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BRFVET D'INVENTION.
"Perfectionnements apportés aux procédés et appareils pour introduire des matières dans des liquides, notamment à ceux ap- pliqués. en horticulture etc., pour répandre des solutions d'en- .grais, d'insecticides et autres substances similaires ".
L'invention est relative aux procédés et appareils pour introduire des matières dans des liquides ; elle con- cerne plus spécialement (parce que c'est dans leur cas que son application parait devoir offrir le plus d'intérêt), mais non exclusivement, parmi ces procédés et appareils, ceux appliqués en horticulture, en viniculture, en' floriculture, etc. pour répandre des solutions d'engrais, d'insecticides et d'autres substances similaires, par l'intermédiaire d'appareils distri- buteurs connus tels que des tourniquets montés sur support mo- bile ou fixe ou autres dispositifs appropriés.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces procédés et appareils tels qu'ils permettent d'obtenir une dissolution des matières à distribuer au fur et à mesure des besoins,
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qu'on puisse obtenir instantanément un dosage très précis, en- tre des limites de concentration très étendues, des matières introduites dans les liquides, et finalement que ces appareils consti tuent un ensemble peu encombrant aisément transportable et pouvant être adjoint, sans difficulté, à des installations existantes.
Elle consiste, principalement 22 pour ce qui est des procédés du genre en question @2, à brancher en dérivatim sur la conduite d'amenée du liquide sous pression, dans lequel on veut introduire les matières à distribuer, un réservoir étanche contenant lesdites matières et à régler la quantité de liquide traversant ledit réservoir par l'intermédiaire d'une vanne établie dans ladite conduite entre les branchée de la dé- rivation le degré d'ouverturE DE déterminant ainsi la richesse de la solution, et -- pour ce qui ,eet des appareil du genre en question -- à avoir recours à un réservoir étan- che contenant les matières à distribuer, à la partie supériou- re duquel débouche un conduit communiquant avec la conduite du liquide sous pression,
destiné à servir de véhicule aux matiè- res à distribuer, en amont d'une vanne établie dans ladite conduite un deuxième conduit, en forme de siphon, partant de la partie inférieure dudit réservoir et débouchant dans ladite conduite en aval de cette vanne.
Elle consiste, mise à part cette disposition prinoi- pale, en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-aprés.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'ap- plioation ainsi que certaine modes de réalisation desdites dis- positions; et elle vise plus particulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux$ les appareils du genre en question, comportant application desdites dispositions; les éléments et outils spéciaux propres à leur établissement,, ainsi que lee installations comportant de semblables appareils.
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Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien en- tendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig, 1 et 2 montrent, respectivement, deux sché- mas d'appareils établis suivant deux principes différents ser- vant de base à l'invention.
Les fig. 3, 4 et 5 montrent, respectivement en élé- vation (parties coupées), en coupe transversale suivant 4-4 fig, 6 et en plan, un appareil établi conformément à l'inven- tion.
La fig. 6, enfin, montre schématiquement la façon dont l'appareil, établi selon l'invention est monté sur un ap- pareil distributeur couramment utilisé.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisa- tion de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir un appa- reil permettant d'introduire dans un courant liquide des ma- tières telles que engrais solubles, insecticides, etc. pour pouvoir répandre la solution ainsi obtenue sur des champs, des jardins d'horticulture, des vignobles etc., on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
Généralement on utilise àd cet effet des cuves rela- tivement grandes dans lesquelles la solution est préparée pré- alablement et hors desquelles elle est puisée par des pompes pour être refoulée vers des appareils distributeurs (tourni- quets automatiques, lances, etc.) qui les répandent sur le sol.
Ceci présente comme inconvénbnt, parmi d'autres, que les cuves sont encombrantes et peu transportables, que le dosage appro- prié présente des difficultés surtout si on veut le modifier au cours de l'opération, et qu'on ne peut guère estimer, au préalable, la quantité de solution à utiliser dans chaque cas particulier.
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Conformément à, l'invention on prépare la solu- tion au fur et à mesure des besoins en branchant en dériva- tion sur la conduite a, dans laquelle circule le liquide, -- généralement de l'eau -- qui doit servir de véhicule aux matières à distribuer, un réservoir étanche b contenant ces matières, les deux branches .2 et d de la dérivation débouchant 'dans ladite conduite a de part et d'autre d'une vanne ou ro- binet by-pass e. La branche est constituée par un conduit aboutissant à la partie supérieure du réservoir b alors que la branche -4 est constituée par une sorte de siphon, partant de la partie inférieure dudit réservoir et aboutissant dans la couduite a en aval de la vanne e.
Les matières à distribuer sont mises sur le marche à l'état solide, notamment quand il s'agit d'engrais solubles tels que le nitrate de sodium, ou à, l'état liquide fortement concentré, notamment quand il s'agit d'insecticides. Dans l'un et l'autre cas il y a lieu de dissoudre ces matières dans un courant d'eau avant de les répandre sur le sol et il y a inté- RêT à pouvoir modifier à volonté le dosage suivant la nature des plantes à traiter. En outre, il y a avantage À pouvoir procéder à un rinçage des plantes après un épandage d'engrais.
La fig, 1 montre un appareil qui convient plus spé- cialement à la dissolution et au dosage de matières solides dans l'eau amenée par la conduite a. A cet effet, il suffit d'agir sur la vanne A qui , étant complètement ouverte,livre passage à. la totalité de l'eau sans qu'une partie du courant soit dérivée vers le réservoir b.. Ce cas convient donc partion- lièrement quand on veut procéder à un rinçage après épandage de l'engrais. Si la. vanne est complètement fermée, la pression refoule le courant d'eau dans le réservoir b, Ce courant tra- verse la couche f de matières y contenues qui se dissolvent et une solution plus ou moins concentrée survant l'ouverture du rebinet s'échappe par le conduit d pour'pénétrer dans la con- duite a et s'écouler vers le distributeur.
Pour une position
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intermédiaire de la vanne e, visible sur la fig. 1 et qui est d'ailleurs la plus habituelle, une partie de l'eau passe par ladite vanne et la partie restante pénètre dans le réservoir, se charge en matières à distribuer et cette solution vient se mélanger, à la sortie du conduit , avec l'eau pure qui a traversée la vanne c, Il estaisé de se rendre compte qu'on peut ainsi obtenir tout dosage désiré en agissant simplement sur la vanne e.
On peut avantageusement établir une liaison directe, par un tube centre les branches c et d de façon qu'au début du fonctionnement un échange puisse se produire entre les fluides (gaz et liquide) que contiennent lesdites branches, ce qui évite les coups de bélier et assure une mise en marche ré- gulière de l'appareil. Ce tube 1 peut avoir une section très réduite et peut, au besoin, comporter un robinet pour pouvoir modifier ou même neutraliser son effet.
En outre il permet, les de l'interruption du fonctionnement,d'effectuer une purge des liquides concentrée que contient le tube d, cette purge se fai- sant en ouvrant presque complètement la vanne e de sorte que le débit devent insuffisant pour alimenter à la fois le tube p et le conduit c, seul le tube 2 étant traversé par de l'eau pu- re qui entraîne la solution concentrée qui séjourne dans le tu be d.
La fig. 2 montre un appareil qui convient plus spé- cialement au dosage de matières à distribuer qui sont fournies au consommateur à l'état de liquide fortement concentré. Dans ce cas le réservoir est divisé, par une cloison transversale g,en deux compartiments communiquant entre eux à la partie supérieure de l'appareil par une ou plusieurs ouvertures h mé- nagées dans la cloison g. A la partie supérieure du comparti-
1 ment b débouche le conduit c et ce compartiment est vide au début de l'opération. L'autre compartiment contient le liquide à distribuer f1 dans lequel plonge la branche descendante du conduit d.
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Comme le réservoir b est étanche, il est visible que, si la vanne occupe une position intermédiaire et si on ouvre le robinet (non montré) qui permet le passage de l'eau dans la conduite a, une partie de l'eau pénètre dans le comparti- ment b1 et le remplit progressivement en comprimant la masse d'air contenue dans la partie supérieure de l'appareil, oet air comprimé refoulant, par le conduit .si, le liquide f1 dans ' la conduite a où il se mélange avec l'eau qui a traversé la vanne e, Il est visible, pour une grande ouverture de cette vanne e, qu'une faible quantité d'eau pénètre dans le compar- timent b1 et qu'une grande quantité traverse la vanne .!..
on ob- tient donc une solution très pauvre du liquide f1 à. distribuée par contre, pour une fermeture presque totale on obtient une solution très riche.
L'appareil montré sur les fig, 3 à 6 constitue une réalisation pratique de l'invention, Les conduite c et d sont établis dans le réservoir même. La partie supérieure du siphon d, qui relie ses deux branches verticales, comporte, d'une part, un voyant 1 permettant de se rendre compte du débit du liquide passant par le conduit d se terminant de préférence par une pointe ou par un biseau, et, d'autre part, un robinet auxiliaire permettant, au besoin, de régler la section du- dit conduit. Les conduits c et d sont branchés respectivement sur la vanne e par des tubes souples c 1 et dl qui sont raccor- dés à ladite vanne par des raccords à baïonnette ou autres, ce qui permet d'établir et de rompre aisé ment la solidarité entre ces pièces.
L'appareil tel que montré constitue la com- binaison des deux dispositifs schématisée sur les fig. 1 et 2 et, à cet effet, il comporte une cloison g, séparant deux com- partiments b1 et b 2, ceux-ci sont reliés entre eux, à leur partie inférieure, par un tube à avec robinet 1, Quand le ro- binet 1 est ouvert, l'appareil convient au dosage de matières.'.:
, sèches (fig. 1) qui peuvent être introduites dans un ou dans les deux compartiments Dans ce cas l'eau, débitée par le oon-.
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duit', traverse le compartiment bl et,le cas échéant , la couche de matières y contenues, passe par le tube ±, pénètre dans la partie inférieure du compartiment b2 en traversant, le cas échéant, les matières déposées sur le fond de celui-ci et s'échappe par le conduit d, Quand le robinet 1 est fermé , l'appareil convient au dosage de matières liquides (fig. 2) qui sont alors introduites dans le compartiment b2.
La fig, 6 montre la façon très commode dont un ap- pareil établi selon l'invention peut etre adapté à un appareil distributeur ordinaire, par exemple et comme montré un tourni- quet hydraulique m qui tourne automatiquement autour de son axe sous l'effet de la poussée du liquide répandu, ce tourni- quet étant monté sur un supporta qui est monté sur roues et qui peut etre actionné automatiquement par une transmission démultiplicatrice convenable, par le mouvement de rotation du tourniquet ou qui peut etre établi à poste fixe.
L'appareil, qui fait l'objet de l'invention, est simplement suspendu audit support A par des crocheta (fig. 5) et sa liaison est établie par les tubes souples c1 et d1 à la vanne e établie, de toute façon, dans la conduite a, pour pouvoir déclencher le fonction- nement de l'appareil, cette vanne a étant, bien entendu, cons- tituée de façon à permettre cette liaison. La clé de la vanne ± peut, avantageusement et comme visible sur la fig. 5, com- porter un canal central et deux canaux latéraux, parallèles entre eux, ce qui permet d'obtenir en même temps et avec la même progressivité, la fermeture partielle du canal principal a et l'ouverture des tubes de dérivation c1 et dl, Bien enten- du, tout profil approprié peut être adopté pour les parois de ces canaux en vue d'obtenir les résultats voulus.
En suite de quoi on obtient un appareil doseur qui répond bien aux buts qu'on s'est proposé d'atteindre et dont le champ l'application n'est nullement limité à l'agriculture et les branches qui en déooulent mais s'étend également à tous les cas où on désire obtenir un dosage réglable de matières,
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solides ou liquides de toute nature, à. introduire, ou à dissou dre dans un courant liquide, également de toute nature, qui sert de véhicule auxdites matières.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà. de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d'application non plus qu'à ceux des modes de réalisation'de ses diverses parties, ayant plus spéciale= ment été indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment:
celle -ou la disposition à vanne unique . serait remplacée par une combinaison de cette vanne avec deux robinets établis respectivement dans les branches c et d de la dérivation, en vue de favoriser les possibilités de réglage, et celle où l'entrée de la branche c et la sortie de la branche d seraient constituées par des tubes de Pitot établie dans le conduit a, le premier tube ayant son ouverture dirigée vers l'amenée du liquide et le deuxième vers la sortie dudit liquide, de façon que l'appareil puisse profiter de l'énergie cinétique des fluides en circulation.