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POSitif de débit multiple d'huile ou graisse par exemple pour la lubrification des chaînes de voitures automobiles.
Il est désirable dans le fonctionnement des voitures auto - mobiles à chaînes, et en particulier des camions portant de lour- des charges, d'avoir sur ces chaînes un graissage continu effec - tué en fonction du nombre de tours des roues motrices par unité de temps et dont un réglage manuel puisse d'autre part modifier le débit suivant la charge transportée ou toutes autres circons - tances intervenant dans le fonctionnement des dites chaînes.
D'autre part, la matière employée à cet effet doit être d'un prix de revient aussi bas que possible et présenter une certaine compacité de façon à ce qu'elle adhère aux maillons pen- dant un temps notable avant de tomber sur le sol. Il est d'un u - sage constant d'utiliser, pour répondre à ces deux desiderata, des résidus d'huile provenant de carters de moteurs ou de boîtes d'engrenages et filtrés d'une façon sommaire.
Ce produit, essentiellement hétérogène, ne peut être conve - nablement dosé dans des graisseurs du genre compte-gouttes ou autres généralement utilisés pour des huiles ou graisses homogè - nes.
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Le but de la présente invention est de provoquer à la fois une poussée motrice et un malaxage sur la matière à traiter puis, lui ayant communique une certaine pression, de l'évacuer vers les deux chaînes en utilisant, pour régler manuellement le débit, une dérivation faisant retourner une partie de la dite matière au réservoir qui la contient.
Il est entendu que le même dispositif peut être appliqué à toutes autres utilisations de débit d'huile ou de graisse sous pression, ceci avec un nombre de départs quelconque.
Le but principal de l'invention étant ainsi exposé, on va décrire en détail différents moyens mécaniques susceptibles'de le réaliser et représentés à titre d'exemple au dessin annexé, dans lequel :
Fig.1 représente une vue de côté d'une première transmis - sion de mouvement,
Fig.2 une vue en bout de la même transmission,
Fig.3 et 4 deux vues de côté et en bout partiellement coupée d'un autre mode de transmission de mouvement,
Fig.5 la coupe longitudinale d'un compresseur malaxeur à vis d'Archimède dont deux coupes transversales sont montrées aux fig.6 et 7, Fig.8 et 9 indiquent une variante de compresseur du genre dit " mécanisme à capsulisme " avec des coupes différemment ori - entées comme il sera exposé plus loin.
Les moyens mécaniques dont il vient d'être question sont de deux sortes :
Les premiers destinés à réduire d'une façon simple la vites- se de l'arbre commandant l'un des petits pignons de chaine sui - vant une proportion variant de 400 à ou de 100 à 1 environ, ceci étant exigé pour la rotation du compresseur-malaxeur qui doit être très lente, comme il va être expliqué, les seconds moyens constitués par les organes intimes du dit malaxeur.
Il est évident que la grande viscosité de la matière lubri - fiante s'oppose à la rotation rapide d'organes tournants tels que
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vis d'Archimède ou entraîneur par palettes, l'adduction d'une telle matière se faisant lentement même au travers de conduits de gros diamètre.
Dans les fig.l et 2 A est l'arbre de transmission solidaire d'un des petits pignons de chaîne et dont il s'agit de transmet - tre le mouvement à l'arbre H du compresseur malaxeur E. A cet effet cet arbre porte une petite poulie A1 en relation au moyen d'une courroie en cuir ou métallique avec la poulie B1 montée sur l'arbre intermédiaire B. Sur ce dernier est également gou - pillé ou olaveté un doigt C qui tourne avec lui dans le sens de la flécher- A chaque tour de cet ensemble, le doigt C vient pousser un fuseau en bout du plateau D solidaire de l'arbre H du compresseur malaxeur E. Dès que l'action du doigt C sur un fuseau est terminée, le fuseau suivant se trouve automatiquement placé pour recevoir, au tour suivant, la même action du doigt C.
Le mouvement se continue donc, quoique d'une façon un peu saccadée, tant que tourne l'arbre A. Pour éviter que pendant le temps où le doigt C se trouve libre, le disque D revienne en ar - rière sous la pression antagoniste du mélange contenu dans le malaxeur E, un autredoigt C1 ' montésur une lame élastique et jouant le rôle de rochet, vient s'opposer à cet effet.
Au cas où l'arbre A viendrait à tourner en arrière, le doigt C1 maintient le disque D et l'arbre H immobiles et la courroie reliant les poulies A1 et B1 patine, ce qui n'a pas d'inconvé - nient, ce phénomène ne durant que peu de temps, en marche norma - le du véhicule. On voit également sur cette figure la tubulure F alimentant le compresseur E à partir du réservoir R, lequel est muni du bouchon de remplissage Rl, de même le robinet de réglage I refoulant au réservoir R le trop-plein de la matière lubrifiante au moyen du tube G et de la soupape R réglable au moyen d'un ressort avec butée à vis. En bout du robinet I prend naissance la fourche L envoyant la matière lubrifiante aux deux chaînes.
Dans les figures 3 et 4 , les arbres A et B, jouant le même
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rôle que dans la disposition précédente représentée fig.1 et 2, sont reliés mécaniquement par le pignon et la roue dentés A1 et B1 engrenant ensemble. L'arbre H est mis en mouvement au moyen de la roue dentée D1 calée sur lui et engrenant avec la vis sans fin M clavetés sur l'arbre B.
Dans le cas de la marche en arrière de l'arbre A, l'arbre H du compresseur malaxeur E tournera en arrière ce qui, comme :précédemment, n'est pas 11 considérer pour la raison susdite.
La disposition des tuyauteries, du compresseur malaxeur et du réservoir R est la même que précédemment.
Les deux modes de transmission de mouvement représentés ici à titre d'exemple, d'une part sur les figures 1 et 2, d'autre part 'sur les figures 3 -et 4 pourraient être remplacés par tout autre mécanisme jouissant de la même propriété de transmettre un mouvement de rotation avec une très grande réduction de vitesse entre l'arbre moteur et l'arbre conduit, le but principal de l'invention étant surtout atteint au moyen de l'agencement du compresseur malaxeur dont deux variantes vont être exposées dans ce qui suit.
La fig.5 représente en coupe longitudinale la première de ces variantes constituée par un corps cylindrique E1 creux et dans lequel tourne une vis V formant un corps hélicoidal large - ment dégagé que ceux qui sont employés dans les transporteurs du système dit à vi d'Archimède.
Cette vis est supportée concentriquement au corps cylindri - que E1 par l'obturateur fileté 0 à sa partie antérieure et par le plateau évidé P venu de fonderie avec E1 à sa partie postéri - eure. Un écrou vissé sur l'extrémité de l'axe du corps hélicoïdal du côté opposé à sa partie active, en Pl, règle la position du dit corps hélicoïdal, dans le sens de la longueur.
L'arrivée du mélange lubrifiant se fait par le tube F dé - bouchant dans le corps cylindrique E1 à sa partie antérieure, immédiatement après l'obturateur fileté 0.
Le départ du dit mélange se fait par là tubulure conique G1
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boulonnée sur le corps cylindrique E1 et communicant d'une part avec le tuyau de trop-plein G en relation lui-même avec la sou - pape H (figure 1) et d'autre part avec le robinet I. Le sens de rotation du corps hélicoïdal V étant choisi pour opérer une pous- sée sur la matière dans le sens de F vers G1, il est facilement compréhensible que le débit de la dite matière se fera, dans cette direction, à la fois en fonction de la vitesse de l'arbre H formant le prolongement de V et en fonction de l'ouverture du robinet I. La tension du ressort de la soupape K est réglée d'u- ne façon permanente ; il n'y a lieu de la modifier que si la na - ture de la matière utilisée est changée.
La fig.6 indique une coupe suivant X1 X2 et la fig.7 une autre coupe suivant X3 X4 du corps cylindrique El et du corps hélicoïdal qui y est contenu. On voit dans la première de ces coupes la pale hélicoïdale dans sa position inférieure, la secon- de coupe indique les évidements du plateau P.
Les figures 8 et 9 sont relatives à la deuxième variante de compresseur malaxeur, le principe du fonctionnement de cette dernière diffère de celui relatif à la première en ce que,entre le tube d'arrivée de matière F et la tubulure G1, il existe une solution de continuité constituée par des palettes élastiques en rotation et que la matière, dès lors, n'est plus propulsée seu - lement par la réaction d'une surface obliquement placée sur sa trajectoire comme dans la première variante, mais captée d'une façon complète dans une chambre close d'où elle est forcément conduite en G1 ; c'est ce qui a été exprimé plus haut en indi - quant que ce second mécanisme était du type à Il capsulisme ".
La figure 9 représente une coupe transversale de l'appareil.
La matière lubrifiante arrive en F communicant avec la chambre F1 venue de fonte dans le corps E2 de l'appareil. Une cavité cy - lindrique Q placée dans la partie médiane du corps E2 communique d'une part avec la chambre F1 dont il vient d'être question, au moyen de la lumière F2, et du côté opposé avec la chambre G2 au moyen de la lumière G3. Les deux chambres F1 et G2 sont symétri -
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quement placéespar rapport à la cavité médiane Q maistandis que la première reçoit la matière de. la tubulure F la seconde l'évacue par la. tubulure G1 vers le robinet 1 non représenté et la tubulure G dont les rôles ont été précisés plus haut.
Pour effectuer ce transport, de la façon qui a été expliquée précédemment, on a placé en Q un rotor constituépar un noyau N portant au moins 3 pales flexibles T. Le noyau N ne touche pas l'alésage, de la cavité cylindrique Q et sa forme est conditionnée seulement par la. facilité de fixation des pales qui peuvent être soudées. Ce sontcelles-ci qui viennent racler par leur arête extrême contre- l'alésage de Q. En outre, 1*axe de rotation du rotor, parallèle à celui de la cavité cylindrique Q, en est ce - pendant légèrement distant de façon à provoquer un mouvement excentrique du noyau N. Dans ce mouvement, les pales par l'effet de leur élasticité continuent néanmoins à porter avec une certai- ne force contre l'alésage de la cavité Q.
Il est dès lors facile de comprendre que la rotation du rotor, comme cela a lieu dans certaines pompes, doit produire un transport de matière de part et d'autre du plan vertical dans la fig.9 contenant les deux axes parallèles de Q et de N. Dans le cas de la figure pour que ce transport ait lieu de F vers G1 ' il faut que la. rotation ait lieu dans le sens de la flèche f1.
Le noyau N est prolongé à ses deux extrémités par des tou - rillons cylindriques H H (figure 8 ) supportés dans des logements alésés dans deux couvercles terminant l'appareil à, chacune de ses extrémités longitudinales et dont un seul, S est représenté.
La dite fig.8 que l'on voit coupée en deux parties par l'axe Y1 Y2 représente, dans la partie située à gauche de cet axe la coupe de l'appareil suivant l'axe Y3 Y4 de la fig.9 ; ,la. partie située à droite de Y1 Y2 est une vue latérale de l'appareil en supposant la tubulure F enlevée, c'est pourquoi celle-ci est des- sinée en traits mixtes dans la fig.9. On peut voir encore dans
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la fi g. 8 la lumière P2 de face.
Les deux tourillons H H servent à commander le mouvement du
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rotor N soit par la droite soit par la gauche de l'appareil sui- vant la commodité du montage.
REVENDICATIONS.
1. Un dispositif de malaxage et compression d'huile vi s - queuse ou graisse destiné à prélever cette matière dans un ré - servoir et à l'envoyer dans des conduits suivant les besoins, lequel dispositif est muni de systèmes de transmission de mouve- ment spéciaux et est disposé particulièrement au graissage des chaînes de voitures automobiles.