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Procédé de chauffage de produits par de la chaleur de condensation.
@ La présente invention est relative au chauffage de produits solides, liquides ou en forme de vapeur, par chauffage indirect au moyen de chaleur de condensation de substances à chaleur de condensation spécifique plus @ faible et à point d'ébullition plus élevé que ceux de l'eau.
L'invention a particulièrement pour buts l'obten- tion d'un fort débit avec réglage de température précis , l'évitement d'altérations du procédé par observation inexao- te de la température dans le traiment du produit, et dimi- nution des frais de chauffage.
D'après l'invention? le produit à chauffer est
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conduit sur dess surfaces chauffées par de la chaleur de condensation, par couches relativement minces et autant que possible en se trouvant remué; on utilise à cet effet des fourneaux à assiettes composés de plusieurs plateaux chauffés superposés, ou des fourneaux à tubes, particuliè- rement des fourneaux tubulair es tournants, qui pour un pe- tit volume présentent une surface de chauffe maximum, et qui permettent une forte transmission de chaleur dans l'u- nité de temps.
Le procédé qui fait l'objet de l'invention peut être employé avec un succès particulier dans les opérations qui ont pour objet un traitement thermique de matière à des températures moyennes et élevées relativement, ou qui en définitive exigent un chauffage à ces températures, com- me cela est le cas par exemple dans la conversion en ooke avec traitement préparatoire thermique du produit, spécia- lement dans la carbonisation à charge chaude, la carbonisa - tion à température basse (carbonisation lente), la fabrica- tion à chaud de briquettes, le grillage, la calcination, et aussi le séchage, le chauffage de liquides, de gaz, etc.
Des procédés chimiques qui lors du chauffage demandent la présence de réactifs, comme par exemple des opérations de hydratation, se mènent facilement à bonne fin. Les subs- tanoes nécessaires pour la réaction peuvent s'ajouter au produit en remuant de manière en soi connue. L'invention donne la possibilité d'exécuter avec un bon résultat téchni- que et économique, des procédés remarquables, mais pratique- mert inutilisables jusqu'à ce jour, et de former d'autres procé- dés de façon à les rendre plus profitables. ,
Dans de nombreux procédés de cette sorte, o'est l'importance du débit qui est capitale quant au rapport;
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dans le cas limite, l'obtention d'un fort débit minimum est même la condition de la possibilité d'exécution éoono- mique du procédé.
D'un autre coté, le résultat technique et économique dépend souvent de ce que le produit soit por- té à des températures déterminées à ne pas dépasser ni à ne laisser non atteintes en un temps déterminée c'est-à- dire dépend de ce que dans la marche de chauffage détermi- née, des températures ou des étages de température étroite- ment limités soient atteints ou traversés-. Dans la zone de température en question, il n'est nullement une chose simple d'observer industriellement n@ la première ni la seconde condition de succès; des solutions suffisantes répondant aux exigences extrêmes font défaut.
Les dif- ficultés augmentent extraordinairement dans les cas où l'observation simultanée des deux conditions est de ri- gueur pour le succès c'est-à-dire où il s'agit de mener- à bonne fin, ave c un grand débit, un procédé de chauf- fage sensible à l'égard de la température et du temps.
Il est connu que ouest la vapeur d'eau, ayant déjà dans la pratique fait ses preuves pour la transmis- sion de grandes quantité de chaleur par condensation, qui de beaucoup possède la plus forte chaleur de condensation, spécifique. C'est naturel de supposer que des substances à chaleur de condensation spécifique plus faible soient in- férieurs à l'eau en ce qui concerne la capacité de trans- mission de grandes quantités de chaleur de condensation, approximativement en proportion des chaleurs spécifiques, d'autant plus que les manuels techniques n'indiquent or- dinairement que les chaleurs de condensation spécifiques.
Pour l'application du procédé à des opérations dont le rapport dépend beaucoup du débit;, il est d'importance de
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constater que les effets de transmission de chaleur qu'il est possible d'obtenir dans le procédé ne sont pas paral- lèles aux valeurs de la chaleur de condensation spécifique.
L'effet de transmission de chaleur dépend essentiellement de l'intensité de la pression nécessaire pour la condensa- tion à la température d'opération, mais il dépend dtail- leurs peu de la nature du véhicule de chaleur.
En ce qui concerne l'effet chauffant, l'important est principalement de transporter des quantités de chaleur de condensation suffisantes à travers des sections très étroites des appareils, et de ménager des surfaces de chauffe de forme appropriée sur lesquelles les produits sont roulés. Les quantités de chaleur pratiquement trans- missibles dépendent donc principalement de la chaleur de condensation en présence dans l'unité de volure de la va- peur, dans les conditions de l'opération.
Puisque les mê- nies volumes de vapeurs quelconques, à la même pression et à la même température, renferment le même nombre de molé- cules , c'est la chaleur de condensation moléculaire qui détermine la transmission de chaleur. D'après la règle de Trouton (laquelle suffit en principe pour la connaissance des conditions) ladite chaleur de condensation est ordinai- rement en particulier pour les hydrocarbures vingt-deux fois aussi grande que la température d'ébullition atmos- phérique.
Les grandeurs de fourneau, les sections étroites et les calibres de tubes, nécessaires pour la transmission d'une certaine quantité de chaleur, ne sont dom pas tel- lèment différents pour lessubstances qui répondent aux conditions de pression et de température de l'opération, que par là l'utilité d'une substance pour la transmission de grandes quantités de chaleur pourrait se trouver influ-
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encée décisivement. Des véhiculesde chaleur suffisamment fluides et à résistance thermique permettent dans la sone de température moyennes et relativement élevées un débit de chaleur semblable à celui que la vapeur d'eau rend pos- sible dans les zones de températures plus basses.
Pour atteindre le but de l'invention aussi effi- cacement que possible, on utilise convenablement un four- neau à étages, établi suivant le principe des fourneaux à assiettes, connus dans l'enrichissement des lignites et composés de nombreux fonds chauffés superposés, sur les- quels le produit est conduit en couche mince, ou l'on uti- lise encore un fourneau tubulaire tournantcomposé d'un faisceau de tubes étroits, placés à faible distance les uns des autres et entourés d'une enveloppe ou renfermés d'autre manière appropriée;lorsqu'on fait tourner le fais- ceau de tubes monté à faible inclinaison, le produit à chauffer se meut à travers les tubes ou à l'extérieur, et les tubes sont baignés extérieurement ou bien traversés par l'agent de chauffage.
Avec ces installations, le chauf- fage pourra se régler avec oute précision voulue, encore avec de grands débits. Les moyens sont réglage et main- tien d'une température de condensation déterminée, donc la température avec laquelle l'agent de chauffage agit sur la paroi de chauffe; réglage du chargement du produit dans le fourneau; réglage de la durée du séjour du produit dans Je fourneau, par exemple au moyen de changement de l'inclinai- son de celui-ci ou par conduite positive du produit dans le fourneau, réglage de la durée du contact des particules individuelles de produit avec la paroi de chauffe, par changement de nombres de tours du faisceau de tubes, ou d'autre manière convenable.
En ce qui concerne le premier
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moyen, le réglage de la température de condensation se fait par réglage de la pression de vapeur dans la chambre de condensation. Cela peut se faire approximativement en in- fluençant la tension dans l'installation de production de chaleur, ou par autre réglage de la pression dans la con- duite principale, et un réglage de précision se fera par étranglement de la tension avant l'entrée de la vapeur dans la chambre de condensation. Pour obtenir un débit maximum, il faudra la coopération desfacteurs suivants .
La capacité thermique utile par exemple de la vapeur de naphtaline, dont on a trouvé l'emploi excellent pour l'ob- tention de températures jusqu'à 450 degrés ce ntigra des en- viron,est dans les conditions de l'opération préliminaire de la carbonisation avec charge chaude ou de vapeur de souffre dans les conditions de la carbonisation lente, en chiffre rond le centuple de celle de gaz de combustion, par rapport au volume primitif. La transmission de chaleur de vapeurs condensantes est dans la même proportion supé - rieure à celle de gaz de combustion à vif courant. Dans un faisceau tubulaire de la nature mentionnée, on pour- ra pratiquement établir une surface de chauffe efficace, douze à quinze fois plus grande que celle obtenue dans un fourneau tournant de même grandeur oomposé d'un tube unique.
Les faisceaux de tubes permettent d'augmenter le nombre de tours dans une proportion corre spondant aux diamètres des tubes par rapport'aux fourneaux tubulaires rotatifs à tube unique; dans ces conditions la surface déroulée sur le produit dans l'unité de temps y augmente bien au delà du rapport des surfaces de chauffe. Le pro- cédé orée donc les conditions les plus favorables imagi- nables pour l'amenée de chaleur, la transmission de cha-
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leur et l'absorption de chaleur. Par des essais, on a pu calculer qu'il est possible d'obtenir des débits journa- liers jusqu'à 1000 tonnes et plus même, selon le procédé.
La durée de séjour du produit dans le fourneau peut être réduite à 15 minutes environ.
Ci-dessous on décrira avec plus de détails quel- ques sphères d'application particulièrement importantes, et l'on expliquera des installations avantageuses le cas échéant, faisant ainsi ressortir d'autres traits caracté- ristiques de l'invention, et faisant comprendre encore plus clairement sa nature et son importance.
Dans la carbonisation de la houille, la question la plus brûlante est actuellement celle de la diminution du prix de revient, de l'amélioration du produit et de la production de coke en morceaux (gailletin) utilisable, avec de la houille riche en gaz, ne pouvant pas se carboniser ou oonvertir en coke dans le sens ordinaire du terne. Sous ce rapport, il est en principe possible de réaliser des pro-' grès par une carbonisation à plusieurs étages;
un traite- ment préparatoire thermique bien réglé comme intensité et comme temps, permettant d'améliorer dans la houille cer- taines propriétés défavorables à la carbonisation, comme par exemple une trop forte tendance à gonfler; par carbo- nisation à charge chaude, on obtient aussi avec de la houille à capacité de carbonisation défectueuse, du coke cuit, pourvu que l'échauffement préalable ait été poussé assez rapidement à la température critique du début de la concrétion (ordinairement de 350 à 400 degrés centigrades); ce procédé apporte tout généralement une diminution des frais de préparation du ooke, pourvu que le procédé prépa- ratoire soit suffisamment bon marché, c'est-à-dire s'exé- cutant avec un très grand débit.
Malgré les avantages im-
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portants qu'elle laisse entrevoir, la carbonisation de la houille à charge chaude qui a fait ses preuves dans les essais en grand, n'a pas jusqu'ici pu être menée à bonne fin, pas plus que d'autres procédés de préparation de co- ke par étages. Cela se comprend; il manque en effet de pro- cédés qui répondent aux exigences du procédé préparatoire, c'est-à-dire qui avec peu de frais assurent un chauffage préalable rapide à une température déterminée. Ce manque est écarté par le présent procédé, qui d'une façon parfai- te satisfait à toutes les conditions de mise en pratique, aux points de vue teohnique et économique, de la carboni- sation de la houille à charge chaude, et d'autres procédés de préparation de coke à plusieurs étages.
Comme sphères d'application de la carbonisation à charge chaude, il s'a- gira de la préparation de coke aussi bien à haute et à moyenne températures, qu'à basse température, laquelle fournit alors, dans des fourneaux assez larges, du demi- coke dense en morceaux.
Dans la carbonisation de la houille à basse tem- pérature (carbonisation lente) à un étage, l'observation de limites de températures étroites 4 laquelle il est poss@ble d'arriver par le procédé n'est pas aussi prépondérante que dans la préparation du coke à charge chaude; mais elle est pourtant toujours importante, comme la plupart du temps on tient à éviter le craoking de goudron et que quelquefois on exige un certain degré de distillation sèche du demi- coke, ainsi que c'est le cas par exemple lorsque celui-ci est ajouté dans la carbonisation de la houille, à haute température, en vue d'amélioration de la qualité du coke.
Le rapport et l'extension de l'industrie de carbonisation lente dépendent principalement de la création de procédés qui permettent de multiplier le débit moyen des procédés
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connus. C'est à ce résultat de développement de la carbo- nisation à basse température que conduit le procédé selon l'invention, par chauffage intense d'une surface de chauf- fe intensivement utilisée de grandes dimensions, qu'il s'a- gisse de traitement de houille,lignite,, tourbe, bois, schiste huileux ou substances similaires, peu importe.
Le procédé peut être employé aussi avec un succès particulier dans la préparation de demi-coke de houille solide, dense, en morceaux, on y a recours en opérant à un ou plusieurs étages, pour le chauffage de chambres en forme de disque, étroites, nombreuses, coma celles que possèdent par exem- ple les fours à distillation sèche,, fonctionnant continuel- lement à charge constante, de Dobbelstein ou de la Société " Chemisoh-Teohnisohe Gesellsohaft (C.T.G.)", puisque le procédé permet de rénnir dans un appareil unique un plus grand nombre de cellules, efficacement ohauffées.
Des raisons techniques et économiques semblables à oelles qui s'opposent à la carbonisation à charge chaude, s'opposent aussi à l'emploi du procédé de fabrioation de briquettes à chaud, et spécialement à la fabrication à chaud de briquettes sans agglomératif, avec du charbon et des mélanges contenant du charbon.
La mise en pratique industrielle du procédé est liée à ce que ±' on observe une marche de chauffage déterminée, limitée comme température et comme durée; aussi bien avec le fait de dépasser certai- nes limites de température et de temps, que le fait de res- ter au-dessous de ces limites, occasionnent des troubles; tantôt la prise de la masse souffre, tantôt la briquette, au moment de l'expulsion de le presse, est gonflée par la pression intérieure de gaz, où elle perd sa forme en col- lant aux parois du moule.
Le nouveau procédé supprime
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admirablement ces difficultés de la fabrication à chaud de briquettes, que l'on n'avait jusqu'ici pas pu surmon- ter; par les dépenses comparativement faibles qu'il ocoa- sionne, il assure un travail profitable. En utilisant le procédé pbjet de l'invention, on arrive à produire écono- miquement, avec emploi de la chaleur, des briquettes aveo des charbons de toutes sortes, et encore du demi-coke de houille comprimé; la température de fabrication des briquet- tes qui varie chaque fois aveo la nature du charbon, est généralement située, dans le premier cas entre 300 et 400 degrés centigrades, et dans le second cas entre 450 et 550 degrés centigrades.
Dans la fabrication de briquettes à chaud avec la lignite et la tourbe, on réalise en face du mode de fabrication ordinaire qui laisse dans le produit un reste d'eau de 15% environ, les avantages suivants, à savoir qu'une pression de presse beaucoup plus faible suf- fira, que la briquette présentera un pouvoir calorifique considérablement accru, se rapprochant de celui de la houil- le, et que des lignites qui jusqu'ici ne pouvaient pas se mettre en briquette pretiquement, comme par exemple les lignites fibreux, donnent de bonnes briquettes.
Un autre vaste champ d'application du procédé est le chauffa'ge des liquides à des températures moyennes et re- lativement élevées. Les avantages particuliers du procédé - possibilité de grand débit avec réglage de précision ex- trême de la température et un chauffage qui grandement mé- nage le liquide, se présentent spécialement de façon nette @ dans de nombreux procédés importants qui se rattachent à la phase liquide, et qui ont pour résultat destransforma- tions de nature chimique ou physique.
Voici à l'appui de ce qui vient d'être dit, l'ex-
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posé, à titre d'exemple, de l'application du procédé à la distillation de liquides, et particulièrement des huiles minérales, telles que le pétrole et le goudron de houille.
La distillation d'huiles minérales est toujours une opération¯sensible à la température, que l'on y procède par la méthode de conservation ou par la méthode de cracking peu importe. Précisément dans les cas énomomiquement les plus importants, elle représente ( et cela dans des propor- tions. qui vont en augmentant une opération de chauf- fage de masses dont les frais dépendent grandement du débit, donc de l'effet de transmission de chaleur. Dans les procédés de distillation modernes, on aspire à un débit suffisant, cela ordinairement en conduisant l'huile à travers un système tubulaire chauffé par des gaz de combustion, une chaudière tubulaire ou des serpentins de chauffage.
Parfois l'appareil est placé dans le fourneau afin d'un utiliser la chaleur rayonnante; il faudra alors prendre minitieusement des mesures spéciales pour le ré- glage de la température et pour réduction du surchauffage.
Ainsi pour le maintien d'une température de fourneau uni- forme de 900 degrés centigrades, on ramène dans certains procédés au fourneau dont il s'agit de surveiller rigoureu- sement la température, une portion des gaz de combustion re froidis, variable, selon les besoinso Par une circulation rapide de l'huile, établie positivement à l'aide de la pom- pe et pouvant se régler, on vise à diminuer les différences de température dans le produit, avec augmentation de la pri se de chaleur; dans un cas spécial et en vue d'augmenter l'effet, on imprime par la pompe un mouvement de va'-et-via à l'huile, et l'on est ainsi arrivé à améliorer sensible- ment la distribution uniforme de la température dans l'huile, ainsi que la transmission de chaleur.
Mais tous
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ces moyens utilisés ou utilisables ne peuvent pas empêcher qu'avec la chute de température considérable usuelle entre la paroi de chauffe et l'huile, la transmission de chaleur se présente dans des conditions défavorables. Si la paroi de chauffe est de beaucoup plus chaude que les couches d'huile contiguës, celles-ci prendront toujours une tempé- rature sensiblement plus élevée que les couches voisines, plus éloignées de la paroi de chauffe.
Cela est inévitable, puisque d'une part l'huile est mauvaise conductrice de la chaleur et ne cède donc que lentement la chaleur absorbée, et que d'autre part le liquide qui se trouve à proximité ' de la paroi subit une perte de vitesse par frottement, qui pendant un temps démesurément long expose à la haute tempé- rature de la paroi, la masse d'huile contigüe à la source de chaleur; courant et tourbillonement lesplus vifs ne supprimeront pas cet inconvénient, lequel s'aggrave avec la viscosité de l'huile. Selon les autres conditions de travail, les buts de l'opération et les propriétés de l'nui- le, la oonséquence en est un préjudice plus ou moins consi- dérable porté au résultat.
Il se manifeste par un empire- ment des produits, une diminution de quantité des éléments les plus précieux, accroissement des difficultés de traite- ment ultérieur et enchérissement de ce traitement, plus forte usure du matériel, interruptions de service, augmen- tation des frais de service, etc... Ces inconvénients se montrent économiquement d'autant plus nettement que le dé- bit - par suite de leur cause, savoir l'emploi du moyen grossier d'une forte ohute de température en vue d'augmen- tation de latransmission de chaleur, - ne peut pas être poussé,- à la hauteur désirable.
Lafaçon de procéder ordi- naire 'présente encore d'autres défauts; il est impossible
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de régler la température avec la précision qui est néces- saire pour conduire les opérations dans les meilleures oonditions, et il manque aux opérations la soupière qui exclut le risque de troubles de service graves et qui est si précieuse lorsqu'il s'agit de traiter des produits bruts variés,avec changements de temps en temps en vue de travailler des matières d'une autre espèce.
On a fait de nombreux essais pour supprimer les défauts ci-dessus signaléso On a ainsi imaginé par exemple des procédés dans lesquels on utilise en vue d'éviter un surchauffage et pour arriver à régler la température avec plus de précision - comme véhicule de chaleur, de l'eau soumise à une forte pression (plus de 200 atmosphères), chauffée dans des fourneaux spéciaux et mise en oiroula- tion le long des surfaces de chauffe (procédé Raschig), ou des gaz comprimés (procédé Bergius)o Ces solutions, en comparaison de la capacité de transmission de chaleur obtenues par elles, sont compliquées et coûteuses;
au point de vue du contrôle rigoureux de la température,elles n'apportent sensiblement qu'un déplacement du problème, puisqu'avec elles l'observation de la température de tra- vail désirée dépend de ce que les véhicules de chaleur eux-mêmes restent à la température désirée.Il en est de même avec le moyen nouvellement utilisé souvent avec succès dans le cracking, et consistant à chauffer les huiles par introduction dans des bains chauds;
par ce :procédé, et lorsque le débit est relativement grand,- que l'om emploie des métaux ou des liquides de bain de plus faible conductibilité thermique, peu importe,- l'obser- tation d'une température renfermée dans des limites étroi- tes n'est pas assurée absolumento
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Le procédé*'selon l'invention apporte une solution qui permet de mener à bonne fin, techniquement et économi- quement, entre autres aussi ces opérations de chauffage de masses, en évitant les inconvénients qui se présentaient jusqu'ici.
Par le principe du nouveau procédé, le chauffage énergique d'un maximum. de surface de chauffe de ltappareil simple est assuré dans les meilleures conditions de trans- mission de chaleur au produit, avec simplicité de réglage et d'observation des températures de travail, puisque la chaleur de condensation est déterminée par la pression et que celle-ci est contrôlée très simplement. Ce principe appliqué aux opérations thermiques qui déterminent %ne transformation de matière de nature chimique ou physique, rattachée à la phase liquide, remplit les conditions à imposer à ces opérations en vue de l'obtention du meilleur résultat technique et économique.
Le procédé procure entre autresles avantages importants suivants: un maximum de débit ; une plus grande quantité de matières de grande valeur par suite de la possibiltté de réglage de précision et de la grande souplesse de conduite des opérations ; et avant tout on évite les produits de décomposition nuisi- bles qui prennent naissance par surchauffage, ce qui est particulièrement de grande importance dans lesconditions spéciales de la distillation des liquides.
Ci-dessous on trouvera décrit le procédé selon l'invention appliqué à titre d'exemple, à l'aide d'appa- reils disposés convenablement à cet effet, au chauffage de liquides et spécialement à la distillation d'huiles.
Lorsqu'il ne s'agit pas de traiter des quantités particulièrement grandes, la distillation peut se faire
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dans un fourneau à assiettes pourvu de plateaux qui sont chauffés à la même température ou à des températures dif- férentes, et sur lesquels coule le liquide, par exemple de l'huile; dans ces conditions, des produits de distil- latioh à point d'ébullition croissant tombent sur les plateaux basplacés, et un fractionnement trèsétroit de- vient possible. Dans la construction et l'exploitation de ce genre de fourneaux, on pourra ainsi utiliser le prin- cipe oonnu des colonnes. Lorsqu'au contraire il s'agira de distiller d'énormes quantités de liquide, il est bon d'employer des fourneaux à faisceaux tubulaires rotatifs pour chauffer le produit.
Les plus fortes dépenses d'ins- tallation de ce genre se recouvrent par l'augmentation du débit. L'utilisation de fourneaux tubulaires rotatifs pour le chauffage de liquides à des températures moyennes et relativement hautes, et notamment pour la distillation, est pour la première fois rendue possible par le procédé selon l'invention. D'après les lois générales de la trans- mission de la chaleur, celle-oi et avec elle le débit sont d'autant plus forts que le nombre de particules de liquide amenées à la surface de chauffe dans l'unité de temps est grand. Les données de cette condition sont en soi déjà favorables dans les fourneaux tubulaires par suite de la grande surface de chauffe en présence.
Elles s'améliorent encore fort lorsque le faisceau de tubes, ceux-ci étant incomplètement remplis, est mis en mouvement tournant autour de son axe. L'effet reste le même lorsque le produit n'est pas conduit à travers lestubes, mais jeté sur leur surface extérieure au moyen de dispositifs appropriés.
L'emploi du fourneau tubulaire rotatif, chauffé selon le principe de l'invention, incomplètement rempli et jetant le produit vivement sur la paroi des tubes, présente pré-
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aisément pour le chauffage de liquides sensibles, donc par exem- ple pour le traitement de l'huile, des avantages spéciaux, à sa- voir à côté d'un accroissement du débit, une diminution du temps de ohauffage, une meilleure distribution uniforme de la tempéra- ture dans le produit, et avec cela une réduction au minimum de décomposition indésirable.
Les dessins annexés représentent schématiquement , à titre d'exemple, un fourneau tubulaire rotatif.
La figure 1 est une oogpe longitudinale.
La figure 2 est une coupe transversale du fourneau
La figure 3 est une coupe suivant la ligne 0-D de la figure 1 et représente, à titre d'exemple, un dispositif pour l'évacuation des produits de condensation de l'agent de chauffage.
Le faisceau de tubes 1 est monté dans un récipient fixe 2 , de façon à pouvoir tourner dans des paliers 3 et 3a.
La vapeur de chauffage entre par le tourillon 3, se répand dans un espace 4 situé en tête du faisceau et arrive de là dans les tubes 1, dans lesquels elle se condense totalement ou en partie, pour sortir par le tourillon 3a; la condensation partielle permet d'amener des quantités de vapeur plus grandes et procure donc un plus grand débit. L'huile est introduite du côté de sortie de liquide de condensation, en 5 dans la chambre 2, et elle remplit cette chambre à une hauteur qui peut se régler par la hauteur de la sortie d'huile.
Par suite du mouvement tour- nant du fourneau, l'huile est entraînée en haut par des cuillers en tôle, godets ou autres organes à puiser semblables 6 qui la répandent sur le système de ruissellement chauffé 7; les organes 6 entourent le faisceau de tubes et ils sont connectés avec lui ; ils peuvent d'ailleurs être remplacés par d'autres dispositifs de dis tribution, comme par exemple de gicleurs à huile.Les éléments qui se volatilisent so.t déchargés au sommet du fourneau, en 8
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par une soupape qui permet de régler la pression; reo ti- fiés (c'est-à-dire séparés en deux fractions) ou conden- sés par refroidissement? ces éléments constituent le pre- mier résultat fini.
D'après le procédé en présence, tous autres pro- cédés de distillation peuvent être menés à bonne fin, tout en conservant leur caractère distinotif et leurs avantages particuliers. Ainsi par exemple la distillation avec frac- tionnement par condensation par degrés ou détente par dé- grés pourra s'effectuer plus simplement et plus avantageu- sement en utilisant le fourneau tubulaire rotatif chauffé selon le procédéo Si l'on fractionne ainsi, le chauffage se fera convenablement en amenant l'huile continuellement d'un seul trait; pour cela convient par excellence le procédé de chauffage caractérisé, particulièrement en com- binaison avec le fourneau tubulaire ro tatif, à cause du traitement de l'huile trèsdoux malgré un débit maximum.
La production de la pression dans %'huile nécessaire pour le fractionnement par détente par degrés n'offre aucunes difficultés; pour faciliter l'étanchement, les paliers du fourneau tubulaire rotatif sont oonvenablement re- froidis lorsque le chauffage de l'huile se fait sous pres- sion. Les nouveaux procédés de cracking, où l'huile est conduite à travers des bains chauds, pourront avan tageu- sement utiliser le procédé selon l'invention, puisqu'il permet de tenir le liquide de bain (qui pour cela serait par exemple renversé dans la circulation entre le vase de cracking et le condenseur à vapeur surchauffés) rigoureu- sement de manière constante à la meilleure température de travail désirée, et de lui amener de grandes quantités de chaleur.
Il est évident que 1 on pourra aussi avanta- geusement exécuter d'après le procédé, des opérations de
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chauffage de liquides hydratantes.
Le procédé est finalement précieux aussi pour le chauffage de gaz et de vapeurs, notamment lorsque des réac- tions de gaz ou autres changements de matière s'accomplis- sant dans la phase de gaz ou avec participation de cette phase, ont lieu exclusivement ou le plus avantageusement à des -températures déterminées.
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1- Procédé de chauffage de produits solides, liquides ou en forme de vapeur, par chauffage indirect au moyen de chaleur de condensation de substances à chaleur de condensation spécifique plus faible et à point d'ébullition plus haut que l'eau, particulièrement pour l'obtention d'un fort débit avec réglage de température précis ; le procédé est caractérisé en ce que le produit à chauffer est conduit sur des surfaces chauffées par de la chaleur de condensatioh, par couches relativement minces et autant que possible en se trouvant remué ;
on utilise , cet effet des fourneaux à assiettes composés de plusieurs plateaux chauffés superposés, ou des fourneaux à tubes, par- ticulièrement des fourneaux tubulaires rotatifs, qui pour m petit volume présentent un maximum de surface de chauffe, et qui permettent une forte transmission de chaleur dans 1!unité de temps.