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Dispositif de mise sous pression automatique des fats de liqui- de, en vue de leur soutirage.
La présente invention a pour objet un dispositif de mise sous pression automatique des fûts de liquides, en vue de leur soutirage.
Dans le soutirage des bières, par exemple, il a été jusqu' ici employé des bonbonnes d'acide carbonique sous pression reliées aux fûts, de façon à introduire dans ceux-ci une pres- sion gazeuse suffisante à l'élévation des bières. L'acide car- bonique gaz est ainsi mélangé aux liquides, ce qui peut dénatu- rer leur goût et, pour les liquides en fermentation, comme la bière, peut présenter certains dangers, à tel point que plu - sieurs pays prohibent le soutirage par l'acide carbonique sous pression. D'autre part, les débitants se trouvent ainsi tou - jours sous la dépendance des fournisseurs d'acide ; de plus le prix relativement élevé de l'acide en bonbonnes grève fortement les frais généraux.
Enfin, ces systèmes présentent toujours certains dangers du fait des hautes pressions des
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bonbonnes, et sont de plus une source de manipulations fasti - dieuses en ce qui concerne la surveillance des bonbonnes, leur remplacement et leur transport.
Il a été proposé de provoquer le soutirage, l'élévation des liquides par de l'air ou un autre gaz inerte, non nocif, en, utilisant une pompe aspirante et foulante mue par un moteur. De telles installations sont onéreuses, car elles nécessitent un moteur avec tous les ennuis en découlant ; de plus, elles se sont jusqu'ici révélées peu sûres en fonctionnement.
L'invention est basée sur la mise sous pression des fats par de l'air ozonisé et filtré, lequel est comprimé par un système de pompe aspirante et foulante a double action, manoeu- vrée automatiquement par de l'eau de ville sous pression. Le dispositif suivant l'invention est mis en marche par la simple ouverture d'un robinet, et son débit se règle par le même ro - binet. La consommation d'eau est relativement faible de sorte qu'il y a une notable économie réalisée dans le soutirage, tout en supprimant tous les ennuis et inconvénients des systèmes actuels. L'air est ozonisé par un appareil très simple, peu coûteux, d'un type quelconque, et l'installation complète est elle même excessivement simple, peu encombrante, d'un prix très bas et d'un fonctionnement certain. L'appareil peut se monter directement sur toute conduite d'eau sous pression.
Le dessin annexé à titre d'exemple représente schématique- ment une forme de réalisation en coupe verticale axiale.
Le corps de pompe est formé de deux cylindres 1 et 2 égaux, montés suivant le même axe, et séparés l'un de l'autre par un espace 3. Pratiquement, les deux cylindres sont consti - tués d'un seul, dont la partie médiane 3 est ouverte à sa paroi cylindrique et estcomprise entre les deux fonds 4 des cylin - dres. Chacun de ces cylindres est divisé en un certain nombre de chambres où cylindres (dans l'exemple trois) fermés par des fonds 5. Les diverses chambres, de même que l'espace 3 sont
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traversées par une tige 6 axiale, traversant étanchément les fonds 4 et 5 et les têtes 7 des deux cylindres. Dans chaque chambre, la, tige porte un piston 8. Le piston 8 de chacune des chambres extérieures 9 est un piston étanche aux liquides, tandis que les pistons des autres chambres 10 sont étanches aux gaz.
Chacune des chambres 9 est réunie par son fond à une conduite 11 -11' d'amenée d'eau sous pression, et à une autre conduite 12 -12' de départ- d'eau vers une décharge quelconque.
Les deux conduites Il -11' sont dérivées d'une conduite géné - rale 13, à l'endroit d'un robinet 14 à deux voies, susceptible, dans ses deux positions, de relier la conduite générale 13 à l'une ou à l'autre des conduites 11 -Il'. Un robinet 25 comman- de la conduite générale 13, et est placé, par exemple, à l'en- droit de commande du soutirage, par exemple sur un comptoir de brasserie.
Les deux conduites 12' -12' sont dérivées d'une conduite générale de décharge 15, à l'endroit d'un robinet 16 à deux voies, susceptible de mettre, dans ses deux positions, la conduite générale 15 en liaison avec l'une ou l'autre des con- duites 12 -12' .
Les boisseaux des deux robinets 14 et 16 sont réunis par articulation à une tringle commune 17. traversant l'espace central 3 du corps de pompe et fixée en son milieu à la tige de piston. Les robinets sont réglés de telle façon que, quand le robinet 14 relie la conduite 11 à la conduite 13, le robi - net 16 relie 12' à 15, fermant 12, et inversement.
Près du fond de chacune des chambres 10, est prévue une soupape commandant un conduit 18 dérivé d'une canalisation générale 19. Celle-ci part d'un ozoniseur 20, d'un type quel- conque, dans lequel un ventilateur, non représenté, souffle de l'air préalablement filtré. Les dites soupapes sont du type automatique, à ouverture dans un seul sens (de l'extérieur vers l'intérieur).
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unaque chambre 10 comporte une seconde soupape automati- que s'ouvrant de l'intérieur vers l'extérieur et commandant un conduit 21 dérivé d'une canalisation générale 22. Ces soupa - pes sont tarées pour ne s'ouvrir qu'à une pression déterminée, ou la canalisation générale 22 peut comporter'en un endroit approprié, un clapet de fermeture ne livrant passage qu'à une pression déterminée réglable.
Cette conduite générale 22 est reliée au fût à soutirer, ou aboutit à un réservoir de près - sion 24 relié lui mène aux divers fûts à soutirer. Dans ce cas, les soupapes commandant les dérivations 21 peuvent être simplement équilibrées et chaque conduit 26 partant du réser- voir de pression à un fût, être muni d'un robinet 27 commandé par exemple du comptoir.
De toute façon, que la commande de l'appareil ait lieu par un de ces robinets 27 ou par le robinet 25 commandant la con- duite générale 13, il faut que chacun d'eux, par sa manoeuvre d'ouverture, provoque la mise en marche du ventilateur et de l'ozoniseur, par toute liaison, par exemple électrique, ou hydraulique, quelconque.
Dans la position représentée, la tige commune 6 des divers pistons 8 est à fond de course à droite ; le robinet 14 fait communiquer la dérivation 11'avec la conduite 13 ouverte, tandis que le robinet 16 ferme la dérivation 12' .
L'eau de ville sous pression emplit la chambre 9 et la dériva- tion 12' et provoque ainsi le déplacement de la tige 6 et de ses pistons vers la gauche. Les pistons des chambres 10 de gauche, en découvrant les conduits 18, créent une dépression dans la conduite 29, et l'air ozonisé afflue dans ces chambres 10 de gauche. Quand la tige 6 est arrivée à fond de course à gauche, les chambres 10 de gauche sont remplies d'air,ozonisé, la chambre 9 étant vide, de même que les chambres 10 de droi- te, tandis que la chambre 9 de droite est remplie de liquide sous pression. Mais, à ce moment, les robinets 14 et 16 ont
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inversé leur position, de sorte que le liquide afflue mainte - nant dans la chambre 9 de gauche, dont le conduit 12 est fermé par 16.
Au contraire, le conduit 12' étant ouvert, le liquide entrant à gauche déplacera les pistons vers la droite, refou - lant par 12' et 15 le liquide contenu dans la chambre 9 de droite. Fendant ce mouvement vers la droite, les pistons des chambres 10 de droite vont laisser pénétrer l'air ozonisé, tandis que ceux des chambres 10 de gauche comprimeront l'air y contenu jusqu'à ouverture de leur soupape d'échappement vers le conduit 22 ou le réservoir 24. Or. comprend qu'à l'origine, avec un réservoir 24, il faut d'abord mettre ce réservoir sous pression, par un fonctionnement continu de la pompe. Dès que ce réservoir est sous la pression voulue, on peut laisser le robinet 25 ouvert (23 étant supprimé).
Tant que le réservoir reste à la pression de l'eau de ville, l'appareil reste au repos ; sitôt que, par l'ouverture d'un robinet 27,la pression du réservoir baisse, la pompe se met automatiquement en mou - vement jusqu'à rétablissement de la pression. Le fonctionnement est donc automatique.
Dans l'exposé du fonctionnement, on na' pas tenu compte de ce que, avec de simples robinets 14 et 15 à deux voies, reliés directement par la tige 17 fixée à la tige 6, l'entrée d'eau dans une ou l'autre conduite 11 ou 11' cesse dès que les pistons ont décrit la moitié d'une course dans un sens.
Pratiquement, il faut évidcommont faire en sorte que la ma - noeuvre des robinets 14 et 16 ait lieu instantanément, juste à fin de course de la tige 6. Ceci n'offre aucune difficulté ; on peut par exemple adopter la disposition de la fig. 2 ou 'toute autre similaire, connue ou non, donnant la commande du robinet sur une rotation de quelques degrés. Dans cette figu- re, la carotte du robinet porte, extérieurement, une couronne 30 à fine denture, en prise avec la partie dentée d'un disque 31. Ce dernier est monté sur un axe 32 rotatif, sur lequel
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tourne librement la tige 33 articulée à la tige 17 de la fig.l.
Cette tige 33 peut venir en prise avec l'une ou l'autre butée 34 portée par le disque 31, le rapport entre les diamètres de 31 et 30 étant tel que, pour une rotation de quelques degrés du disque 31, la roue 30 tourne de la quantité voulue pour inverser la position de la carotte du robinet. de cette façon pendant la plus grande partie de la course de la tige ±,' les robinets 14 et 16 resteront fixes et ils ne seront inversés que tout à la fin de la course de 6.
Il a été dit que chacun des robinets 27 devait être relié à la commande du ventilateur et de l'ozoniseur. On peut cepen- dant utiliser, pour la commande de ces parties, le liquide s'é- coulant par 15, soit pour actionner un interrupteur électri- que, soit même si l'on dispose d'une hauteur suffisante, pour faire tourner le ventilateur même. Mais il est évident qu'on peut tout aussi bien prévoir à chaque robinet un contact fer- mant le circuit électrique dans la position ouverte du robinet.
On peut aussi relier directement le réservoir 24 à chacun des divers fûts, ceux-ci ayant un tuyau de vidange arrivant à un robinet du comptoir.
Dans la description ci-dessus, on a prévu quatre chambres de compression d'air ; on pourrait évidemment n'en prévoir que deux, ou plus de quatre, et relier chacune de ces chambres, non plus à la conduite générale 22, mais directement à un fût.
Pratiquement, cependant, la réalisation préférée comportera le réservoir 24, avec robinets 27, les robinets 23 et 13 étant alors supprimés, si l'on veut obtenir un fonctionnement automatique sous la pression de l'eau de la ville ou si l'on désire ne charger les fûts qu'à une pression moindre, l'ins - tallation pourra comporter un détendeur ou réservoir 24, ou alors, on pourra faire varier le volume de la chambre 10 par rapport à celui de la chambre 9.