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Procédé et machine pour le travail de la betterave et de toutes autres plantes poussant individuellement.
La présente invention a pour objet un procédé de travail de la betterave, caractérisé par la combinaison d'un premier binage dans le sens des lignes de semaille et d'un second binage transversal dans les lignes épargnées par le premier, ces deux binages étant exécutés en une seule opération.
L'invention-a pour objet une machine apte à réaliser ce résultat double en un seul passage.
Les dessins annexés montrent schématiquement à titre d'exemples non limitatifs diverses formes de réalisation et explications de l'invention.
La figure I est la vue en élévation des organes servant à obtenir le résultat désiré.
La figure 2 est la vue en plan d'une machine construite selon l'invention.
La figure 3 est la vue de la barre arrière de cette machi- ne faisant le binage latéral.
La figure 4 est la vue d'un champ de betteraves au cours du travail de la machine, celle-ci étant supposée enlevée.
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La figure 5 est une vue du trajet suivi par les bêches de binage transversal.
Jusqu'ici les betteraves étaient semées, soit à la volée,
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soit par semoirs travaillant en lighes.
Lorsque les plantes étaient poussées suffisamment heut, on faisait passer dans le champ une bineuse qui arrachait les petites betteraves et les mauvaises herbes existant entre les lignes semées.
Puis on était obligé d'attendre que les betteraves pous- sant encore un peu et de faire passer dans les champs des ouvriers chargés d'arracher les betteraves des lignes, de façon à ne laisser que des petits groupes de deux ou plusieurs betteraves isolées, de façon à ce que les engrais ne soient pas dispersés en un grand nombre de plantes en partie inutiles.
Lorsque les années étaient pluvieuses, il était très difficile d'entreprendre ce travail, lequel demandait énormé- ment de temps et beaucoup de monde pour pouvoir être fait au moment propice.
La présente invention a pour but des perfectionnements chargés, non seulement de remédier à ces inconvénients, mais de les supprimer totalement.
Elle permet entre autre de travailler la betterave lors- qu'elle est encore petite et d'obtenir à cette époque le résultat définitif sans obliger à séparer les betteraves à la main comme cela se faisait précédemment.
De plus, la rapidité du travail est infiniment plus grande, et par conséquent le prix de revient est incontesta- blement diminué.
Comme on le voit à la figure 4 les betteraves sont semées par lignes où elles poussent plus denses.
Le procédé consiste à faire en une seule opération, d'a- bord un binage avec des dispositifs connus, le résultat de ce binage étant représenté sur la figure 4 par des sillons I, 2 et 3.
On voit également en 4'la bêche d'une bineuse et en 5 les disques qui protègent les plantes résistantes.
On a figuré en 6 le sillon de la roue d'une machine.
Ensuite un deuxième binage est exécuté par la même machi-
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ne avec un dispositif dont la bêehe est figurée en 7 et ne laisse plus subsister sur le sol que les petits groupes de betteraves figurés en 8.
La machine effectuant ce travail est représentée très schématiquement aux figures I et 2.
On voit en 9 la roue d'un avant-train d'un type connu qui peut être très bien commandé par un levier 10 de l'arrière de la machine.
On voit en 4 les bêches de binage et en 5 les disques.
L'ensemble des bêches 4, des disques 5, des leviers II de support de ces bêches et de ces disques,, des chaînes de re- levage 12. des contre-poids 13 et des leviers de relevage 14, forment en quelque sorte une bineuse de type connu.
Toutefois les deux bêches extrêmes 15 et 16 ne sont que deux demi-bêches de façon à ce que après avoir fait un trajet la machine fasse le demi-sillon restant dans son trajet de retour ou dans un trajet parallèle.
Tous les leviers porteurs de disques ou de bêches peuvent être écartés en direction de façon à ce que le travail de bina- ge corresnonde exactement au travail fait par le semoir.
De même les bêches 14 sont réglables en hauteur et en inclinaison sur leur levier.
La machine comprend ensuite un axe 17 porteur de deux roues 18 et 19.
Ces roues sont de dispositif connu et peuvent être montées soit à différentiels, soit à cliquets pour entrainer l'arbre 17.
Sur cet arbre se troube calée une roue à chaine 18 qui fait mouvoir, par l'interméidaire d'une autre roue 19, un arbre 20 placé sur une autre partie du bati.
Ce mouvement peut être embrayé ou débrayé grâce à un embr embrayage de dispositif connu figuré en 21.
L'arbre 20 porte, soit un couple de pignons côniques 22. qoit des engrenages hélicoïdaux ou tout dispositif permettant de donner le mouvement à un arbre perpendiculaire 23.
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Cet arbre perpendiculaire 23 porte à son extrénité, soit un disque avec manneton tel qu'il est figuré à la figure 3, soit un dispositif de manivellesque l'on voit en 25.
La figure 3 montre les disques-moteurs 25 commandant, par l'intermédiaire d'une traverse 26, deux autres disques- supports 24, lesquels peuvent d'ailleurs être également comman- dés par l'intermédiaire d'une chaîne figurée en partie en 27.
La traverse 26 porte un nombre de bêches réglables en hauteur et en écartement figurées en 28 et correspondant au nombre de leviers à disques de la bineuse.
Ces bielles sont donc animées, lors de l'avance de la machine, d'un mouvement de rotation, figuré par une flèche à la figure 3.
Comme également elles avancent en même temps que la ma- chine qui les porte, leur mouvement devient un mouvement héli- coïdal figuré à la figure 5.
On peut également régmer ma démultiplication entre les deux roues dentées 18 et 19 de telle façon que, par exemple, il y ait un tour de la bêche 28 par 25 cm. d'avance de la machine.
Si la largeur de la bêche 28 n'est par exemple que de 15 cm. il y aura donc tous les 25 cm. d'avance un coup;de bêche de 15 cm. de large par exemple, laissant par conséquent 10 cm. intacts sur la route de betteraves déjà dégagée latéralement par,la bineuse dont les socs sont représentés en 4.
On aura donc bien ainsi la réalisation du procédé décrit.
Toutefois cette machine peut comporter un dispositif de route qui peut consister dans le débrayage du mouvement des bêches complété et par une ou plusieurs butées mobiles mainte- nant la traverse 26 à une hauteur telle que les bêches soient complètement dégagées du sol, de même les socs de la bineuse ainsi que les disques neuvent être relevés par l'intermédiaire de leviers 14 montés sur un même arbre et de chainettes régla- bles en longueur.
Il est évident que l'on -peut remplacer les deux roues
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dentées 18 et 19 par un couple d'engrenages quelconques que l'on pourrait même faire porter l'engrenage 22 par l'essieu mobile 17 et que la forme du bati est absolument indépendante du résultat.
Les avantages de ce procédé et de cette machine pour le réaliser sont nettement visibles sur la figure 4 et consistent en une suppression de main-d'oeuvre et une diminution considé- rable du prix à l'hectare sans compter qu'ils permettent d'évi- ter la perte de champs entiers de betteraves dans les mauvaises saisens.
Il va sans dire que les formes, détails, matières premiè- res et disposition, peuvent varier sans sortir du cadre de cette invention, qu'en particulier les socs peuvent être démontables de leur support, que le réglage de l'écartement des bêches et des socs ou des disques peut être fait par tout dispositifconnu et que l'invention supplique à toutes les cultures où l'on doit démarier les plantes pour permettre leur développement normal.