintré à 180 , en épingle à cheveu, ait des branches rectilignes allant en s'évasant, soit que les matrices prennent appui sur des régions du cintre primitif où s'amorce déjà la courbure du cintre, soit encqre que l'on maintiennent éuartées pendant la compression les branches rec- tilignes d'un cintre à 180 .
Il va de soi que des modifications de détail peuvent être appor- tées à la réalisation de cette invention sans pour cela sortir de son cadre.
C'est ainsi que la section de la couronne, au lieu d'être rectangulaire comme représentée sur les dessins, pourrait être trapézoïdale, la grande base du trapèze se trouvant dirigée soit vers l'intérieur, soit vers l'extérieur du cintre.
D'autre part, dans le cas de tubes de fort diamètre, au lieu d'appliquer l'invention à un cintre froid, on peut d'abord chauffer la tota- lité du cintre, puis porter à une température supérieure les régions à chauf- fer conformément à l'invention.
Le procédé est applicable au cintrage d'un tube rectiligne par étirage sur un galet à la manière ordinaire. Dans ce cas on chauffe sur le tube rectiligne les parties qui seront situées sur les branches rectilignes du cintre une fois le cintre terminé.
REVENDICATIONS.
I ) Procédé pour diminuer le rayon de courbure d'un cintre de tube, particulièrement applicable aux tubes à parois minces, par rapprochement des branches rectilignes du cintre entre deux matrices, caractérisé en ce que, avant ou pendant l'opération, on chauffe ou porte à une température supérieure à celle du cintre des régions intéressant totalement ou partiellement deux couronnes situées respectivement sur chacune des deux branches rectilignes du cintre.
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